Disclaimer : Y a que deux trois persos à moi, le reste, vous connaissez...
Même pas d'excuses pour le retard, juste la flemme de l'auteur ...
La fic n'a apparemment pas beaucoup de succès, mais tant pis, j'ai commencé à publier, je continuerais! (même si une review voire plusieurs me conforteraient dans cette décision xD)
Dans les prochains chapitres, apparition de la joyeuse troupe des militaires, et d'autres ..
Le jour vint trouver Ed toujours endormi sous la table. Marmonnant contre un mal de tête carabiné qui commençait, il se releva et trébuchant, se cogna au coin du meuble.
« P/TAIN DE B/RD/L DE M/RDE DE …! »
Trois tours de la cuisine plus tard et tout son vocabulaire injurieux déversé, l'ancien alchimiste d'état voulut bien se calmer, et s'effondra dans un fauteuil.
« Raaah ça commence bien, soupira-t-il.
Cette nuit lui avait laissé des courbatures … partout, et sa maladresse allait lui coûter une belle bosse sur son crâne déjà assez douloureux.
Un deuxième constat lui mit les nerfs en pelote. 7h15 ! Il commençait dans une demi-heure !
Un passage en coup de vent dans la chambre d'Al pour vérifier que celui-ci dormait bien, un deuxième passage pour remettre en place la chaise qu'il avait fait tombée, un passage-éclair dans la salle de bain, un petit-déjeuner à la va-vite, une vaisselle expédié en vitesse, et voilà Edward qui descend les escaliers quatre à quatre.
« - En retard, en retard, en retard ! souffla-t-il a la concierge qui voulait lui demander quelque chose. Cela lui rappelait un conte qu'il avait lu il y a quelques temps… mais déjà, il n'avait plus le temps de réfléchir.
En retard, en retard, en retard !« Haaaaan hu, Haaaaaaan hu bon … jour … ! »
Ha, il était extenué. La prochaine fois, il évitera les nuits dans la cuisine, ça ne lui réussissait pas.
« - Vous êtes pile à l'heure, annonça le garde avec des lèvres pincées, comme si ça ne lui plaisait pas.
« Ouééééé, s'écria Edward, soulagé, en levant le poing en signe de victoire et en s'élançant dans les escaliers.
Le garde le fixa pendant quelques secondes, ébahi, puis haussa les épaules. Les jeunes …
Une surprise attendant Ed lorsque celui-ci ouvrit la porte du bureau de son employeur. Ce dernier n'était pas encore là, mais à côté de sa propre table, à un bureau jusqu'à présent inoccupé se tenait un jeune homme d'à peu près son âge. Il avait de courts cheveux bruns, des taches de rousseur sur les joues, et des yeux gris. Il était plutôt grand, de corpulence moyenne. Du genre à se fondre dans le décor, timide et introverti, décida Edward. A son entrée, l'inconnu avait levé la tête, et dévisagé avec une franche curiosité. Qui était réciproque.
« - T'es qui ? demanda aimablement Edward avec sa douceur légendaire.
« Et toi? Répliqua l'autre sur le même ton.
« J'ai demandé en premier.
« Et alors ?
« La politesse t'ordonne de répondre.
« Tu sais ce que je lui dit à la politesse ?
Edward se fit note mentalement de ne plus jamais se fier aux apparences. Ce gars n'avait pas du tout l'air introverti… mais il commençait à lui courir sur le haricot.
« Bon, on recommence, proposa-t-il avec des efforts visibles. C'est quoi ton nom, et qu'est-ce que tu fais ici ?
« C'est pas tes oignons, demi-portion, répondit le jeune homme avec un sourire provocateur.
Le Fullmetal alchemist vira aussitôt au rouge brique, ses poings se serrèrent, et ses yeux étincelèrent dangereusement. La seule raison pour laquelle il ne craqua pas, c'est que son employeur n'appréciait pas ses colères. Il ne voulait pas risquer d'être renvoyé non plus.
« - Ouh, demi-portion, ça te plaît pas ?
Il va craquer.
« - On se demande si t'as l'âge requis pour entrer ici, continua l'autre en remarquant son trouble. T'as combien ? dix-huit ? seize ?
Il craque.
« - VIENS REGLER CA ICI, SI T'ES UN HOMME !
Il a craqué.
Comme s'il n'attendait que ça, l'autre se dirigea vers l'aîné Elric et se mit en position pour combattre.
« - Très bien. Celui qui gagne dira son nom à l'autre et .. on réglera les modalités plus tard.
Edward le regardait, complètement ahuri. C'était qui ce gars ?On aurait dit qu'il l'avait délibérément provoqué pour se battre… Enfin bon, il en allait de son honneur. Il se mit en position lui aussi, mais à peine fut-il placé que l'inconnu lui fondit dessus. Edward évita adroitement le poing qu'il lui lançait, donna un coup de genoux dans son ventre, s'apprêta à esquiver son autre poing …
« WILLIAM !
Les deux adversaires s'arrêtèrent net et tournèrent la tête vers la porte. Devant celle-ci se tenait Herr Stenbauer, visiblement mécontent.
« - William ! Cesse tout de suite !
« Mais …
« Tais-toi ! Et présente tes excuses à Edward !
« Je …
« J'attends !
« Ce n'est pas …
« Tu veux encore plus nous faire honte ? Tu ne sers déjà pas à grand-chose, mais si en plus tu provoques des bagarres partout où tu passes, je te jure que je te jettes à la rue!
Le dénommé William rougit fortement et baissa la tête. Ed fronça les sourcils. Certes, le jeune homme ne lui avait pas fait une bonne impression, mais se faire humilier de la sorte était particulièrement cruel.
Et puis bon, son antipathie pour le vieillard faisait clairement pencher la balance en faveur de William.
« - Excusez-moi, monsieur, intervint-t-il.
« Oui, Edward ?
« Ce jeune homme n'est pas le seul fautif dans cette histoire, je l'ai délibérement provoqué.
William lui jeta un regard surpris.
« - Je n'ai pas été très aimable … veuillez nous excusez.
Ed s'inclina poliment. Le vieil homme le regarda, satisfait, et grommela que c'était bon, il leur pardonnait, mais ne refaites plus jamais ça merci. Il sortit, content d'avoir cloué le bec à deux jeunes blanc-becs.
Edward se dit que décidément, être hypocrite servait toujours.
« - Merci.
Il se tourna vers William qui lui souriait.
« - Boh, c'était pas vraiment pour toi, j'aime pas ce vieux.
« C'est mon oncle.
« Pas de bol.
« Tu l'as dit.
Suite à ça, ils surent qu'une certaine compréhension s'installait entre eux.
« On recommence pour de bon ? proposa William.
« Oui, mais bon, on connait nos noms maintenant…
« Bah, c'est pour la forme. Il lui tendit la main. Moi c'est William Stenbauer, et toi ?
« Edward Elric.
« Enchanté. Tu bosses ici donc ?
« Ouais.
« Et ben … je supporte déjà difficilement mon oncle un jour par mois.
« Bof, je regarde par la fenêtre, ça m'évite de poser mon regard sur lui.
« T'es un marrant toi !
« Non c'est vrai… et toi, qu'est-ce tu fiches ici ?
« Mon père désespère de me trouver un boulot, il m'a donc envoyé chez mon oncle. Il haussa les épaules avec fatalisme.
« Je…
La discussion s'arrêta là, le patron revenant à la charge, criant qu'ils n'étaient pas ici pour discuter.
Ils parlèrent quand même en remplissant les nombreux courriers, en rédigeant de nombreux rapports. A midi, ils étaient devenus plus que des connaissances.
Le soir, ils étaient devenu bons amis.
17h14.
Edward se leva avec brusquerie de sa chaise.
« Al !
« Euh non, moi c'est William, remarqua celui-ci.
« Mais non, je parle pas de toi, crétin, répondit Ed, agacé.
« De qui alors ? Crétin toi-même.
« De mon frère. Il est tard, il faut que je m'occupe de lui.
« Il peux pas se débrouiller tout seul ? Tu m'as dit que ton frère avait 16 ans ! s'exclama William, incrédule.
Mais en voyant le regard de son nouvel ami s'assombrir, il préféra se taire … pour l'instant.
« Bon bah, à la revoyure, Ed.
Trop tard, la tornade Ed était déjà partie.
« Quel excité celui-là, soupira William.
HOP!
