Chapitre 2 qui suit le chapitre 1! Un peu moins long, je vous l'accorde.
Thème: Kisses (naked)/Baisers (totalement nus)
Rating: T
Bonne lecture
Ces moments de détente étaient rares, très rares voire n'arrivaient qu'une ou deux fois dans un siècle entier, aussi Miller et Catherine profitaient de ce peu de temps libre pour se reposer. Aussi nus qu'à leur premier jour sur cette terre, yeux clos. Catherine avait opté pour une position allongée sur le ventre, sa tête reposant ainsi contre ses tendres oreillers. Miller préférait être allongé de côté, de façon à pouvoir observer cette silhouette fine et endormie qui trônait près de lui. Une main reposait innocemment sur son dos, tandis que l'autre servait d'appui à sa tête.
Si au départ cette position lui avait semblé trop amoureuse, son esprit avait vite changé de sujet. Clairement, il n'était pas amoureux de sa patronne, ce n'était qu'une position comme une autre. Ses yeux ne brillaient pas non plus d'amour. N'est-ce pas ?
Sa main caressait distraitement le dos qui lui était offert. En voyant ce corps nu si proche du sien, il eut l'envie saugrenue de l'embrasser, de le masser, de le détendre.
Regard avisé vers ce visage éclairé par les faibles rayons du soleil qui passaient à travers les rideaux fermés. Catherine avait l'air de dormir, paisible dans son sommeil comme si peu souvent elle l'était. Un honneur pour lui de la voir aussi humaine, bien que de tous les Indépendants, c'était sans doute elle qui pensait le plus avec son cœur. Apparemment, les hommes de cette grande famille ne savaient penser qu'avec leur pistolet. Rictus sous sa barbe inexistante. Et puis quoi encore ?
Sa tête se pencha doucement vers l'endormie. En s'approchant d'elle, il put sentir son odeur. Catherine aimait la vanille. Sa peau embaumait ce parfum. Pour ses cheveux, aujourd'hui laissés libres jusqu'à cacher sa nuque, c'était une autre histoire. Parfum d'amandes. Elle avait changé son shampooing au caramel pour un autre aux amandes. Ses doigts s'attardèrent dessus, quelques secondes. Une minute. Une minute et demie. Il en profita pour mieux les connaitre. Doux et lisses. Il se demanda un instant combien de temps Catherine prenait pour se coiffer et pour faire de cette belle masse de cheveux un chignon impeccable d'où aucune mèche ne dépassait. Sa fille, que Miller connaissait bien à son plus grand désarroi, lui avait un jour dit qu'elle ne prenait même pas une heure ! Et croyez-le ou non, sa fille était très observatrice et ne se trompait pas dans ses estimations.
Après ce royaume de cheveux vint le dos de son amante. Sa main y appliqua des effleurements calculés.
Un petit rire atterrit dans ses oreilles. L'endormie se réveillait.
- Tu me chatouilles, souffla-t-elle de bonne humeur.
- Je pourrais faire mieux que ça, glissa-t-il. Je t'ai réveillé ?
- Je ne dormais pas. Arrête un peu, ça me chatouille vraiment ! se plaignit la brune, tout sourire.
Il aimait son sourire. Oh, oui, il l'avait déjà pensé plein de fois, mais pour rendre hommage à ce cher sourire rempli de messages, il devait bien le penser encore. Catherine ne le savait pas, néanmoins. Il n'allait pas lui avouer, cela, fierté d'homme le tenant avec force.
Pas cinq secondes ne passèrent que déjà, il passa à l'assaut. Armé d'une furieuse envie de la toucher, Miller bondit pour se retrouver au-dessus de son dos contre lequel il se colla le temps de trouver sa nuque qu'il débarrassa de ses cheveux. Catherine ne retint pas une expression surprise. Décidément, cet homme-là avait le don d'être plus rapide qu'elle ne l'imaginait. Elle avait donc bien fait de le recruter. Pas qu'elle doutait, bien au contraire.
- Tu devrais vraiment faire les jeux olympiques de la rapidité, je suis sûre que tu gagnerais, se moqua-t-elle volontiers.
- Ca existe, ça ?
- Je n'en sais rien...
Miller leva les yeux au ciel. Des jeux olympiques, même pas en rêve. Il aimait trop sa vie entre son pistolet et sa cause pour tout abandonner. Même pour prouver sa vitesse, il ne partirait pas. Sans plus de cérémonies, il se rua sur la nuque de sa victime pour la couvrir de baisers.
Frissons sur son corps. Catherine se laissa faire, appréciant. La brutalité de son partenaire disparut pour laisser place à plus de tendresse. D'amant vigoureux il passait à amant presque amoureux.
Oh, le mauvais mot.
Cette bouche avide d'elle se calma, mais ne s'en alla pas. Elle descendit même une fois après avoir été rassasiée de cette nuque parfaite. Chaque parcelle du dos y passa également. Tantôt baisers appuyés, tantôt effleurements délicats. Il n'y avait pas à dire, Miller faisait des progrès en tendresse, même s'il était plus connu pour être facile du pistolet. Il n'était d'ailleurs pas le seul.
- Je te chatouille toujours ? l'entendit-elle demander entre deux baisers sur une épaule.
- Non, ça va. C'est très agréable, ajouta-t-elle alors, tentant d'accrocher son regard à celui de son amant, tâche délicate.
Elle ne voulait pas se faire un torticolis non plus, et préféra donc avouer sa défaite pour cette fois. Miller l'encouragea quant à lui à se recoucher et à fermer les yeux. En cet instant il ne voulait que la détendre et l'enivrer de ses baisers qui montaient et descendaient, toujours. Les épaules, le dos, le bas du dos, un rapide tour sur sa nuque, la bouche redescendait ensuite. Cela pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que l'homme puisse entendre le souffle régulier de son amie. Elle avait refermé les yeux et avait écouté ses demandes silencieuses. Il apposa quelques autres baisers sur elle, souhaitant en profiter encore un peu avant que le temps de repos ne soit finit.
Avant de sombrer dans le sommeil, Catherine se retourna vers lui pour une légère étreinte. Il lui sembla bien qu'elle lui souffla un merci sincère avant de fermer les yeux, encore. Miller eut un sourire. En la regardant, il se perdit dans ses pensées. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'elle était un ange quand elle dormait ainsi, mais quand même, elle s'en approchait fortement !
Quand enfin il se sentit partir lui aussi, sa tête vint se poser instinctivement contre le cœur de l'endormie. Un petit baiser sur la peau qu'il pouvait atteindre, puis ses yeux se fermèrent pour de bon alors qu'il respirait une dernière fois le parfum vanille se dégageant de la peau de la belle.
Il se promit de demander plus de jours de repos, il n'y en avait pas assez.
Ne faîtes pas cette tête si sceptique!
