Chapitre 1
Une semaine était passée depuis la mort de Fred. La jeune fille était plongée du matin au soir dans de vieux parchemins poussiéreux dans l'espoir de pouvoir changer le cours du temps, elle ne pouvait malheureusement pas se servir uniquement d'un retourneur de temps. Cela aurait des conséquences sur les autres et peut être même annulé la victoire de Harry Potter sur lord Voldemort.
La jeune Gryffondor décida donc de chercher dans les manuscrits interdit. Au plus profond de son cœur, elle savait qu'il existé un moyen de le faire revenir à la vie sans qu'il ne soit un être dépourvu d'âme. Il lui fallait juste un peu de temps.
Elle s'endormit sur la pile de manuscrits et repensa alors à des moments vécus avec Fred.
Avant le maléfice...
Hermione Granger se retenait difficilement de rire ; Fred et George Weasley faisait tout pour rendre la vie impossible à la Grande inquisitrice. Cette fois-ci, ils avaient mis une potion – dans son thé – qui avait pour effet de la faire danser dans tous les sens. Son corps fut secoué de tremblement – son visage se figea dans un rictus mauvais – du moins plus que d'habitude.
La jeune fille n'était pas du genre à rire d'autrui, mais elle devait avouer que Dolores Ombrage l'avait bien cherché. C'était une femme perverse – qui se délectait en voyant les élèves souffrir sous son joug – Elle n'a que deux buts, premièrement imposer sa loi à l'école et obliger Harry à ne plus annoncer le retour de Voldemort. Puis ce qui agaçait plus que tout, la jeune Gryffondor était qu'elle empêcher les élèves d'apprendre les sortilèges de défense contre les forces du mal, ainsi le moment venu les élèves ne pourront pas se défendre.
Peeves, l'esprit frappeur du château qui détesté Ombrage en profita pour lui lancer des ballons d'eau en rafales faisant couler son maquillage et la rend beaucoup plus hargneuse. — Bande de sale voyou ! hurla-t-elle en tentant vainement d'arrêter de danser. Tous les élèves, hormis les Serpentard qui soutenaient la Grande inquisitrice riaient à Gorge déployée.
— Vous ne perdez rien pour attendre, bande de garnements !
Peeves cette fois-ci lui lança de la peinture verte mélanger à du marron qui coloria ses horribles vêtements rose bonbon. L'esprit se mis à rire en plaisantant sur la malheureuse Dolores.
Fred approcha la jeune fille. Une fois à sa hauteur il lui plaça un bras sur les épaules. Bras qu'Hermione essaya de repousser. — Alors petit rat de bibliothèque comment trouves-tu notre farce ?
Fred avait pour habitude de la surnommer ainsi. Mais il n'y avait rien de méchant dedans contrairement aux autres élèves qui lui donnaient des surnoms. Il aimait l'appeler ainsi parce qu'il connaissait son amour pour les études et les livres. D'ailleurs le jeune homme était le seul qu'elle autorise à l'appeler ainsi. Même George n'avait pas le droit de le faire, ce qui l'amuser beaucoup d'ailleurs. Tout le monde connaissait les jumeaux Weasley et leur amour de l'interdit.
— C'est tellement enfantin ! Prétendit-elle en gardant contenance.
Pour toute réponse, il se mit à rire.
Hermione ne put s'empêcher de le regarder. Elle le trouvait tellement beau quand il riait – il dégagea une telle joie de vivre et à chaque fois où la jeune fille se sentait mal, il lui suffisait à l'admirer pour qu'il réussisse à lui communiquer sa joie. Le cœur d'Hermione battait très fort dans sa poitrine parce qu'il avait toujours son bras sur elle. Et elle huma son doux parfum. Sa tête commençait à lui tourner enivré par lui. Elle sentit aussi des papillons dans son ventre. Elle l'admirait, elle fixa avec envie ses lèvres. Tant bien que mal elle essaya de ne pas succomber à l'envie de l'embrasser. Il ne le fallait pas… Pour Fred elle n'était que l'amie de son frère. Puis il lui avait fait bien comprendre qu'elle n'était qu'une gamine pour lui, il suffisait de voir la manière dont il la traitait. Exactement comme il faisait avec Ginny.
Reprend toi Hermione ! songea-t-elle.
Elle n'avait aucune envie de se ridiculiser devant lui.
— Oui c'est ça ! Je t'ai vu sourire et je parie que tu étais à deux doigts de te mettre à rire.
— N'importe quoi !
Il rigola de nouveau.
— Ah Hermione tu es vraiment une très mauvaise menteuse !
Elle allait lui répondre quelque chose quand George les rejoint toujours avec un sourire collait sur le visage. Les jumeaux étaient semblables cependant Hermione arrivait à les différencier parfaitement. Elle trouvait George moins beau que son frère – ne lui demander pas pourquoi – parce qu'elle ne connaissait pas la raison. Selon Luna c'était parce qu'elle était irrévocablement amoureuse de Fred depuis ses 11 ans. Au tout début quand elle voyait Fred où qu'il se trouvait trop proche d'elle – elle se mettait à bégayait ou à rougir – heureusement pour la jeune fille cela lui était passé. Bon grâce aux conseils précieux de Ginny.
— Alors Hermione tu en pense quoi ? demanda George qui ajouta, sommes-nous par les meilleurs dit-il en lui adressant un clin d'œil.
— Cette jeune demoiselle trouve que c'est enfantin, répondit Fred.
— Quoi ? Tu n'es pas sérieuse ma jolie !
— Tes gentils Fred, mais je peux répondre par moi-même, répliqua Hermione. Fred posa une main sur sa poitrine de façon théâtrale.
— Tu entends sa Géorgie. Elle me brise le cœur.
Son frère éclata de rire.
— Bon travaille George ! C'est vrai que c'était plutôt marrant. Enfantin mais drôle. — Tu entends ça Freddie ! Je suis son préféré, lança-t-il en embrassant la joue de la jeune fille.
Les deux jumeaux la laissèrent dans la grande salle.
La jeune fille laissa échapper un long soupiré.
Dolores Ombrage se trouvait maintenant à l'infirmerie. Le professeur Rogue lui donna un antidote. Elle se promit se trouvait les responsables de cet acte horrible à encontre et de les faire payait au centuple l'humiliation subite aujourd'hui.
Hermione se trouvait dans sa chambre en compagnie de Luna et Ginny. Elle avait réellement besoin de parler à quelqu'un de l'attirance qu'elle ressentait pour Fred surtout aujourd'hui où une sensation nouvelle l'avait saisi quand le jeune homme avait été très proche d'elle. Bien sûr il y avait Harry et Ron cependant elle ne se sentait pas à l'aise à parler de ça a ses deux meilleurs amis. Bien que les deux jeunes hommes étaient au courant des sentiments de la jeune Gryffondor – après tous ces trois-là n'avait pas de secret entre eux – Ron bien que gêner par rapport à son frère ait promis à son amie de ne jamais révélé ce qu'il savait.
Bref ce soir Hermione souhaitait se confier longuement à ses deux meilleurs amis. Encore des années plus tôt Hermione n'aurait jamais cru possible d'avoir la chance d'avoir des amis et encore plus des amies féminines. Depuis toujours elle était perçue comme une miss je sais tout. Concernant Ginny et ses sentiments pour Harry, la jeune fille était aussi un soutien. Toutes les deux se soutenaient et se comprenaient. Puisque les deux garçons dont elles étaient amoureuses ne les voyaient pas comme des jeunes filles en âge d'avoir un copain.
— Je ne sais pas ce qu'il s'est passer les filles, j'avais l'impression d'avoir des papillons dans le ventre quand il s'est approché de moi.
— Je pense que tu as ressenti du désir pour lui, dit Luna avec un ton franc qui lui était propre.
Toutes les deux la regardèrent choquées par son franc parlait.
— Ben quoi ! Ce n'est pas ce qu'il y a d'écrit dans les livres de romance que tu nous as prêté. En effet, Hermione offrait et prêtait des livres à l'eau de rose à ses amies. Ces livres venaient du monde moldu. D'ailleurs les garçons ne manquaient jamais de se moquer d'elles. Mais ce qu'ils ne savaient pas c'était que Molly Weasley adorait elle aussi ces livres.
— Je me sens vraiment idiote... Je n'avais jamais ressenti ça avant.
— Tu n'as pas à te sentir mal. Tu sais je dois bien t'avouer que Harry ne me laisse pas indifférente non plus, dit Ginny.
— J'ai tellement peur que Fred s'en rendre compte, cela en sera fini de moi. S'il apprend que je l'aime il ne voudra plus me voir.
— Ne t'inquiète pas, Hermione ! Je suis sûr que Fred tient aussi à toi, lança Luna. Ces mots lui remonter un peu le moral.
— Merci les filles !
Hermione se réveilla en sursaut. Elle avait encore rêvé de Fred... Depuis quelque temps ces rêves l'empêcher de trouver un sommeil réparateur. Jamais au grand jamais la jeune fille avouerait qu'elle faisait des rêves un peu osés concernant le grand frère de son meilleur ami. Elle en avait honte parce que cela ne lui ressemblait pas. Le parfum du jeune homme ne la quittait plus maintenant.
Elle décida de quitter son lit pour sortir prendre un peu l'air. En faisant bien attention de ne pas se faire attraper par Rusard concierge de Poudlard. Mais elle avait l'habitude de l'éviter, s'en était même devenu une sorte de don, parce qu'avec Harry et Ron elle sortait souvent hors de son dortoir. Hermione arriva vers un coin sombre, quand elle entendit quelqu'un glousser, elle se cacha rapidement derrière un arbre pour ne pas se faire remarquer. Très vite, son cœur rata un battement quand elle vit qui était dehors à cette heure-ci.
J'ai vraiment l'impression que mon cœur va exploser, songea la jeune fille en tenant sa poitrine comme si son cœur allait sortir de celle-ci. Des larmes coulèrent sur ses joues. Elle mit une main sur sa bouche pour ne pas se faire entendre. Elle retourna dans son dortoir. Elle ne pouvait chasser de son esprit ce dont elle avait été témoin. Cela la hantait au point qu'elle souhaitait hurler à plein poumon sa douleur, sa frustration et sa jalousie... Elle prit un carnet offert pour son anniversaire par Luna afin qu'elle puisse y écrire ce qu'elle ressentait.
