Disclaimer : Tout le monde d'Harry Potter et ses personnages appartient à Rowling.

Note de l'auteur : Euh... Comment dire ? Je suis vraiment, vraiment, super désolée d'avoir mis aussi longtemps avant de publier ce deuxième chapitre. J'ai eu un week-end surchargé à cause de mon intégration... Bref, je profite d'un moment de libre pour poster, maintenant que je suis de retour tranquille chez moi. Désolée encore pour ce retard, j'espère que vous apprécierez, et sur ce, bonne lecture ! ;)


Cette journée avait pourtant très bien commencé, songea Blaise, maussade. Cela faisait cinq jours que le premier meurtre avait été commis, et chaque matin, un nouvel assassinat s'était retrouvé à la une, chaque fois accompagné d'avertissements sanglants. Et pourtant ce matin-là, il n'y avait rien eu dans la Gazette, pas de meurtres ou d'agressions, rien du tout.

De plus, la veille, il avait enfin invité la charmante serveuse à sortir et ils avaient finis la nuit dans sa chambre. Il avait pu en conclure qu'elle était tout aussi jolie sans ses vêtements et qu'elle était plutôt douée au lit pour ne rien gâcher. Sans compter qu'il avait réussi à boucler le cas Richardson et que son client s'en était tiré seulement avec une bonne amende, qu'il n'avait eu aucun mal à payer étant donné que son père était plein aux as.

La journée s'annonçait donc très bien. Un cas difficile terminé, une partie de jambes en l'air, et pas de meurtres. Il était allé au bureau avec une excellente humeur, et avait même acheté des chocolats pour sa secrétaire, dans un élan généreux. Jusqu'à ce que sa journée soit assombrie par ces stupides Aurors.

Il avait à peine eu le temps de pousser la porte vitrée de l'immeuble dans lequel il travaillait que deux hommes en tenues officielles l'avaient stoppé dans son élan, lui demandant poliment de se rendre avec eux au Ministère pour répondre à quelques questions. Blaise avait juré dans sa barbe inexistante avant d'obéir avec réticence.

Il avait donc suivi les deux Aurors jusqu'au Ministère, puis dans les couloirs du bâtiment jusqu'à l'étage qui leur était réservé. Durant tout le trajet, tout le monde l'avait dévisagé avec méfiance et colère, comme s'il portait une énorme pancarte avec l'inscription « Je suis coupable, j'ai tué des tas de gens et vous êtes les prochains ». Ça lui avait donné envie de balancer quelques sorts mais il s'était abstenu, en bénissant son sang-froid de Serpentard.

Et maintenant, il était là, assis dans la petite pièce d'interrogatoire, se sentant de plus en plus comme un criminel. Les murs étaient nus, exceptés un miroir dans un coin, qui, il le savait, cachait une armada d'Aurors qui observaient ses moindres mouvements et expressions faciales. Poussant un soupir, il se redressa sur son siège et jeta ce qu'il espérait être son regard le plus noir vers le miroir, histoire de manifester son impatience. Cela faisait bien trop longtemps qu'il attendait ici et il commençait à avoir mal au dos dans cette chaise inconfortable.

Quelques minutes plus tard, à son grand soulagement — bien qu'il ne laissa paraître rien d'autre qu'un mépris calculé — quelqu'un entra dans la pièce. Et ce quelqu'un n'était pas n'importe qui puisqu'il s'agissait du grand Harry Potter en personne. Il semblait fatigué, les traits tirés, les cheveux encore plus ébouriffés que d'habitude, et ses habits d'un goût douteux complètement froissés.

— Zabini, le salua-t-il d'un ton las, lâchant une pile de dossier sur la table en acier avant de s'asseoir face à lui. Je suppose que tu sais pourquoi tu es là ?

— Je passais dans le coin, alors je me suis dit que j'allais rendre visite au grand Sauveur du monde sorcier, lança Blaise avec un sourire moqueur.

Potter lui jeta un coup d'œil d'avertissement, signalant clairement qu'il n'était pas dans son intérêt de faire le guignol. Sans répondre à sa pique, il ouvrit un dossier remplit de photos qu'il fit glisser vers lui.

— Reconnais-tu ces personnes ? demanda-t-il avec tant de sérieux que Blaise faillit rire, avant de se rappeler que la raison de sa présence ici était tout sauf drôle.

— Mark Jenkins, Paula Peters, Maya Smith et Jordan Rivers, énuméra-t-il en jetant un coup d'œil aux photos. Je les ai vus dans le journal.

Potter poussa un soupir excédé avant de se frotter les paupières, comme pour s'inciter au calme.

— Je m'en doute. Je veux savoir si tu les connais. Une réponse sérieuse, signala-t-il en le voyant ouvrir la bouche, une lueur moqueuse dans les yeux.

— J'allais répondre sérieusement, s'offusqua Blaise d'une voix traînante, imitant Drago à la perfection — il savait que cela rendrait Potter fou, et cela était follement amusant à voir, il fut d'ailleurs extrêmement satisfait de lui-même en le voyant serrer les dents. Et la réponse est non, je ne les connais pas personnellement. Je ne connaissais ni leurs noms, ni leurs visages avant qu'ils ne soient tués et que leurs vies soient étalés dans le journal.

— Que faisais-tu mardi soir vers minuit ?

— Tu veux mon alibi Potter ? rétorqua Blaise d'une voix froide, plus amusé du tout.

— Exactement, répondit l'autre en s'autorisant un petit sourire en voyant qu'il perdait sa façade moqueuse.

Après un instant de silence, Blaise répondit d'une voix parfaitement neutre :

— J'étais chez moi.

— Avec quelqu'un ?

— Oui.

— Qui ?

— Ta mère, Potter.

La main de ce dernier se crispa un instant et un éclat furieux traversa son regard.

— J'en ai coffré pour moins que ça Zabini. Qui c'était ?

— Emily Sanders, marmonna Blaise à contrecœur après un instant de silence — il détestait qu'on fouine dans sa vie privée.

— Et que faisiez-vous ?

— Tu crois qu'on planifiait notre meurtre de loin pendant que notre complice faisait le boulot ? ironisa-t-il en levant les yeux au ciel.

Mais il déglutit en voyant le regard sérieux de Potter. C'était sérieusement ce qu'il pensait. Maudit balafré, songea-t-il, avant de se rendre compte, amusé, qu'il avait presque automatiquement utilisé une des nombreuses insultes utilisées par Drago durant leur adolescence.

— Tu ne veux quand même pas que je te fasse un dessin Potter, finit-il par répondre avec un sourire en coin salace.

— Non, merci, répliqua le brun d'un ton cassant. Je veux juste que tu dises à haute voix ce que vous faisiez tous les deux.

— On a couché ensemble, ça te va ? soupira Blaise avec dédain. C'est bon, on a fini ?

— Pour l'instant, répondit Potter en hochant sèchement la tête. J'aurais peut-être d'autres questions à te poser au cours de l'enquête. J'irais aussi vérifier ton alibi auprès de Miss Sanders.

Il se leva et rassembla ses dossiers, attendant que Blaise l'imite. Il le raccompagna ensuite à la sortie, puis le long du couloir jusqu'aux ascenseurs. Blaise aurait aimé lui grogner de dégager, mais il se retint. A sa plus grande surprise, juste avant qu'il n'entre dans la cage en fer, Potter le retint fermement par le coude, et lui chuchota le plus rapidement possible à l'oreille.

— Je ne te considère pas vraiment suspect dans cette affaire, Zabini, mais j'ai été obligé de t'interroger à cause des soupçons qui pèsent sur toi. Je suis persuadé que tu n'as rien à faire avec cette affaire, mais il y a des personnes qui pensent que vous êtes coupables, toi, et tous tes copains qui avez été graciés, des personnes haut placées. Je me suis chargé de l'enquête pour être sûr que ce soit le bon coupable qui soit jeté en prison, mais faites attention à ce que vous faites. Au moindre écart de conduite, vous serez tenus responsables.

Avant que Blaise n'ait pu pleinement réaliser ce qui venait de se passer, Potter le lâchait et le poussait légèrement vers l'ascenseur, dans lequel il entra par automatisme. Les portes coulissantes se refermèrent sur le regard neutre de Potter.

Il fut tout bonnement incapable de se concentrer sur ses dossiers le reste de la journée, l'avertissement de Potter tournant et retournant dans sa tête. Sans qu'il puisse l'admettre, il craignait pour la suite. Car ce stupide Sauveur avait raison. Il risquait d'endosser la responsabilité d'un crime qu'il n'avait pas commis, juste à cause de ses erreurs de jeunesse.


Daphné resta étendue dans son lit de longues minutes après avoir ouvert les yeux. La place à côté d'elle était déjà vide et froide, signe que son mari était debout depuis longtemps. Dans le silence reposant de la chambre, Daphné ne put empêcher une vague d'inquiétude de la submerger. La veille, elle avait revu sa sœur, qui lui avait parlé des soupçons qui pesaient déjà sur Drago. Il avait été embarqué au Ministère pour interrogatoire. Et même s'il en était ressorti sans encombre, elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète.

Avec un soupir frustré, elle repoussa vivement les draps qui la recouvraient et se dirigea vers la salle de bain attenante à leur chambre. Une fois habillée et coiffée le plus parfaitement possible, elle descendit au salon, où leur vieille Elfe lui servit un petit déjeuner léger. Une fois rassasiée, elle remonta le majestueux escalier de marbre de leur immense maison et gagna le bureau de son mari. Le visage lisse de toutes émotions, elle replia ses doigts et frappa délicatement sur le battant. Une voix rauque l'autorisa à entrer, ce qu'elle fit immédiatement.

— Bonjour, ma chérie, dit l'homme assis derrière le bureau en souriant.

Daphné le rejoignit, répondant à son sourire. A chaque fois qu'elle le voyait, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle avait vraiment eu de la chance. William était tout ce dont elle pouvait rêver. Sang-pur, incroyablement riche, et scandaleusement beau. Une carrure à faire pâlir un gardien de Quidditch professionnel, une peau bronzé, des lèvres qui s'ourlaient en un sourire parfait, des cheveux bruns soyeux et des yeux si bleus qu'on avait l'impression de s'y noyer.

Il rangea les quelques papiers qui traînaient sur son bureau lorsqu'elle s'approcha de lui. Elle ne posa pas de questions, sachant qu'il n'y répondrait que par monosyllabes. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il faisait pour gagner sa vie, elle savait juste assez vaguement qu'il était homme d'affaires. Au fond, elle s'en fichait, tant qu'elle pouvait mener son train de vie actuel. Avec un nouveau sourire, elle se coula sur les genoux de son mari et passa la main sur sa nuque, ses doigts se mêlant aux cheveux courts du bas de son crâne.

— Bonjour, souffla-t-elle avant de l'embrasser tendrement.

Sa bouche avait encore le goût du café qu'il avait bu en se levant. Elle adorait ça. Elle approfondit le baiser quelques secondes avant de se détacher de lui en douceur, posant son front sur le sien.

— Ton travail était donc si important que tu devais délaisser notre lit, le taquina-t-elle avec un petit sourire.

— Si j'ai droit à des bonjours aussi chaleureux à chaque fois que cela se produit, il se pourrait bien que je récidive, répondit William de sa voix chaude, resserrant son étreinte.

Il l'embrassa à son tour, avec cependant une certaine réserve. Sentant qu'il voulait se remettre au travail, Daphné se décolla de lui et se leva gracieusement, lissant le devant de sa jupe.

— Je te laisse à tes affaires si importantes, dit-elle en souriant. Je vais passer la journée chez Pansy.

— Très bien, répondit William. Passe une bonne journée.

Elle l'embrassa sur le front avant de tourner les talons, prête à partir, et remplie de félicité.

— Daphné, attends une seconde, l'interrompit son mari juste avant qu'elle franchisse la porte.

Elle se retourna, un air interrogateur sur le visage. William arborait cet air d'excuse qu'elle lui connaissait si bien.

— J'ai un rendez-vous d'affaire ce soir, je ne pourrais pas dîner avec toi. Ce serait mieux que tu restes manger chez ton amie, pour ne pas être seule.

— Pas de problème, répondit Daphné, la gorge nouée. William ? l'interpella-t-elle soudain avant de sortir.

Il releva les yeux du dossier dans lequel il était déjà absorbé.

— Tu n'as pas oublié la fête des anciens élèves de Poudlard dans deux jours ? lui demanda-t-elle, se maudissant d'avoir l'air si suppliant. Tu as dit que tu m'accompagnerais.

— Ah oui, se rappela son mari, le front plissé. Je serais là, ne t'en fais pas.

Il lui offrit un sourire rassurant, auquel elle répondit tant bien que mal, peu convaincue. En fermant la porte derrière elle, elle retint les larmes qui lui venaient aux yeux. Elle ne savait pas pourquoi elle était surprise. Malgré les quelques moments de complicité qu'ils arrivaient à partager, elle avait toujours douloureusement conscience qu'elle passerait toujours derrière son travail. Ravalant ses larmes, Daphné se força à porter ce masque de fierté qui la caractérisait si bien et se prépara à partir.

Une quinzaine de minutes plus tard, elle se trouvait devant la porte de sa meilleure amie. Pansy et Théo avaient achetés une magnifique villa en bordure de Londres, en banlieue, loin de la frénésie du centre de la capitale. Daphné se sentait toujours bien lorsqu'elle venait ici. C'était tellement plus calme et reposant.

Enfin, vu de l'extérieur en tout cas. Elle eut à peine le temps de toquer à la porte, qu'elle entendait déjà les cris venant de l'intérieur. Daphné eut une légère grimace en se rappelant qu'elle allait aussi devoir supporter ses deux insupportables filleules. Les jumelles de ses amis, Violet et Fanny, avaient dix ans et entreraient à Poudlard l'année prochaine. Daphné ne pouvait s'empêcher de penser que ça lui ferait bien des vacances. Elle pourrait enfin rendre visite à Pansy sans subir leurs innombrables cris et disputes.

La porte s'ouvrit soudain brusquement devant elle, lui révélant une petite fille aux cheveux bruns épais et aux yeux marrons chocolat, avec un air maussade sur la figure. Son visage s'éclaira en la voyant et elle serra Daphné contre elle avec enthousiasme, en commençant immédiatement à babiller sur ce qu'elle avait fait depuis la dernière fois qu'elle s'était vues. Daphné en conclut qu'il s'agissait de Fanny. Malgré la froideur avec laquelle elle traitait les deux enfants et la distance qu'elle tentait d'instaurer entre elles, Fanny l'adorait et s'accrochait à elle comme une moule à son rocher. En revanche, Violet était depuis longtemps parfaitement consciente qu'elle n'avait plus rien à attendre de sa marraine et la traitait tout aussi froidement qu'elle. Daphné n'avait jamais vu deux jumelles qui se ressemblaient autant physiquement être aussi dissociables au niveau du caractère.

— C'est super, Fanny, l'interrompit Daphné avec le plus de tact possible. Tu sais où est ta maman ?

— Dans le salon avec Violet, lui répondit l'enfant avec une petite moue.

Daphné ne se fit pas le dire deux fois et se dirigea vers l'endroit désignée par sa filleule, la fillette dans son sillage. Violet était effectivement avec sa mère, en pleine discussion. Pansy semblait gronder sa fille, qui arborait un air d'indifférence marqué.

— Tu ne dois pas dire ce genre de choses à ta sœur, c'est bien compris ? insista Pansy en fronçant les sourcils.

Violet acquiesça vaguement, comme si cela n'avait aucune espèce d'importance. Voyant sa marraine, elle la salua d'un ton neutre, puis monta les escaliers pour se rendre dans sa chambre, ignorant ostensiblement sa sœur.

— Ah Daphné, je suis contente de te voir, sourit Pansy en se levant.

Elle la serra dans ses bras plus longtemps que nécessaire, comme si elle avait désespérément besoin d'un soutien.

— Va dans ta chambre toi aussi Fanny, ordonna-t-elle à la petite. Tu es aussi fautive que ta sœur dans cette histoire.

Bougonnant, tempêtant, l'enfant fini par rejoindre sa chambre, hurlant après sa mère qui l'empêchait de rester avec sa marraine. Lorsqu'elle eut disparut derrière sa porte, après une bataille que Pansy remporta, Daphné poussa un soupir de soulagement.

— Vu son caractère, ne t'étonne pas si Fanny rejoint les Gryffondor, plaisanta-t-elle en s'asseyant dans le canapé. Elle a tout de leur caractère emporté.

Pansy émit un petit rire depuis la cuisine, puis revint dans le salon, un plateau à thé à la main. En y regardant de plus près, Daphné s'aperçut qu'elle avait l'air épuisé. Elle avait des cernes noirs sous les yeux et elle semblait bizarrement amaigrie. Ressentant une vague de compassion, Daphné se pencha vers son amie et posa la main sur la sienne.

— Pansy, est-ce que tout va bien ? demanda-t-elle d'une voix douce.

— Oui, oui, assura-t-elle avec une expression qui affirmait tout le contraire.

Elle poussa un soupir en captant le regard sceptique de sa meilleure amie.

— C'est juste que… Je suis épuisée en ce moment. J'ai l'impression que les jumelles font leurs crises d'ado avant l'âge.

— Elles ont toujours été assez turbulentes, répliqua Daphné, soulagée que ce ne soit que ça.

— Je sais, marmonna Pansy avant de détourner le regard, soudain un peu gênée. Mais au moins avant, j'avais Théo pour m'aider à les gérer.

Daphné se figea, sa tasse de thé à quelques centimètres de ses lèvres.

— Tu veux dire que…, laissant sa phrase en suspens, n'osant la finir.

— On n'est pas séparés, la détrompa Pansy. Pas encore, en tout cas, admit-elle en serrant les poings sur ses genoux.

Le silence plana un instant. Daphné cherchait désespérément quelques choses à dire pour rompre la tension, mais son cerveau était vide. Elle n'arrivait pas à assimiler une possible rupture entre ses amis, c'était tout simplement impossible. Théo et Pansy étaient ensemble depuis treize ans, mariés depuis bientôt dix, et avaient toujours filé le parfait amour. Les imaginer séparés était tout simplement incohérent.

— Tout serait différent s'il était un peu plus présent, dit soudain Pansy en secouant la tête. Mais il est toujours à son travail, et même quand il est à la maison, il est plongé dans ses papiers. Ça en devient intenable.

Daphné pinça les lèvres, une désagréable sensation de déjà-vu lui laissant un arrière-goût amer dans la bouche qu'elle s'empressa de balayer.

— Je suis sûre que ça va s'arranger, affirma-t-elle en prenant enfin une gorgée de thé.

Pansy hocha la tête, peu convaincue. Elle ne s'était jamais sentie aussi peu soutenue par son mari, et cela ne lui était pas familier.

Daphné se pencha vers elle et posa une main sur son épaule, tentant de la détourner de ses pensées moroses.

— Théo n'est qu'un imbécile, mais il se rendra forcément compte tôt au tard de ce qu'il se passe. Et s'il persiste, parle-lui. En attendant, on va passer la journée ensemble et s'amuser comme les deux adolescentes que nous ne sommes plus.

Elle ponctua ses paroles d'un petit sourire rassurant, ramenant un semblant de couleur sur le visage de Pansy.

— Tu as raison, acquiesça celle-ci en soupirant. Je ne vais pas laisser mon idiot de mari gâcher cette journée ! Qu'est-ce que tu veux faire ?

Daphné, satisfaite, se recula au fond du canapé, sa tasse à nouveau dans la main. Elle approuva les projets que Pansy lui proposa, tout en pensant qu'il fallait qu'elle ait une sérieuse conversation avec Théodore. Et le plus tôt possible serait le mieux.


Note de fin : Voilà, le deuxième chapitre est finit ! Encore une fois, je suis vraiment désolée pour le retard.

J'espère vraiment que ça vous a plu, n'hésitez pas à me laisser un mot pour me dire ce que vous en avez pensé, ce que vous avez aimé, moins aimé... ;)

Pour la suite, je serais chez moi le week-end prochain, donc pas de souci, vous aurez le chapitre trois la semaine prochaine ! Bon week-end à vous tous, et à samedi prochain ! ;)