The marauders band
Merci pour les reviews, en espérant que ce chapitre vous plaira tout autant !
Chapitre 2 :
S'il y avait bien une chose que Peter Pettigrew regretterait toute sa vie, c'était de ne pas être fils unique. Oh bien sûre, il y avait des choses terriblement plus graves qu'avoir trois grandes sœurs, il en était bien conscient. Cependant, quand vos sœurs étaient aussi idiotes que barbouillées de maquillage – ce qui n'était pas peu dire – il vous arrivait souvent de lever les yeux au ciel et d'invoquer tous les dieux et autre divinités s'y rapprochant, afin de savoir pourquoi on vous avait infligé cela.
C'était précisément ce que Peter était en train de faire en ce moment même, quand sa mère fit irruption dans sa chambre, sans frapper, bien évidemment.
« Oh Peter ! Tu es encore en pyjama ! » Constata Finella Pettigrew, avec une pointe de lassitude dans la voix. « On doit aller acheter ta baguette aujourd'hui, ce serait dommage que tu ne sois pas là, tu ne crois pas ? »
« Mmh mmh. » Répondit celui-ci, les yeux rivés vers la fenêtre.
Il ne fallait pas croire que le garçon était stupide, ça aurait été une erreur. C'était juste qu'en ce moment même, sa baguette magique lui passait complètement au-dessus de la tête – à part peut-être, si on lui promettait qu'il pourrait jeter un silencio sur ses trois incapables de sœurs jusqu'à la rentrée.
« Peter ! » Insista Finella, prenant sur elle pour s'exhorter à la patience – dieu que ses filles ne lui avaient pas causé autant de soucis ! « On part dans dix minutes. »
« J'attends une lettre. » Daigna-t-il de la renseigner. « Il m'a promit de m'écrire pour mon anniversaire. »
« Oh par la barbe de Merlin ! » S'exclama sa mère. « Cette lettre tu pourras tout aussi bien la lire à ton retour, en considérant qu'elle soit déjà arrivée. Peter, ton père est en Australie, ça n'est tout de même pas la porte à côté, je te signale. »
S'il fallait savoir une chose sur Finella Pettigrew, c'est qu'elle avait horreur qu'on lui mentionne son ex-mari, Cormag, sous quelque prétexte que ce soit. Y comprit s'il s'agissait de ses enfants.
« Alors maintenant, tu vas me faire le plaisir de te doucher et de t'habiller, et plus vite que ça ! Ou alors tu pourras expliquer à tes professeurs de Poudlard, que tu n'as pas de baguette magique, parce que tu avais mieux à faire que d'en acheter une ! » Conclu-t-elle.
Et sur ces mots déplaisant, Finella quitta la pièce en pestant contre son fils et en maudissant son imbécile d'ex-mari, qui n'avait pas mit longtemps avant de disparaître, lorsque Kirsty, leur fille aînée, avait été en âge de rentrer à Poudlard.
Pour la défense de Cormag, il fallait mentionner que le fait d'apprendre qu'un monde magique existait et que sa femme n'avait pas eût la délicatesse de le mettre au courant, avant qu'il ne se retrouve devant le fait accomplit de quatre enfants et une femme pratiquant la sorcellerie, avait quelque peu joué dans son choix de quitter l'Ecosse pour voyager un peu partout dans le monde. Mais ceci, bien sûre, était quelque chose qu'oubliait fréquemment Finella.
La famille de Peter Pettigrew était donc quelque peu… spéciale.
Pour compléter le tableau, l'on pouvait ajouter les trois sœurs de Peter, qui insupportaient tant le jeune homme. La plus grande s'appelait Kirsty, et était âgée de dix-huit ans. Elle venait de terminer ses études à Poudlard pour se faire embaucher dans un journal du nom de Sorcière Hebdo, qui n'imprimait que des ragots et conseils beauté, dont les sorcières étaient friandes. Sans compter quelques obscurs concours visant à élire le plus beau garçon de la communauté sorcière, ou encore même le sorcier au sourire le plus charmeur…
Peter n'en voyait pas trop l'intérêt, mais comme sa mère se rengorgeait depuis le début de l'été de la réussite professionnelle de sa fille aînée, il évitait de le faire savoir.
Il y avait ensuite Blair, qui pour sa part entamait sa sixième année d'étude à Poudlard. Blair était friande de garçons, adorait la mode autant que Kirsty et maniait l'art délicat d'assortir son maquillage à sa tenue. Blair était une Poufsouffle aux idées convaincues, que le mouvement « Peace and Love » était la solution à tous leurs problèmes. C'était l'un des principaux ennuis d'entrer dans l'adolescence durant les années 70. Surtout quand votre père avait la formidable idée de vous emmener aux Etats-Unis durant cette période mouvementée. Mais passons…
La dernière sœur de Peter se prénommait Erin, et s'apprêtait à entrer en cinquième année à Poudlard, dans la maison des Gryffondors. Elle était différente de ses deux sœurs dans le sens où elle ne collectionnait pas les aventures foireuses comme certains collectionnent les timbres. Ce détail ne l'empêchait en rien d'être friande de ragots, d'adorer le maquillage et tout ce qui pouvait se référer de près ou de loin à un produit de beauté. Sauf que, loin de l'idée toute mignonette de ses deux sœurs, Erin ne jurait que par le Rock, vivait Quidditch, et les ragots dont elle se délectait n'avaient rien à voir avec les histoires d'amours ou autres niaiseries qu'on pouvait retrouver dans le Sorcière Hebdo. Et pour cela, aux yeux de Peter elle était en un sens meilleur, et en un autre sens pire. Car ce qui passionnait vraiment Erin Pettigrew, c'était de savoir où et quand aurait lieu la prochaine baston de Poudlard afin de s'y jeter corps et âmes, pour ensuite camoufler ses quelques ecchymoses derrière une bonne couche de fond de teint. Et Peter se demandait souvent si elle n'avait vraiment rien de mieux à faire…
La famille Pettigrew se retrouva ainsi dans le salon, un pot de poudre de cheminette à la main, qu'ils se faisaient chacun leur tour passer avant de plonger dans les flammes vertes, destination le chaudron baveur.
« Tu prononces bien distinctement l'adresse Peter, est-ce bien comprit ? Et si tu te retrouves dans un lieu étranger, tu demandes à utiliser la cheminée pour nous prévenir, afin que nous puissions venir te chercher. D'accord ? »
« Maman, j'ai déjà prit la poudre de cheminette plein de fois. » Râla le garçon.
« Jamais sur une aussi longue distance. » Répliqua Finella. « Alors reste prudent ! »
Erin lui lança un sourire moqueur, avant de plonger la première dans les flammes vertes.
« Vas-y Pet', à toi ! » Lui lança Kirsty, qui semblait décidée à prouver qu'elle était une femme responsable, depuis qu'elle avait commencé à travailler.
Peter soupira longuement, avant de se lancer à la suite d'Erin. Il avala un peu de cendre au moment où il finissait de prononcer l'adresse et, s'il n'eût pas de soucis avec la destination, manqua de s'étouffer dès son arrivée au chaudron baveur.
Sa sœur, loin d'elle l'idée de lui venir en aide, se contenta de lui adresser un sourire sardonique, avant de le féliciter de ne pas s'être perdu. « Vraiment Peter, comme je suis fière de toi. » Conclut-elle ironiquement, avant d'essuyer une larme imaginaire au coin de l'œil.
« Kof kof. » Fût sa seule réponse, qui eût pour seul effet de faire redoubler d'intensité le rire d'Erin.
« Ce que tu peux être immature ! » L'accusa Kirsty dès son arrivée, tout en claquant le dos de Peter, probablement pour lui dégager les poumons.
« Faut dire que je n'ai pas besoin de prouver à qui que ce soit que je suis capable de prendre mes responsabilités, moi. » Répliqua Erin, en replaçant une de ses mèches cendrée derrière son oreille.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » S'énerva Kirsty, poussant négligemment Peter sur sa gauche pour s'approcher de sa petite sœur.
« Tu as très bien comprit ! » S'exclama Erin, un air de vainqueur sur le visage.
Peter aurait pût jurer qu'elles se seraient jetées l'une sur l'autre, si Blair n'était pas apparue, annonçant que leur mère arriverait bientôt.
Il haussa des épaules : ses sœurs étaient de toute façon complètement folles !
« On va d'abord aller chez Mrs Guipûre, il vous faut de nouvelles robes les filles, sans parler de l'uniforme pour Peter. Ensuite on ira chez l'apothicaire. » Programma Finella. « Erin, tu as vérifié que les livres sont en bon état ? »
« Je m'en suis occupée maman. » Intervint Kirsty, dont le comportement de plus en plus étrange commençait à inquiéter Peter. « Il faut juste que Pet' achète un nouveau livre de potion, je ne sais pas ce qu'Erin à fait en première année, mais il est à moitié brûlé ! Et Blair a besoin d'un nouveau livre de métamorphose, visiblement le professeur McGonnagal a changé d'édition, ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée, je dois dire. »
« Très bien, merci ma chérie. On fera ça donc, et si vous avez besoin d'autres livres, bien sûre… Tu sais quoi Peter, on pourrait aller acheter ta baguette pendant que tes sœurs se chargent de t'acheter tes ingrédients de potion et tout le matériel nécessaire, comme ça on gagnera du temps et on pourra aller manger une glace chez Florian Fortarôme. »
Peter n'avait pas écouté un traître mot du babillage incessant de sa mère, trop occupé à observer les lieux. C'était la première fois qu'il venait au chemin de Traverse, et par conséquent dans le Chaudron Baveur. Le bar avait des allures chaleureuses, malgré les quelques ivrognes qui s'y trouvaient. Les sorciers y entraient et y sortaient, s'arrêtant quelques fois pour saluer Tom, le barman, ou encore pour prendre un verre. La lumière tamisée, le bois qui revêtait les murs et le sol, ou encore les longues tables autour desquelles se retrouvaient des amis, des collègues, ou tout simplement une famille lui donnait un sentiment de bien-être. Dehors, il pouvait apercevoir les moldus qui se pressaient dans Londres, sans porter la moindre attention à ce bar d'originaux qui vendait bièraubeurre et whisky-pur-feu.
Il suivit sa mère et ses sœurs jusque dans l'arrière-cour, où s'entassaient les poubelles. Finella tapota quelques briques sur le mur du fond, dévoilant un nouveau monde. Une allée, un chemin de Traverse, comme l'indiquait son nom, dans lequel des boutiques aux allures hétérogènes prenaient place. Il admira chaque boutique, chaque vitrine décorée, visant à faire saliver les sorciers pour qu'ils dépensent plus que nécessaire.
« Il faudrait qu'on passe à Gringotts, avant toute chose. » Rappela Finella. « Et faites-moi penser à acheter de la poudre de cheminette, je ne compte pas revenir ici avant une bonne année. »
Kirsty acquiesça, tandis que Erin et Blair babillaient de leur côté de choses plus ou moins futiles.
Ils arrivèrent devant l'immense bâtisse de marbre blanc, qui imposait tout de suite le respect et la dignité. Même ses sœurs consentirent à se taire, alors qu'ils passaient devant un Gobelin aguerrit de tout comportement suspect.
Les Pettigrew se dirigèrent vers un des nombreux guichets libres, saluant le Gobelin avec respect. Celui-ci ne leur prêta aucune attention avant d'avoir terminé son inspection d'une pierre précieuse, dont il consigna quelques informations dans un carnet.
« Quel coffre ? »
Finella lui indiqua le numéro, tout en lui donnant la clé, et le Gobelin, après quelques vérifications de rigueur, les guida jusqu'à un wagonnet, tandis que Finella tentait d'informer son fils de quelques notions sur l'architecture du bâtiment.
Tout ce Peter en retint, c'est qu'il s'agissait de l'endroit le mieux gardé du monde, et il voulait bien le croire au vu des protections installées et qu'il aurait probablement eût tout le loisir d'analyser si le wagonnet n'allait pas si vite. Il en ressortit légèrement tremblant, décidant que la vitesse n'était décidément pas pour lui.
Le Gobelin apposa sa main sur la poignée, avant d'ouvrir la porte avec la clé.
« Seul un Gobelin peut ouvrir un coffre, question de sécurité. » L'informa sa mère en voyant son air perplexe.
Peter acquiesça, avant d'entrer dans leur coffre fort à la suite de Blair. Leur mère ne tarda pas, se contentant de prendre de quoi remplir l'aumônière.
Ils refirent le chemin en sens inverse, remercièrent le Gobelin, puis se rendirent directement chez Mrs Guipûre.
Le magasin de Mrs Guipûre était quelque peu spécial. L'on retrouvait des mètres et des ciseaux qui découpaient des rouleaux de tissus de tout seuls, des fils et des aiguilles qui lui donnaient forme, et une dame âgée au milieu de tout ça qui courrait d'un coin à l'autre pour satisfaire ses clients. Il y avait bien sûre de nombreux uniformes, le plus vendu dans cette boutique, mais aussi quelques rares tenues de soirée qui habillaient quelques mannequins inanimés, des chapeaux pointus et quelques autres plus élaborés, parfois même frôlant le ridicule, des capes et des gants, quelques accessoires en peau de dragon et, pour finir le tout, des piles entières de chaussures et bottes qui avaient été jetés pêle-mêle dans un coin. Tout semblait s'être animé de vie, et ce fût dans un joyeux tohu-bohu que Mrs Guipûre prit ses dimensions, ainsi que celles de ses sœurs, pour leur créer des uniformes sur-mesure.
Peter fût quelque peu soulagé de ressortir de ce magasin, n'étant définitivement pas très à l'aise avec les objets pointus et potentiellement dangereux volant en tout sens.
« Bien. Maintenant que ceci est fait, nous allons chez Ollivander. On se retrouvera chez le glacier, les filles. » Lança Finella, entraînant son fils à sa suite.
Quand ils arrivèrent devant la boutique de Mr. Ollivander, Peter sût tout de suite que c'était le genre d'endroit plein de poussière et très peu éclairés, où les gens se sentaient généralement assez mal à l'aise. Il ne s'y était pas trompé.
Mr. Ollivander était un homme d'une cinquantaine d'année, de grande taille et terriblement mince. Ses doigts, particulièrement, faisaient l'effet d'une araignée tant elles étaient maigres. Il parlait doucement, et manœuvrait sa baguette magique de gestes précis.
Peter se retrouva ainsi mesuré par un ruban particulièrement importun, se demandant s'il était vraiment nécessaire de mesurer la distance entre ses deux yeux, afin de savoir quelle baguette magique lui correspondrait.
Le fabriquant de baguette sembla juger qu'effectivement non, puisqu'il lui ordonna de cesser immédiatement, alors qu'il revenait avec une pile de boîtes poussiéreuses.
« Commences donc par celle-là. » Fit-il, tout en lui tendant une baguette, avant de la lui arracher immédiatement des mains. « Non, plutôt celle-ci. » A nouveau, il recommença son petit scénario, jusqu'à ce qu'il trouve la baguette qui choisit Peter. Le garçon sentit immédiatement une douce chaleur se répandre dans son bras, et il eût juste à la secouer un peu pour que des étincelles violettes jaillissent de l'extrémité.
« Bien, bien. » Fit Ollivander. « Cette baguette est taillée dans du bois de bouleau et, à son cœur, on retrouve un crin d'ethonan (1) ».
« D'ethonan ? » Répéta Peter, qui aurait préféré un ventricule de dragon, ou quelque chose dans ce genre.
« Oui, j'admets que c'est assez rare, mais elle est très efficace pour lancer des sortilèges, à condition, bien sûre, que le détenteur veuille bien s'en donner la peine. » Répondit Ollivander, avant d'annoncer le prix.
Finella paya, avant d'entraîner son fils à jusque chez le glacier, où les trois filles Pettigrew attendaient, comme convenu.
« Il ne reste plus rien à acheter ? » S'assura tout de même Finella, en s'asseyant.
« Non, c'est bon. » Répondit Blair, avant de se tourner vers son frère. « Alors, cette baguette ? »
Peter la brandit sous le nez de sa sœur, diffusant à nouveau quelques étincelles.
« Et doucement ! » S'exclama son aînée en reculant d'un mouvement brusque. « Tu vas finir par me brûler le nez ! »
« Et si on passait plutôt aux choses sérieuses ? » Proposa Kirsty. « C'est tout de même l'anniversaire de Pet', aujourd'hui ! »
« Et onze ans, ça se fête ! » Renchérit Blair.
Erin fit un signe de la main au serveur, qui s'approcha d'eux avec une tarte aux fraises surmontée de onze bougies qui produisaient des étincelles bleues, violettes, rouges, jaunes et vertes.
« Joyeux anniversaire Peter ! » Hurlèrent ses trois sœurs, tandis que leur mère farfouillait dans son sac, à la recherche du cadeau.
« Je l'ai ! » S'exclama-t-elle en brandissant joyeusement un paquet carré de taille moyenne, avant de le tendre à Peter.
Un énorme sourire sur les lèvres, Peter commença à déballer le cadeau en songeant qu'il y avait des moments comme celui-là, où ses sœurs pouvaient se révéler être géniales !
« Un appareil photo ! » S'exclama-t-il surprit.
« Il faut bien que tu nous rapportes des souvenirs de tes années à Poudlard. » Répondit Kirsty.
« Sans compter les prochains voyages qu'on fera avec papa. » Ajouta Blair.
« Ou encore des moments comme celui-ci. » Fit Erin avec un sourire, alors qu'elle finissait de servir tout le monde d'une part de tarte aux fraises.
Comprenant où elle voulait en venir, Peter regarda dans le viseur sa famille qui lui souriait, avant d'appuyer sur le bouton de déclenchement. Un flash, suivit d'un panache de fumée, envahirent l'air, sous les applaudissements ravis de ses sœurs et de sa mère.
Ethonan : cheval ailé de Grande-Bretagne et d'Irlande, selon EHP.
Voilà pour Peter, le prochain chapitre devrait être sur Sirius, le jour de la rentrée. Mais je vais tout de même essayer de pondre un chapitre sur James avant, bien qu'en 2 semaines je ne garantis rien…
