Salut les mandragores ! Pas trop chaud ?
JustePhi et moi-même aimerions vous remercier pour toutes vos reviews gentilles et vos encouragements. On espère que la suite vous plaira autant que cet épilogue.
La suite est arrivée beaucoup plus qu'on le l'avais cru, était toutes les deux très inspirées. Mais ne vous y habituez pas, le rythme de publication reste très aléatoire.
Guest : La suite arrive... maintenant !
Bonne lecture ! =D
Chapitre 1
Chaud. Il était un Pyro-barbare et il avait chaud.
En soi, ce n'était pas désagréable. Ce qui le dérangeait en revanche, c'était les ricanements qui venaient troubler son repos paisible de guerrier. Il ouvrit difficilement les paupières, un peu grognon d'être réveillé pendant sa nuit. A moitié aveuglé par la lumière du jour, il cligna douloureusement des yeux avant de distinguer trois visages hilares au-dessus de sa tête, et de sentir son doigt tremper dans une gourde d'eau fraîche et...
Oh non. Non, non, non. Il n'avait pas...
Il bondit sur ses pieds, bousculant les trois crétins qui hurlaient de rire à ses dépens, priant en vain pour qu'il devienne une feuille d'arbre, un caillou, n'importe quoi, là, tout de suite.
« Sérieusement, les mecs, vous faites chier ! Rugit le fier guerrier.
- Ce n'est pas le terme exact, s'esclaffa Sombre lame, ravi.
- Merde merde, merde, vous êtes insortables !
- Là encore, je me permets de...
- Ta gueule ! »
Lorsque, quelques minutes plus tard, il ressortit des fourrés, il siffla :
«Le premier qui parle de cette histoire, je le tue. Très lentement.»
Le message fut entendu par le Magicien, Sombre Lame et l'Enfant de Jurons -l'incendie que venait de provoquer le Pyro-barbare à quelques mètres et qui commençait lentement à se propager rendait sans doute son propos plus crédible.
« Bien. Je préfère. On peut y aller maintenant.
- J'ai raté quelque chose ? Demanda l'elfette dont personne n'avait rien à faire.
- Non. On part juste pour notre quête.
- ...quelle quête ?
- Ah mais, hurla le magicien, elle va nous les casser encore longtemps la bonne femme ?! Bien sûr qu'on a une quête, c'est juste que t'es trop débile pour en saisir toute la subti...
- Je voudrais pas vous inquiéter, intervint le Hobbit, mais...le feu... »
Menée par Sombre Lame, toute la troupe s'éloigna de la forêt -en regardant droit devant eux, parce que les gens cools ne se retournent jamais lorsqu'il y a le feu ou une explosion, c'est bien connu.
«Beh putain mon salaud, dit l'Enfant de Juron en reposant lourdement sa hache, quand t'es vexé tu ne fais pas semblant, bordel.
-On ne défie pas le Pyro-Barbare impunément !
-Aidez-moi...s'il vous plaît...par ici...»
L'Enfant de Juron se retourna. Il vit une main s'agiter faiblement, s'approcha. C'était un jeune homme brun avec une barbe. De la terre maculait ses joues jaunes et maigres.
« S'il vous plaît...balbutia-t-il. Êtes-vous celui qu'on appelle l'Enfant de Juron ?
- C'est moi, putain de merde. Voici Sombre Lame, le plus grand des Hobbits, le Magicien des plaines d'Erpégé, Bonniche l'elfette super canon et le Grand Pyro-Barbare.
- Moi, c'est François.
- Vous vous foutez pas un peu de ma gueule ?»
Sans répondre, l'homme sortit un parchemin de sa poche. Il haletait et soufflait.
« Je vais mourir bientôt. Mais j'ai une mission à remplir. Vous êtes l'homme que je cherchais. Je dois vous donner ceci. Promettez-moi d'accomplir cette quête.
- Oui, oui.
- Faites m'en la promesse solennelle !
- Croix de bois, croix de fer, j'ai couché avec ta m...
- Oui, bon, merci Sombre Lame, on a compris.
- Qui vous a envoyé ? Demanda l'Elfette, perplexe.
- Je n'ai pas le droit de le dire. Vous devez...la prophétie...je...aaah Pupuce, je vais te rejoindre... »
Et c'est sur ses énigmatiques paroles que nul ne comprit que François poussa un râle et mourut.
« Repose en paix, mec qu'on connaissait depuis trente secondes, murmura le Pyro-Barbare.
- Y a une prophétie à accomplir espèce de trous à merde !
- Laisse, je vais la lire, j'ai fait deux ans de cours dramatique, intervint le Magicien en lui prenant le parchemin. Hem, hem. «Lorsque les cinq venus de l'Ouest seront de nouveau face à celui qui est beaucoup trop tactile pour être honnête, le phénix renaîtra, les flammes vaincront, et l'on saluera la bravoure de l'homme en rouge». Je confirme, c'est une prophétie : elle ne veut rien dire. Mais on va l'accomplir quand même !
- Mais, je croyais que vous aviez déjà une quête de prévue...commença l'elfette.
- Oui mais celle-là a plus de classe. Et puis, vous m'emmerdez avec vos questions.
- Magicien, intervint le Hobbit, regardez ! Une étoile dans le ciel !
- Il fait jour ducon, gronda l'Enfant de Juron.
- Mais justement, regardez ! »
Effectivement, au loin, au beau milieu du ciel ensoleillé brillait un astre (c'est une fiction, ok ?).
« Il faut aller dans sa direction ! S'écria le Pyro-barbare.
- Effectivement, c'est noté dans la liste de choses à faire, au dos du parchemin : «Pour accomplir la prophétie, suivez l'étoile du Jour, achetez du jambon...bah oui, les quêtes ça creuse, déjouez tous les pièges et affrontez aaaaaaaaaargh.»
- Aaaaaaaaargh ?
- C'est ce qui est écrit. Peut-être qu'il est mort d'avoir fini.
- Mais dans ce cas, il...
- Bon, on y va, bordel de couilles ?! C'est par là.
- Non mais ho, se fâcha le Hobbit, c'est moi le guide oui ou merde ?»
Sombre Lame esquiva juste à temps la lame de la hache qui faillit lui trancher l'épaule. L'Enfant de juron le saisit par le col de la chemise.
« Putain ! Un souci, Sabrina ?
- Non non, ça va, je suis en grande forme...on y va ?
-Je préfère. Bite. »
Sur cette dernière parole pleine de sagesse, la petite troupe se mit en marche vers leur bonne étoile, prêts à en découdre et accomplir cette nouvelle quête.
En courant les cheveux au vent, bien entendu. Sans oublier les effets au ralenti, sublimant leurs corps et leurs vêtements qu'on pouvait admirer. Tant qu'à faire.
Au bout d'une heure de marche, où aucun accident ne se produisit, ce qui était notable, ils atteignirent un village, baptisé Pahunevil.
- Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne direction, indiqua Sombre Lame, très sceptique.
- Ça veut dire quoi, direction ? demanda l'Elfette.
- Pas grave, entrons ! décida le Magicien en ignorant délibérément la question. Cette boutique d'armes me donne confiance.
Le groupe entra et vit un homme seul qui attendait derrière le comptoir et une jeune fille qui regardait par la fenêtre, le regard vide.
L'Enfant de Juron décida d'être diplomatique avec cette dernière, qui se prénommait Péhaineji, selon le curseur au-dessus de sa tête.
- Sale pute, où se trouve le jambon ?
- J'ai perdu mon sac ! Peux-tu me le retrouver ? Tu auras une récompense en échange ! dit Péhaineji avant de reprendre son air vide.
- Ça ne m'intéresse pas, bordel de merde ! Je veux accomplir cette quête, bite !
- J'ai perdu mon sac ! Peux-tu me le retrouver ? Tu auras une récompense en échange ! dit Péhaineji avant de reprendre son air vide.
- Elle est encore plus bête que moi ! s'étonna l'Elfette.
- Laissez faire le grand Pyro-Barbare, héros notoire et tombeur de ces dames !
L'homme à la veste rouge s'approcha de la jeune fille, un grand sourire confiant collé aux lèvres et mettant en valeur ses muscles.
- Dites-moi, gente demoiselle, savez-vous où se trouve la suite de notre noble quête ?
- J'ai perdu mon sac ! Peux-tu me le retrouver ? Tu auras une récompense en échange ! dit Péhaineji avant de reprendre son air vide.
- Ok...
Péhaineji fini brûlée et achevée à la hache. Décidément, ce n'était pas son jour de chance aujourd'hui, au grand Pyro-Barbare !
- Très efficace comme technique en effet, ricana le Hobbit supposé humain. Je dirais même qu'elle t'a déclarée sa flamme !
Dans la seconde qui suivit, les braves villageois de Pahunevil purent contempler l'étrange spectacle d'un Hobbit poursuivit par un homme avec de la fumée qui lui sortait des narines et une hache enflammée. Il fallut l'intervention de la magie du Magicien qui invoqua un nuage pluvieux au-dessus de l'homme en rouge et que l'Elfette touche ce dernier avec une flèche à un endroit stratégique pour que le Pyro-Barbare ne soit plus une menace.
- On n'est pas prêt de réussir cette quête, marmonna le Magicien. Pourtant, sans la réussite, pas de gloire, et le bel homme que je suis ne pourra trouver les belles gonzesses !
- Et moi ? demanda l'Elfette.
- J'ai précisé belles ! Mais tu vas te taire oui ! Mais c'est pas possible d'avoir un boulet pareil dans l'équipe !
- Un boulet ? s'étonna Sombre Lame. Elle a une boule ?
- Même avec une seule boule elle doit être en meilleure état que les deux miennes, pleurnicha le Pyro-Barbare, qui n'avait à ce moment-là rien de grand.
- Mais bien sûr que j'ai une boule ! s'écria l'Elfette. J'en ai même deux ! Regardez !
Et elle dégrafa son haut, dévoilant sa poitrine aux hommes. Hommes qui saignèrent abondamment du nez avant de s'écrouler par terre.
- Je n'en demandais pas temps..., roucoula le Magicien.
- Ils doivent être bien fermes, ces connards !
- Finalement, ma journée n'est pas si horrible que ça !
- Boobs... Des vrais !... Boobiiiieees ! s'écriait Sombre Lame, le plus touché des quatre.
L'Elfette se rhabillait sans avoir compris ce qu'il s'était passé, pensant que c'était un rite humain. Ces derniers se remettaient petit à petit de leurs émotions, sauf le Hobbit qui répétaient inlassablement les mêmes mots. Il fallut une tape bien placée de la part du Pyro-Barbare qui avait encore la dent dure pour qu'enfin, il retrouve la raison. Quoique...
- Hé, bande de tacos au sperme, j'ai trouvé le jambon ! s'écria l'Enfant.
- Et où se trouve-t-il ? demanda l'homme en rouge. Je ne le vois pas !
- Je l'ai mis dans un endroit où je suis sûr que personne n'ira le chercher.
- Hin hin ?
- Ici, face de bite !
L'Enfant montra du doigt son ventre. Mais avant que quiconque ait pu réagir, Sombre Lame explosa (de colère hein, pas tout court, ce serait bête).
- Putain ! On m'a encore volé mes chaussures !
- Ça doit le gars qui détient aussi le sac ! s'écria l'Elfette.
Elle désigna un homme au teint mat, habillé en noir, les cheveux bouclés noirs, la barbichette noir, la moustachette noire, les lunettes noires et qui avait manifestement cherché à se faire discret.
- Bon, mon taux d'hémoglobine est au plus bas, mais je vais me le faire ! ragea Sombre Lame.
- Très bien, moi je vais me faire... la jolie villageoise que je vois là-bas !
- Pas le temps, vieux trouduc ! On va se faire l'urètre (mot employé tous les six mois seulement) de l'autre futur tas de viande morte ! sourit l'Enfant.
- Laissez faire, bonhommes, les grandes personnes, surtout moi, savent comment s'y prendre, annonça le Pyro-Barbare.
- Je n'ai rien compris mais je vous suis ! annonça l'Elfette.
Le voleur vit les cinq personnes arriver vers lui.
- Je le sens mal..., marmonna-t-il.
- Hé toi ! Cria le petit nain du groupe. Viens là. Comment tu t'appelles ? Ouais, non, en fait, je m'en fous. Rends-moi mes pompes ! »
Krim, car c'était le nom de notre voleur, évalua prudemment la situation. Certes, ils étaient armés, et grands (enfin...la plupart d'entre eux). Certes, ils avaient un magicien surpuissant à leur côté, et certes, la hache du plus costaud n'était pas très rassurante. Mais il vit le Pyro-Barbare réfléchir au sens de la vie en se curant le nez avec le regard éteint, l'Enfant de Juron essayer en vain d'attraper des papillons à mains nues, le Magicien qui était parti, leur pote qui le menaçait du haut de son mètre dix, et la fille...la fille. Et Krim décida qu'il avait ses chances.
«Là ! Un aigle royal mort !
- Où ça ? Où ça ? Demanda l'Elfette en levant les yeux au ciel, imitée par ses compagnons.
- Il s'échappe ! Hurla Le Pyro-Barbare. Chaaaaaaaargeeeeeeeeeez ! »
N'écoutant que son courage, toute la troupe se lança à la poursuite du félon, sauf l'Elfette qui se contenta de sortir son arc et de décocher une flèche, lui faisant mordre la poussière. Sombre Lame arracha la flèche du dos du voleur et le remit sur pied.
« Tu m'as fait perdre une vie, grognasse ! Aboya le voleur, vexé. »
Le Hobbit lui arracha ses lunettes, au verre cassé dans sa chute, et son visage s'éclaira de joie.
«...Krim ? Krim, c'est toi ? C'est moi ! Sabrina ! On était en prison ensemble ! C'est une longue histoire, ajouta-t-il en réponse au regard surpris des quatre autres.
- Sabrina ? Bah ça alors ! Je t'avais pas reconnu sans tes chaussures ! T'as grandi !
- Ah, toi au moins tu l'as remarqué ! Bon, c'est pas tout ça, mais tu me rends mes chaussures, maintenant s'il te plaît ?
- Ah oui tiens, désolé. Les voilà. Alors, qu'est-ce que tu deviens ?
- C'est pas bientôt fini oui ?»
Tous se retournèrent. C'était le Magicien qui revenait. Le Pyro-Barbare lui demanda avec méfiance où était-il passé pendant qu'ils attaquaient le voleur.
« Parti casser la croûte.
- Et...Et nous ?
- Que dalle. Fallait y penser avant. Bon, tu as tes chaussures, on peut aller accomplir notre prophétie, maintenant. En route !
- Lorsque les cinq venus de l'Ouest seront de nouveau face à celui qui est beaucoup trop tactile pour être honnête, le phénix renaîtra, les flammes vaincront, et l'on saluera la bravoure de l'homme en rouge, récita Krim.
- Tu connais la prophétie ?! Mais comment est-ce possible ?!
- Putain, mais quel enculé !
- Je connais des gens, répondit Krim avec un air mystérieux. Je peux vous être utile dans votre quête, laissez-moi vous accompagner.
- Ouuuaaais ! Il vient avec nous ! Copain ! S'écria Sombre Lame en empoignant le nouveau venu, avant d'ajouter à voix basse : me laisse pas tout seul avec ces blaireaux, je t'en supplie.
-Bon, hé bien...dit le Pyro-Barbare. C'est réglé. Allons-y, pour de nouvelles aventures !
-C'est quoi cette réplique pourrie, manche à couilles ?
-Il fait chaud, OK ? Ça m'épuise. Je fais ce que je peux !»
Chacun leva les yeux au ciel, mais eut la prudence de ne pas faire de commentaires sur la température qui approchait des douze degrés. Heureusement pour eux, l'Etoile du Jour continuait de briller haut dans le ciel, leur indiquant la direction de l'Ouest.
« Suivons la direction de l'Etoile, dit Krim.
- Il a raison ! L'approuva l'Elfette.
- Enfin, dès que j'aurai assez dormi pour récupérer cette putain de vie ! »
Le voleur allait se coucher par terre mais...
- Et puis quoi encore ? C'est de ta faute, tu n'avais pas qu'à voler, couilles moles ! répondit l'Enfant de Juron.
- Je suis un voleur, forcément je vole ! Tu te plains quand un peintre peint ?
- Et tu as volé ce sac ? demanda l'Elfette.
- Exactement !
- Mais il faut le rendre !
- Tu sais, quand on vole, le principe, c'est justement de ne pas rendre l'objet dérobé. Sauf contre compensation, financière ou autre, si tu vois ce que je veux dire...
- Des lapins trop mignons ?
- Exactement !
Mais l'Elfette n'écouta pas Krim et prit le sac. Aussitôt, elle se retourna et alla du côté de la boutique d'armes.
- Mais tu fous quoi hein ? hurla le Magicien, à bout de nerfs.
- J'en sais rien, mes jambes marchent toutes seules !
- Profitons-en pour l'abandonner ! jubila le Magicien.
- Merde ! J'ai laissé les gemmes dans son sac ! Bordel de bite !
- Et si on la suivait ? proposa Sombre Lame.
Tous suivirent l'Elfette. Le Pyro-Barbare en profita pour taper la discute.
- Alors comme ça vous avez fait de la prison ? Vous avez fait des choses coquines entre vous ? Vous avez été victimes du système carcéral ? Vous avez considérablement souffert de cette période de votre vie et encore aujourd'hui, vous avez dû mal à vous en remettre ? Si à vous aussi ça vous arrive, appelez le...
- Bob ! Bob ! fit Fred, tiens-toi au script !
Le Pyro-Barbare ne put continuer plus loin ses questions, car quand l'Elfette entra dans la boutique d'armes, ce fut une Péhaineji bien vivante qui prit le sac.
- Vous avez ramené mon sac ! Tenez, en récompense, je vous donne ceci, en espérant qu'il vous soit utile !
Il s'agissait d'un parchemin très rare. Dès qu'il fut donné, Péhaineji fut brûlée vive et hachée menue. Et l'homme en rouge, qui avait envie de s'amuser, renouvela plusieurs fois l'opération, car la jeune fille ressuscitait dès qu'il quittait la boutique et y entrait à nouveau.
- Pour une fois qu'il préfère tuer plutôt que draguer... fit le Magicien.
Pendant ce temps, le reste du groupe examina le parchemin, qui ne les laissa pas indifférents.
- Par les boobies de l'Elfette ! s'exclama Sombre Lame.
