Chapitre 2 : Simple réflexion
4 Juillet
~ Cher Journal ~
Premier jour des vacances ! Je suis si excitée ! J'ai prévue tellement de chose avec Roxane, que je ne sais même pas par où commencer ! Je devrais passer les vacances chez elle, quoi qu'avec oncle George qui n'arrête pas de me rembarrer sur mon physique, je préfère rester à la maison. Il n'arrête pas de dire que je ressemble à un lapin empaillé. Tata Angie dit que c'est pour me complexer pour que je sois inaccessible aux garçons, qu'il me dit ça. Elle dit aussi que je suis très belle. Je n'en suis pas si sûr. Après tout aucuns garçons ne s'intéressent vraiment à moi à Poudlard. Au pire je m'en fiche, je préfère me concentrer sur mes études plutôt que sur des ados près-pubères recouvert de boutons ! De ce côté-là, moi je n'ai pas de soucis, je n'en ai pas ! Je hérité ça de maman, il parait. C'est vrai que quand je regarde ses photos de quand elle était jeune, elle ne ressemblait pas à un cratère ! Mais par contre elle avait de sacré cheveux ! Les miens, je ne m'en plains pas. Depuis quelque temps ils ondulent joliment et je commence à avoir pas mal de reflets roux. Je crois bien que ma blondeur ne va pas durer une éternité… Papa dit que mon atout majeur, ce sont mes yeux ! Je ne vois pas ce qu'ils ont de particulier. Oui, bon c'est vrai, ils sont verts. Très vert. Pas verts fluo, mais d'une couleur émeraude. Un peu comme oncle Harry et Albus. Cependant ils sont plus foncés les leurs. Mon corps, euh… c'est une immondice ! Roxane dit qu'elle voudrait avoir le même que le miens, et bien je ferais volontiers échange avec elle ! Elle est tellement jolie avec sa peau mate, son 1m64 et ses 48kilos. Moi, je suis blanche. Blanche, blanche, blanche ! Maman à un petit teint bronzé, moi je suis blanche comme un cachet d'aspirine ! En plus, papa dit que je suis une grande perche. Je suis encore plus grande que James, faut le faire tout de même ! Avec mes 1m73 et mes 47kilos, j'ai de grandes raisons de complexé ! Je suis presque la plus grande dans ma classe, et pourtant les ¾ sont des garçons ! Le plus grand c'est Endrix Zabini, il fait 1m88. Tu vois le genre ! Bref… ensuite je crois que c'est… au pire on s'en fou ! Non, je reste sur Zabini et ses 1m88 ! Il me fait peur ce mec, sérieux, je n'aimerais pas me retrouver toute seule face à lui ! J'ai cru qu'il allait tuer Albus hier. C'est de la triche, il y a un défaut de taille ! N'empêche Al' lui a foutu une sacré baffe, je suis fier de lui ! Même si je trouve son comportement puéril, hein, l'oublions pas ! Je suis pas du tout pour la bagarre moi et… oh maman m'appelle ! Je dois te laisser journal !
Rose Weasley sortit de sa chambre, descendit les escaliers en courant et percuta Pattenrond qui dormait paisiblement dans les escaliers. Elle jura en sentant ses genoux fléchir et la voilà qui dégringolait les escaliers avant d'atterrir lourdement sur les fesses devant une mère désabusée. Hermione ne prenait même plus la peine de demander à sa fille si elle c'était fait mal, vu le nombre de fois qu'elle l'avait vu dégringolé les marches, elle était sûrement immunisé contre la douleur maintenant. Principal défaut de Rose : la maladresse. Personne ne le contesterait. La mère aida sa fille à se relever et elles allèrent ensemble toutes les deux dans la cuisine.
« Tu voulais me parler m'man ? »
« Non, je voulais juste que tu m'aides à préparer l'apéro. Nous avons de nouveaux voisins et j'ai envoyé ton père les inviter »
« Ah… »
Rose se maudit d'être descendu et commença à tartiner du beurre sur du pain de mie, en pestant contre sa mère qui mettait les amuse-bouche dans le four. Pendant qu'elle se coltinait le sale boulot, son frère était sûrement entrain de joué à sa PSP.
« Quel gros geek !
« Tu disais quelque chose, Rosie ?
« Moi ? Ah, bhin… non ! »
OoO
Scorpius Malefoy était avachit dans son canapé, et fixait l'escalier menant à l'étage. Cela faisait bien deux bonnes heures que son père était en conférence dans son bureau, et le jeune Malefoy commençait à perdre patience. Il lui avait promis qu'ils feraient une partie d'échec version sorcier, apparemment c'était raté pour aujourd'hui. Encore des vacances à rien faire : lit/cuisine/lit. Finalement Scorpius décida d'envoyer un Email à son meilleur ami changement de plan, il passerait ses vacances chez Endrix et non l'inverse.
Sender : Scorpius Malefoy
To : Endrix Zabini
Object : Remets tes slips kangourou dans l'armoire
Hep, Zabini ! Changement de plan, je viens crécher chez toi pendant les vacances ! Je vais faire une dépression, si je reste une minute de plus dans la même baraque que mon daron, et ma vielle va me renvoyez chez ce psychopathe qui se prétends docteur ! Help me !
T'inquiète je me charge de ton paternel, fatoshe ! Il gobe tout ce que je dis.
Sender : Endrix Zabini
To : Scorpius Malefoy
Re : Ok
T'as mère a peut-être raison de vouloir t'emmener chez ce « docteur » … tout n'a pas toujours tourné rond dans ta tête. Sinon ma porte est toujours ouverte, malheureusement… tu devineras jamais qui est dans mon salon en ce moment même…
PS : Arrête de regarder des pornos !
Sender : Scorpius Malefoy
To : Endrix Zabini
Re : Osef
Fini ta phrase, bouffon, avant d'envoyé ! Et non je ne devinerais jamais, je ne suis pas encore aussi dégénéré que la vielle Brown !
Il y a qui dans ton salon ? Le pape ? Outch, sa fait un sacré baille que je ne me suis pas confessé…
PS : Sa me détends, Hahaha. Comment tu sais que je me mâte un porno ?
Sender : Endrix Zabini
To : Scorpius Malefoy
Re : Prends rendez-vous chez le psy...
Weasmoche junior et Weasmoche senior ! Je n'ose même pas sortir de ma piaule, j'ai peur que mon vieux me demande de faire ami-ami avec eux ! Il est fou lui !
Tu te confesse toi ? C'est nouveau.
PS : Simple intuition.
Sender : Scorpius Malefoy
To : Endrix Zabini
Re : Mélange pas les couleurs, Ariel.
Aahahahah. La famille Zabini va s'agrandir, ton paternel à peut-être un penchant pour les hommes roux. Qui sait. Quand ils seront mariés, tu prendras le nom « Weasley » ? Sa serait sympa de me prévenir avant, qu'on coupe tout contact avant la catastrophe.
Me confessé ? Non, trop de pêché.
Scorpius Malefoy quitta son ordinateur sorcier pour rejoindre son sofa, et s'y allongeait avec toute la grâce d'un phacochère. Il attrapa un magazine à la volé, qu'il entreprit de feuilleter un peu avant son départ pour la maison Zabini. En espèrent, vraiment, que les Weasley soient partis.
OoO
« Ah oui, tout à fait Zabini. C'est sûr. Même scandaleux. Aha. Quel manque de civilité de sa part. Oh oui il aurait dû te faire une réduction. Ta mère était quand même une veuve noi… euh… une femme pas très chanceuse… Humhum, ma femme doit m'attendre la tu vois… »
« Attends, je n'ai pas fini ! Il a osé me regarder de haut ! »
Une heure que Ronald Weasley était coincé chez Blaise Zabini, qui lui racontait les périples de sa vie. Un boulanger moldu avait refusé de lui faire une réduction, quel drame.
« Ça se voit qu'il ne sait pas qui tu es ce vulgaire pâtissier »
« Boulanger »
« Hein ? »
« C'est un boulanger pas un pâtissier, Weasley »
« Ah bon ? Bin… c'est pareil »
« Absolument pas ! Que tu peux être inculte ! »
« Grr. Je dois y aller. MA femme m'attend, Zabini ! Sa a été un… euh…au revoir ! »
Ron salua son hôte d'un rapide signe de tête et n'attendit même pas qu'on le raccompagne à la porte. Il prit ses clics et ses clacs et quitta la demeure avec précipitation. Il voulait bien que la guerre soit finie depuis maintenant près de 24 ans, mais il n'était pas prévu qu'il doive jouer les psys auprès de ses anciens ennemis les Serpentard. Il se demandait s'il fallait rire face à la connerie de Zabini, ou plutôt prendre pitié. Qu'il le veuille ou non, le nom Zabini n'était pas connu chez les moldu.
OoO
Endrix, enfermé dans sa chambre, observait ce qui se passait dans la maison d'en face. De sa fenêtre il avait accès à la vue d'ensemble de la salle de bain de ses nouveaux voisins. Un rouquin plutôt grand doté d'un bronzage caramélisé intact, essayer de se coiffer depuis maintenant près d'une dizaine de minutes. Les mains recouvertes d'une substance verdâtre, apparenté à du gel, se glissait soigneusement dans ses cheveux pour les remonter en épis. Peut-être voulait-il se donnait un air punk. Endrix Zabini plissa les yeux, en même temps que la porte de sa chambre s'ouvrit sur un jeune homme. Un jean troué, une chemise verte mise négligemment laissant entrevoir sa fraîche musculature, ses cheveux en désordre coiffé d'un peu de gel tombant devant ses yeux d'un gris métallique ainsi qu'un air las inscrit sur le visage. Scorpius Malefoy. Son meilleur ami dans toute sa splendeur.
« Tu mâte qui comme ça ? »
Le jeune métis se retourna, dépité, et observa longuement le blondinet.
« La main de ma sœur dans la culotte d'un zouave »
« QUOI ? »
« Je plaisante, Scorp', je plaisante… »
Le dis « Scorp' » s'avança lentement dans la pièce en tirant la langue, signe d'une grande maturité, et le rejoignit à l'orée de la fenêtre. Il y regarda, lui aussi, à travers et esquissa un doux sourire narquois.
« Je savais bien que le nom Zabini serait relié au nom Weasley, mais je ne pensais pas que ce serait par toi et le rouquin près-pubère. Bien qu'il soit clair que je ne remette pas en question ton moyen de convoitise, cependant, tu aurais pu au moins avoir la décence de me tenir au courant de tes pulsions de sodomie envers les personnes ayant un appareil reproducteur égal au notre, quoi que je crains que celui de Weasley soit certes bien inférieur à… »
« Attends. Parle à mon ours, Malefoy »
Scorpius, fidèle à lui-même, s'installa sur le lit double situé en plein centre de la pièce. Attrapa un vieil ours en peluche miteux et dans un très mauvais état, et le posa sur ses genoux avant de fixé les boutons qui lui servaient d'yeux.
« Monsieur l'ours. Je vous résume la situation. Notre cher ami Zabini, serait tombé dans ce que j'appellerais les démences d'un homme en manque pourvu d'un organe supérieur à la normal et qui le dérangerait énormément depuis quelques semaines. Voyez-vous, il en est au moyen de flatter sa testostérone en espionnant un jeune homme roux et pur, à travers une fenêtre. Peut-être aurait-il eu comme plan de s'introduire chez ses nouveaux voisins, une vieille famille de belette, durant la nuit et d'enduire une tomate éventré de toute sa farce chaude sortant tout droit d'un four à 900watts. Le tout bien mélangé, le lendemain nous assisterons à une tomate farcie bien à point »
« … Vous êtes répugnant ! »
Les deux Serpentard se retournèrent en direction de l'ouverture de la chambre pour faire face à une charmante demoiselle tout juste âgée de 14 ans.
« Zabini, ta cher et tendre petite sœur n'a-t-elle donc pas encore ouvert le livre que je lui ais gentiment acheté l'automne dernier ? »
« Celui concernant les rapports sexuel des gnomes ou le livre de cuisine façon grand-mère ? »
« Les deux, à vrai-dire »
« Malefoy, ta minuscule petite partie qui certifie que tu es un homme serait-elle étroitement rangé alors que tu regardes mon cher grand frère ? Qui d'ailleurs ce dernier est entrain de mâtait ce qu'il me semble être la maison des Weasley ? Apparemment, je serais entouré de gay refoulé dans cette maison. Sur-ceux, bonne fin de méditation, je vais me préparer pour le repas de ce soir »
Endrix regarda les fines boucles brunes de la chevelure de sa sœur disparaître avant de lancer un regard noir en direction de son meilleur ami qui arborait déjà un air satisfait.
« Elle est très éveillée pour son âge, tu ne trouves pas Zabini ? »
« Ferme-la Malefoy »
« Aurait-elle eu Andie Goyle comme professeur d'éducation sexuel ? »
« Malefoy… »
Et voilà mon second chapitre ! J'espère que vous l'avez aimé ! Parce qu'un troisième arrive, et il sera posté dimanche ! ;) Bix.
