salut! Et voila, je suis de retour! juste un jour de retard? Ca le fait non? fiere d'elle bon, assez parler pour rien dire, les formalité puis chapitre deux!
Disclamer: tout est a JK Rolwing...sauf les personnages qui vous seront inconnu
Couple: vous verrez bien, c'est une surprise.
Rathing: k voir k+
quelques symboles:
… : marque qu'un moment plus ou moins long sépare les deux instants.
OoOo : encadre un souvenir. Appartenant à 'Eric'
OooOoo : encadre un souvenir. Appartenant à Eiline.
o.o. : même moment, lieu différent.
' italiques ' : encadre les pensées des personnages.
Insomnie.
Chapitre Deux.
…
Lundi 6 Novembre. Après midi.
- Kashina !
- Absente, répondirent quelque voix.
L'appel se poursuivit et le court débuta. Jusqu'à ce qu'on frappe à la porte.
- Bonjour. Excusez-moi pour ce retard.
- Vous etiez absente ce matin ?
- Oui.
- Vous avez un mot ?
- Bien sûr, tenez.
Eiline alla s'asseoir à sa place. Elle n'aimait vraiment pas se faire remarquer. De plus, elle était fatiguée. Elle avait encore eu du mal à s'endormir.
- Tu étais ou ?
OooOoo
- Toutes mes condoléances.
- Merci ' pourquoi suis-je obligée d'être ici ? je préférais finir de m'occuper de ces papiers plutôt que de devoir faire bonne figure à cet enterrement. Je ne connaîs personne. Je ne savais pas que mon oncle connaissait autant de monde.'
OooOoo
- J'étais malade.
Sa voisine se décala, répugnée comme si elle avait déclaré être atteinte de la peste. Cela réussit à faire sourire Eiline. Sa voisine était une vrai commère, d'ici la fin de la journée, tout le monde la fuirait. Au moins elle aurait la paix.
…
Lorsque la sonnerie sonna la fin des cours, Eiline rangea ses affaires et sortit précipitement. Son intuition ne l'avait pas trahi, tous les gens de sa classe et même d'autres se poussèrent à son approche. Feindre d'être malade pouvait vraiment avoir du bon.
…
18h…il s'ennuyait tout seul.
OoOo
- Je sais que votre isolement est dur et qu'il vous pèse. Je pourrais peut être appeler l'un de vos proche. Et il pourrait venir vous rendre une courte visite. Quand pensez-vous ?
- Vous risqueriez votre poste, Katy.
- Je sais. Mais je ne supporte plus de vous voir dans cet état ! C'est vraiment dure de vous voir ainsi dépérir.
- C'est gentil mais ne vous en faite pas…
- Vous êtes sur ? Je suis certaine que votre famille et vos amis s'inquiètent pour vous !
- Ils attendront ma guérison. Ordre du docteur. 'de toute façon, personne ne m'attend…je n'ai plus d'amis, ils sont tous…'
- Bien, alors courage. Dans une semaine vous serez guéri !
- C'est ce que vous me dites toutes les semaines depuis mon arrivée.
- …
- C'était quand déjà ?
- Il y a six mois.
- Cela fait si longtemps…
- Oui.
- C'est long, et pourtant si court. J'ai l'impression d'avoir toujours vécu ici. ' dommage que ça ne soit pas le cas…'
- Bien, je vous laisse…
OoOo
Un sentiment de nausée l'assaillit. Ce sentiment de solitude ne lui était pas inconnu. Mais malgré ses efforts, aucun souvenir, même vague, ne remonta à sa mémoire.
…
- Voila les derniers papiers, docteur.
- Merci. J'ai vérifié ceux que vous m'avez apporté ce matin. Avec cela tout doit être en règle.
Le docteur feuilleta les documents. Vérifiant tout le plus consciencieusement possible. Il s'arrêta sur certains documents plus important, en signa d'autre.
- Alors ? C'est bon ?
- Oui.
- Ouf…
- Je dois tout de même vous mettre au courant de son état.
- Je vous écoute, docteur.
- Eric est atteint d'une double amnésie.
- C'est-à-dire ?
- Il a, à la fois, une amnésie psychogène et aussi rétrograde.
- Euh, excusez-moi mais, j'ai l'impression que vous parlez en chinois.
- Oh, je suis navré. L'habitude.
Il sourit. Elle avait sûrement raison, son idée était certainement la meilleur. Elle se donnait beaucoup de mal pour comprendre Eric et pour l'aider au maximum. Cette jeune fille était un vrai ange. Un ange qui, à ses moments perdus, a un regard des plus triste, mélancolique.
- Prête pour un petit cour ?
- Oui, Mr ! Ou devrais-je dire : Mr le professeur ? Je vous écoute !
Nouveau sourire. Cette jeune fille avait un don. C'était comme si elle savait faire fuir tous les ennuis. Sa seule présence arrivait à mettre en déroute des hordes de soucis.
- L'amnésie psychogène est fréquente. C'est une forme d'amnésie qui se rapporte souvent à l'identité et à l'histoire de la personne atteinte. Il s'agit d'une amnésie d'origine psychologique au cours de laquelle les individus s'efforcent d'oublier les souvenirs désagréables et ceux ayant un rapport avec une dépression. Les crimes violents comme l'homicide ou les sévices sexuels en sont les exemples les plus courants. C'est un mécanisme inconscient de défense pour éviter d'affronter une situation difficile. En revanche, l'amnésie rétrograde se manifeste à la suite d'un accident, tel un choc crânien ou une noyade, comme pour Eric. Elle donne des troubles de la mémoire permanents touchants essentiellement les minutes qui ont précédé un traumatisme crânien. Elle peut aussi s'étendre de plusieurs heures à plusieurs semaines avant l'accident. Puis, avec la guérison, cette amnésie rétrograde peut disparaître.
- En gros, il est guéri de la rétrograde, mais il est encore amnésique ? C'est pour cela qu'il se souvient de sa chute mais pas de son passé ?
- C'est cela oui.
- Ok, je comprends.
- …
- Est-ce que l'emmener près de l'eau, ou en Angleterre pourrait s'avérer dangereux pour lui ?
- Non, je ne pense pas.
- D'accord. Merci beaucoup !
19h57, il devait l'attendre. De plus, les visites allaient se terminer.
- Je vais aller le rejoindre. Euh, est-ce que c'est bon pour ce soir, ou…
- Oui, bien sûr ! Tout est en règle.
- Je vais lui annoncer la nouvelle alors. Merci beaucoup docteur !
- Oh, c'est plutôt à moi de vous remercier. Sans vos talents de traductrice, ce cher Eric aurait été un vrai problème !
Encore un sourire. Il la regarda se diriger vers la porte. Puis à sa grande surprise, elle se retourna.
- Essayez du coté de Douvres.
- Douvres ?
- Oui, il m'a parlé d'une grande forteresse blanche. D'un implacable juge de son destin. Alors, je pense qu'il s'est jeté du haut des falaises de Douvres.
- Poète en plus d'amnésique ?
- Ce qu'il m'a dit était très beau. Terriblement triste, et pourtant si beau.
- Je chercherais, merci du renseignement.
Elle lui sourit une dernière fois et sortit. Il regarda encore quelques temps la porte avant de se replonger dans ses dossiers, la tête résonnante encore du rire de la jeune fille.
…
- Eric !
- E…Eiline ? J'avais peur que tu m'ais oublié!
- T'oublier ? Impossible ! Au fait, j'ai une bonne nouvelle !
- Laquelle ? Raconte !
- Rassemble tes affaires, tu quittes l'hôpital !
- Co…comment ?
- Je te ramène chez moi ! Enfin, si tu veux bien ! Alors ?
- …
- Tu préférerais peut être rester ici…
- Non, je… je serais heureux de te suivre…
- Et puis, tu sais, si finalement ça ne te plait pas, on te trouvera un endroit bien ! Ok ?
- Ok ! 'comment ne pas lui faire confiance ? C'est un ange…un ange triste qui fait tout pour aider les autres. C'est comme si elle absorbait la tristesse et les ennuis des autres.'
- Ils ne leur fallut qu'une ou deux secondes pour rassembler les affaires du brun.
- Il va falloir aller faire des courses demain.
- Pourquoi ?
- Pour t'acheter des vêtements bien sûr !
- Mais, je n'ai pas d'argent.
- Moi si !
- Et puis, tu dois avoir cours demain, non ?
- Je ne vais plus en cour, j'ai décidé de tout arrêter.
- Pourquoi ?
- Ces longues nuits d'insomnie m'ont ouvert les yeux sur ce que je veux faire.
Ils sortirent de l'hôpital pus marchèrent dans la nuit, guidés par la jeune femme.
- Et que vas-tu faire maintenant ?
- M'occuper de toi !
Elle partit devant, mettant fin à la discussion. Son rire clair comme de l'eau pure résonna aux oreilles du jeune homme. Elle avait l'air heureux. C'était le principal. Il l'a rattrapa et tout deux allèrent sur les hauteurs du havre, à Saint Adresse.
- Cela fait longtemps que tu vis ici ?
- Je ne sais pas vraiment. Quelques années oui.
- Et avant, tu habitais où ?
- Je ne m'en souviens plus. C'est comme si mes souvenirs commençaient à partir du moment où j'ai vécu ici.
- Et tu vis avec ta famille ?
- Non, je vis seule. Depuis deux jours, maintenant.
- Mais c'est immense pour toi toute seule !
- Tu peux le dire !
- Et elle t'appartient cette maison ?
- Depuis ce matin oui !
- Ce matin ?
- Depuis que j'ai mes dix-huit ans.
- Oh, excuse-moi, Bon anniversaire !
- Quoi ? demanda une Eiline abasourdie.
- Bon anniversaire…
- Euh, oh, merci. C'est la première fois que l'on me souhaite mon anniversaire
- Sérieusement ?
- Oui.
- La personne avec qui tu vivais avant ne te l'a jamais souhaité ?
- 'Mon oncle ? me souhaiter une telle chose ? Non, c'est à peine s'il connaissait mon nom ! Alors de là à connaître ma date de naissance…et puis, il a toujours fait comme si je n'existais pas. '
- Eiline ? Excuse-moi, je suis trop curieux. Cela ne me regarde sûrement pas…
J- e vivais avec un homme que j'appelais mon oncle. Je devais le vouvoyer. Je ne savais rien de lui. Et il ignorait ma présence. Mais tout cela est fini. Entre !
Elle venait d'ouvrir la porte d'une grande maison. Elle était sur deux étages. Le rez-de-chaussée comportait cinq pièces, une cuisine, un salon, une salle à manger, une bibliothèque, et les appartements de son oncle. Ceux-ci étaient composés de trois autres pièces : une salle de bain, un bureau et une chambre. L'étage appartenait à Eiline depuis toujours, enfin, depuis son arrivée. Son oncle n'y allait jamais. Il y avait un bureau, une bibliothèque, salle de bains, un toilette ainsi que deux chambres. Le tout était décoré et organisé avec goût.
La jeune fille n'avait jamais était riche, en fait, elle ne possédait rien. Mais son oncle lui, était plus que riche. Depuis son arrivée, il lui versait une pension que, même en étant des plus dépensières, elle n'aurait jamais pu utiliser entièrement. Et maintenant, en plus de ses économies, elle possédait l'intégralité de la fortune de l'inconnu qui l'avait hébergée. Tout ce qu'elle possédait, elle l'avait acheté avec l'argent de cet homme. S'il avait voulu la chasser, elle n'aurait rien pu prendre. Mais il ne l'avait jamais fait. Et il avait même fait d'elle son unique héritière.
Elle se secoua un peu, repoussant sa rêverie. Elle emmena Eric à l'étage et lui montra sa chambre, séparé de celle de la jeune fille par la salle d'eau. Ils déposèrent les affaires du jeune homme dans une très jolie pièce, meublée avec des éléments discrets mais tout aussi confortable que beau.
- Je vais aller préparer le repas. Pendant ce temps-là tu peux visiter un peu la maison.
La jeune femme lui avait expliqué qu'il avait accès à toutes les pièces sauf celles faisaient parties des appartements de l'oncle. Il n'avait pas le droit non plus d'entrer dans la chambre d'Eiline. Sauf si c'était elle qui le lui demandait.
Il visita un peu tout, et fini par se retrouver dans la bibliothèque de l'étage (la seule qui lui soit accessible). Cette pièce l'intéressa tout de suite. Il n'avait pas le souvenir d'avoir un jour aimé lire. Mais la pièce était si calme, tout était rangé à sa place. Et la variété de livre le laissa indécis. Il en prit un au hasard et se plongea dedans, afin d'attendre l'heure du dîner.
Quand elle l'appela, il avait déjà dévoré une trentaine de pages. Il la rejoignit et se retrouva alors face à un festin digne d'un roi et de toute sa cour. Elle avait prit beaucoup de temps mais avait pu ainsi préparer les plats les plus divers et savoureux qu'elle connaissait. Elle était prête à beaucoup de choses et d'efforts pour lui faire recouvrer l'appétit. Ainsi que pour lui faire plaisir.
- Tu n'es pas obligé de tout manger. J'espère que ça te plaira. Je ne savais pas du tout ce que tu aimais, alors j'ai fait plusieurs choses, ajouta-t-elle devant sa mine étonnée.
- Tu as invité du monde ?
- Oui, toi !
La mine perplexe qu'arborait le jeune homme la fit rire.
- N'ai-je pas le droit de gâter mon tout premier invité ? Premier invité, et premier vrai ami…
- Merci.
Elle lui sourit et s'installa face à lui. La solitude qui pesait sur elle allait enfin la quitter. Depuis combien de temps vivait-elle ici, tellement seule, malgré la présence de son oncle ?
- Bon appétit !
- Merci, à toi aussi. ' Je crois que tous tes efforts seront vains. Je n'aime pas manger. Mais je vais t'imiter et moi aussi je vais faire un effort. Je vais commencer par te sourire, ensuite je goûterais tout ce que tu m'as préparé. Que se soit mauvais ou passable. De toute manière, la nourriture et quelque chose d'ignoble…'
Il sourit. Il était touché par l'attitude de sa jeune amie. Il prit l'instrument de torture à quatre pics et y embrocha un morceau de viande. Et s'en plus réfléchir, ni regarder, le mit dans sa bouche. Il mâcha longuement avant d'avaler.
- C'est, c'est…
- Tu n'aime pas ? Je peux encore préparer autre chose si rien ne te convient.
- Au contraire, c'est excellent ! 'Comment ? Comment de telles choses peuvent-elles être si bonnes ? Si j'avais su que la nourriture pouvait avoir ce goût…'
Un sourire sincère illumina leurs deux visages. Il mangea peu, mais c'était déjà une grande victoire pour les deux. Il avait savouré ce qu'il avait avalé. Il avait prit du plaisir à manger, même s'il avait mangé trois fois moins qu'un jeune homme normal. Il pouvait considérer qu'il était sur la voie de la guérison.
Il l'aida à débarrasser et à faire la vaisselle. Cela lui plaisait. Pourquoi ? Parce qu'il se sentait enfin utile ! Cela faisait si longtemps qu'il ne s'était pas senti aimé. Elle avait dit qu'il était son premier vrai ami. Cela lui avait réchauffé le cœur.
- Merci de m'avoir aidé ! Je vais prendre ma douche. Tu peux regarder la télé si tu veux.
- Je préférerais lire.
- Tu fais comme tu veux. Tu es chez toi après tout.
- ' Chez moi…pourquoi pas. Je me sens tellement bien ici….'
…
Il lisait depuis déjà quelques minutes quand il entendit l'eau couler. Peu après il entendit Eiline chanter. Sa voix triste, mélancolique, formait des mots magnifiques. Elle chantait dans une langue qui lui était inconnue. Telle une berceuse mortuaire, elle l'engloba et le pénétra au plus profond de son âme.
.o.o
Des larmes coulaient sur ses joues, noyées par les flots de l'eau brûlante. Sa voix s'élevait, chantant sa peine.
- Win dain a lotica, En val tu ri, Si lo ta, Fin dein a loluca, En dragu a sei lain, Vi fa-ru les shutai am, En riga-lint. (1)
Le chant remplissait tout son être. La salle de bain résonnait de sa plainte, telle une lente agonie.
…
Elle finissait tout juste son livre. Elle se levait pour aller le ranger sur l'étagère appropriée quand Eric entra dans la pièce. Il venait de prendre sa douche et avait enfilé des vêtements ayant appartenu à un neveu de l'oncle d'Eiline. Un neveu qu'elle n'avait jamais connu.
- Que voulait dire ton chant, tout à l'heure ? C'était si beau.
- Ho, rien de spécial.
- Tu chantes bien.
- Merci….
Il était accoudé au chambranle de la porte. Le pyjama trop grand pour lui, le rendait craquant. Elle aurait pu tomber amoureuse de lui. Mais un autre visage lui vint à l'esprit. Elle ne prit pas le temps d'identifier ses sentiments ou même à qui elle pensait. Elle finit de reposer son livre.
- Je vais aller me coucher, je commence à délirer. Bonne nuit.
Elle alla vers lui, se mit sur la pointe des pieds. Elle déposa un baiser sur sa cicatrice. Comme à son habitude. Elle était étrange. Mais pas que sa forme, c'était comme si elle dégageait quelque chose de … magique. 'je deviens folle…la magie, ça n'existe pas. Je suis vraiment fatiguée ! D'abord je fantasme sur lui, et maintenant je trouve quelque chose d'étrange à une simple marque ! Aller, au dodo !'
- Bonne nuit, Eiline.
Il entra dans la bibliothèque et s'installa prés du fauteuil qu'elle venait de quitter. Il fut heureux de pouvoir se replonger dans un monde merveilleux où les dragons existaient.
.o.o
Elle marcha vers sa chambre. Le moment qu'elle aimait tant avant été sur le point d'arriver. Cet instant où elle entrait dans son lit et qu'elle éteignait la lumière, pour sentir doucement le sommeil l'emporter. Mais maintenant, elle avait peur. Peur de ne pas pouvoir s'endormir. L'insomnie était arrivée à son second stade : l'anxiété pathologique. L'attente du sommeil allait s'accompagner, comme la veille, de questions existentielles. Elle allait tenter de se rappeler son passé, pour se rassurer. Car, tout ce qu'elle savait, c'était son oncle qui le lui avait dit. Mais peut être que tout cela était faux. Peut-être vivait-elle dans le mensonge tout ce temps ! Et si elle ne s'appelait pas Eiline ?
Elle avait beau connaître l'inutilité de se poser ses questions sans réponses, elle n'arrivait pas à lutter. Il faudrait qu'elle aille chercher des médicaments dés le lendemain. Même si ceux délivrés sans ordonnance étaient quasiment inefficaces. Ce serait mieux que de ne rien faire.
…
- Bonjour ! Le petit déjeuner est prêt !
- Salut, t'es plutôt matinal. Il n'est que huit heures et tu es déjà prête. T'as même eu le temps de cuisiner !
- J'ai du mal à dormir ces derniers temps.
- T'es pas seule. Mais bon, si c'est pour être accueilli comme ça, je veux bien me lever plus tôt encore ! Ca sent bon, tu as préparé quoi ?
- Surprise ! Vas voir dans la salle à manger, tout est servi !
Ils s'attablèrent devant une montagne de pan cakes encore fumants et nappés de miel exquis. C'était autant un régal pour les yeux que pour l'odorat et le palais.
- Tu es vraiment douée pour la cuisine. C'est vraiment très bon !
- Merci, mais tu n'as encore rien vu. Et puis, il n'y a pas qu'en cuisine que je suis douée !
Elle lui fit un petit clin d'œil et partit en fou rire quand elle le vit rougir. Et sous ses yeux ébahis, elle le vit manger la moitié de son assiette.
Elle ne le savait pas encore, même si elle commençait à sans douter, mais elle allait bientôt découvrir que cette journée avait était écrite par un ange.
- Je pourrais ravoir du jus, s'il te plait ?
- Bien sûr.
- C'est toi aussi qui l'as fait ?
- Oui.
- Pourquoi ? Pourquoi tu te donnes autant de mal ?
- Pour tes beaux yeux, évidemment !
Elle n'avait jamais autant ri, ni même souri. Et encore moins dés le petit déjeuner. Ce jeune homme avait un don, tout comme ce docteur ! Elle n'avait jamais eu d'amis, et voila que deux personnes arrivaient dans sa vie. Sans prévenir, illuminant sa sombre et triste existence.
Eric se servit un morceau de gâteau pour pouvoir y goûter. C'était un marbré. Il aimait beaucoup le chocolat, le dessert lui plu tout de suite. Cela fit plaisir à la jeune fille. Mais ce qui fit battre plus vite son cœur ce matin-là, c'était qu'Eric c'était servi seul une part de ce gâteau. Même si elle était petite, c'était un grand, non, un immense pas.
…
- Eric, il est dix heures ! On y va oui ou non ?
- J'arrive !
Il l'a rejoignit et ils sortirent dans la rue. Il faisait frais et le soleil, trop pâle, n'arrivait pas à réchauffer l'air. Eiline avait déniché une veste dans la penderie. Elle avait pu l'offrir à Eric. Elle lui allait bien et faisait ressortir son visage. Sans cette veste, il aurait était frigorifié.
Ils arrivèrent bientôt au centre ville. Les transports en commun les y avaient bien aidés. Ils entrèrent dans toutes les boutiques de vêtements. Tantôt pour Eric, tantôt pour la jeune femme. Il essayait tout, achetait ce qu'ils leurs plaisaient, s'amusaient, riaient, admiraient. Ils se moquaient gentiment l'un de l'autre, et apprenaient à mieux se connaître en découvrant les goûts de l'autre. Les critiques acerbes de la jeune fille étaient égalées par le goût sûr du jeune homme. Avait-il déjà ce talent avant son amnésie ? Aimait-il faire les boutiques avec ses amis ? Avait-il des amis ? Les questions venaient, se bousculaient et repartaient, chassées par le regard violet au reflet d'or de son ange gardien.
Les deux heures filèrent telles des minutes et ils se retrouvèrent bientôt installés face à face dans un fast food. Les essayages et le froid avaient creusé l'appétit des deux adolescents. Malgré cela, Eric ne mangea son hamburger que du bout des lèvres.
Eiline ne répliqua rien. Il avait fait des progrès en très peu de temps. Elle ne comptait pas tout gâcher à cause de si peu. Car elle savait très bien qu'une dispute ou même une simple remarque le rebuterait encore plus. Il se rattraperait le soir. 'Il ne pourra pas faire autrement que de manger ce soir ! Il est impossible qu'il résiste au dîner que je lui préparerais' se dit-elle. En revanche, il mangea la moitié du cornet de frite alors qu'elle n'y croyait plus. Il prirent un seul dessert qu'ils se partagèrent et repartirent faire les boutiques.
L'après midi fut aussi rempli que la matinée. Ils durent finirent les achats de vêtements pour le jeune homme puis il décidèrent de faire les librairies. Ils achetèrent quelques livres puis allèrent acheter quelques CDs. Elle voulait lui faire découvrir des musique qu'elle aimait mais qu'elle n'avait pas chez elle.
Entre temps, dans leur folle après-midi, il firent une autre pose. Les pieds réclamaient du repos et l'estomac criait famine. Ils se prirent des pâtisseries et les savourèrent dans un petit café, devant une tasse fumant de ce noir et savoureux élixir. Elle le prit noir, avec très peu de sucre. Il l'imita. Découvrant, ou redécouvrant, ce goût fort et si doux à la fois.
La cathédrale sonnait les 18h quand ils se décidèrent à prendre le chemin du retour, tout en flânant. Ils n'arrivèrent que vers dix neuf heures chez eux.
Il furent bien heureux de rentrer. Il avait autant mal au jambe d'avoir tant marcher, qu'au bras, chargés des tonnes d'achats qu'ils avaient réussis à faire. Eiline commença à vider les sacs. Mais Eric l'en empêcha et voulut continuer à sa place.
- Laisse, je m'en occupe. Je vais tout ranger pendant que tu prépares le repas. Ok ? J'ai très faim.
- Ok, ça devrait être prêt pour vingt heures.
Elle allait se diriger vers la cuisine, mais changea d'avis et revint sur ses pas. Elle se mit sur la pointe des pieds, et déposa un tendre baiser sur la cicatrice.
- C'est pour avoir dit que tu avais faim, et pour te remercier de proposer de manière spontanée ton aide.
- C'est normal, je suis chez moi, non ?
- Si, bien sur !
Eiline alla à la cuisine, sans voir le jeune homme rougir de plaisir de se sentir enfin accepté par quelqu'un. La jeune fille mit tout en œuvre pour préparer un repas digne du plus grand chef français.
Ce soir-là, pour la première fois depuis si longtemps, Eric mangea normalement. Eiline fut ravie de le voir manger autant qu'elle.
Ils veillèrent tard, et profitèrent de cette journée magique pour apprendre, au noyé, le français.
…
- Entrer !
La porte s'ouvrit, offrant à la vue du docteur un couple de jeune gens souriants.
- Mlle Kashina, Eric ! Vous êtes en avance!
- Bonjour docteur.
- Bonjour !
Les trois jeunes gens échangèrent des banalités. Puis il entrèrent dans le vif du sujet, la raison pour lequel ils avaient rendez-vous.
- Alors, cela fait maintenant deux semaines. Comment vas-tu Eric ? Est-ce que tu t'habitues au Havre ?
- Je vais bien. La vie ici est assez agréable.
- Au niveau des souvenirs ?
- Rien de nouveaux, que des sensations.
- Les repas ? Demanda le docteur en se tournant vers Eiline cette fois.
- Il mange normalement. Voir même des fois très bien. Il arrive qu'il rechute, mais ça se passe plutôt bien.
- Eiline est une excellente cuisinière ! Rien à voir avec les trucs immangeables qu'on nous sert dans les hôpitaux !
Frank Brenand prenait des notes. Ce que venait de dire le jeune homme le fit rire.
- Félicitation, Eric. Et au niveau de l'insomnie ?
- Pareil, répondit Eric.
- Voir pire, renchérit Eiline.
L'entretient se poursuivit. Frank tenta de voir à quoi pouvait être dut l'insomnie des deux personnes qu'il avait face à lui. D'une façon générale, il était plus que satisfait du résultat de l'expérience. Eiline avait vraiment eut une idée géniale. Le créneau horaire qu'il leur avait réservé touchait à sa fin. Bientôt il devrait retourner auprès de ses patients, tout en n'oubliant pas le dossier qu'il devait finir de remplir, avant.
- Je vais devoir écourter notre rendez-vous. Au sujet de l'insomnie je vais vous prescrire des somnifères. Ils ne sont pas très forts, mais cela devrait vous aider.
- D'accord.
- Le prochain rendez-vous sera dans deux semaines ?
- Euh, je crois que cela sera impossible. Eric a demandé à aller en Angleterre. Nous partons pour un mois.
- Bonne initiative. Alors dés que vous rentrez, vous venez me voir. En cas de problème, je vous donne mon numéro personnel et celui d'un collègue anglais. Il travail dans un grand hôpital de Londres. J'espère que vous ferez un bon voyage.
- Merci beaucoup, au revoir.
- Au revoir, docteur.
- Ah, au fait, vous avez fait de grand progrès en français Eric.
- C'est grâce à Eiline. J'ai encore un peu de mal, mais j'arrive à comprendre !
- Il va falloir que vous m'expliquiez comment vous faites ! Lui apprendre le français en si peu de temps !
- A notre retour ?
- Avec plaisir.
Ils sortirent, laissant le docteur reprendre son travail.
…
- Dépêche-toi ! On va louper notre ferry !
Eiline attendait Eric dans la voiture. Elle avait passé son permis la semaine précédente. Quelques jours après le rendez-vous chez le docteur.
La semaine était passée vite. Il avait fallu organiser le voyage puis faire les bagages. Et surtout, ils avaient dû se mettre d'accord sur ce qu'ils voulaient faire et les lieux qu'ils voulaient visiter. Eric avait montré, d'instinct, deux points sur la carte d'Angleterre. Une petite ville, et un lieu isolé. Quant à Eiline, elle ne voulait absolument pas passer à coté de Londres, Brighton et de Stonehenge !
- C'est bon, on peut y aller !
Eiline s'éveilla de sa rêverie et démarra. Eric mit de la musique et tous deux partir vers calais. Eric voulait partir de là, Eiline obéissait. De là-bas, ils prendraient un ferry jusqu'à Douvres. C'était encore une idée du jeune homme. Il avait insisté pour arriver par cet endroit. Eiline avait approuvé, trouvant que cela était une bonne idée.
Le trajet jusqu'au lieu d'embarquement dura quatre heures mais fut agréable. Il n'y avait presque personne sur les routes en cette vingtaine de novembre.
La veille de leur départ, ils avaient invité Frank à dîner avec eux. Afin que ce dernier puisse constater les progrès d'Eric durant les repas, ainsi que pour lui annoncer que le mois risquait de se changer en deux mois. Le docteur avait paru s'attrister de cette longue absence. Ils allaient lui manquer. Elle allait lui manquer encore plus.
Déjà la côte française s'éloignait d'eux. La voiture était restée garée à Calais, dans un parking sûr. Ils en avaient réservé une sur place. Ils observaient le rivage rapetisser de l'extérieur du bateau, sur le pont supérieur. Ils n'avaient pas froid, ayant prévu l'air glacial de la manche.
Bientôt ils seraient en Angleterre. Ce pays qu'aimait beaucoup Eiline. Ce pays qui devait contenir les souvenirs d'Eric. Tous deux se remémorèrent les instants passés ensemble.
Ils ne savaient pas ce qui les attendaient. Le jeune homme voulait se souvenir de son passé. Mais il ignorait tout de ce qu'il apprendrait. Quelle noire histoire allait-il retrouver ? Comment réagirait-il devant ceux qui lui étaient proche ? Lui restait-il seulement un ami, un seul membre de sa famille ? Si oui, comment serait-il accueilli ?
Et si rien ne lui revenait ? S'il restait amnésique, que ferait-il ?
Eiline le prit par l'épaule et le blotti contre elle. Elle savait que cela était dur pour lui. Elle imaginait très bien les questions que le pauvre esprit tourmenté du jeune homme devait formuler. Mais elle ne l'abandonnerait pas, jamais ! Et s'il devait rester seul, avec ou sans souvenir, elle continuerait à l'accompagner. Où qu'il décide de vivre. Quel que soit son passé.
Mais s'il ne voulait plus d'elle ? Et si son passé était plus sombre encore que les ténèbres de l'enfer ? S'il était plus lourd à porter que tout ce qu'elle avait pu imaginer ?
La tentative de suicide du jeune homme prouvait une chose, s'il retrouvait quelques bribes de son ancienne vie, cela risquait de ne pas être tout rose…
A suivre…
alors? la suite? la corde? ou peut etre la noyade?
n'oubliez pas, j'adorrreeee les reviewssss! même si c'est pour me menacer de me tuer car vous n'aimez pas! smile
(1) Sora du film de Vision of escarflown, si vous voulez la trad, demander, je la mettrai dans le prochain chapitre!
See You, SD
