Chapitre 2


« Monsieur,

Comment penser que c'est la vérité ?

Mes parents sont morts il y a 10 ans dans un accident de voiture et s'appelaient James et Lili Potter. Enfin c'est ce que ma famille me dit.

Ma tante n'aime pas quand je pose des questions sur eux. Elle me dit qu'ils ne sont pas normaux et que je suis comme eux, un monstre. Etes-vous normal, vous ? Etes un monstre comme moi ? Vous êtes quoi ?

J'ai bien relu votre lettre, vous dîtes que ma vie prendrait un nouveau tournant bientôt, qu'entendez-vous par là ? Vais-je partir d'ici ? Avoir des amis ? Connaître du monde ? J'aimerais bien sortir pour voir le monde extérieur..

Donnez moi un preuve que je suis bien votre fils et vous mon père. Je ne veux pas que mon vœu le plus cher soit réduit à néant.

H.Potter »

Severus se permit de sourire devant la lettre de son fils. Gabriel lui ressemblait beaucoup, il pouvait le voir rien qu'au ton de sa lettre et à sa demande. Ne jamais ne croire avant d'avoir plusieurs preuves. Il allait lui donner d'autres preuves à Gabriel. Oui, il le voulait, il voulait récupérer son fils. Il prit un parchemin vierge sur son bureau puis trempa sa plume d'aigle dans son encrier d'encre noir.

« Gabriel,

Je suis extrêment surpris de ta lettre. Tu fais preuve d'une grande maturité pour ton âge, et ton anglais est parfait. Je suis fier de toi, mon fils.

Comment ta tante a pu te dire ce mensonge sur ta mère et James ! Un accident de voiture ! Non mais quelle idiotie ! Je te raconterais leur histoire, Gabriel, si tu le souhaites. Je peux venir à Londres, le week-end.

Mais si j'ai bien compris tu n'as pas le droit de sortir ? Ils t'obligent à rester cloîtrer dans la maison ? Abuse-t-il de toi, mon garçon ? T'ont-ils fait du mal ? Dis-le moi, Gabriel. Je ne supporterais pas qu'ils portent la main sur toi !

Je t'ai mis ci-joint une photo de notre famille avant que l'on soit séparé. Le bébé dans les bras de la rousse, c'est toi, et la femme, ta mère, Lili. L'homme c'est moi, Severus Snape, ton père. Je ne peux pas te mentir que j'ai vieillie mais je ressemble encore à ça !

Je sais que pour toi cela peut être difficile et pourtant c'est la vérité. James a sacrifié sa vie pour notre famille, sa famille alors qu'il savait le risque encourut.

L'histoire est longue est mon fils. Je peux te montrer si tu le veux au lieu de raconter. Je t'attendrais à la bibliothèque de Londres ce samedi à 14h. Si tu ne peux pas, je me déplacerais, ne t'inquiètes pas.

Avec mon amour,

S. Snape »

Severus la relut. Il hésitait à la lui envoyer. Et si Gabriel ne venait pas ? S'il le rejetait ? Si l'enfant ne voulait pas connaître son père ? Sa famille ? Le maître des potions n'osa pas l'imaginer, il voulait y croire.

Tu devrais lui envoyer, Severus.

Tu en es sur, Elea ? demande doucement l'homme.

Tu en meurt d'envie ça se voit ! Fais-le Severus.

Severus cacheta la lettre et appela Lanila son aigle à laquelle il attacha la lettre à sa patte. L'aigle s'envola pour le Surrey.

L'homme regarda le rapace s'envoler, et Elea vint se blottir dans ses bras. Il se réconforta dans l'idée qu'elle avait raison. Il se devait de l'envoyer.

Ne te pose pas de questions, Severus. Je suis avec toi, on en a déjà parler ensemble. Je suis d'accord pour que tu récupères ton fils. Et je l'aimerai comme mon propre fils.

Et tu penses au tien, ma douce ? Comment réagira-t-il quand il découvrira qu'il a un frère ?

Je n'en strictement rien. Vaut mieux attendre la réponse de Gabriel et voit comment se passe cette histoire. Je parlerai à notre fils, Severus. Rappelle toi qui tu es maintenant. En m'épousant tu l'a adopté.

Je le sais bien, Elea. Mais je .. j'ai peur de ce futur. Se confessa Severus.

C'est bien la première fois que je te vois bégayer Severus, souria Elea. Je serais à tes côtés quoi qu'il arrive Sev.

Merci ma douce Elea..

Severus posa doucement ses lèvres sur celle de sa femme, en un chaste baiser, la remerciant de le soutenir. Il lui souria et pria que Gabriel réponde au plus vite.

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Après avoir lu la dernière lettre de ce 'soi-disant' père, Harry se demande comment il pourrait essayer de demander à sa tante d'aller à Londres sans qu'elle se pose de questions. Il regarda l'heure et vit qu'il approchait de midi. Il se dépêcha d'aller dans la cuisine et commença à faire à manger pour le reste de sa 'famille'.

Dudley, mange doucement mon chou… Autrement tu vas être tout malade, conseilla tante Pétunia en regardant son porcin de fils se goinfrer.

Pétunia laisse le donc manger.. Il grandit ! railla Vernon.

Harry regarda la famille manger. La nourriture était-elle bonne ? Assez cuite ? Pas trop salée ? Harry espérait que tout soit parfait et que tante Pétunia ne gronde pas. Il n'aimait pas resté dans son placard toute la journée. Il aimait faire autres choses, tels que faire le ménage, le jardin, le garage.. Tout ce qui n'était pas dans un endroit réduit où il y avait du noir et de la poussière.

Alors qu'ils avaient finies de manger, Harry commença à débarrassé la faim au ventre. Vernon partit assez rapidement pour son travail et Dudley rejoignit aussi vite ses amis dehors. Il ne restait que Pétunia, et Harry tente le diable.

Tante Pétunia, demande doucement le garçon

Qu'est-ce que tu veux ?

Je voulais savoir si je pourrais sortir ce samedi.

Pourquoi faire ? Tu n'as pas d'amis ! Des gens comme toi n'apportent rien.

Je voulais juste allez à Londres à la bibliothèque regarder des recettes de cuisines. Je sais que vous aimez bien manger tous les trois et je voulais me racheter pour être un si mauvais garçon.

Pétunia examina le garçon devant elle. Il n'avait pas fait de bêtise récemment et se tenait assez bien. Malgré le fait qu'il soit une tare d'être dans cette maison.

Bien, Vernon t'y amènera.

Merci ma tante !

Harry se dépêcha de finir de ranger la vaisselle et de laver les poêles et les casseroles, puis se rendit dans son placard. Il rédigea une courte lettre à ce Snape puis courut dans le jardin, pour y continuer sa tâche de la veille, planter des pensées(1).

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pensée : race de fleurs.

Merci d'avoir lu jusqu'ici.

Sev Snape.