Hello !

Sans plus attendre, voilà la suite et fin de cette petite histoire ! Comme promis, je vous l'ai vite postée !

Bonne Lecture ! =)


Le lendemain matin, en se dirigeant vers le bureau du diagnosticien pour lui soumettre une idée de cas, Cuddy eut la surprise de le découvrir en grande conversation avec celle qui était censée être son ennemie, le docteur Hoffman. Pourtant à en juger par leur proximité, aucune hostilité ne se faisait ressentir entre eux. Essayant d'ignorer le nœud qu'elle avait soudain à l'estomac, Cuddy entra dans la pièce.

- « House, j'ai un cas pour vous. » annonça-t-elle.

- « J'ai déjà un cas Cuddy. » dit nonchalamment le diagnosticien, répondant au sourire que lui lança Hoffman.

- « Vous avez résolu le vôtre hier. » répondit-elle, n'étant pas sûre de comprendre où il voulait en venir.

- « Donc j'ai décidé d'aider Kate à résoudre le sien. Apparemment il lui donne du fil à retordre mais je suis sûr que cette collaboration pourrait être très bénéfique. » expliqua-t-il en lançant un autre sourire charmeur à sa collègue.

Intérieurement, Cuddy bouillonnait. Non seulement, il était beaucoup trop proche d'elle, mais en plus, voilà qu'il l'appelait Kate au lieu de Docteur Hoffman. Concrètement, elle ne laissa transparaître son mécontentement qu'en haussant un sourcil contrarié.

- « Vous n'êtes pas censés travailler sur les mêmes cas. » dit calmement la doyenne. « Vous êtes censés partager ce service pour traiter deux fois plus de cas et vous entraider, si besoin. »

Sentant que la doyenne était prête à craquer, House décida d'enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie.

- « Dommage, je suis sur qu'une collaboration plus étroite, » dit-il en insistant sur le dernier mot, « fonctionnerait à merveille. » Termina-t-il en haussant un sourcil suggestif.

- « Ça suffit House ! » s'exclama Cuddy, tentant en vain de garder son sang froid. « Vous allez prendre ce cas maintenant et vous mettre au boulot ou je vous rajoute des heures de consultation ! »

- « Mais Docteur Cuddy… » intervint la diagnosticienne. « Je sais que le rendement est important pour un hôpital, mais en tant que médecin, vous devriez faire passer la qualité avant la quantité. Ces patients sont des êtres humains, ils ne sont pas que des chiffres à la fin du mois. Je suis persuadé qu'en travaillant ensemble plutôt qu'en séparant le service en deux pour une histoire d'argent, le Docteur House et moi ferions du bien meilleur travail. »

House dû se mordre l'intérieur des joues pour s'empêcher de sourire. Sans s'en rendre compte, Hoffman venait de toucher une corde sensible chez la doyenne, créant exactement l'effet qu'il espérait depuis le début.

- « Ecoutez Docteur Hoffman. » commença Cuddy lentement, d'une voix sourde. « Premièrement, ce n'est pas à vous de me dire ce que je dois faire. En particulier si c'est pour insinuer que je fais passer l'argent avant le bien-être des patients de mon hôpital. Ensuite, sachez que ce n'ai pas moi qui ai souhaité vous engager mais que le contrat que vous à proposé le conseil de l'hôpital suggérait ce partage de service pour un meilleur rendement comme vous dites. Enfin, j'ai toujours été très satisfaite de la qualité du travail du Docteur House, alors je n'ai nullement besoin de payer une personne de plus si c'est pour avoir le même résultat ! » finit-elle d'un ton sec.

- « Ne vous sentez pas insultée Docteur Cuddy, ce n'était pas mon intention. » Commença la jeune femme, penaude. « Je suggérais simplement que… »

A la surprise des deux femmes, le diagnosticien la coupa pour demander :

- « Combien de cas avez-vous résolus depuis votre arrivée Docteur Hoffman ? »

Surprise qu'il l'appelle de nouveau par son nom de famille, la concernée le dévisagea quelques secondes avant de répondre :

- « Je… Environ une dizaine… » balbutia-t-elle.

- « Laissez-moi reformuler… combien de cas avez-vous résolus par vous-même, sans aucune aide de ma part ? » reprit le diagnosticien.

Aussitôt, Hoffman rougit et répondit d'une voix faible.

- « Euh… 3 ou 4 je crois. »

- « Mauvaise réponse ! » s'exclama aussitôt House. « En vérité, aucun. » la corrigea-t-il sous le regard étonné de Cuddy, surprise de ce revirement de situation.

- « Mais, le cas de Leucodystrophie métachromatique… » tenta de se défendre la jeune femme.

- « Je l'ai subtilement suggéré à Kutner qui a fini par vous la suggérer. » répondit fièrement House.

- « La maladie de Wilson ? » tenta-t-elle à nouveau.

- « Ce coup-ci c'était Numéro Treize ma complice. Taub pour la Maladie de Lyme et en toute logique, Wilson pour le cancer du pancréas. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de me servir de Foreman. » conclut House.

- « Je ne comprends pas House… pourquoi êtes-vous en train de m'enfoncer ? »

- « Pour prouver au Docteur Cuddy que vous êtes incompétente et que la seule raison qui fait que ce partage de service fonctionne, c'est parce que JE résous 2 fois plus de cas. » répondit-il fermement.

- « Mais il y a 15 minutes vous m'expliquiez votre désir de vous rapprocher de moi pour travailler, je vous cite, main dans la main… » répondit la jeune femme, dans l'incompréhension la plus totale.

- « Oh… ça… c'était juste pour la rendre jalouse… » chuchota-t-il en faisant un signe de la tête vers Cuddy, mais bien assez fort pour que les deux femmes l'entendent.

- « QUOI ? » s'exclama la doyenne qui avait assisté attentivement à la conversation, et qui ne faisait que commençait à prendre conscience de la manipulation du diagnosticien.

- « Mais ça a marché ! » reprit-il aussitôt. « J'ai réussi à la rendre jalouse pour l'agacer, vous vous êtes enfoncée en l'énervant un peu plus, et j'ai enfin pu prouver votre incompétence devant la grande patronne. »

- « Donc vous avez fait tout ça pour me faire virer ? » demanda Hoffman, outrée. House acquiesça et elle reprit. « Ça ne sera pas utile Docteur Cuddy, » reprit-elle en se tournant vers la doyenne qui était toujours estomaquée. « Je démissionne. » Elle ignora le cri de victoire du diagnosticien et poursuivit : « L'environnement de travail de cet hôpital est bien trop hostile. Avoir un arrogant pareil pour collègue, ça ne me manquera pas ! » dit-elle avant de quitter la pièce d'un pas décidé.

La joie intense que ressentit House face à l'abandon de son opposante fut de courte durée. En effet, lorsqu'il plongea son regard dans celui, froid, de Cuddy, il sut qu'il allait passer un sale quart d'heure. Il avait conscience d'avoir joué avec ses sentiments, même si dans un sens, ça le rassurait qu'elle se soit montré aussi jalouse envers Hoffman. Mais il savait qu'elle allait être en colère contre lui, et il avait intérêt à la jouer finement.

- « Bon, et bien on a enfin réussi à s'en débarrasser de celle-là ! Rien ne vaut le travail d'équipe ! » s'exclama-t-il d'un ton qui se voulait nonchalant. Il osa un sourire en direction de la doyenne, qui disparu aussitôt qu'il croisa son regard noir.

- « Vous vous foutez de moi ? » s'exclama-t-elle d'une voix dure.

- « Je… » commença House d'un ton plus doux.

- « Non. Vous allez la fermer pour changer. Et vous allez vous mettre à bosser ! Vous êtes en charge du cas d'Hoffman, plus de celui que je suis venue vous déposer, puisque vous avez réussi à prouver que vous êtes assez intelligent pour résoudre vos cas et ceux d'une autre à la fois. Et quand ce sera fini, je vous en donnerais plusieurs autres. En même temps. Et des consultations. Jusqu'à ce que mort s'en suive ! » S'exclama-t-elle en sortant à son tour de la pièce, ses talons claquant sèchement contre le sol.

House soupira mais conserva un léger sourire. Il était certain que si elle avait pu claquer la porte de verre derrière elle sans risque de la casser, elle l'aurait fait. Il avait mérité sa colère et il le savait. Elle avait certainement l'impression qu'il avait joué avec ses sentiments et même s'il s'en était servi pour aller dans son sens à lui, il fallait qu'il lui montre qu'il ne se fichait pas complètement d'elle. Il décida de la suivre dans son bureau. Lorsqu'il entra dans l'antre de la doyenne, il la remarqua en face de la fenêtre, à regarder dehors d'un air perdu. Comme il avait ouvert la porte avec douceur, elle ne l'entendit que lorsqu'il la ferma avec un peu plus de force.

- « Dehors House. Je n'ai pas envie de vous voir pour le moment. » dit-elle d'un ton ferme.

Au lieu de l'écouter, il se rapprocha au contraire de la doyenne qui semblait perturbée par cette soudaine proximité.

- « House ! Je vous ai dit de partir ! » s'exclama-t-elle en mettant un peu plus de distance entre eux. »

- « La vitesse à laquelle votre jalousie a fait son apparition était intéressante… » sourit le diagnosticien en ignorant l'ordre de sa patronne.

- « Vous m'avez manipulée ! » s'exclama la doyenne les joues rougies, honteuse d'avoir réussi à se faire avoir aussi facilement.

- « Mais vous admettez que vous étiez jalouse. » sourit le diagnosticien.

- « Mais pas du tout je… » balbutia-t-elle.

Il se rapprocha une nouvelle fois d'elle, encore plus près cette fois-ci. Beaucoup trop près au goût de la doyenne qui avait désormais du mal à se concentrer sur la conversation.

- « Même si je ne suis pas mécontent de l'issue de la discussion, vous aviez tort d'être jalouse, vous n'aviez rien à lui envier… » chuchota-t-il en posant une main sur sa hanche, tout en la sondant du regard pour voir sa réaction. Elle restait immobile, comme de marbre. Il se pencha vers elle et murmura à son oreille : « Vous êtes beaucoup, beaucoup plus sexy qu'elle.»

- « House… » murmura la doyenne d'une voix faible, sans vraiment savoir ce qu'elle attendait de lui.

- « Ne vous inquiétez pas, je ne dirais pas au conseil d'administration que vous êtes trop jalouse de quiconque s'approche de moi pour autoriser cette femme à travailler ici, même si je trouve ça très flatteur… » Cette fois, il la prit par surprise et déposa avec tendresse un rapide baiser sur ses lèvres, qui était terminé avant qu'elle ait eu le temps de réagir. « J'ai retrouvé mon département et votre rivale numéro 1 est partie, on est quittes. Merci boss. » Il fit glisser sa main le long de la hanche de la jeune femme et lui donna une petite tape sur les fesses avant de sortir du bureau de la doyenne, le sourire aux lèvres.

Cuddy attendit qu'il soit hors de son champ de vision pour enfin oser esquisser un sourire en se disant qu'un peu de concurrence, parfois, cela permettait de faire avancer les choses. Elle glissa un doigt sur ses lèvres, repensant au baiser du diagnosticien et se laissa tomber sur la chaise de son bureau pour se remettre à travailler, le cœur léger.


J'espère que vous avez aimé cette fiction et j'espère vous retrouver rapidement avec d'autres histoires. En attendant, une petite review pour me motiver ? (oui c'est du chantage, et alors ? ^^)