La réalité est l'Amour, le reste n'est qu'illusion

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, je les ai juste empruntés à J.K Rowling

Couple : Lucius/Severus

Rating : M

Résumé : Lorsqu'une blague des Maraudeurs va trop loin et que Severus sombre, qui sera là pour le retenir ?

Pas de spoilers.

Note : Merci pour vos review, ça fait vraiment plaisir !

Chapitre 2

Lucius sentait la panique se propager dans ses veines. Severus respirait encore mais ses yeux, grands ouverts, laissaient voir des pupilles inégalement dilatées, son bras ainsi que sa jambe gauche formaient des angles bizarres et il perdait beaucoup de sang. Alors que le blond observait le jeune homme, Madame Pomfresh, prévenu par Nott et Zabini, accouru et se rua sur le blessé suivi par Dumbledore, MacGonagal et Slughorn. Après un rapide examen, l'infirmière lança plusieurs sorts sur Severus avant de le faire transporter dans l'infirmerie tandis que le directeur tentait de calmer les élèves.

-Ne vous inquiétez pas, Severus est entre de bonnes mains. Veuillez regagnez vos salles communes dans le calme et sachez que des sanctions seront prises contre les auteurs de cette ignominie.

Albus darda son perçant regard bleu sur James et Sirius, qui eurent soudain envie de disparaître, avant de reporter son attention sur Lucius qui s'apprêtait à suivre Madame Pomfresh.

-Ce que je viens de dire vaut aussi pour vous Monsieur Malfoy d'autant plus qu'en tant que préfet vous êtes tenu d'assister vos camarades après cet épisode traumatisant.

-Sachez monsieur que j'ai tout à fait conscience de mes responsabilités de préfet et, au cas où la mémoire vous ferait défaut, je tiens à signaler que c'est un élève de MA maison qui a été agressé donc ma place est auprès de lui.

-Vous n'êtes pas obligé de jouer ce rôle avec moi, nous savons aussi bien l'un que l'autre que vous vous fichez éperdument de l'état de santé du jeune Monsieur Snape.

Lucius, qui avait commencé à se diriger vers l'infirmerie, pila net. Il se retourna si brusquement que ses cheveux fouettèrent l'air avant de retomber dans son dos et il planta son regard, qui n'était plus argenté mais anthracite, dans les yeux bleu glacier de son directeur. Et celui-ci comprit qu'il avait commis une grave erreur, une erreur de débutant : ne jamais mettre un Malfoy en colère.

-Plait-il ? Qui êtes-vous pour me jugez ainsi ? Le citron fait plus de dégâts que je ne le pensais si vous croyez me connaître ! Ou alors vous êtes encore plus cinglé que vous en avez l'air ! Pourtant, cela devrait plaire à un Griffondor tel que vous de voir que je me souci de quelqu'un, donc je vais de ce pas à l'infirmerie et ce n'est certainement pas vous qui allez m'en empêcher !

Et Lucius tourna les talons, sa longue chevelure claquant derrière lui comme une oriflamme.

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Severus courait. Tout était noir autour de lui. Et les pas qui le poursuivaient se rapprochèrent. Et il courait toujours. Puis il vit une lumière devant lui et il courut encore plus vite, toujours plus vite. Et il plongea dans la lumière. Il se retrouva dans une pièce avec une multitude de portes. Severus sentit un intense malaise s'emparer de lui et la lumière s'éteignit. Une des portes s'ouvrit en grinçant et un souvenir qu'il aurait préféré oublier envahit la pièce. Parce que ce que personne savait, c'est que Severus était prisonnier de son cauchemar.

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Lucius ne l'avouerait jamais mais il remerciait Merlin, Salazar & Cie d'avoir fait que madame Pomfresh soit la guérisseuse la plus douée de sa génération. Severus était allongé sur un lit de l'infirmerie, sa blessure à la tête avait été soignée et ses yeux bougeaient derrière ses paupières fermées, signe qu'il rêvait. Le blond s'assit près du lit et, attrapant une de ses mains, se plongea dans la contemplation de son camarade. Et il se demandait vraiment comment pouvait-on dire que Severus était laid. Il était absolument mirifique ! Ses longs cheveux noirs formaient une corolle autour de sa tête contrastant avec le teint virginal de sa peau. Ses paupières fermées, ourlées de longs cils noirs, protégeaient tel un écrin les deux diamants noirs de ses yeux. Ses lèvres pulpeuses, ayant perdu leur carmin habituel, étaient d'un rose tendre et semblaient appeler les baisers. Le seul défaut de ce visage sculptural était son nez qui était un peu trop grand. Mais pour Lucius, cela était la preuve que Severus n'était pas un songe. Sa beauté semblait plus humaine, accessible. Sans ce détail, le brun aurait alors atteint la perfection divine et chacun sait que les êtres humaines n'étaient pas digne de contempler un tel spectacle. Le regard du blond dériva sur la courbe de son cou, aussi gracieuse que celui d'un cygne et aussi pure que la gorge d'une vierge. L'image d'une marquée violacée pratiquée par lui même se superposa sur la vision de ce cou et le blond détourna rapidement le regard. Le drap gênant son regard, le préfet le repoussa sans réfléchir et se perdit dans l'observation de ce corps offert seulement couvert d'une robe d'hôpital qui s'arrêtait à mi-cuisse. On devinait les épaules à la musculature fine sous le linge immaculé ainsi que le ventre plat et hanches, étroites et presque trop marquées. Les yeux de Lucius descendirent encore et son souffle se coupa avant de repartir de plus belle. Il regardait les magnifique jambes de son camarade. Elles étaient longues, malgré sa petite taille, fines et fuselées et aucun poils ne déparaient sur sa peau couleur de neige. Lucius les imagina enroulées autour de sa taille alors qu'il lui faisait passionnément l'amour. Il secoua la tête. Puis, sans pouvoir s'en empêcher, sa main se posa sur la cuisse de son camarade, la caressant doucement. Le blond la retira ensuite et la porta à sa gorge, sa joue s'émerveillant de la douceur et de la chaleur de la chair sous ses doigts avant de se perdre dans la soie de ses longues mèches de jais. Un bruit provenant de la réserve où Pomfresh avait disparu le fit sursauter, le sortant de sa torpeur et faisant éclater la bulle intime et réconfortante qui entourait les deux garçons. Lucius remit le drap sur le corps de Severus, s'assit à ses cotés en prenant une des ses mains dans la sienne. Un silence reposant envahi l'infirmerie et le blond s'assoupit.

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Une semaine passa. Lucius marchait dans les couloirs en direction du bureau de Dumbledore où il avait été convoqué afin d'assister à la sanction de Potter et Black. Arrivé devant la gargouille, il prononça le mot de passe (« SHEBAMPOWBLOPWIZZ » surement le nom d'une quelconque friandise. Allez comprendre le vieux fou !), monta les escaliers et poussa la porte. Dans le bureau étaient présent Potter, Black, MacGo, Slughorn et bien sur Dumby. Les trois premiers le regardait avec méfiance et haine, le suivant avec admiration et le dernier avec une bienveillance dégoulinante de mièvrerie. Fumseck l'accueillit avec un trille joyeuse auquel il répondit par un hochement de tête et un léger sourire. Le blond s'assit sur la chaise que lui proposait son taré de directeur.

-Un bonbon eu citron?

-Venons en aux faits professeur.

-Bien. Messieurs Black et Potter, vous êtes accusez d'avoir lancé un sortilège de magie grise sur un de vos camarades ce qui a faillit lui couter la vie. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

-On est vraiment désolé professeur, on ne savait pas que ce serait aussi dangereux; on voulait simplement lui faire une blague !

Après ce discourt ô combien sincère et repentant, MacGonagal regarda avec fierté ses deux élèves préférés.

-Bien. Au vu des circonstance et de l'insistance de votre directeur de maison de vous éviter le renvoi, vous aurez trois mois de retenues et 150 points en moins chacun, sur ce...

-COMMENT ?!

Lucius qui était resté sidéré par la légèreté avec laquelle ils traitaient cette affaire, perdit son sang froid.

-Un élève dont VOUS avez la responsabilité a faillit se faire tuer et tout ce que vous trouvez à dire c'est que vous êtes déçu !

-Monsieur Malfoy, s'il vous plait...

-Non ! Severus est dans le coma depuis une semaine et il est entre la vie et la mort ! Et voilà à quel prix vous évaluez sa vie ! 300 points et trois mois de retenues ! Ils méritent le renvoi !

-Comprenez bien que l'on se soucie de la vie de Severus mais...

-Non, cessez de mentir ! Vous vous fichez éperdument de la santé de Severus ! Pas une seule fois, vous ne lui avez rendu visite ou avez demandé de ses nouvelles. Aucun de vous, pas même les repentants Black et Potter (et Lucius cracha ces deux noms comme s'ils lui répugnaient)! Il n'y a que Lupin qui est venu, Lupin qui n'a rien à reprocher ! Alors j'exige qu'ils soient renvoyés et que cela soit noté dans leurs dossiers !

MacGonagal s'indigna.

-Mais enfin Monsieur Malfoy, cela est insensé ! Ce n'était qu'un accident !

-Un accident ?! Ce n'était pas un accident, c'était l'aboutissement de près de six ans de harcèlement ! Ne prenez pas cet air outragé, vous savez aussi bien que moi les brimades que ces messieurs et leurs camarades font subir à Severus ! Mais vous êtes tellement partiale que vous n'avez jamais rien fait pour faire cessez cela ! Oh, bien sur vous n'êtes pas la seule à l'avoir ignoré, tous les professeur de cette école, même notre propre directeur de maison, sont fautifs.

-Peut-être dîtes vous vrai Monsieur Malfoy mais je ne vais certainement pas renvoyer mes élèves !

-Voyez-vous ça professeur Dumbledore ! Avez-vous oubliez QUI je suis ?

Un éclair de peur traversa le regard du vieil homme.

-Je vois que vous avez saisi, alors écoutez bien ceci : si ces deux ordures ne sont pas renvoyés pour un minimum d'un mois, je convoquerai le conseil d'administration, dont, je vous le rappelle, mon père fait parti en tant que principal donateur, et je préviendrai la presse que le grand, le célèbre, le bon, l'honorable, Albus Dumbledore fait du favoritisme parmi ses élèves et qu'il privilégie deux Sang-Pur à un Sang-mêle sans défense. Cela porterai un grand coup à votre réputation et votre poste en tant que directeur de Poudlard serai très précaire ! Alors, que décidez-vous ?

-Messieurs Black et Potter seront renvoyés pour la durée de un mois dès demain.

-Et, bien sur, lorsqu'ils reviendront, ils auront des retenues durant tous le reste de l'année scolaire, ainsi qu'interdiction de jouer au Quidditch et de sorties à Pré-au-Lard jusqu'à la fin de cette année...Oh, et 500 points chacun seront retirés à la maison Griffondor.

-Oui, et cela aussi.

Lucius sourit narquoisement.

-Vous voyez, professeur que l'on peut réussir à s'entendre lorsque l'on parle entre hommes civilisés !

-Mais enfin Albus, vous ne pouvez pas céder à un tel chantage !

-Malheureusement, ma position auprès du ministère est bien trop risquée pour que je me mettent la famille Malfoy à dos.

Lucius se leva gracieusement de son fauteuil.

-Bon, professeur je vous laisse à vos explications. Professeurs, Black, Potter, Fumseck.

Le phénix chanta en réponse tandis que les trois griffondor retenaient à grand peine leur colère. Arrivé à la porte, Lucius se retourna.

-Oh, et professeur Dumbledore, ne sous-éstimez plus jamais un Malfoy.

Et il partit, les trilles moqueuses de l'oiseau mystique résonnant dans la pièce.

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Loin, de tout ça, Severus pleurait. Au cour des jours passés, son corps avait régressé et il avait maintenant le corps d'un enfant de cinq ans bien qu'aillent gardé son esprit de 16 ans. L'horreur continuait chaque jour et le jeune homme désespérait de pouvoir s'en sortir. Il y avait parfois des accalmies où il entendait une voix d'homme, chaude et rassurante, qui le réconfortait et il sentait aussi une chaleur dans la main gauche comme si quelqu'un la lui tenait. Et alors, il reprenait espoir : cet homme le sauverait. Soudain, une porte claqua et Tobias Snape apparut, un tisonnier chaud à la main.

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Et wala ! Le chapitre 2 enfin fini ! Ouf !

J'espere que la petite ode à Severus vous plaira ainsi que la façon dont Lulu a remis Dumby à sa place (j'avoue que j'ai adoré décharger mon venin contre lui).

Laissez moi une review pour me le dire ou faire des remarques !

Et encore merci pour les reviews.

Gros bisouxxx,

Psykedelikworld