Je suis désolée de poster aussi tard, vous allez surement devoir relire en diagonale le premier chapitre... J'ai pas trop eu le temps de me mettre à mon ordinateur ces derniers temps, c'est aussi pourquoi je n'ai pas trop reviewer vos fictions, chers lecteurs, et j'en suis profondément désolée. De plus que j'ai deux fic' qui attendent au four... Il faut vraiment que je m'y mettes! Faut juste que je retrouve un peu de courage...

Enfin bref, voila la suite-fin de ce two-shot. Je ne suis pas sûre qu'elle va plaire (je sais déjà qu'une personne ne va pas aimer...) Mais je vous laisse lire et vous rendre compte par vous-même.

Je vous conseille aussi, avant de lire ce chapitre, jeter encore un coup d'oeil sur le rating et le résumé de l'histoire...

Bonne lecture =) et Merci!


Merlin ne revint au lycée que deux semaines plus tard. Il paraissait être encore plus maigre, si cela était possible. Des cernes soulignaient ses yeux tristes. Lorsqu'Arthur aperçut sa silhouette passer la double-porte de l'établissement, une joie sans borne l'envahit. Mais elle retomba bien rapidement lorsqu'il croisa le regard du jeune brun. Un regard vide. Sinistre.

« Mon père est mort. »

De simples paroles en guise de bonjour mais cela arracha le cœur du blond. Des dizaines de questions lui brulèrent les lèvres mais il sentit que ce n'était pas le moment. Pas encore. Il interrogea l'autre du regard, incapable d'ouvrir la bouche.

« T'inquiètes. Ça va aller. Ça va passer. » fit mécaniquement le cadet.

On aurait dit qu'il tentait de s'en convaincre. Ces mots sonnaient creux. Le plus vieux lui ébouriffa les cheveux et l'emmena rejoindre les autres, en espérant que l'éternelle joie de vivre de Gwaine l'atteindrait. Mais ce fut vain. Et plusieurs jours passèrent, lentement. Mais petit à petit, Merlin recommença à sourire, à se moquer d'Arthur. Comme avant.

Le blond réfléchit profondément, se demandant comme il aurait réagi si son propre père serait décédé. Mal. Très mal probablement. Mais Merlin était plus fort qu'il n'y paraissait. Et il tenait le coup. Cette épreuve les rapprocha encore plus. Ils étaient désormais inséparables. Deux mois passèrent encore, et on ne les imaginait plus l'un sans l'autre. Quand on parlait d'Arthur, on parlait aussi inévitablement de Merlin. Et vice versa. Le vieux bar était leur repaire, la bande leur famille, les rues et le lycée leur royaume.

L'hiver vint. Après des vacances d'été remplies de bonheur et de rires, les cours reprirent. Seule ombre au tableau: Mordred était dans leur classe.

Au début ils l'ignorèrent, même si ses regards haineux rendaient Merlin mal à l'aise. Il y eu plusieurs provocations sans suite. Des enfantillages. De courtes vacances arrivèrent et les soulagèrent, pourtant Arthur dû partir avec ses parents quelques jours, au plus grand désespoir de son ami.

Arthur avait honte de l'admettre, mais il s'était beaucoup amusé avec ses parents. Merlin lui avait un peu manqué, mais de nouvelles activités l'effaçait sans cesse de ses pensées. Il revint à Camelot un dimanche soir et le réveil du lendemain matin pour retourner au lycée fut des plus rudes.

Il y croisa d'abord la bande, qui l'accueillit avec des tapes amicales et étreintes viriles enthousiastes. Puis il alla en classe et s'assit à coté de Merlin. Il se rendait compte qu'il lui avait beaucoup manqué. Celui-ci lui parut peu avenant. Il avait beau lui sourire, le blond remarquait bien qu'il lui cachait quelque chose.

« Non, non, t'inquiètes. Ça va. »

Le même ton que lorsqu'il avait perdu son père. Pour le coup, Arthur redescendit brutalement de son petit nuage. Son ami allait mal. Et il se sentait frustré, car il ne savait pas pourquoi. La matinée s'écoula lentement et après un repas silencieux, ils allèrent en cours de sport. Ils s'apprêtaient à entrer dans les vestiaires quand le professeur les héla:

- He! Les minots! Mettez ça. Aujourd'hui, c'est jour de match, il vous faut des numéros. Et oui, même toi Merlin. Ne fais pas cette tête là! J'ai des casques si tu veux…

Le brun rentra en grommelant. Les rires gras résonnèrent bientôt dans la petite pièce sale et odorante. Les garçons commencèrent a se déshabiller et Arthur était déjà torse nu lorsqu'il remarqua la moue de son ami. Qui semblait très réticent à passer la tenue.

- T'inquiètes Merlin, t'auras pas à jouer. Tu feras le remplaçant s'tu veux.

Il savait que son cadet détestait le sport. Sa maladresse l'handicapait grandement à vrai dire, et il valait mieux pour tout le monde qu'il reste sur le banc. Pourtant ce n'était pas cela qui semblait l'inquiéter. Il se mit dos au blond pour retirer sa chemise à carreaux. Cela l'étonna, depuis quand était-il si pudique? Ce ne fut que lorsque l'autre fut à moitié nu qu'il vit les ombres qui striaient sa peau. Du coin de l'œil, il vit Mordred et ses sbires se dépêcher de quitter le vestiaire. Et cela l'inquiéta car il sentait brusquement une tension ambiante anormale.

Il prit Merlin par l'épaule et le retourna. Le brun résista faiblement mais finit par se mettre de face en se mordant la lèvre. D'innombrables bleus tachaient son torse et son ventre. D'une main tremblante, Arthur effleura l'un d'eux.

- Qui…

- C'est que dalle. Laisse tomber.

Le maillot rouge numéroté tomba rapidement sur le tronc du plus jeune, cachant les blessures. Il fit mine de partir mais l'autre le retint par l'épaule. Lancelot et Perceval échangèrent un regard inquiet.

- Dis-moi qui t'a fait ça. Demanda froidement le blond.

- Je t'ai dit que c'était rien. Oublie. Je suis tombé en vélo.

- Arrête tes conneries tu fais pas de vélo.

- J'ai commencé quand t'étais pas là. Je me faisait chier.

Il ne restait plus qu'eux dans la pièce, avec Lancelot et Perceval qui attendaient, ne voulant pas les laisser seuls. Ils se méfiait du caractère impulsif de leur ami.

- C'est Mordred, hein? Il a profité de mon absence pour te foutre sur la gueule.

- Non.

- Putain celui là je vais lui régler son compte une bonne fois pour toutes…

- Non! Ça ne fera qu'empirer les choses. S'il te plait, ne rentres pas dans son jeu. Ça va mal finir sinon.

- Ca finira mal si je ne fais rien. Après il va commencer à se sentir puissant et il recommencera.

- C'est pas grave.

- Pas grave? Mais Merlin tu réalise! Merde quoi! Il s'agit de ta santé!

- Je te dis que c'est rien. Il a passé ses nerfs et puis voilà. Si tu te venges il se revengera ensuite, et ça ne finira jamais. Après tu auras des ennuis et je veux pas en être la cause. Non, sérieusement, essaie d'être moins con que lui.

La remarque le glaça sur place.

- Ok…

Il sortit du vestiaire et se rendit, furieux, sur le terrain. Mordred lui adressa un petit sourire insupportable.

« Fais pas le malin toi, tu paie rien pour attendre… »

D'autres mois passèrent. Trop vite. Ils ne les voyaient pas passer. Ils se disaient toujours que le temps passait trop lentement, et au final ils n'en avaient pas assez pour faire tout ce qu'ils voulaient. Il n'y eu pas d'autre incident notable. Quelques injures et regards mauvais. Rien qui ne laissait présager ce qui allait se produire.

Ce qui allait bouleverser leurs vies.


Le temps était nuageux. Un orage se préparait surement. Arthur remonta ses épaules pour avoir moins froid. Un vent glacial traversait ses vêtements et ceux de Leon, Perceval, Elyan et Gwaine, qui l'accompagnaient. Ils allaient à leur cinéma favori. Merlin les attendait déjà là-bas car il habitait plus près.

Les volets des fenêtres claquaient, et dans cette obscurité crépusculaire, la ville semblait bien sinistre. Une nouvelle rafale leur arracha un frisson et ils pressèrent le pas. Ils allaient arriver au fameux raccourci et tourner au coin de la rue lorsqu'il se figèrent. Interdits devant le spectacle qui se déroulaient devant leur yeux ébahis.

Au fond de la ruelle, un groupe de six garçons frappaient un septième. Seul contre les autres. À terre, un coup de pied lui arracha un cri plaintif. Le sang d'Arthur ne fit qu'un tour. Il ne reconnaissait que trop bien cette voix. D'un geste, il invita ses amis à le suivre et ils se jetèrent dans la mêlée. Frappant rageusement le gang de Mordred. Il était temps de leur donner une leçon.

Pantelant, Merlin se releva en s'aidant du mur sale. Le blond allait l'aider lorsque Mordred lui sauta dessus en hurlant sauvagement, commençant ainsi un combat singulier. Ils roulèrent à terre et se relevèrent en se toisant, Arthur se plaça devant son ami, adoptant ainsi une posture défensive. Ils n'échangèrent aucune parole. Ils n'avaient rien à se dire. Seulement un différent à régler. Et ils ne comptaient pas le faire à l'amiable.

Ils se ruèrent ensuite l'un sur l'autre. Se frappant mutuellement, à coups de poings, de pieds, de genoux. Tout était permis. C'était ce que pensait Mordred. Ce qu'un esprit dérangé et malsain envisageait, et qu'un cœur pur comme celui du Pendragon n'imaginait même pas.

Arthur avait le dessus. Hypnotisé, son ami ne quittait pas le combat des yeux. Et pourtant lorsque Mordred recula de quelques pas, il tiqua.

Discrètement, celui-ci déplia son canif.

Avec un regard noir, il s'élança.

Inconscient du danger, le blond fléchit les genoux et s'apprêta à rouler sur le sol en entrainant l'autre. Il fronça les sourcils lorsqu'il remarqua que son adversaire ne tendait qu'un seul bras.

Un reflet argenté brilla dans la main de l'adolescent violent.

- ARTHUR !

Merlin se jeta devant son ami dans un reflexe irréfléchi, instinctif. Il n'avait pas le temps de faire autre chose. De parer. De contrattaquer. Il ne pouvait qu'encaisser. Comme il l'avait toujours fait.

Arthur ne comprenait toujours pas. Mais la réalité s'imposa douloureusement à lui lorsqu'il vit le sourire inhumain de Mordred qui reculait. Une lame ensanglantée à la main. À cet instant-là il comprit.

Merlin s'effondra dans ses bras et il l'allongea doucement par terre.

- MERLIN ! NON !

Les cris intriguèrent les autres qui cessèrent de se battre. S'apercevant de ce que leur chef venait de faire, les sbires de Mordred partirent en courant. Mais lui se tenait bien droit, fier de son acte. Le sourire aux lèvres. Lancelot se précipita sur Merlin qui gémissait et Arthur le laissa s'en occuper. Il se releva doucement. Et le temps parut ralentir.

Il sentait son cœur battre. Le sang frappait furieusement les parois de ses veines. Il le sentait dans son cou, dans ses tempes. Le long de ses bras désormais dénudés, car Mordred lui avait arraché sa veste, les vaisseaux sanguins ressortait nettement. Son souffle devint plus saccadé. Ses poings se fermèrent à tel point que ses jointures blanchirent.

- Je vais te tuer…cracha-t-il à l'autre.

Cela ne fit qu'agrandir son sourire. Le blond ne put se retenir et se rua sur lui.

- JE VAIS TE TUER !

Il se mit à frapper Mordred de toutes ses forces. Du coin de l'œil, il voyait Merlin se vider de son sang dans les bras de Lancelot et d'Elyan. Et cette vision ne fit qu'accroitre sa rage. Bientôt il ne vit plus rien d'autre que son ennemi. Mais celui-ci ne faisait pas le poids, une fois qu'Arthur lui fit lâcher son arme, il n'avait plus aucun moyen de se défendre. Le blond était bien plus costaud que lui.

Gwaine et Perceval se rapprochèrent, indécis. Ne sachant s'il fallait stopper leur ami. Ils ne l'avaient jamais vu dans un tel état. Et cela leur faisait peur car ils comprirent bientôt qu'Arthur ne se maitrisait absolument plus. Il continuait d'hurler. Répétant indéfiniment la même phrase qu'il avait déjà dite auparavant.

Il sentit le nez de Mordred craquer sous son poing. Et loin de l'écœurer, le bruit l'enchanta. L'enivra. Sa raison n'agissait plus, il était totalement déconnecté de la réalité. Plus qu'une chose comptait: venger Merlin. Alors il frappait, toujours plus fort. Il vit la peur dans le regard de son adversaire et avec un nouveau hurlement de rage il le plaque contre un mur. D'un puissant crochet droit, il l'envoya à terre et lui donna un coup de pied dans l'estomac.

Mordred se recroquevilla en gémissant et demanda grâce. La chose sembla rendre Arthur encore plus fou qu'il l'était déjà. Il se laissa tomber à genoux et de la main gauche il attrapa l'autre par le col. Laissant libre cours à sa main droite pour le rouer de coup.

Les cris de douleur l'assoiffaient. Comme une drogue, plus l'autre se plaignait, et plus il lui donnait de raisons de geindre. Comprenant que la situation échappait à tout contrôle, Perceval tenta de retenir son ami et de les séparer. Contre toute attente, il n'y parvint pas. Arthur s'agrippait à Mordred comme un forcené. Beuglant férocement. Il laissa libre cours à sa folie. Son sang le brulait et son cœur allait fracasser sa poitrine à force de battre. C'était devenu une nécessité, il ne pouvait plus s'empêcher de frapper.

Il disjonctait totalement. Plus rien n'avait d'emprise sur lui. Il ne savait plus qui il était. Ni ou il était. Il ne restait que cette certitude, le sentiment impérieux qu'il devait continuer. Sans faiblir. Sans s'arrêter.

- ARTHUR PUTAIN ARRETE TOI T'ES MALADE ! Cria Perceval, terrifié.

Les yeux suppliants de Mordred braqués sur lui, Arthur sentait la victoire toute proche. Une force supérieure semblait le posséder tout entier.

Et la Violence savourait son triomphe, s'affirmant comme la maîtresse toute puissante des Hommes. Gagnant sans cesse de nouvelles âmes, en association avec la Haine. Et désormais, rien ne pourrait plus arrêter le duo infernal.

Elles possédaient Arthur Pendragon. La Vie l'avait toujours protégé, épargné mais désormais, le château de cartes s'écroulait. Il quittait brutalement le monde de l'enfance. Et de la plus ignoble façon qui soit.

Les gémissements de Mordred cessèrent et il ferma les yeux.

Perceval parvint finalement à décrocher le blond du corps à présent inerte.

La réalité frappa Arthur en pleine face. Hébété, il fixa ses mains ensanglantée. L'adrénaline quitta progressivement ses veines, et il se calma. Comprenant peu à peu ce qu'il venait de faire. Et il eu brusquement envie de vomir.

C'était un meurtrier. Il venait d'arracher la vie. À mains nues. Comme un sauvage. Des larmes roulèrent sur ses joues et se détournant du cadavre, il regarda Merlin.

Elyan tentait de ralentir le flot de sang qui s'échappait de sa blessure et Gwaine s'empressa d'appeler une ambulance. L'affrontement n'avait duré que quelques minutes, mais il pesait sur les épaules d'Arthur comme des millénaires.

Il s'accroupit et prit son jeune ami dans ses bras, pleurant désormais à chaudes larmes. « Pardonne-moi…pardonne-moi. Reviens, je t'en supplie Merlin, ne me laisse pas…»

Il se mit à pleuvoir, et les gouttes cristallines lavèrent ses mains tachées de pourpre. Ainsi rincé, le visage de Merlin lui parut plus pur que les pierres les plus précieuses.

Au loin, des sirènes hurlèrent.


Hunith mit la casserole sur le feu et sala l'eau. Elle alluma la télévision, maudissant la compagnie téléphonique qui privait le petit village où elle habitait de téléphone. Elle tomba sur la chaine de son pays natal. C'était l'unique chaîne qu'elle pouvait recevoir, et elle la payait une fortune. Mais elle se doutait bien qu'en payant encore plus, elle aurait pu avoir bien d'autres canaux. Ces méthodes la dégoutaient.

Elle aurait voulu téléphoner à Merlin mais, comble de malchance, elle avait oublié son portable au siège de l'association. Qui était dans un village à plusieurs kilomètres. Décidément le sort s'acharnait! Attendant l'ébullition de l'eau, elle s'assit dans un fauteuil et regarda l'écran animé: c'était l'heure du journal. En femme organisée, elle ne put s'empêcher de se relever pour passer un coup de balai, elle détestait rester inoccupée. Elle écouta les titres d'une oreille distraite mais s'interrompit lorsqu'elle entendit le journaliste parler de la petite ville où habitait son fils.

« Un adolescent tué lors d'un règlement de compte. Un autre, poignardé, est dans un état critique à l'hôpital et plongé dans le coma. Le meurtrier présumé du premier est aujourd'hui en garde à vue. La bande de celui-ci s'est rendue à la police sans encombres et a appelé directement une ambulance. D'autres jeunes se sont enfui avant l'arrivée des autorités. Les motifs précis de cet affrontement ne sont pas encore connus. »

Elle soupira en secouant la tête. « Mon Dieu, tant de jeunes vie brisées pour certainement des broutilles. C'est terrible… »

Trois coups frappés à la porte troublèrent la quiétude de la maisonnette.

- Voilà, j'arrive! Cria-t-elle en posant le balai contre un mur.

La porte s'ouvrit sur un homme en uniforme, la mine sombre et le regard fuyant.

- Je peux vous aider, Monsieur?

L'homme releva un regard attristé sur elle et se mordit la lèvre.

- C'est au sujet de votre fils…

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Fin

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Je sais, vous allez me traitez de psycopathe et vous aurez raison. Je me doutes qu'il y en a un paquet qui ne vont pas aimer cette fiction. Mais bon, je pense qu'il en faut pour tous les gouts, et j'en ai un peu marre à force des happy end. Même si je ne vois pas cette histoire comme se finissant tragiquement car, hormis Mordred, personne n'est mort. Arthur va surement aller en prison et Merlin n'est pas forcément condamné. Qui sait, l'histoire n'est peut-être pas tout à fait terminée...

Merci de m'avoir lue et s'il vous plait review! Je suis impatiente d'avoir votre avis!

A bientôt (promis la prochaine fois je serai plus gentille avec les personnages...)

:D