TITRE : Toujours pur

GENRE : Drama/Romance x Amitié fraternelle

RESUME : Après un événement brutal, les sœurs Black font front et s'unissent contre le monde. Elles vont apprendre, dans la tourmente, à se débrouiller. Ensemble, elles affronteront toutes sortes d'obstacles, balayant le tout de leur arme favorite : la force des liens du sang.

DISCLAIMER : Tout appartient à JKR, je lui dit merci tous les jours. Merci de nous laisser utiliser tous les personnages et de leurs faire faire ce que nous, cruels auteurs, voulons.


Tragédie

Ma mère avait finalement décidé de partir et nous avions toutes les trois transplané. Bizarrement notre mère avait décidé de ne pas aller sur le chemin de traverse, nous disant que le monde sorcier regorgeait d'autres endroits pour faire nos emplettes. Mais pour entrer dans cette autre allée, inconnue à nos yeux, nous devions traverser une rue moldue. Ma mère cacha une grimace et s'engagea dans la rue, nous faisons signe de la suivre. Je restais proche d'elle, Andy me collant à droite, comme si elle tentait de me protéger des regards étonnés qu'on nous lançait. Pourquoi ? Je ne savais pas, ce n'était pas écrit sur nos fronts que nous étions des sorciers alors pourquoi nous lançaient t-on des regards emplis de dégout, d'étonnement ou tout simplement, de pure incompréhension ? Peut-être était-ce dût à nos tenues, différentes des leurs ?

Tout se passa très vite.

Un homme, moldu, sortit d'une voiture, avec un étrange objet à la main. Et avant que je ne comprenne quoi que ce soit, je sentis la main de ma mère me pousser, ma sœur et moi dans une ruelle attenante à la rue dans laquelle nous nous trouvions. J'entendis des bruits forts, semblables à ceux d'une explosion et des cris affolés. Puis il y eu une autre détonation. Andy resserra ses bras sur moi, nous nous bouchâmes les oreilles. Nos yeux étaient clos, et ma main serrait compulsivement celle de ma grande sœur. Après un temps qui me parût duré une éternité, le silence revint, et un crissement retentit, comme si quelque chose égorgeait le goudron qui pavait le sol. Andy se releva, m'aidant en me tendant une main. Je la saisis, regardant autour de moi, affolée, je ne voyais plus rien, je n'entendait plus rien. Le monde semblait s'être arrêté, le silence pesant commençait sérieusement à nous inquiéter, Andy et moi.

Que s'était-il passé pour l'amour de Merlin ?

En deux enjambées, nous étions de nouveau dans la rue. Mon cœur se figea et aucuns sons ne sortit de ma bouche, bien qu'elle se soit légèrement entrouverte. Andy se figea elle aussi, incapable de regarder autre chose que la silhouette en face d'elle, allongée à même le sol, immobile. Je me précipitais sur elle, n'ayant que faire d'être au milieu d'une route et à la vue des moldus. Andy ramassa la baguette sur le sol et la cacha dans la doublure de sa longue veste, jetant un regard méfiant autour de nous. Des gens sortaient de tous les côtés, certains hurlaient et d'autres avaient d'étranges objets collés contre leurs oreilles, pire, ils parlaient dedans.

Les mots « tuerie », « boucherie », « carnage » résonnèrent dans mon esprit.

« Maman. Maman. Maman. Maman... »

Ce même mot passa mes lèvres un bon nombre de fois. Je la secouais par l'épaule mais rien, du sang coulait de sa tête et de sa poitrine. Autour de nous, d'autres personnes étaient allongées, saignant elles aussi mais je n'en avais cure. Ce n'étaient que des moldus et...Ma mère était allongée au sol dans une marre de sang. J'étais sûre qu'elle avait tenté de survivre mais tout ce que je voyais c'était qu'elle nous avaient protégées en nous éloignant, se faisant tuer par un monstre de sans baguette. Un moldu qui n'avait aucuns droit d'enlever la vie de tous ces gens et qui méritait la pire torture au monde. Des gens que je ne connaissais pas s'accroupirent face à nous, nous demandâmes si nous étions blessées. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans Andy, elle avait sûr gérer la situation sans s'écrouler, sans ciller et sans baisser la tête. On nous demanda nos noms et « le numéro » d'un de nos responsables. Qu'est-ce que voulaient dire ces gens par numéros ? Nos parents avaient-ils des numéros attribués ?

« Androméda et Narcissa Black » entendis-je ma sœur répondre.

Elle sembla hésiter, un instant. Je suis certaine qu'elle non plus n'avais pas compris la sens du mot « numéro ». Mais elle se reprit et très vite, demanda ce qui s'était passé, avec une voix froide que je ne lui connaissais pas mais qui était assez familière à Bella. Du moins, lorsqu'elle s'adressait à des gens qu'elle considérait inférieurs, impurs ou encore sales. Ma glande lacrymale ne semblait pas vouloir pleurer mais tout mon corps le voulait. Pas en public et certainement pas devant tous les moldus mais en privé, quand tout le monde sera parti et que je serais seule, avec mon chagrin. Je sentis ma sœur me prendre dans les bras, mais je luttais contre elle, ne voulant pas lâcher ma mère. J'étais sûre qu'elle allait se réveiller et je ne comptais pas partir tant qu'elle serait allongée sur ce sol immonde dans cette rue affreuse remplie de gens détestables. Je ne sût pas ce qu'il s'était passé mais après un temps indéfini, mon père fit une apparition, sortant de nulle part. Ma sœur avait certainement activé son collier traceur, un collier que chaque Black recevait à sa naissance et qu'il gardait jusqu'à sa majorité.

Son regard de glace passa sur les corps des gens allongés sur le sol, sur nos corps tremblants à celui de ma mère. Des ambulances, je supposais, étaient arrivées et faisait un constat. Quand une personne vêtue de blanc s'avança vers nous, j'ouvrais grand les yeux d'effrois. Mon père se retourna et fit barrage, sortant sa baguette, n'ayant cure des murmures autour de nous.

« C'était une sorcière... » entendis-je murmurer autour de nous.

Les gens étaient prostrés sur leurs balcons, dans la rue et et commentaient allègrement la scène tandis que d'autres pleuraient et hurlaient de désespoir.

« N'approchez pas. » fit la voix gravement menaçante de mon père, à l'encontre de l'homme en blanc.

L'homme en blanc recula légèrement en voyant la baguette de mon père dans sa main. Les moldus savaient, ou se doutaient de la présence des sorciers parmi eux mais nos apparitions étaient rares et nous étions présentement exposées comme des bêtes de foire. Je vis l'aura de mon père sortir de lui, il n'était pourtant jamais furieux et ne perdait jamais le contrôle de lui-même. Jamais.

D'un coup de baguette, ignorant les regards des moldus, il fit disparaître le corps de ma mère et nous tendit un bras, à Andy et à moi. Nous nous y accrochâmes, choquées et nous disparûmes sous les regards effrayés et ahuris des moldus. Je sût bien plus tard, que le moldu avait été retrouvé et qu'il s'agissait d'un dangereux criminel évadé d'une asile psychiatrique. Il avait crût à une invasion et proie des hallucinations, avait tué ceux qu'il voyait comme des monstres. Son complice de chose roulant, le même qui lui avait donné l'objet tuant avait aussi été rattrapé et mit derrière les barreaux, dans la plus grande prison de Grande Bretagne. Notre père nous apprit à notre retour que le corps de notre mère avait été envoyé dans une sorte de morgue ou l'on s'occuperait d'elle avant son départ sous la terre.

L'enterrement eu lieu deux jours après, dans le cimetière des Black. Toute de noir vêtue, je vis du coin de l'oeil mes cousins :Régulus et Sirius, accompagnant mon oncle Orion et ma tante Wallburga, la sœur de feu ma mère. Bella, Andy et moi avions revêtu des mouches noires qui nous cachaient le visage en intégralité. Quand je sentis un vent frais sur ma peau, je vis ma sœur Bella me mettre un foulard noir sur les épaules et doucement, elle me prit la main, la serrant dans la sienne. Ni elle, ni Andy, ni moi ne pleurèrent, les Black ne pleurent jamais en public. De toute façon, les Black ne pleurent jamais. Je me rappelle que le prêtre sorcier nous invitâmes à prononcer quelques mots en l'honneur de ma mère. Bella le fusilla du regard, jugeant inutile ce genre d'intervention, notre mère était partie, elle n'en avait que faire de ces paroles. Mais Andy la poussa vers l'estrade, m'entrainant dans son sillage. Je ne supporta pas de voir toutes ces personnes me regarder avec cette pitié dans les yeux. Je ne supportais pas de voir des personnes nous présenter leurs vœux de condoléances alors que nous ne nous étions qu'une fois dans nos vies. Bella le supporta encore moins car elle quitta l'estrade après avoir finalement dit quelques mots, poussée par Andy et retourna aux côtés de notre père.

« Cygnus, je tiens à vous présenter toutes mes condoléances. » fit le ministre lui-même en s'approchant de mon père après la cérémonie.

Le ministre de la magie avait toujours entretenu des liens avec mon père qui était son bras droit.

« Bellatrix, je te confie la tâche de prendre soin d'Androméda et Narcissa. » fit notre tante, tentant tant bien que mal de contenir ses larmes.

Mère m'avait un jour dit qu'elle avait la même relation avec Wallburga que celle que j'avais avec Andy et Bella. Le lien des sœurs est fusionnel m'avait-t-elle un jour expliqué.

« Je le ferais ma tante. Vous savez que rien n'est plus important pour moi que ma famille, en particulier mes petites sœurs. » fit la voix glacée de Bella.

« C'est bien. Gardes également un œil sur Cygnus, il lui faudra lui aussi du temps pour s'en remettre... s'il s'en remet... » ajouta-t-elle d'une voix emplie de morosité et de tristesse.

« Je le ferais ma tante. » répéta Bella en conservant la tête haute. Puis, elle passa un bras autour de mes épaules et m'attira vers elle, faisant la même avec Andy.

Notre père arriva quelques instants après, toujours de marbre, et se mit à côté de nous. Il était ce qu'il nous restait et nous étions ce qui lui restait.


... des petits avis ?

la bise!

Faëriel.