De rien Lis blanc ! Merci à toi pour la review ^^

Hello Guest ! A vrai dire, la principale raison pour laquelle je voulais écrire sur les Fondateurs c'était à cause de Helga qui est toujours oubliée dans l'histoire. Je ne pouvais pas commencer par quelqu'un d'autre. J'avais envisagé d'en faire simplement un OS mais comme j'étais lancée les trois autres Fondateurs sont aussi passés à la casserole XD

Contente de te retrouver sur cette fic aussi Guest 2 :) Je ne dirais rien de plus à propos du compagnon de Crys : la réponse sera dans le chapitre 1 du tome 3.

J'espère arriver à te faire apprécier les autres Fondateurs ! Même si moi aussi j'ai moins d'affection pour eux X) J'espère que ça ne se ressentira pas.

Je voulais que Poufsouffle soit une sorcière puissante et la magie des éléments m'est immédiatement venue, je ne saurais pas vraiment l'expliquer. Ça n'a rien à voir avec les plantes dans la salle commune des Poufsouffles (je pense personnellement qu'elles sont là parce que Chourave les y a placées quand elle est devenue la directrice de cette maison). Le fils de Poufsouffle a fait honneur à son patrimoine : il est allé dans la maison de sa mère et il en a été le deuxième directeur (avant de devenir directeur de Poudlard à la mort de Gryffondor).

Helga faisait de la magie sans baguette, mais on est quand même beaucoup plus limité qu'avec une baguette. Ça lui a permis de diversifier ses compétences et de pouvoir faire des choses plus précises. Et aussi un peu par curiosité. Mais quand elle en avait l'occasion, elle préférait toujours ne pas se servir de sa baguette. Les vieilles habitudes ont la peau dure X)

Bonne lecture :)


Salazar Serpentard

Salazar Serpentard vit le jour au beau milieu d'un des hivers les plus rude qu'ait jamais connu le Norfolk. Troisième fils d'une famille de la haute noblesse, aussi bien chez les moldus que chez les sorciers, il fut accueilli avec un certain scepticisme. Son père avait déjà deux fils qui se disputeraient ses terres à sa mort, l'arrivé d'un troisième qui suivrait ce chemin ne l'enchantait guère.

Salazar fut toujours le chétif de la famille. Là où ses frères étaient athlétiques et bagarreurs, il préférait poursuivre ses précepteurs pour qu'ils lui apprennent de nouvelles choses. Sans doute parce qu'il avait compris qu'il ne ferait jamais le poids face aux grosses brutes lui servant d'aînés. Avec ses cheveux d'un blond si pâle qu'on les croyait blanc ainsi que son rachitisme, il était parfois pris pour un vieillard.

Les premiers amis de Salazar furent deux frères et sœurs moldus qui aidaient leurs parents employés dans la demeure familiale de Serpentard. Et ils furent aussi les derniers. Un jour, pour les impressionner, le petit Salazar leur montra un de ses tours de magie. Il en était extrêmement fier et tout le monde l'avait toujours félicité dès qu'il en faisait. Mais, contre toute attente, les enfants s'enfuirent en hurlant, l'accusant de sorcellerie. Le lendemain, aucun des membres de cette famille ne revînt servir au château. On retrouva leur cadavre flottant dans la rivière passant près du Manoir.

Son mère l'avait alors pris à part et lui avait dit qu'il y avait des choses que les moldus ne devaient pas savoir. Des choses qu'ils ne pouvaient pas comprendre parce qu'ils étaient moins intelligents. Des choses qui les feraient tuer si ça se savait dans leur duché. Oh, Salazar n'était pas bien vieux quand il apprit cela, 6 ans à peine. Mais il retînt la leçon.

Sa magie lui avait toujours donné l'impression d'être extraordinaire, et quand il comprit que tout le monde n'en était pas pourvu, il n'en retira qu'une satisfaction supplémentaire.

Il parla Fouchelangue pour la première fois à l'âge de 7ans, s'attirant l'affection de son père pour la première fois de sa vie. Son grand – père avait été Fouchelangue également, mais c'était un don qui ne se transmettaient que rarement. Ce fut la seule fois de sa vie où il vit ses grands frères êtres jaloux de lui. Et son père être fier de lui.

Il plongea dans l'étude de la magie corps et âme, isolé dans l'aile privée du Château avec ses précepteurs sorciers, oubliant souvent de manger ou de dormir. Salazar avait devant lui un avenir tout tracé d'intellectuel. Il souhaitait intégrer le Conseil, ce groupe réunissant les sorciers les plus sages de toute l'Angleterre et qui dirigeait leur sorciété. C'était cela son rêve, et jamais personne ne tenta de l'en détourner : pour son père, il ne s'agissait là que de s'assurer que ses terres seraient sauvées de l'avidité de son benjamin.

Car avide, Salazar l'avait toujours été. Avide d'attention, avide de connaissance, avide de pouvoir, il y avait l'embarras du choix.

Il quitta le château familial à l'âge de 16 ans avec sa baguette, une besace, une bourse et un cheval. Il descendit vers le Nord et ne s'arrêta pas avant d'avoir atteint Londres. Là, il vendit son cheval pour le meilleur prix. Il n'avait pas l'intention de revenir chez ses parents.

Il logea chez une famille sorcière très amie avec la sienne : les Black. Ils n'avaient pas de château, le seul château de Londres était celui de la Famille Royale. Mais la confortable demeure dans laquelle il fut accueilli était tout à fait digne de ce qu'il attendait.

C'est là qu'il rencontra celle qui deviendrait sa femme quelques années plus tard. Sa bienfaitrice avait une fille, Lorena. Elle n'était peut –être pas la plus belle femme du Royaume, mais elle était douce, silencieuse, discrète et accommodante. Tout ce dont Serpentard avait besoin. Il avait toujours été un solitaire, mais jamais il ne se plaint ou ne se trouva dérangé de la présence de Lorena à ses côtés, en train de broder ou de jouer à la harpe.

Quelques mois après son arrivée à Londres, il était fin prêt pour ce jour qu'il attendait impatiemment. Le Conseil se réunissait ce soir là et tout sorcier majeur pouvait venir siéger et les écouter. Il se para de sa plus belle robe de sorcier, coiffa impeccablement ses longs cheveux et tailla sa barbe pour être irréprochable.

L'endroit où siégeait le Conseil n'était pas le plus commode qu'il soit. Le Chaudron Baveur était emplis de fumées, de chuchotements, de beau monde. Salazar, à son grand dam, dut s'installer sur les balcons en hauteur où quelques places debout étaient encore libres.

Il savait que cette soirée changerait sa vie. Ça n'arriva juste pas de la façon dont il l'avait imaginé. Ce soir là, un homme interrompit le Conseil alors qu'ils débattaient pour essayer de trouver une solution à la traque dont les sorciers faisaient l'objet de la part des moldus. Il leur dit que pour arriver à se dissimuler, il fallait enseigner aux enfants à contrôler leur magie dès le plus jeune âge, quel que soit le milieu d'où ils venaient. Il leur dit que ce qui manquait dans leur monde, c'était une école.

Serpentard fut d'abord extrêmement agacé qu'un jeune freluquet ose interrompre le Conseil et se pencha pour le voir. Et là, stupeur. Il s'agissait d'un homme aux épaules larges revêtu d'une armure rutilante. Une crinière mordorée retombait sur ses épaules. Et quand il parlait, accompagnant ses arguments de grands gestes, il éclipsait jusqu'au Conseil. Sans compter que ses idées avaient du sens. Pour éviter que les moldus ne s'en prennent à eux, il fallait faire en sorte que tous les sorciers puissent se prémunir des agressions dès leur plus jeune âge.

A la fin de la réunion, Serpentard avait oublié le Conseil. Quand tout le monde se tourna vers ses membres pour essayer de leur parler, lui, il se plaça sur le chemin du chevalier et il lui dit que son idée d'école était fascinante. Ce à quoi l'homme répondit qu'il cherchait des sorciers pour l'aider dans sa tâche. Et Salazar Serpentard fut le premier soutient qu'obtînt Godric Gryffondor pour son Grand Projet.

Salazar ne savait pas à qui il avait affaire avant que Gryffondor vienne un jour dans la demeure des Black et qu'on le reconnaisse. Le plus jeune Chevalier et le meilleur duelliste d'Angleterre, rien que cela. Il n'était pas d'aussi haute naissance que le laissaient supposer ses vêtements, mais il avait du talent, de l'audace, du charisme.

Est – ce que Serpentard se laissa piéger par Gryffondor ? Peut –être bien.

Ils devinrent vite inséparables, posant mot par mot, ligne par ligne, les bases de leur école. Et on les regardait, navré de voir deux sorciers si brillants perdre leur temps dans une entreprise stérile. Mais ils y croyaient, et ils avaient raison.

Serpentard épousa Lorena une année après avoir fait la connaissance de Gryffondor. Celui – ci fut d'ailleurs son témoin. Elle tomba rapidement enceinte et il la laissa derrière lui pour rencontrer la troisième personne que Gryffondor avait trouvé pour leur Grand Projet.

La première fois qu'il croisa Rowena Serdaigle, il fut sceptique. Les femmes n'étaient pas là pour penser et ne pouvaient en aucun cas être meilleure que deux hommes tels qu'eux. Elle n'avait rien à leur apporter. La sorcière se contenta de hausser les sourcils très haut et de répondre qu'elle détenait des savoirs qui pourraient faire se retourner ses ancêtres dans leurs tombes. Serpentard ricana… et ils la prirent à l'essai. N'avions nous pas dit qu'il était avide ?

Au bout d'une heure à parler avec elle, le doute s'immisça dans son esprit. Après une journée, il dut admettre qu'elle était plus intelligente que lui. C'était la première fois que ça lui arrivait. Serpentard avait toujours compté sur son esprit pour palier à son physique maigrelet. Et une femme arrivait pour balayer toutes ses certitudes.

Oui, Serpentard détesta Serdaigle à leur première rencontre. Et Gryffondor se réjouissait de les voir si bien s'entendre, sans comprendre la compétition qui s'engageait dès lors entre eux et qui ne s'arrêta qu'au moment où l'homme quitta Poudlard. Mais nous ne sommes pas encore là.

Serpentard revînt à Londres pour passer quelques jours avec sa femme et son fils premier né. Il lui dit qu'il allait bâtir cette école et lui offrir une belle vie là bas, dans cet endroit où leur enfant apprendrait à se défendre dans ce monde. Lorena avait souri et lui avait dit qu'il devait repartir pour achever ce projet. C'est peut –être à ce moment là qu'il tomba amoureux d'elle. Quand au lieu de réclamer à corps et à cris qu'il reste avec elle et leur enfant, elle lui ordonna de repartir vivre son rêve.

Avant qu'il ne s'en aille, elle lui offrit un médaillon argenté gravé d'un serpent si finement ouvragé qu'il semblait bouger. Quand il l'ouvrit, il y vit une photo de sa femme d'un côté et de leur fils de l'autre. A chaque naissance, il remplaça la photo de ses enfant par une qui les réunissait tous.

Il repartit donc. Et Gryffondor en avait profité pour trouver un quatrième membre pour leur Grand Projet. Encore une femme ? s'était indigné Serpentard. Quand il rencontra Helga Poufsouffle, il éprouva une intense satisfaction à la voir vivre dans une maison au sol en terre battue et à la savoir illettrée. Satisfaction qui ne dura que le temps qu'elle le vainc. Sans baguette. En quelques secondes. Décidément, qu'avaient ces femmes à se servir de son amour propre comme d'un paillasson ? Poufsouffle resta la seule personne à l'avoir jamais vaincu sur le plan magique. Sa seule consolation fut que Serdaigle subit le même sort que lui.

A eux quatre, ils trouvèrent l'endroit idéal pour Poudlard et ils rendirent réel ce rêve. Ce fut Salazar qui suggéra en premier l'idée de séparer les élèves sous quatre étendards. Et deux de ses trois collègues ayant un esprit de compétition aussi développé que le sien, l'idée fut gardée. Chacun sélectionna ses élèves selon ses préférences, excepté cette pauvre petite Helga qui recueillit tous les canards boiteux qu'on lui envoyait.

Serpentard enseigna une partie des potions. Il donna également des cours d'arithmancie et de rune. Il fut aussi le premier Professeur d'Histoire et de Stratégie, même si la seconde matière disparu en même temps que lui de l'école. Il apprit aux élèves de sa maison l'importance du sang et leur donnait certains cours spécifiques. Des cours sur l'étiquette sorcière, puisque ces jeunes gens issus de la bonne société n'étaient pas encore tout à fait au fait de toutes les règles, mais aussi d'occlumancie, de légilimancie et de magie rouge. Étant lui-même un pratiquant plutôt doué, il en enseigna les bases à tous et les subtilités aux plus doués.

Serpentard n'avait jamais été le plus tolérant des hommes. Il fit cependant montre d'une extrême retenue sur certains sujets. Comme le fait d'inviter des enfants de moldus dans leur école de sorcier. Cette fois, ce fut lui contre ses trois camarades. Et il perdit.

Il les menaça de s'en aller et réalisa que cela ne les affectait pas. Qu'ils continueraient avec ou sans lui. Il comprit alors que ces gens qui étaient devenus ses proches ne tenaient pas réellement à lui. Ils admiraient ses qualités et toléraient ses défauts, mais ne l'acceptaient que par contrainte. Venant de Poufsouffle, cela ne le surprit guère. Ils ne s'étaient sans doute jamais pardonnés leur rencontre mouvementée.

Mais Serdaigle ? Au fil des mois puis des années à tester les limites de leurs pouvoirs, de leurs savoirs et de leur intelligence, il en était arrivé à s'attacher à elle et à leur rivalité. Il avait même ressentit un violent sentiment de jalousie quand elle s'était mariée. Pas qu'il ait été amoureux d'elle ou quoi que ce soit dans ce genre. Lorena serait la seule femme de sa vie.

C'était juste quelqu'un qu'il respectait profondément et avec qui il affectionnait particulière de travailler. Elle comprenait sa manie de s'enfermer des jours entiers dans son laboratoire et l'accompagnait souvent, oubliant avec lui de manger et dormir. Et tout ça prit fin lorsqu'elle se maria. Alors oui, Serpentard détesta cet homme qui amena la discorde avec Serdaigle.

Quand il se rendit compte qu'elle ne le retiendrait pas s'il décidait de s'en aller, il en souffrit.

Mais ça ne fut rien à côté de ce qu'il ressentit quand il comprit que c'était aussi le cas pour Godric. Il avait toujours su qu'il était un fervent défenseur des sorciers Né-moldus. Il avait toujours pensé qu'un compromis serait possible. Mais Godric ne faisait pas de compromis. Il était puissant, sûr de lui et il n'avait besoin de personne. Pourquoi s'ennuierait – il à négocier quoi que ce soit ? Sans compter qu'il savait que Poufsouffle et Serdaigle ne partiraient jamais, elles.

Finalement, l'orage qui grondait entre les quatre Fondateurs depuis des mois maintenant éclata. Un soir, Gryffondor tira sa baguette pour appuyer ses idées. Serpentard ne put que faire de même. Il connaissait mieux que personne le caractère explosif de cet homme et surtout quel redoutable duelliste il était. Rien n'assurait qu'il ne se laisserait pas guider par la colère. Serpentard ne voulait pas se battre, il voulait juste éviter que l'impétuosité de Gryffondor blesse quelqu'un. Lui, en l'occurrence. Mais Gryffondor interpréta cela comme un défi et il attaqua. Et Serdaigle et Poufsouffle ne firent rien si ce n'est regarder. Ce qui était sans doute plus sage que de s'interposer.

Serpentard préféra battre en retraite. Il laissa la victoire à Gryffondor en s'éclipsant et ignora les cris de ce dernier qui le traitait de lâche et d'autres choses pires encore. Il ramassa ses affaires, attrapa sa femme, leur fils aîné et ses deux filles sous le bras et ils quittèrent le château.

Ils retournèrent vivre quelques temps chez les parents de Lorena. Et Serpentard tournait en rond réfléchissant. Il ne pouvait admettre cette défaite. Après la tristesse et le sentiment de trahison, vinrent la colère et l'envie de vengeance. Il avait mis sa famille en sécurité. Il mûrit donc sa vengeance. Et trouva facilement.

Il avait déjà inclus les souterrains qui deviendraient la Chambre des Secrets dans l'architecture du château. Il les avait construit dans le plus grand secret. Il ne savait pas ce qu'il en ferait lorsqu'il les avait bâtis, mais il voulait un endroit du château qui lui était réservé. Il en fit l'antre d'un monstre qui terrifierait l'école et rappellerait toujours à ses habitants que même s'il n'était plus là, il avait quelque chose pour s'occuper de ceux qui l'avaient trahi. Car oui, Serpentard se sentait durement trahit. Il envoya un message à chacun des Fondateurs, leur disant par missive tout ce qu'il avait à leur dire et qu'il avait toujours tu pour conserver une entente cordiale entre eux.

Il dit à Poufsouffle qu'elle n'était qu'une indécise incapable de prendre seule ses décisions. Il apprit à Serdaigle qu'elle n'était qu'une femme trop intelligente et glaciale et que sa propre fille la détestait. Et enfin, à Godric il dit qu'il n'était qu'un arrogant impulsif. Il lui dit qu'il n'avait jamais voulu se battre avec lui. Mais que puisque le lion avait voulu s'en prendre au serpent, il allait devoir en payer le prix.

Se fut à Godric qu'il parla de la Chambre des Secrets et du monstre qu'elle renfermait. Gryffondor ne le crut pas jusqu'à ce que des élèves se mettent à disparaître. Un par an qui se volatilisait soudainement. Toujours un Né-moldus. Cela dura jusqu'à la mort de Serpentard. Et aucun Fondateur ne put jamais rien y faire.

Serpentard tourna alors la page Poudlard. Et même s'il ne cessa jamais de se renseigner sur ce qu'il pouvait bien s'y passer, il n'essaya pas non plus d'y remettre les pieds ou de revoir ses anciens camarades. Il préféra se consacrer à lui et à sa famille au lieu de penser aux autres comme il l'avait fait pendant bien trop d'année de sa vie. Lorena avait toujours accepté qu'il se voue corps et âme à son rêve et avait appris à leurs enfants à rester en retrait. Son fils était adulte quand Serpentard s'intéressa finalement à lui. C'était un jeune homme ambitieux, doué, bien fait de sa personne. Et Serpentard se rendit compte qu'il n'avait rien à lui offrir.

Alors, il reprit le chemin du Norfolk. Il se rendit sur les terres de son père qu'il n'avait plus jamais revues après cette journée où il était parti pour Londres. Il avait appris, sans rien ressentir, la mort de ses parents, la guerre qui s'en était suivie puisque ses deux frères voulaient leur part de l'héritage, puis la mort de l'aîné de leur fratrie lorsque le cadet était devenu Duc.

Dire que Serpentard fut mal accueilli dans le château de son enfance serait un euphémisme. Son frère croyait qu'il venait lui prendre ses terres alors qu'ils venait juste lui proposer son fils comme Héritier vu qu'il n'en avait pas. Il tira sa baguette, le menaçant et Serpentard se défendit. Et gagna le duel sans réelles difficultés. Il voulu laisser la vie sauve au Duc. Mais ce dernier tenta de l'attaquer par derrière. Se fut sa dernière erreur.

Serpentard réclama alors le titre de Duc, et l'obtînt sans difficultés. Il fit venir sa famille et l'installa dans ce château où il avait grandi. Mais il avait été aigri par le temps et son aversion pour les moldus n'était allé qu'en s'amplifiant. Il ne fut pas un aussi bon Seigneur de son père et son frère avant lui. Il régna quelques années avant de laisser son fils au pouvoir. Après tout, c'était pour ça qu'il était venu jusque dans sa patrie d'enfance.

Mais Serpentard ne s'intéressa pas qu'à son fils. Il avait aussi deux filles et quoi que les gens puissent croire, il ne leur accorda pas moins d'importance. Il avait côtoyé Serdaigle trop d'année pour conserver ses préjugés machistes. Sa première fille fut celle qui réalisa son rêve d'enfance. Elle fut la première femme à entrer au Conseil. Beaucoup de gens tentèrent de l'en empêcher, mais personne ne parvînt à la faire fléchir. Elle était charmeuse et terriblement dangereuse. Intransigeante, calculatrice, ne reculant devant aucun coups bas. Se fut la seule chose qui la maintient en vie au sein du Conseil. Elle y resta jusqu'au moment où elle comprit qu'elle n'était plus capable d'assurer sa sécurité. Mais se fut bien des années après la mort de son Père qui s'éteignit fier d'elle.

Et enfin, la benjamine de la fratrie. Elle était douce et discrète comme sa mère. Moins ambitieuse que ses aînés, elle fonda une famille très tôt en épousant un sang pur veuf de vingt ans son aîné. De son propre gré. Jamais Serpentard ne la força à le prendre comme époux, contrairement à la rumeur qui couru. Se fut chez elle que Salazar et Lorena passèrent les dernières années de leur vie. Elle s'occupa d'eux jusqu'à la fin.

Lorena mourut en premier d'une maladie que personne ne savait soigner. Elle s'affaiblit durant des mois durant sous le regard impuissant de son mari avant de finalement s'éteindre. Serpentard en fut effondré. Contrairement à ce qu'on dit de lui, jamais il n'avait été insensible. Il la suivit l'hiver suivant. Un hiver aussi rude que celui par lequel il était né. Il n'aura finalement jamais supporté la mort de son épouse.

Ce que l'Histoire retiendra de Salazar Serpentard ? Le portrait d'un homme émacié au regard brillant de haine. Un homme glacial qui détestait le moldus et les enfants issus de ce milieu. Personne ne voulu se rappeler qu'il avait aussi été un mari aimant, un père qui fit tout ce qu'il put pour ses enfants et certainement pas celui qui débuta le duel contre Godric Gryffondor. Oubli intentionnel ou simple mégarde ? Salazar choisirait la première option : c'est beaucoup moins dérangeant de penser qu'une personne était mauvaise plutôt que simplement humaine.


A suivre...