Note de l'auteur M : D: Shame on us ! On a oublié de poster ce chapitre-ci hier ! Empressons-nous de réparer cette erreur avant que trop de gens ne le remarquent...
W : Et merci à tous pour vos reviews ! A Lolli : Concernant Voyageur, cette fic-ci se situant dans le même univers à quelques années d'intervalle, tu peux considérer qu'elle en constitue la suite. En tout cas, on est contentes que ça te plaise. Concernant les histoires d'Ed, il faut tout de même se demander si elles ne sont pas elles-mêmes à l'origine d'un certain nombre de cauchemars. Il a tendance à se laisser emporter... _ Et ouaip, bien sûr que Winry a raison, non mais !
M : A Matsuyama : :D Espérons que la suite te plaira aussi. Et à Sabine02 : Contente que ça te plaise. Tu nous pardonnes même si la suite est un petit peu en retard, dis ? ^^
W : Mais assez bavardé. Voici le chapitre – du côté de chez Alphonse ! Enjoy !
Une Journée chez les Elric
- 7h00 -
Le réveil sonna de façon tout à fait stridente et insupportable pour de pauvres tympans habitués au doux silence nocturne. Aussi Alphonse, parfaitement réveillé, s'empressa-t-il de l'éteindre avant de se lever, d'ouvrir la fenêtre et les volets pour aérer la chambre, de prendre une douche, de s'habiller et de descendre à la cuisine en un temps record, prêt à partir au travail après un bon petit déjeuner.
Dans la pièce, il fut accueilli par les habituelles odeurs de thé et de café, de pain grillé et de confiture. Sa femme, qui mystérieusement était toujours levée et prête une demi-heure précisément avant que le réveil ne sonne même quand on changeait l'heure, était assise en tailleur sur sa chaise – ce que sa petite taille et sa souplesse lui permettaient – en train de lire le journal avec une tasse de thé à la main.
Ce jour-ci, en raison du froid peut-être, elle avait gardé détachée sa longue et abondante chevelure noire qui cascadait dans son dos pour s'arrêter au milieu des pieds de son siège. Il l'embrassa sur la joue et sur la tempe pour lui dire bonjour, puis alla se servir une tasse de café.
À chaque fois qu'il faisait cela, il ne pouvait s'empêcher de se souvenir de l'immonde breuvage que son frère produisait chaque matin sans jamais réussir à s'améliorer, et bénissait le jour qui avait mis sa femme adorée et son habileté à préparer tout breuvage matinal nécessaire à un réveil correct sur sa route. Il vint d'ailleurs s'installer en face d'elle, s'efforçant de boire régulièrement au lieu de tomber dans une contemplation béate du spectacle assis de l'autre côté de la table, actuellement concentré sur les petits caractères, ce qui lui donnait une aura de... café, Alphonse, café. Boire.
L'observation du liquide brun sombre était beaucoup moins intéressante et plaisante. Mais il s'y restreignit.
Dès qu'elle eu terminé son thé et sa lecture, et ce avec une précision presque mécanique, sa femme se leva pour aller réveiller leurs deux enfants, à 7h30 pile, et sans même avoir à consulter l'horloge ni sa montre pour s'assurer d'être à l'heure. C'était à se demander pourquoi elle en avait une.
Alphonse resta dans la cuisiner à mettre le lait à chauffer et à faire griller des tartines, ce qui composait, avec un jus de fruit, le petit déjeuner indispensable à sa fille – et par conséquent à son fils. Laquelle fille se fit bientôt entendre sous la forme de petits pas au dessus de sa tête, puis dans l'escalier – tandis que, curieusement, sa femme demeurait entièrement inaudible. Sans doute encore une de ses techniques xinoises, parfois assez effrayantes.
La fillette, nommée Sarah, apparut dans la cuisine, à demi endormie et pourtant toute guillerette, se précipita pour s'accrocher à la jambe de son père pour lui dire bonjour, avant d'aller ouvrir le réfrigérateur afin d'y piocher la bouteille de jus de fruits de cette semaine – en l'occurrence, du jus de raisin – qu'elle ramena vers la table où les couverts, verres et bols attendaient dans la lumière du soleil levant de servir.
Sarah venait de remplir son verre quand arriva dans la pièce un petit garçon en pyjama bleu, traînant avec lui son doudou et son sommeil qui restait collé à lui et l'enveloppait comme une couette, renfrognant son visage. La lumière lui fit plisser les yeux qu'il frotta avec un gémissement.
Alphonse sentit son coeur fondre et vint prendre son fils dans ses bras.
« Bonjour Antoine, fit-il en revenant avec lui vers la cuisinière où le lait commençait à fumer. Bien dormi ? »
Pour toute réponse, le petit garçon de trois ans émit un grognement inarticulé fort semblable à ceux d'Edward quand il était dans le même état, mais avec une voix plus aiguë et mille fois plus mignonne, jugeait Alphonse.
« Et tu as fait un rêve ? »
Le lait était prêt, aussi Alphonse éteignit-il le gaz et amena-t-il la casserole vers la table, tenant Antoine contre lui de l'autre bras – et aidé pour le porter par la façon que le gamin avait de s'accrocher à lui. Il remplit les deux bols tandis que son fils hochait la tête, avant de dire de sa petite voix :
« Mais j'ai oublié. »
Connaissant le sentiment horripilant de presque se souvenir du contenu d'un rêve tout en le sentant lui filer entre les doigts, Alphonse n'insista pas, alla chercher les tartines de pain dorées et d'une rectitude absolue, qu'il entreprit de beurrer, pendant que Sarah ajoutait deux cuillerées de miel à son lait puis chapardait les deux dernières tranches pour les beurrer elle-même, car, du haut de ses neuf ans, elle voulait tout faire toute seule. Antoine, lui, préférait encore les tartines faites par son père, parce qu'elles étaient soi-disant meilleures, et buvait son lait nature – de quoi faire crisser les dents d'Edward à sept cent kilomètres à la ronde, et ricaner Sian qui y reconnaissait son influence xinoise.
Alphonse parcourut des yeux le journal laissé par cette dernière pendant que ses enfants mangeaient, mais son attention n'y était pas, comme d'habitude. Il ne pouvait s'empêcher d'observer les deux gamins du coin de l'oeil, s'émerveillant une fois de plus de leur simple existence. Et il était leur père.
Agah.
S'ils avaient tous deux hérité des cheveux et yeux noirs de leur mère, l'ovale de leur visage promettait d'être fortement marqué du sceau des Elrics, ainsi que la ligne de sourcils de Sarah et de la courbe des lèvres d'Antoine. Ce mélange entre lui et son épouse, doucement équilibré, voilà qui suffisait à l'envoyer sur son petit nuage.
Mais il devait cependant garder les pieds sur terre et envoya ses enfants, réveillés par le simple fait d'avoir mangé – un autre trait indubitablement étiqueté Elric, puisque son épouse Sian était bel et bien réveillée avant d'ingurgiter quoi que ce soit – s'habiller. En parlant du loup – ou plutôt de la louve, avec un magnifique pelage noir et un regard profond et envoûtant, une démarche souple et feutrée... non, non, Alphonse, ce n'est pas le moment de tomber en contemplation béate – sa femme donc, redescendit les escaliers, croisa les deux petits qui remontaient en hâte et leur donna un baiser à chacun pour la journée, fit un petit signe de la main à son époux qui la regardait passer avec un sourire, saisit son sac et ses clefs dans l'entrée en enfilant ses chaussures, ouvrit la porte et partit travailler.
Le bruit du battant se refermant sortit Alphonse de sa transe. À gestes vifs, il débarrassa la table, rangea ce qui se rangeait et nettoya ce qui se nettoyait, remit les chaises en place et remplit d'eau et de nourriture les innombrables gamelles des chats, qui occupaient tout un coin de la cuisine, qu'il avait souhaitée grande uniquement dans ce but.
Au moment précis où il fut servi, Jin apparut comme par enchantement, avançant de sa démarche nonchalante et précautionneuse de vieux chat assuré de son autorité. Il laissa Alphonse le caresser puis se dirigea droit vers sa gamelle, sans loucher un seul instant sur celle des autres.
Entendant les enfants prêts redescendre à grands bruits, susceptibles de réveiller l'ensemble de la communauté féline de la maison, son maître se redressa et s'apprêta à les conduire à l'école, avant de se rendre lui-même au travail.
Pour ceux qui se demandent qui est cette Sian, vous pouvez aller voir du côté de notre fic "Alliance à Distance", où elle apparaît pour la première fois. "Voyageur" et "Une Journée chez les Elrics" ne se passent pas tout à fait dans le même univers, mais il y a tout de même des similitudes, et on a préféré reprendre le personnage plutôt que de caser Al avec quelqu'un d'autre, juste parce qu'on aime notre OC (et qu'on n'arrive pas à l'imaginer avec Mei-Chan). Vous trouverez également plus d'informations sur Jin-le-chat là-bas ^^
En attendant, n'hésitez pas à laisser une review pour ce chapitre. À votre avis, comment se profile le matin chez Edward ? ;)
