Hello ! Joyeux Noël en retard ! (ou joyeux nouvel an en avance, c'est comme vous voulez)

Bon, épisode 2 : le retour ! Plus de sang, plus de drame, plus d'amour ! (oui, oui, je pourrais être scénariste de série B avec des annonces comme ça)

J'espère que ça ne vous piquera pas trop les yeux. Bonne lecture :)


Chapitre 2 (POV Harry)

-Je suis sur que c'est lui, Hermione, c'est obligatoirement lui !

-On en sait rien Harry, on a pas de preuves !

-Mais enfin c'est évident, ça saute aux yeux. T'es pas en train de le défendre quand même ?

-Non Harry, je ne le défends pas... Mais enfin, on ne peut pas accuser les gens comme ça.

-Mais regarde la vérité en face, c'est un putain de Mangemort ! Il pue la haine à 10 kilomètres !

-Parce que toi, tu respires la tolérance peut être ?

-Non, peut être pas mais... Enfin Hermione, comment ça peut ne pas te préoccuper ?

-Et pourquoi ça devrait me préoccuper plus que Voldemort ou mes futurs ASPICs ?

-Mais enfin... Ça te concerne... Jveux dire...

-Que chuis une sang-de-bourbe, c'est ça ? En plus d'être le survivant Harry, t'es un connard fini. Tu vaux pas mieux que lui.

Sans me laisser le temps de m'excuser, elle se leva du canapé et partit dans son dortoir.

Lorsque que je me retournais pour la regarder partir, en espérant intérieurement trouver, cette fois, les bons mots à lui dire, je m'aperçus que tout le reste de la salle commune m'observait.

Je croisais les regards des cadets Weasley, côte-à-côte, choqués.

Ron n'arrivait pas à exprimer autre chose que la stupeur tandis que Ginny avait les yeux exorbités, comme si j'avais tué sa chouette à coup de couteau.

Tandis qu'ils fuyaient mon regard en enfouissant leurs têtes dans leurs livres de cours, je crus apercevoir un début de sourire naitre sur les lèvres de Ginny.

Me retournant vers Hermione, j'ouvris la bouche, commençant mes excuses par un courageux :

-Je...

Puis finit par la fermer, lâchement. Elle était déjà partie.

Je décidais de reposer mes espoirs sur mon meilleur ami. Je me levais du canapé et fonçai droit sur Ron. Il était toujours plongé dans ses livres, à côté de sa sœur, mimant probablement tous les deux une intense activité intellectuelle, qui leur était d'habitude bien inconnue dans cette pièce.

-Ron, j'ai besoin de toi !

-N'y compte même pas. Si je vais la voir, elle m'écharpera à ta place, et j'en ai vraiment pas besoin en ce moment.

-Quoi ?

-Je vais pas aller parler à Hermione pour qu'elle te pardonne. Chuis désolé vieux, mais sur ce coup là, t'es tout seul.

J'étais honteux de ne même pas avoir pensé à ça. Hermione était déjà en dehors de mes pensées. Je feignis d'être déçu de sa réponse, afin de m'éviter ses foudres à lui.

-Bon alors, est ce que tu pourrais m'aider dans un autre genre de mission ?

-Dis toujours.

-Ben, tu te rappelle dans le Poudlard Express, quand je vous ai dit que je pensais que Draco était un Mangemort...

-Oui, et je pense toujours que si - il chuchota son nom – Voldemort voulait recruter des mangemorts à Poudlard, il ne prendrait certainement pas Draco. Ce n'est qu'une stupide fouine.

-Bon,bon,bon, peut être... Mais, il a tout à fait le profil de la petite frappe qui tabasse les élèves, non ?

-Hummm effectivement. Enfin peut être les premières années. Il est sur qu'eux ne rendront pas les coups, ça doit lui plaire.

-Tu voudrais pas m'aider à enquêter sur lui, a propos de ce qui se passe avec les... enfants de moldus ?

-Harry, tu le sais, je te tiens en très grand respect. Mais si, dans notre bande, tu es LE survivant, alors Hermione est LE cerveau. Cerveau qui, par ailleurs, vient de quitter la pièce il y a à peine quarante-cinq secondes. Et bien que je, en tant que LE muscle, voudrais t'aider, ta mission m'a l'air plus adaptée aux talents d'Hermy qu'aux miens.

-LE muscle? M'étonnais-je.

-Evidemment ! Pas vrai Ginny ? demanda t-il en se tournant vers sa sœur, y cherchant sans doute un soutien infaillible.

-Si tu veux, Ron, si tu veux... répondit-elle, lasse, sans détourner les yeux de son livre.

-Ahhh ! Tu vois ? Je suis LE muscle !

Il avait l'air ravi.

Je le regardais, partagé entre la stupeur de le voir si enfantin et la résignation de l'avoir comme meilleur ami.

-Bon, très bien, de toute façon, j'ai pas besoin de vous. Je ferais ça seul.

-Bonne chance vieux frère me lança t-il, avant de se remettre à lire. Ou tout du moins, à faire semblant.

Très bien. Hermione et Ron ne voulaient pas m'aider, je me débrouillerais sans eux. Ce n'était pas la première fois...

En fait si, mais j'étais sûr de pouvoir gérer ce problème par moi même.

J'avais déjà combattu des mangemorts, et j'avais gagné.

Alors déjouer les tours de leurs apprentis ne devrait pas poser trop de problèmes.

Certes, Dumbledore ne me soutiendrait pas à cent-pour-cent, et c'était normal, car si les familles de sang-pur avaient une seule utilité, c'était bien celle d'ouvrir en grand le robinet à galions pour Poudlard, sous forme de donations diverses, pour être sûres que leurs charmants bambins reçoivent la meilleure éducation.

Dumbledore ne pouvait pas attaquer la haute société anglaise de front, en se basant seulement sur les doutes d'un élève. Il avait beaucoup plus à perdre qu'à gagner.

Mais j'avais déjà accompli beaucoup de choses sans son soutien à lui non plus...

Peut être pas tant que ça, réalisais-je au bout d'un moment.

Je devais donc confondre Draco, sans le soutien de mes meilleurs amis, et sans celui du meilleur sorcier de l'époque.

Et probablement contre le directeur de Serpentard, voir l'ensemble de sa maison.

Une pointe d'angoisse faisait des va-et-vient dans mon estomac, tandis que je me rendais compte de la difficulté de ma mission.

Attaquer la sale fouine ne serait pas une mince affaire.

Il me fallait un plan d'attaque, une faille dans laquelle me glisser.

Il me fallait des preuves, des indices, quelque chose de plus concret que ma simple conviction d'avoir raison.

Et il me le fallait vite.


Les cours de Mc Gonagall avait cette particularité que pas un seul élève n'osait lever la voix. Sa sévérité n'était malheureusement pas un mythe. Et si Rogue avait l'habitude de donner des retenues à tout va, Mc Gonagall, elle, comptait sur ses rappels à l'ordre, étonnamment musclés pour une femme de son âge, pour conserver notre attention.

C'est donc dans un silence à peine dérangé par des chuchotements que je commençais à observer mon suspect.

Après quelques secondes où je le détaillais des pieds à la tête, je me fis une réflexion que je n'aurais jamais cru possible.

...C'est vrai qu'il avait un port altier ce con. Et qu'il était plutôt mignon en plus...

Cette simple remarque me faisait douter du bien-fondé de mes accusations.

Un tabasseur pouvait-il être beau garçon ?

De mon expérience, ce n'était pas compatible.

Dursley et Voldemort, égéries du mal chacun à leurs façons, partageaient deux choses : Un désir de faire mal et cette laideur, puante et suante pour l'un et morbide et froide pour l'autre.

Mais je savais malgré tout que si Draco n'était pas obligatoirement mon coupable, il restait un petit con. Et qu'il méritait mon mépris et ma suspicion.

Je revins à lui. Je l'observais, lui et tous les serpentards l'entourant.

Il dominait le groupe des serpentards autour, simplement par sa présence.

Même si Blaise, à ses côtés, devait faire une bonne tête de plus que lui, on sentait qu'il y avait un lien plus fort que de la simple et franche camaraderie entre deux.

Il y avait du respect, peut être même plus.

Sa place centrale dans la dizaine des serpentards renforçait cette idée, comme s'il avait un statut particulier.

Certains l'appelaient le Prince des Serpentards, et j'avais toujours pris ça pour une moquerie, mais il me semblait désormais que son sobriquet était mérité.

Il avait effectivement une cour autour de lui. Et personne n'osait le déranger.

Son regard fixait notre professeur, sans la regarder.

J'avais l'habitude de le voir rempli de haine, ce regard.

Pas aussi vide, pas aussi terne. Pas aussi calme surtout.

Il semblait reposé, tellement différent de la vision que j'avais de lui d'habitude.

Il fallait admettre que nos rencontres se passaient généralement sur le terrain de Quidditch, qui n'était pas très propice à la sérénité.

Il faisait taper ses doigts discrètement sur la table, comme s'il rejouait une mélodie de tête.

Je n'aurais su dire s'il se perdait dans ses pensées ou dans le cours de Mc Gonagall tellement son expression, paradoxalement, n'exprimait rien.

A bien regarder, il n'avait effectivement rien du mangemort sanguinaire ou de la petite frappe qui tabasse les élèves. En fait il avait surtout l'air de n'en avoir rien à foutre de quoi que ce soit.

-Potter !

En un instant je quittais des yeux mon suspect pour croiser le regard courroucé de Mc Gonagall.

Après un moment de flottement, durant lequel tous les élèves m'avaient regardé, intrigués, Mc Gonagall avait repris son cours.A mon plus grand soulagement.

J'avais failli être pris sur le fait, en train de lorgner attentivement mon pire ennemi. Ce qui n'était, à vrai dire pas du tout le but recherché.

Je devais enquêter, mais je devais le faire discrètement.


De retour dans la salle commune, entouré du chahut habituel des premiers années, j'essayais de me concentrer sur les méthodes à ma disposition pour trouver les preuves qu'il me fallait.

Malefoy était toujours entouré, et l'usage de la force, à un contre trois au minimum, ne me paraissait pas particulièrement viable, même pour le Survivant que j'étais.

Le veritaserum aurait pu aider, mais sans Hermione je n'avais aucune chance de réussir à en faire.

Même le prince de sang-mêlé ne pouvait m'aider, la page de la recette ayant disparu sous des colonnes de gribouillis et de signes indéchiffrables.

Je pouvais toujours en voler à Slughorn, mais il quittait rarement son bureau en dehors des heures de cours. De plus, si je me faisais attraper, cela compliquerait considérablement nos rapports, et ma mission.

Rogue, depuis le prélèvement que je lui avait fait subir en quatrième année, avait fortifié sa réserve d'enchantements divers, la rendant aussi impénétrable qu'une chambre forte de Gringotts.

Il ne me restait plus que la bonne vieille méthode de la filature. J'étais heureusement bien équipé, avec ma cape d'invisibilité et ma carte des maraudeurs.

Mais l'idée de passer des heures immobile, dans un coin de pièce, pour pouvoir tout voir et entendre ne m'enchantait guère.

A vrai dire, l'idée même de retourner dans la salle commune des serpentards me donnait la nausée.

Mais c'était pour une bonne cause.

Je devais le faire. J'avais ce sentiment que je pouvais faire quelque chose.

Ce sentiment que toutes les cartes étaient entre mes mains, que je pouvais me lancer, sans qu'aucun destin ne vienne me rappeler à l'ordre. Sans qu'aucune force ne me bloque. C'était dans ces moments qu'il fallait que j'agisse. Mais j'étais quand même un peu terrifié à l'idée d'affronter ça seul.

La défense des justes causes n'apporte pas pour autant le courage, qui, si l'on devait se fier à ma maison, était déjà omniprésent en moi par nature.

Je crois que j'étais un petit peu contre nature.

Je me résolus à commencer le soir même. Il allait d'abord falloir que je découvre le mot de passe des serpentards, afin de m'assurer de ne pas rester bloquer devant ou dedans la salle commune. L'idée de ne pas pouvoir sortir d'un endroit rempli de serpentards, situé à côté des cachots, sous un lac, et rempli d'élèves qui, pour la plupart me haïssaient, était des plus déplaisantes.

Et en plus, ces cons me haïssaient pour de mauvaises raisons !

C'était juste pour plaire à leurs parents. Avoir une petite histoire à raconter quand ils rentraient. Pouvoir éprouver la joie du travail bien fait.

Et c'était facile en plus, car dans leur maisonnée, c'était presque devenu un sport homologué.

Draco, lui, me détestait pour des raisons différentes. J'avais froissé son petit égo de fils-à-papa aristocrate, colérique et capricieux. J'avais refusé ses avances douteuses de personne douteuse et il s'était vexé.

Le pauvre, il était riche !

Il ne pouvait pas comprendre ce que ça fait de ne pas avoir ce que l'on veut.

Lui il voulait posséder tout, tout de suite.

Et moi j'allais lui faire payer.


Après un repas copieux, mais avalé à toute vitesse, j'étais rapidement remonté dans mon dortoir. Draco était parti le premier de la Grande Salle.

Il m'avait précédé et j'avais précédé Ginny qui avait l'air encore plus pressée que moi.

Arrivé dans la salle commune, je courus jusque à l'escalier, montais les marches quatre-à-quatre et arrivé sur le palier, je criais tout fort « Y'a quelqu'un ? ». Après m'être assuré de ne pas avoir reçu de réponses, je me mis a tâter les lits et frapper à la porte de la salle de bain pour m'assurer que j'étais seul.

Quand je fus sûr que personne ne me voyait ou m'écoutait, j'ouvris la malle posée au pied de mon lit, et me mis à y chercher mes petits secrets.

je récupérais ma cape mais ne réussis pas à retrouver ma carte. Je n'avais de toute façon pas le temps de faire une fouille minutieuse de toute la chambre pour la retrouver. J'enfilais ma cape et repartis en courant vers la salle des Serpentards, me damnant de mon incapacité à ranger correctement mes affaires.

En traversant les couloirs, je remarquais certains élèves, déjà en train de rentrer dans leurs dortoirs respectifs.

Je m'approchais de la Grande Salle, tout en croisant de plus en plus d'élèves qui en sortaient. Il fallait que je me dépêche pour pouvoir suivre un serpentard et entendre le mot de passe.

Heureusement pour moi, lorsque j'arrivais devant les portes de la Grande Salle, je vis Pansy, accompagnée d'une bande filles gloussantes.

Je me mis à les suivre tandis qu'elles s'engouffraient dans un dédale de couloirs que je ne reconnaissais pas.

Mon sens de l'orientation fut mis à mal durant tout le trajet, trajet qui comportait nombre de tournants et d'escaliers. Tout ce que je pouvais dire, c'est que je m'enfonçais de plus en plus profond dans les sous-sols de l'école.

Il faisait de plus en plus noir, et de plus en plus humide. Je dus me retenir une bonne dizaine de fois d'éternuer sous ma cape. Je me dis que les serpentards devaient avoir un pouvoir secret pour ne jamais être enrhumés tout en passant tous les jours dans ces couloirs glacés.

Lorsque enfin, nous atteignîmes l'entrée de leur salle commune, je la reconnus de suite.

Je dépassais Pansy et me glissais juste à côté de l'encadrement de la porte, afin de pouvoir entendre distinctement le mot de passe.

-Et puis Harry Potter, vous l'avez vu celui là ? Le survivant, sérieusement ? Et pourquoi pas le fils de dieu ? Ce fils de pute à eu un sacré coup de chance, c'est tout.

-Bloody Power. Toujours collé avec cette sang-de-bourbe. Ils mériteraient une bonne correction ces deux là.

Lorsque ces deux mots furent prononcés, le passage s'ouvrit à nous et je fis de mon mieux pour ne pas rire de ce mot de passe ridicule. "Pouvoir sanglant". C'était digne d'une bande de gamins qui voulaient faire peur dans la cour de récréation. Rien de plus.

-Haha, mais c'est prévu. Il va passer une année difficile, ne t'inquiète pas.

-Tant mieux, tant mieux. Il paraitrait qu'il a eu ses ASPICs en trichant. Ça ne m'étonne même pas. C'est comme cette -elle cracha son nom- Granger. Une sale tricheuse ! Elle devrait être renvoyé. C'est intolérable d'avoir des monstruosités comme elle en classe. Elle devrait être le sujet du cours d'étude des animaux magiques, pas une de ses élèves !

J'essayais de garder mon calme. Mais le fou rire des trois filles autour de Pansy m'en empêchait. Cette dernière était apparemment très fière de sa petite blague. Et les autres, très amusées.

Je décidais de quitter le groupe en les dépassant dans la salle commune. Je me faufilais entre les élèves tout en réprimant mon envie pressante de lancer quelques sorts de sous ma cape.

Il y avait tout un groupe en train de discuter sur les canapés. D'autres travaillaient. D'autres encore montaient directement dans leur dortoir.

Je me glissais dans un coin de pièce où je pouvais observer presque toute la pièce, sans angle mort.

Après avoir scruté l'ensemble des élèves présents, je n'avais pas réussi à repérer Malefoy. Je décidais donc de continuer à veiller, caché sous ma cape, dans mon poste d'observation, en espérant qu'il descende plus tard dans la soirée.

Et après plusieurs heures d'attente infructueuse, je finis par m'endormir, seul, dans mon coin, dans ce nid de vipères qu'était la salle commune des Serpentards.


ps : Je ne sais pas si l'intrigue est des plus compréhensibles pour le moment. Parce que bon, dans ma tête j'ai toutes les idées et tout, du coup ça m'a l'air structuré et logique, mais pour vous pauvres lecteurs, je commence à avoir un doute. Donc si, c'est pas clair, dites-le !

ps2 : Y-a t-il un(e) bêta-lecteur(trice) dans la salle, qui serait genre super motivé(e) pour me bêta-lire (ça se dit ?) ?