NdlA : Aucun personnage de Ghost Hunt que vous connaissez ne m'appartient. Bonne lecture!
Chapitre 2 Une autre personne
L'après-midi touchait à sa fin quand une jeune fille en uniforme bleu et blanc passa le portail de son lycée. Mai Taniyama était ravie d'en avoir enfin fini avec les examens, qu'elle venait de clôturer avec son oral d'économie. Elle pensait s'en être plutôt bien sortie dans l'ensemble et puis de toute façon, elle avait fait ce qu'elle pouvait, donc maintenant, advienne que pourra !
La fille aux cheveux châtains leva les yeux au ciel et sourit en voyant les couleurs chatoyantes que projetait le soleil couchant sur le toit des maisons environnantes. Il faisait vraiment beau et elle n'avait pas le cœur à rentrer tout de suite chez elle. C'est ainsi qu'elle décida de se diriger vers le parc, pour y passer un petit moment et peut-être même y lire un peu.
Arrivée au parc, Mai se choisit un arbre sur lequel elle pourrait s'appuyer. Le soleil étant bas, elle sentait ses rayons lui caresser le visage et les jambes. Elle ferma les yeux et soupira de bien-être. Soudain, elle sentit qu'on la regardait. Mais tandis qu'elle scrutait les alentours, elle ne remarqua personne de suspect.
Elle secoua la tête avec agacement, pensant que ses missions surnaturelles avaient finies par la rendre paranoïaque. Alors elle sorti le livre qu'elle était en train de lire et repris où elle s'était arrêtée la dernière fois, oblitérant complètement le monde extérieur pour repartir dans celui dans lequel l'entrainait sa lecture.
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Masako Hara marchait d'un pas pressé, passant en trombe devant le portail d'un établissement scolaire, provoquant l'étonnement des personnes qui en sortaient. Pestant en son for intérieur contre le kimono qui ne lui facilitaient pas la tâche, Masako fouillait la rue du regard, en cherchant la personne qu'elle devait voir. Ne la voyant pas, elle continua sur sa lancée et déboucha dans une rue qui longeait le parc. C'est là, elle aperçut son amie et rivale Taniyama-san, qui profitait manifestement des derniers rayons du soleil, appuyée contre le tronc d'un cerisier.
Si au début, elle fut soulagée de l'avoir retrouvée, elle fut ensuite prise d'une bouffée de colère à l'idée que la jeune fille, non contente de la faire courir à travers la ville en kimono, allait aussi la forcer à faire quelque chose qui l'énervait au plus haut point : demander de l'aide.
Pendant qu'elle ruminait, Masako perçut quelque chose qu'elle n'avait pas remarqué aux premiers abords et qui la coupa net dans son élan. Son aura. L'aura de Mai.
Ce qu'elle avait tout d'abord pris pour des reflets du soleil ou un effet de lumière ne l'étaient pas du tout. L'aura de Mai l'enveloppait comme dans un cocon protecteur, et celui-ci était beaucoup plus étendu que chez la plupart des gens normaux. Ce qui n'étonnait pas Masako outre mesure, car si Mai n'avait découvert ses dons que récemment, elle était douée, très douée. Sa nature généreuse et son empathie naturelle amplifiaient ses dons, et en ferait une puissante medium, si elle s'entrainait régulièrement, ce qu'elle faisait, pour ce qu'en savait la star de la télévision.
Non, ce qui avait stoppé Masako dans son entreprise, était la consistance et les couleurs qui caractérisaient cette aura-là. Son aura ne fluctuait pas comme le font les auras, d'habitude.
La sienne ne bougeait que tout doucement, oscillant legèrement comme le ferait un voile touché par une douce brise. Ce qui dénotait d'une parfaite santé physique et mentale, une stabilité et un calme qui aurait pu faire penser à celui qu'affichait en permanence Lin Koujo, ce qui n'était pas peu dire, pour une personne spontanée et vivace comme Mai.
Mais les couleurs de son aura étaient étonnantes. Du vert pour l'équilibre et l'harmonie, du violet tirant sur le pourpre pour la paix et la sérénité et des trainées de blanc argenté pour l'élévation et l'intelligence. Pour finir, un bleu pétrole, magnifique qui démontrait une vitalité peu commune, cette teinte correspondant à merveille au caractère de Mai. Le tout formant un agencement de couleur époustouflant.
Masako était captivée. A ce moment, elle regardait sa rivale avec un œil nouveau et se surprit à sourire.
Elle perdit pourtant son sourire lorsqu'elle s'aperçu que Mai cherchait apparemment quelqu'un du regard. Elle se cacha parmi un groupe de personne qui marchait en devisant gaiement. Elle suivi le groupe, mais ne tourna pas avec eux pour pénétrer plus avant dans le parc, elle continua sa route et bifurqua à la première intersection.
Le brune avisa un salon de thé et y pénétra pour y prendre une tasse, assise face à une baie vitrée. Elle réfléchit un moment, grimaça toute seule devant sa tasse, puis se résigna à passer le coup de fil tant redouté.
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« ….
— Shibuya à l'appareil.
— Bonjour, Shibuya-san, c'est Hara Masako.
— Bonjour Hara-san.
— C'est au sujet de votre requête d'hier. Je suis désolée, mais j'ai changé d'avis. Je crois que vous devriez trouver quelqu'un d'autre qui serait susceptible d'être mieux placé que moi pour amadouer Taniyama-san.
— Bien. Je m'en doutais. Je vous remercie quand même, Hara-san.
— De rien, Shibuya-san. Nous voyons-nous toujours ce soir ?
— Oui. Je demanderais à Bou-san de passer vous récupérer. Je dois récupérer John à l'aéroport et Lin récupère Matsuzaki-san.
— Hum. D'accord, à plus tard. »
Masako serait l'appareil tellement fort que ses jointures étaient blanches. Elle souffla pour se calmer et posa calmement son portable sur la table.
' Toujours cette politesse horripilante. Et cette habilité à éviter tout tête à tête avec moi…'
Masako bouillait littéralement.
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A quelque lieues de là où se trouvait Hara Masako, Kazuya Shibuya, surnommé Naru par Mai, ferma le clapet de son téléphone. Il se tourna vers la fenêtre qui se trouvait dans son bureau et observa pensivement les personnes qui marchaient dans la rue.
' Cette fille.'
Une petite fille qui se promenait, en contrebas, avec sa mère fit tomber sa peluche sur le trottoir.
'J'ai demandé à John Brown, il a refusé net. Matsuzaki-san m'a ri au nez en me disant de le faire moi-même. Foutue vielle fille !'
La petite poussa un cri et lâchât la main de sa mère pour retourner en arrière chercher le précieux lapin qui n'était plus de première fraicheur.
' Lin n'a même pas réussi à lui parler correctement, parce qu'elle s'est sauvée'
La fillette serrait son trésor et avait l'air de lui parler, tandis que sa mère les regardait d'un air mi attendri, mi dégoutée.
' Maintenant Hara-san qui change d'avis. Et Yasuhara-kun n'a aucun pouvoir de persuasion.'
En riant, la petite courut vers sa mère et lui repris la main joyeusement, l'entrainant dans son sillage.
' Il ne me reste plus qu'à essayer de joindre Bô-san'
Naru soupira. Bô-san était vraiment la dernière personne à qui il voulait demander de l'aide. Surtout pour persuader son assistante de reprendre son poste.
Il entendait déjà les commentaires qui allaient lui arriver aux oreilles et grinçait des dents par avance, à moins qu'il ne se fasse dire la messe par rapport à son absence. Il composa le numéro du moine.
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« Al...
— Yo ! Naru-chan ! Ça faisait longtemps ! Comment te portes-tu ?
— Bonjour Bô-san. Ça va, est-ce que je te dérange ?
— Non, pas du tout. Nous venons de terminer la répétition. Que puis-je pour toi ?
— C'est un petit peu embarrassant.
— Dis toujours.
— Pourrais-tu convaincre mon assistante de reprendre son poste ?
— …
— La paperasse s'accumule, et je n'ai vraiment pas le temps de m'occuper de ça. Mais Lin a refusé de le faire et je vais bientôt me retrouver enseveli.
— …
— Allô ? Bô-san, tu es toujours là ?
— Oui. Tu veux que je te trouve une assistante ?
— …
— Allô ? Naru-chan ?
— Oui. Non.
— Hein ? Expliques-toi mieux que ça, s'il te plait. Je ne pige rien.
— Je ne veux pas que tu me trouve une assistante. Je veux MON assistante.
— Ah. Tu veux que je persuade Mai de revenir travailler pour toi.
— Oui.
— Hum…
— …
— Je ne veux pas te faire la morale, mais tu sais, elle a vraiment souffert quand vous êtes partis.
— Je sais.
— Non. Tu ne sais pas.
— …
— Je ne t'en veux plus, mais à ce moment-là, il est vrai que je t'ai profondément haï. Tu ne peux pas savoir combien de fois elle a pleuré. Tu ne peux pas savoir combien de fois elle a hurlé après toi. Tu ne sais pas combien de temps elle vous a attendus. Ayako et moi avons eus du mal à lui faire remonter la pente. Maintenant, elle va beaucoup mieux. Non. Elle va bien. Elle sait que tu es revenu, mais si elle ne s'est pas encore présentée, c'est qu'elle a besoin de temps. Peut-être même ne veux t-elle-même pas revenir, c'est une éventualité à ne pas négliger. Et tu n'as pas le droit de l'y forcer. Et si tu repars ? Je n'ai rien contre toi et serais ravi de retravailler avec toi, mais tu ne peux pas me demander de ramener Mai contre sa volonté.
— Je comprends.
— Pourquoi ne demandes-tu pas aux autres ?
— Matsuzaki-san m'a dit à peu de chose près la même chose que toi, John a refusé. Lin l'a invité, mais elle n'est pas venue, et Masako qui avait accepté de le faire, a changé d'avis.
— Ça ne m'étonne pas. Tout ce que je peux faire, c'est de te proposer des places pour notre concert de ce soir.
— Pardon ?
— Oui. Je lui avais promis que quand ses examens seraient finis, je l'inviterais à un concert dans un club, en début de soirée. C'est une rencontre avec quelques fans, des mécènes, des représentants de maison de disques et des amis du groupe. Elle en avait été ravie, elle adore le rock. Elle doit venir ce soir, le concert commence à 19h00, avec deux de ses amies. Il me semble d'ailleurs que tu dois les connaître, elles sont toujours avec elle au lycée. J'ai aussi invité John, Ayako, Osamu-kun et Hara-san. Si vous venez, tu pourras peut-être lui parler, mais je dis bien peut-être.
— …
— Alors ? C'est tout ce que je peux te proposer : La possibilité de te retrouver dans la même pièce qu'elle. Pour le reste, pardonnes-moi, mais tu vas devoir te débrouiller tout seul.
— C'est d'accord. »
~°~_T_T_~°~
Naru soupira. Il ne pouvait pas dire qu'il ne s'y attendait pas et il ne l'avait pas volé. Bien sûr Naru s'en voulait d'avoir fait souffrir la jeune fille, mais il avait fait cela dans son intérêt. Dans leurs intérêts à tous, mais c'était beaucoup plus important pour eux-deux. Il soupira une nouvelle fois, puis il regarda sa montre : 17h29. Bien. Il devait se préparer, mais le plus difficile serait de convaincre Lin de l'accompagner à un concert de rock. Il but une gorgée du thé qu'il s'était fait, et fit la grimace. Merde, il n'était pas doué pour toutes ces conneries.
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Mai s'amusait comme une folle. Elle dansait depuis le début de la soirée avec Keiko et Michiru, sans s'arrêter. Mais, là, elle mourait de soif, c'est pourquoi elle et ses amies se dirigeaient maintenant vers le bar. Arrivées au bar, elles réussirent facilement à trouver des sièges libres. Et pour cause, le groupe de Bô-san était vraiment bon, et la majorité des clients étaient sur la piste de danse, malgré le fait que la nuit soit encore jeune.
Mai reconnu bien vite Masako, Ayako et John, sur lesquels elle sauta pour leurs embrasser les joues, légèrement éméchée. Elle fit les présentations, puis embarqua ses amies, pour aller chercher à boire, sans plus de cérémonie.
Elles commandèrent chacune une boisson et trinquèrent joyeusement à la fin des examens, mais quand Mai voulut payer les consommations, une main l'arrêta pendant que son propriétaire criait que les boissons étaient pour lui. Mai se retourna précipitamment croyant que c'était lui, et soupira de soulagement avant de sourire de toutes ses dents.
« Osamu-kun ! Merci pour les boissons, c'est très gentil.
— De rien, Mai-chan. Tu m'as l'air en pleine forme et cette robe te va à ravir. Lui répondit l'ancien étudiant, faisant rosir Mai.
— Moh. Venez les filles que je vous présente : Osamu-Kun, voici mes amies, Hikari et Misaki. Et voici Osamu-kun. Un de nos anciens clients qui est devenu un très bon ami. Présentait Mai, tandis que Misaki poussait Hikari du coude.
— Un très bon ami, hein ? Il est mignon, Mai ! Pourquoi tu ne nous as rien dit ? La taquina Misaki, faisant cette fois rosir de concert Osamu et Mai, alors que Bô-san s'emparait du micro.
— MES CHERS AMIS, LA CHANSON QUI VA SUIVRE EST DEDIEE A UNE AMIE TRES CHERE A MON CŒUR. CETTE CHANSON EST POUR TOI, MAI. J'ESPERE QUE TU VAS L'AIMER ! »
Bô-san commença alors le morceau avec un solo de guitare entrainant. Tellement entrainant que les filles repartirent sur la piste, abandonnant leurs verres à la garde d'Osamu-kun qui lui, battait la mesure du pied.
La chanson parlait d'un jeune homme qui avait le coup de foudre pour une jeune fille qui dansait sur la piste de danse. Il l'avait regardé toute la nuit et avait carrément flashé. Mai avait dansé toute la chanson, finissant même par chanter les paroles de la chanson à tue-tête avec ses amies, sur la fin.
Pendant ce temps, tapis dans l'ombre se tenait un jeune homme qui avait apparemment le même problème que le jeune homme de la chanson. La salle, sans être bondée, était pas mal occupée par des clients venus ou pas, pour le concert.
Mais lui, ne voyait qu'elle.
Ses cheveux avaient poussés, ils étaient mi longs maintenant. Elle leurs avait donné un effet coiffés/décoiffés avec il ne savait quel procédé, une coiffure qui lui allait à ravir. Il trouvait que cette coiffure donnait un air plus mystérieux à ses grands yeux bruns.
Mais c'était la robe qui l'avait perdu.
Elle portait une robe bustier rouge sang qui devait être faite dans une matière particulièrement légère car celle-ci semblait être dotée d'une vie propre. Ladite robe n'avait pour ainsi dire pas de taille, et s'évasait directement en-dessous de la poitrine pour tomber en voiles volants complètement affriolants pour s'arrêter juste au-dessus du genou. Un bracelet au poignet droit et un collier au cou, elle était splendide.
' Comment a-t-elle pu autant changer en un an ?'
Elle dansait, se laissant porter par la musique qu'elle adorait visiblement. Ne se préoccupant pas des autres personnes qui se trémoussaient autour d'elle, elle avait les yeux fermés, le visage levé vers le plafond, et les bras écartés, comme si elle était en transe. Bô-san, qu'il avait à présent très envie d'étrangler, avait raison : Elle avait l'air d'être heureuse.
Il mourait d'envie d'aller la rejoindre, d'écarter les soupirants qui se massaient autour d'elle, de lui passer un bras autour de la taille, de la faire ployer jusqu'à que ses cheveux frôlent le sol, puis de la ramener à lui et de la coller à lui.
Plus près de sa peau qu'un tatouage ne le serait jamais.
Il avait voulu partir, mais ses pieds avaient refusés de bouger.
Il avait fermés les yeux pour essayer de penser à autre chose, mais son cerveau s'était chargé de lui fournir plusieurs scénarios plus érotiques les uns que les autres.
Il avait tenté de regarder les autres danseurs, mais les regards qu'ils lançaient à la danseuse l'avaient fait sortir de ses gonds.
Il avait donc abandonné, et avait passé le reste de la soirée à la dévorer du regard dans l'ombre, sans faire connaître sa présence.
Tout occupé à sa contemplation, et tout de même déçu ne pas pouvoir croiser le regard de la belle, il ne vit pas les regards des autres… Le sourire goguenard de Bô-san, la mine furibonde de Masako et l'expression moqueuse d'Ayako.
Naru, narcissique de son état, fit même la grimace quand Mai sauta au cou de ce foutu moine pour le remercier, et le féliciter.
Il était en train de la regarder supplier Bô-san de lui donner un CD quand il sursauta en voyant Lin qui lui tendait son manteau. Il était l'heure de rentrer, mais il n'avait pas fait ce qu'il était censé faire ce soir. Foutus hormones !
Ce qui ne l'empêcha pas de vouloir mordre la personne qui venait de passer à côté de Lin et lui en disant que la copine du bassiste était vraiment canon…
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Mai se délassait sous une douche brulante. Elle en profitait pour se laver les cheveux, qui avaient gardés l'odeur de la boite de nuit et du tabac, odeur dont elle n'était pas fan.
Elle repensait à la frayeur qu'elle avait eue, en voyant tous les membres de la SPR présent au concert. Elle se souvenait aussi parfaitement du soulagement qu'elle avait éprouvé lorsqu'elle avait vu qu'il n'était pas là. Elle se demandait comment elle aurait réagit s'il avait vraiment là, bien qu'il soit peu probable que Monsieur Narcissique coincé daigne se joindre au commun des mortels pour un vulgaire concert de rock. Elle riait encore, en essayant d'imaginer leurs allures à Lin et lui, parmi tous ces gens qui avaient contrairement à lui, le sang chaud.
' Non, là, je deviens mauvaise…' Pensait-elle, tandis qu'elle sortait de la douche et allait vers le salon, vêtue en tout pour tout de sa serviette. Elle farfouilla dans son sac et en sorti le CD de Bô-san-san pour le mettre en musique de fond pendant qu'elle s'habillait et se faisait un truc à grignoter avant de dormir.
Non. En son âme et conscience, elle s'en doutait depuis un moment déjà. Elle savait.
Elle savait qu'elle avait encore des sentiments pour lui, vu la réaction qu'elle avait eu ce soir. Mais elle savait aussi que s'il était parti en la laissant sans nouvelles, c'était que ces sentiments n'étaient pas réciproques. C'était dur, mais elle s'y était faite avec le temps. Et maintenant, sachant qu'ils étaient de retour, elle était heureuse qu'ils soient tous simplement en vie et en bonne santé.
Qu'ils existent, tout simplement.
C'était tout.
….. Le croyait-elle.
Car devant sa porte, se tenait le jeune homme qui occupait ses pensées. Il était là depuis un bout de temps, étant donné que la lampe à détecteur de mouvement qui éclairait le porche s'était éteinte depuis plusieurs minutes déjà.
Lui, Kazuya Shibuya était devant la porte de son assistante et il hésitait à frapper.
' Quelle ironie. Comment en suis-je arrivé là ?'
Il avait la main levée, quand les paroles de Bô-san lui revinrent en plein dans la face. Combien de temps avait-elle pleuré ? Combien de temps avait-elle attendue ? Peut-être ne veut-elle-même pas le revoir. Tu n'as pas le droit de la forcer.
' On en est arrivés là parce que j'ai été moi-même. Par ma propre idiotie Voilà comment j'en suis arrivé là.'
Son bras tomba mollement le long de son corps. Il inspira un grand coup, puis tourna les talons et s'éloigna. Il referma le portail qui donnait sur l'allée de la maison.
Le portail grinça faiblement, mais il n'en eût cure. Il continua sa route et rentra chez lui, pour préparer le matériel qu'ils devraient emporter pour leur prochaine mission
NdlA: Le passage que j'ai adoré écrire dans ce chapitre, était celui où Mai danse. J'espère qu'il vous a plu!
