Chapitre 2: Rêve ou réalitée?

Je suis restée muette de surprise. Depuis que j'ai découvert ce manga je n'ai qu'une passion dans ma vie. Et cette passion c'est les ninjas, j'adore tout savoir sur eux, sur leurs armes, leurs histoires et leurs méthodes d'attaque. J'en étais tellement fascinée que je voulais à tout prix être l'une des leurs. Cette passion se transforma vite en obsession et j'en fus gravement malade, mes parents me voyant dépérir décidèrent de consulter un psy, celui-ci conseilla à mes parents de m'inscrire dans un club sportif en raccord avec ma folie des ninjas. Et c'est ainsi que je fus inscrite à différentes disciplines. Des connues : Judo, Aïkido, Kung-fu, Karaté. Aux plus complexes : Jujitsu et Nunchaku Nen bushi. Je me suis aussi entraînée seule, grâce à ma persévérance j'ai pu apprendre à manier différentes armes telle que : le katana, le kusarigama ou encore le hokodo. Grâce à tout cela je pus endormir mon envie d'être un ninja. Mais maintenant je suis complètement perdue, je vois les lèvres de Tsunade et de Shizune bouger de temps en temps, mais aucun son de parvient à mes oreilles. Soudain je me ressaisis, si ce n'est qu'un rêve tant pis mais je veux le vivre à fond pas question ensuite d'avoir des regrets autant en profiter. C'est à ce moment là que j'entendis Tsunade à nouveau :

-Alors après m'avoir écoutée déblatérer sur les obligations et les sacrifices que la vie de ninja implique, quelle est ta réponse ?
-Ce sera un honneur pour moi de compter parmi vos ninjas.
-Bien dans ce cas tu reviendras demain et nous commencerons par évaluer tes capacités. Sur ce nous allons te laisser te reposer.

Elles partirent sans rien ajouter de plus, moi je retournais à l'hôpital. Avant de m'endormir je me laissai distraire par la vue que j'avais de ma fenêtre, une nuit incroyablement éclairée pour la saison, c'est comme si toutes les étoiles et tous les astres avaient décidé de concurrencer la brillance de la lune. Je m'endormi aussitôt et mon esprit fut libéré :

Ma tête tourne et mon corps me brûle, mon cur me serre, pourquoi ?

-Enfin, tu m'as réveillé.

Une voix ? A qui appartient-elle ? Elle est grave et puissante, elle m'est complètement étrangère pourtant j'ai le sentiment de l'avoir déjà entendue et je n'en ai pas peur, pourquoi.

-Maintenant nous ne ferons plus qu'un. Dorénavant mon esprit est tiens. Je suis fière de toi, ma fille.

Je me réveillai en sursaut, mon front perlait de sueur. Ce rêve, il était étrange. Je ressentis un souffle chaud sur ma nuque ainsi qu'une présence que je qualifierais pas de bienveillante mais en même temps malsaine, je me retournai vivement mais je ne vis rien. Le reste de ma nuit se passa sans plus aucune interruption. Lorsque je m'éveillai enfin le soleil était déjà haut dans le ciel mais je n'étais pas dans ma chambre habituelle mais dans une toute blanche. Je me précipitai vers la fenêtre en titubant, mon ventre me faisait souffrir. Je vis à travers la vitre que j'étais toujours à Konoha. Pourtant un rêve est censé se terminer le matin. J'entendis du bruit dans le couloir alors je me rapprochais de la porte et collais mon oreille dessus.

-Naruto ne bouge pas tes blessures ne sont pas toutes cicatrisées de plus la plupart sont encore très profondes et c'est dangereux pour toi.
-Laissez-moi partir Baa-chan je dois retourner chercher Sasuke.
-Naruto, Sasuke ne veut plus revenir et il te l'a clairement fait savoir. Tu sais pertinemment que tu ne pourras pas le convaincre, pour l'instant tu restes ici et tu te reposes. Nous verrons ensuite les mesures à prendre mais maintenant je dois te laisser.
-Pourquoi ? D'habitude vous restez plus longtemps.
-Je dois aller voir l'état de santé d'une jeune fille un peu spéciale.
-A oui Kiba m'en a parlé, alors comme ça il existe un monde parallèle ?
-Oui.
-Cool je pourrais y aller un jour ? Dites oui Tsunade, s'il vous plait.
-Non.
-Pourquoi ?
-Un : parce que ce serai trop dangereux et deux parce qu'il nous est impossible de recréer le passage.
-Alors comment va-t-elle repartir ?

C'est vrai comment vais-je rentrer chez moi ?

-Je ne sais pas Naruto pour l'instant je garderais cela secret, tâche d'en faire de même.
-Ouais ouais, au fait je peux la voir ?
-Non elle est encore très fragile mentalement.
-Aller s'il vous plait.
-Non de plus elle doit être en train de dormir.
-Justement elle ne sans apercevra pas, s'il vous plait.
-D'accord mais pas plus de quinze secondes.
-Trente.
-Vingt.
-Vingt cinq.
-Vingt.
-Vingt deux.
-Vingt.
-Vingt et un sinon je dis tout à Shizune au sujet des bouteilles de saké dans le mur derrière le tableau du 3ème Hokage.
-Ok pour vingt et un mais tu dis rien à Shizune d'accord, j'ai ta parole?
-Yatta !
-Par contre tu prendras tes distances.
-Pourquoi ?
-J'ai fait quelques analyses de son sang pendant son sommeil et j'ai découvert une forte dose de kurai bourei.
-Quesque c'est ?
-Traduit littéralement cela signifie l'esprit sombre. Mais le sens du mot esprit est plutôt celui qui appartenait à un mort.
-Un mort ?
-Oui un mort, mais pas n'importe lequel. Il devait être très puissant de son vivant et il a transmit son pouvoir à cette fille.
-Et ce mort qui est-ce ?
-Alors là je n'en sais rien mais d'après le type de chakra son affinité est le feu. Je ne serai pas étonnée que cet esprit vienne d'ici, mais pour en être sûrs il faudra faire d'autres analyses c'est pourquoi nous la placerons dans un coma artificiel.
-Elle sera d'accord ?
-Je ne préfère pas lui en parler et puis elle ne s'en rendra pas compte. Si je trouve de quel esprit il s'agit je pourrai alors prouver que la théorie sur le transfert d'énergies spirituelles existe et nous ferons un bond incroyable dans le domaine scientifique.

Alors c'est ça, je ne suis qu'un vulgaire rat de laboratoire livré à la science comme un quartier de viande pour simple motif le « progrès ». Pour eux je n'ai pas d'autres utilités que ça. Ils commencent par prélever un peu de mon sang puis un jour je vais me réveiller sur une table d'autopsie, disséquée, ouverte de la tête aux pieds, mes organes dans des bocaux et mon corps jeté dans un fossé une fois devenue inutile. C'est à ce destin que je suis née ? Non je refuse de les laisser me dépecer comme on le ferait sur le cadavre sanguinolent d'un lapin pour en faire un ragoût. Il me faut partir et vite. Ce rêve tourne au cauchemar il faut que je trouve un moyen de me réveiller mais comment ?

La porte s'ouvrit et une tornade blonde se précipita vers le lit, tira le rideau et :

- Baa-chan je crois qu'on a un problème.
-Qu'y a t-il ?

Tsunade s'approcha à son tour du lit. Le voir vide lui glaça le sang et elle comprit vite que sa petite discussion n'avait pas échappée aux oreilles de sa nouvelle recrue.

-C'est pas vrai. SHIZUNE !

Une femme brune en kimono arriva en trombe, haletante :

-Oui Tsunade qu'y a t-il ?
-La jeune fille s'est enfuie par la fenêtre dans son état elle n'ira pas bien loin, convoque tous les ninjas qui ne sont pas assignés à une mission et partez à sa recherche.
-Oui.

(Pendant ce temps à Konoha)

-Temari, rappelle-moi pourquoi on est ici ?
-Kankurô je te l'ai déjà dis, c'est pour mon travail.
-D'accord mais pourquoi moi et Gaara ?
-Gaara est le Kazekage.
-Et moi alors, je n'ai rien à faire ici pourquoi tu m'as tiré du lit, j'en ai mare de devoir me réveiller aux aurores pour des clous. Alors pourquoi hein tu dis plus rien. Temari ?

Temari avait les yeux fixés sur l'horizon et Gaara également. Kankurô tourna alors ses yeux vers la même direction. Il vit alors pourquoi sa soeur d'habitude si loquace ne parlait plus. Les rues étaient vides et les habitations gardaient leurs volets fermés. Ils continuèrent malgré cette tension :

- C'est trop calme. Murmura Kankurô. J'aime mieux quand c'est un peu moins calme (petite question comme ça qui a sortit cette phrase, aller je sais que vous savez que je sais que vous savez.)

Ils continuèrent leur marche pour enfin arriver devant l'édifice des Hokages. Ils rentrèrent sans croiser de ninjas. Une fois devant le bureau de l'Hokage un frisson d'angoisse les frappa si le village était désert il y avait sans doute eut une attaque ennemie, dans quel état allaient t-ils retrouver Tsunade ? Temari posa sa main sur la poignet et l'abaissa, la porte s'ouvrit.

-Tsunade-sama ?

Temari entra la première, la pièce était en désordre, les dossiers divers gisaient sur le sol et Tsunade avachit de tout son poids sur son bureau une bouteille de saké à moitié vide à la main dormait d'un sommeil lourd, si lourd que si elle ne ronflait pas on aurait put penser qu'elle était morte.

-Tsunade-sama ? reprit Temari.
-Temari, regarde.
-Qu'y a t-il Gaara ?

Elle n'en croyait pas ses yeux. Tout en parlant elle s'était dirigée vers la fenêtre qui donnait sur l'ensemble du village et ce qu'elle vit lui glaça le sang.