Chapitre 1

Kathryn Cullen

Février 2007

Ce matin-là, le rire de mes amis venant de la cuisine m'avait réveillé. Je m'étais endormi avec mes fringues. Mes livres de l'école étaient étalés sur le sol de ma petite chambre qui n'était qu'occupé par mon lit. Simple petit lit qui prenait toute la place de cette minuscule pièce. Or, j'aurais menti si j'avais dit que je n'y étais pas habitué. La maison de notre famille d'accueil n'avait jamais été un grand luxe. Je ne m'étais pas couché très tôt la nuit dernière trop absorbé dans un devoir que je devais faire pour mon cours de psychologie. L'appartement que l'on louait été petit mais pour nous, s'était juste assez. Nous avions beau avoir un vieil ordinateur avec un internet très lent, le moins cher des portables, une télévision des plus minables et dormir sur un simple matelas cela été un luxe pour nous trois orphelins qui avait survécu jusqu'à l'université. Freddy, Amy et moi avions un but qui était celui-là. Il était souvent dit que les gens comme nous n'allait guère loin, n'ayant pas de parents pour nous payer une bonne éducation. Or, j'avais hérité d'argent que j'utilisais pour mes études et mes amis avaient d'excellents résultats qui leur ont permit d'avoir une bourse scolaire. Nous avions d'ailleurs aussi chacun un emploi. C'était moi qui vivrais ainsi le plus longtemps… Freddy étudiera en informatique pour 3 ans, et Amy étudiera l'enseignement des arts dramatiques pour 3 ans aussi. Quant à moi, je savais ce que je voulais faire depuis bien longtemps et je n'avais pas l'intention d'abandonner ce rêve. J'avais 4-5 ans d'étude pour avoir mon doctorat en médecine pour après me spécialisé en pédiatrie pour des études de 5 ans. Le temps n'était pas ce qui me manquait… Mais j'étais figée à mes dix-huit ans à tout jamais, et un jour peut-être les gens remarqueront-ils que je ne change pas. Alors, peut-être que je ne resterais pas ici la plus longtemps puisque certains vampire tueront ceux qui diront aux humains qu'ils sont des vampires… Des fois, ce « A.J.M » me mettait vraiment en colère. Pourquoi me laisser seule sans réponse ? Qui était ces certains vampires ? Et mes parents, que savait-il d'eux ? Pourquoi, finalement, ne m'avait-il pas emmené à Joham. Pourtant, sa lettre mettait bien réconfortante puisque c'était elle qui contenait les seuls informations sur mes parents que j'avais.

Je décidai finalement de sortir du lit et d'aller déjeuner. Mes amis étaient assis à table avec une tasse de thé et un bol de céréale. Je fis un café et m'installai à table avec eux. Amy nous parlait de ce super de beau mec dans l'un de ses cours. En l'écoutant, je ne pus ignorer le regard jaloux de Freddy. J'aurais pu deviner depuis longtemps que celui là avait un truc pour elle. Je ne fis pas de commentaires et me borna à écouter son histoire. L'amour pour moi n'était jamais allé plus long que l'amitié. Plusieurs humains m'avaient demandé de sortir mais je ne pouvais pas vraiment sortir avec eux pour avoir une relation qui peut durer. Quand ça vient aux vampires, j'aime mieux les éviter. Psychopathe mort-vivant tuant tous ceux qui se retrouvent dans leur chemin… Je préférais être ami avec des gens qui ne sont pas des meurtriers.

Maintenant, que notre rêve commun avait été réalisé, Amy nous avait mis au défi d'un autre « rêve ». Avoir une relation amoureuse. Cela pourrait être facile mais j'en avais pas envie, j'avais déjà mon autre idée en tête. En ramassant mes couverts, je me remémorai de mon plan pour la journée. Aller dans cette vieille libraire, trouve ce livre et partir de là, trouver ce que je cherchais.

Je revins donc dans ma chambre et mis mon chandail en maille au col dégagé bleu avec mes skinny favoris. Je replaçai mes couvertures de mon lit et ramasser mes livres. En ouvrant les rideaux, j'eus la vue magnifique, selon moi, sur le fleuve St-Laurent malgré l'épaisse couche de nuage qui flottait dans le ciel.

Dans le salon, Amy parlait à son cellulaire alors que Freddy essayait d'ignorer la conversation en écoutant la télé. Je partis dans le vestibule, mis mon manteau et mes bottines. Sans salut ou de à plus tard, j'étais parti avec un simple mouvement de main. J'arrivai juste à temps pour l'autobus qui menait au centre-ville de Québec. Là-bas, se trouvait une librairie qui avait une section avec de la documentation sur les familles anglaises à différentes époques. Des vieux documents, des articles de journaux et des rumeurs de quartier mis sur papier s'y trouvait. En ce samedi matin, peu de personne se trouvait dans l'autobus, il restait donc plusieurs places de libre. Or, au prochain arrêt, plusieurs personnes rentrèrent, à la fin une jeune mère rentra avec un bébé dans les bras. Voyant qu'il ne lui resta plus de place libre, je lui cédai la mienne. L'enfant ne pleurait pas et avait l'aire heureuse bercée par le bus ce qui me fit penser à ma propre enfance. La quelle j'aurais bien échangé celle du nourrisson à côté de moi. Calme, joyeuse, normale et humaine; Entouré de ses parents. En fait, non, je ne l'aurais pas échangé. Je n'aurais jamais souhaité à qui que ce soit d'avoir une enfance comme la mienne… Peut-être bien cet imbécile de Joham, mais c'est un cas exceptionnel.

Il y a quelques jours, un étudiant m'a dit que j'étais chanceuse de ne pas avoir de parents. (Chose complètement débile !) Et je me suis rendu compte, que je m'apitoyais un peu sur mon sort. Si je voulais rencontrer mon père, je pouvais. Il était vivant après tout… Bon vivant, n'est peut-être pas le bon mot. Mais quel est le bon mot pour décrire la situation d'un vampire, alors ? Une partie de moi, c'est tout de suite dit : «Hey! Mais si c'est un psychopathe de vampire ? ». Chose que je me suis dite depuis que j'ai rencontré Joham. Sauf qu'aujourd'hui l'autre partie de moi a été assez forte pour ce dire : « Et alors, c'est ton père et qui est tu pour juger quand tous ce que tu sais de lui c'est son nom! » Voilà pourquoi je me rendais à cette librairie et voilà ce que été mon nouveau « but ». Je sais, je sais. Cette affaire de but est dur à comprendre mais c'est en fait, en tant qu'orphelin – selon Amy, Freddy et moi – la vie peut être dur alors il faut avoir un but pour continuer d'avancer. Lorsque le bus arriva à mon arrêt, beaucoup de gens se levèrent pour partir, dont moi. En sortant, le vent froid frappa mon visage (Parce que les vampires peuvent avoir froid). Je basai la tête et marchai droit devant et tourna après la deuxième lumière. Je me retrouvai désormais sur une vieille ruelle plutôt étroite. Les bâtiments étaient collés et la plupart était des boutiques ou des cafés. Quelques /1 111/ voitures étaient stationnées dans la rue et plusieurs personnes se baladaient, certains avec leur chien, d'autre avec leur café de Starbucks. À l'autre extrémité de la ruelle, sur le coin, se trouva la librairie que je cherchais. Sur l'édifice était indiqué « Le temps de mots. » En ouvrant, la porte une petite cloche sonna ce qui fit lever la tête du caissier qui semblait absorbé dans sa lecture. Il me salua d'un hochement de tête sans réellement prêter attention à moi avant de recommencer la lecture de son livre que je ne sus identifier. C'était un homme dans la cinquantaine aux cheveux gris pâles. Tout le monde aurait affirmé qu'il était vieux de moi, or je savais que ce n'était pas vrai. La librairie, elle, devait me battre en âge. Le plancher était en bois et craquer lorsque nous marchions. Certains livres étaient installer sur des étagères –elle aussi en bois – et d'autres étaient tous simplement empiler les uns sur les autres. Il avait une odeur de bois, le vieux livre et de café qui était rependu dans la boutique. Une pancarte de bois pointait une étagère nommé « Documentation sur les familles anglaises. Je me dirigeai rapidement vers cette dernière. De nombreux porte-documents étaient classés en ordre alphabétique. Avant même, que j'aille le temps de chercher dans les « c », le caissier arriva paresseusement. Je levai le visage vers lui et soudainement il arrêta tout mouvement pour me fixait intensément. Pauvre humain ! Pourquoi devais-je provoquer cette réaction partout où j'allais ?

- Puis-je… je, vous aider, mademoiselle?, bégaya-t-il.

Je lui expliquai donc que je cherchai des informations sur un certain « Carlisle Cullen ». En regardant dans un livre de recueil, il trouva le bon document sans problème. Il me proposa de manger dans le café qui se trouvait à côté en feuilletant les documents. Voilà d'où venait sûrement l'odeur de café. Je le remerciai et allai m'asseoir. Une jeune femme vint me servir. Je l'avais déjà vu à l'université mais nous n'avions aucun cours en commun. Le regard qu'elle me lança était noir. Ce que je pouvais expliqué par le fait que son copain m'avait dragué l'autre jour sans succès mais elle l'avait surpris. Peut-être qu'avoir un amoureux ne serait pas une si mauvaise idée puisque les filles arrêteraient peut-être leur jalousie. En ignorant son regard, je commandai un cappuccino et commençai à regarder les documents. Mon grand-père vivait à Londres. C'était un pasteur anglican. Or, il était surtout connu comme un chasseur de sorcier, de loup-garou et de vampire. Il menait au bucher beaucoup d'innocents puisqu'il ne trouvait pas les vrais très facilement. Il avait, d'ailleurs un fils unique donc la mère était morte en le mettant au monde : Carlisle. Lorsqu'il fut trop vieux pour accomplir son travail, il le transmit à son fils. Ce dernier n'aimait pas l'idée de tuer peut importe la créature. (Cela est-il un bon signe ? Ou cela signifie-t-il qu'il ne voulait pas tuer les « siens », des tueurs comme lui était réellement ?) Or, selon les rumeurs, mon père était plus intelligent que le sien, il trouva donc des vampires. Ces derniers les auraient attaqué et depuis Carlisle aurait disparu. J'imagine qu'il serait devenu vampire par la suite. Cela était-il un bon début dans mes recherches ? Puisqu'en quoi cela aller m'aider à le retrouver ? Une fois vampire, qu'avait-il fait ? Où était-il allé? Il me manquait bien trop d'informations! Se nourrissait-il de sang animal comme moi ? Vivait-il parmi les humains ? Et quel était son lien avec ma mère ? Des milliers de question me hantaient l'esprit. Avant même que je le remarque il était 11h et je devais aller travailler dans deux heures.

Je remis le document au caissier et partis pour reprendre le bus. Tout le chemin du retour, je fis dans la lune avec mes questionnements… Je faillis passer mon arrêt! En montant les escaliers, je me demandai où je serais en ce moment si j'avais connu mes parents. Sûrement pas ici ! J'ouvris la porte nonchalamment ce qui fut taire la conversation entre Freddy et Amy. Je les saluai et pris le restant de macaroni dans le frigo. Mon amie me parlait de sa joie d'être en amour, me demandant pourquoi, malgré tous les mecs qui m'ont demandé de sortir j'ai toujours dis non jusqu'à ce que Freddy la coupa.

- Attends, un peu Amy!, dit-il. Kathy ne semble pas dans son assiette et tu lui parle de ton Jack sans arrêt.

Mes amis me regardèrent, attendant une réponse. Ces deux là me connaissaient trop bien!

- Bien sûr, je ne suis pas dans mon assiette, répondis-je en utilisant une vieille blague Amy. Je mange mes macaronis dans un bol.

Ils levèrent les yeux au ciel pour me faire comprendre qu'ils attendaient une vraie réponse. Je soupirai.

- Tu sais, notre affaire de but, commençai-je. Euh, bien je ne pense pas que l'on a choisi le bon.

- Précise, répliqua Amy.

J'inspirai avant de me lancer.

- Pourquoi mettre quelqu'un dans notre vie alors que nous ne savons même pas qui nous sommes, d'où nous venons. C'est pour cela que je suis allée dans une librairie où l'on trouve de la documentation sur les familles anglaise ce matin… Et j'ai trouvé des informations sur mon père… Rien de bien important mais c'est déjà un début…

Un silence gênant régner la petite cuisine, alors que le visage de mes amis resta bouche bée pour un moment. Nous pouvions entendre une mouche volée et les gouttes d'eau du lavabo qui coulait. Je levai les sourcils et ils m'imitèrent. Freddy baissa la tête avant le répondre;

- Ma famille est morte, je le sais.

Je lui lançai un regard plein de compassion avant de ramasser mes couverts. Amy n'avait toujours rien.

- Nous ne sommes plus des enfants, dit-elle. Nous n'avons pas besoin de parent.

Elle se leva, parti dans le vestibule et claqua la porte. Freddy et moi se regardèrent pendant une demi-seconde avant de retourner à nos occupations. Je n'étais pas d'accord avec elle ; peut importe l'âge nous avions toujours besoin de parents même si ce n'était pas pour les mêmes raisons.

À 13h, je partis travailler. Mon travail était dans un laboratoire de recherche médicale. Je ne faisais que de l'administration mais c'était mieux que rien et assez bien payer pour financer le loyer. Je cherchai un emploi dans les centres médicaux mais rare était les postes disponibles pour qu'une étudiante de première année en médecine.

À l'heure du souper, j'avais finis de travailler or, je n'avais guère envie de retourner à l'appartement. Je décidai donc d'aller au Starbucks pour manger de quoi et après d'aller faire l'épicerie. À la fin, il était 19h lorsque je rentrai. Personne n'était là. Les livres d'école, les cahiers de note couvraient le sol du salon comme d'habitude et le bruit insupportable du lavabo qui coulait toujours était présent. Je pouvais entendre nos voisins se chicaner et les autres ronfler malgré le mur anti-son. Vive l'ouïe bionique ! Après avoir fait un petit ménage en rapidité vampirique, je sautai dans la douche et me changeai pour des vêtements plus confortables. Finalement, je me mis à des travaux que j'avais à finir. Sans sarcasme, je peux dire vive la vitesse vampirique! Des travaux qui auront pu durer des jours à faire aux humains ne m'avaient que pris 2h00 heure et cela parce que je me forçai. Je pus donc me mettre à des lectures diverses qui nous avait été conseillé par les professeurs. J'adorais les cours, apprendre… J'avais de la misère à croire que certain trouve cela ennuyant mais chacun son truc. Après le troisième livre, je finis par être absorbé dans mes pensées. Qu'avait eu Amy ce midi ? D'habitude, elle n'était pas ainsi. Vrai, que d'habitude on ne parlait pas de parents. Savait-elle quelque chose sur les siens que je ne savais pas ? Ou était-elle juste énervée par le fait que je sache de quoi de plus sur mes parents ? Bien que le un peu plus ne m'aidait pas à les retrouver.

À la vérité, je n'essayais pas vraiment fort. Je pourrais m'enfuir et chercher tous les vampires possibles jusqu'à un qui me guidera à mon père. Or, en avais-je réellement envie ? Étais-je prête ? L'idée qui me rejette faisait-elle trop peur? Ou bien qu'il me fasse mal en quelque sorte de façon ? Je ne voulais pas imaginer ce père parfait, celui qui me protégera au point de s'en ficher d'y laisser sa propre vie, qui me réconfortera, qui me marchera vers l'autel le jour de mon mariage avec fierté, lui qui sera le même grand-père parfait à mes propres enfants… Je voulais juste quelqu'un que je pourrais appeler Papa sans avoir peur de lui ou peur de se qu'il pourrait lui arriver…

Tout à coup, la porte s'ouvra. Étant trop perdu dans mes pensées, je m'en étais pas rendu compte que quelqu'un venait. Or, je reconnus vite l'odeur de Freddy.

- Kathy, Amy ?, nous appela-t-il.

Sa voix grave résonna dans le petit d'appartement et ses pas résonnèrent alors qu'il rentra dans le salon où je le rejoins.

- Oui ?, répondis-je.

Il regarda autour de lui, les sourcils froncés.

- Amy n'est pas revenu ?, demanda-t-il.

- Apparemment non….

- Elle m'a appelé pour me dire qu'elle sortait avec ce mec dans ses cours et qu'elle serait de retour vers 11h.

Je jetai un coup d'œil à l'heure. Il était déjà presque minuit trente. Amy n'était pas du genre en retard. Freddy sortit son téléphone et lui écrivit.

- Tu l'aimes bien, hein ?

Il rougit et baisa la tête. Il voulut dire quelque chose mais il décida de ce taire. Je hochai la tête pour dire que je comprenais. Il finit par m'expliquer tout ce qu'il s'était passé entre eux et ce qu'il savait de ce mec avec le quel elle sortait.

« - C'est un gosse de riche. Un snob. Je pense que ses parents ont une entreprise à eux. Il aime bien s'en vanter. C'est le gars qui avait un truc pour toi au début de l'année, tu sais ? Tu l'as carrément repoussé, le pauvre », raconta-t-il.

Avant que l'on le remarque, il était une heure du matin et Amy n'avait toujours pas répondu. Cela pris une demi-minute avant que nous soyons dehors, la cherchant…