Il est à vous ce p'tit bout? (Chapitre 2)

Super marché, rayon couche. J'étais complétement perdu.

Premièrement, Zoro m'avait refilé la petite et deuxio, il avait disparu dans le magasin.

Je ne savais pas du tout comment m'en occuper. Je la tenais à bout de bras et elle me regardait, avec ses grands yeux bleues.

Les mêmes que sa mère. Je refoulai cette pensée. Comment avait-elle pu me faire ça!?

Je l'avais rencontré il y a environ deux ans, pendant une soirée bien arrosée. Nous avions bien bu et dix minutes plus tard, c'était fini. C'était bien avant que je ne rentre dans l'équipage de Luffy.

Deux ans et 10 petites minutes, et me voilà coincé.

Je vis apparaître Zoro, poussant un caddie bien chargé. Soulagé, je lui tendis la petite et pris le chariot et me dirigea vers les caisses.

C'est en arrivant pour payer que je vis ce qu'il avait prit: toutes sortes de crèmes,des jouets, des vêtements, des trucs que je n'avais jamais vu et sous tout le tas, un misérable paquet de couche.

Je lui lançai un regard assassin lorsqu'il me dit, gêné:

-Désolé, j'voulais prendre que le strict nécessaire...

-Mais c'est moi qui paye! Je vais être fauché et j'vais devoir demander de l'argent à Nami-chérie!

Là, pas besoin d'avoir inventé la poudre pour comprendre que j'avais dit une bêtise. C'était à son tour de me lancer un regard noir. Il sortit son porte-monnaie pour payer mais je l'empêcha. Je tendais déjà deux billets de 3000 berrys et dit à la caissière:

-Voilà, vous pouvez garder la monnaie.

Je commençais à remettre les articles dans le caddie lorsqu'une petite voix m'interpella:

-Excusez-moi, mais vous ne m'avez pas donné assez.

Je la dévisageai, l'air imbécile, avant de sortir un nouveau billet (le dernier surtout).

Nous sortions du magasin alors que je lui demandais:

-J'aimerai savoir pourquoi tu m'aides à m'occuper d'elle. Pourtant, tu aurai pu me laisser me démerder seul non? Nous n'avons pas de très bonne relation.

-Bonne relation ou pas, je ne veux pas qu'elle vive sans famille comme moi. Et arrête de dire le bébé et appelle la par son prénom! Me répondit-il du tac au tac.

Je me raclai bruyamment la gorge et lui rappela:

- Elle n'a pas de nom.

-Mince. Et ben tu lui en trouve un!

Là, il me posais une colle. J'avais beau chercher, je n'avais aucune idée. Nous continuons à marcher en silence quand il dit soudainement:

-Hoki.

-Quoi?

-Hoki!

- qui tu parles?! M'exclamai-je.

-Ben à toi, banane. Appelons là Hoki(1)!

-Mais! Je l'ai pas abandonné!

Il me jeta de nouveau un regard significatif et je me tus, détournant mon regard. Dans ses bras, Hoki babillait joyeusement.

J'avoue que je ne savais rien faire avec les enfants, mais j'allais apprendre, non?

Nous montions sur le pont lorsque Luffy se précipita sur moi:

-Sanji! C'est quand qu'on mange?!

-Imbécile! Je viens de rentrer et il est à peine 18 heures!

Zoro intervint:

Je te conseille de te mettre au boulot si tu veux pas qu'il fasse la gueule. Je m'occupe de la petite en attendant. J'te montrerai comment la nourrir après.

Sans façon merci, pensai-je, mais je savais bien que je ne pouvais pas le contredire.

Ussop arriva et partit dans un monologue délirant, rametant toute la bande:

-pauvre Sanji, il va devoir tout quitter, ses amis et sa vie de pirate, remplie de festin de trésors et de fête, pour vivre sa vie de célibataire, s'occupant en bon père de sa fille... comme c'est triste. Adieu Sanji!

Je le laissai à ses divagation et frissonnais d'horreur. Moi, abandonné ma vie de pirate? Jamais, je l'aimais bien trop pour faire ça!

Je rentrais dans la cuisine et commençai à préparer le repas, ruminant de noires pensées.

Rapidement, les plats défilèrent sur la table. Alors que je finissais de déposer la pâte de la meringue sur la plaque et que je m'apprêtais à l'enfourner, mes yeux glissèrent sur la table, ou plutôt ce qui dépassait de dessus. Entre des jarrets de veau rôti et un magret de canard sauce au vin, trônait une dizaine d'onigiris, me narguant avec feuille de Nori vertes.

Depuis quand les avais-je fait? Je me précipitais dessus, tentant de les cacher, mais la porte s'ouvrit, laissant apparaître le sabreur. Il portait contre lui une sorte de siège en plastique où l'on pose l'enfant pour avoir les mains libres. Pour moi, cela ressemblais plutôt à un engin de torture.

Il repéra tout de suite son plat préféré et un sourire illumina son visage avant qu'il ne se jete dessus.

Bien évidement, je lui enlevai la nourriture sous le nez (quel sadique je fais) et reçut une claque dans le dos. Avec tout ça, j'avais laissé cramer mes meringues. Je décidai donc de les remplacer par du pain perdu.

À 21 heures pétantes (selon l'estomac de Luffy), le moment du repas arriva. Je vous épargne l'arrivée du capitaine et toutes les subtilités qui vont avec pour m'attarder sur Zoro.

Pour une fois, il arriva en même temps que tout le monde, le « siège » toujours contre lui et dans ses mains, une sorte de chaise dépliante miniature. C'était al première fois que je voyais quelque chose comme ça.

Il posa la chaise et installa la petite dedans. Je le vis prendre un onigiri qu'il porta à la bouche et s'accroupir pour boucler les courroies de sécurité. La petite le regardait, des pencha et lui pris la nourriture de sa bouche pour la porter à la sienne.

Voyant cela, tout le monde se mit à rire, même moi. Zoro cherchait à récupérer son morceau mais elle l'avala tout rond. Les rires redoublèrent.

Il la regardait,indigné, avant de lui dire d'un ton amusé:

-Hoki! Faut pas voler la nourriture que ton papa à faite pour moi, tu vas avoir à manger aussi.

Je répliquai instantanément:

-Eh! Ils sont pas que pour toi! Où tu te crois tête d'algue?

Comme d'habitude, cela dégénéra en dispute. Soudain, une voix ajouta, assez fortement pour que tous le monde entende:

-C'est mignon, on dirai un couple.

Robin nous regardait, son éternel sourire mystérieux sur les lèvres. Avant que nous puissions réagir, Nami enchaina:

-En parlant de ça, à partir de ce soir, vous allez vous installé dans la chambre du fond, de sorte à ne déranger personne. Je veux pas que des pleurs de mioche me réveille alors vous vous débrouillez!

Après ça, le dîner se passa fort bien. Zoro me montra comment préparer un biberon et m'expliqua qu'il ne fallait jamais lui donner un biberon déjà entamé, même mis au réfrigérateur.

Une fois les plats vidés jusqu'à la dernière miette, nous allâmes préparer notre nouvelle chambre. Deux futons et le lit pour bébé (acheter cet après-midi bien sur) posé à coté du lit du Marimo. Tout se fit sans échanger un mot, comme à notre habitude. Lorsque nous retournions dans la cuisine, plus personne. Tout le monde était parti se coucher et nous décidâmes de faire de même.

-Il coucha Hoki et s'affala à son tour sur son matelas.

-ça va? Lui demandai-je

-Ouais ouais, un peu fatigué c'est tout.

-Pourtant, tu ne t'es pas entraîné aujourd'hui.

Il rigola doucement:

-Ouais, mais tu verras que s'occuper d'un enfant, ça en vaut au moins dix!

Je rigolais aussi avant de lui souhaiter bonne nuit. J'éteignis la lumière et me coucha près de lui. C'était la première fois que nous étions si proche et je ne pensais pas que l'on pourrais faire plus...


(1) "Hoki sa reta" veut dire abandonné. On peut en déduire que Hoki est un dérivé.

Nouveau chapitre qui ne sert à rien (je commence à devenir pro là T-T)

Ne m'en voulez pas je vous promets que ça va avancer au prochain chapitre! (Complètement désespéré ;-;)

Hiruma-san