Deuxième chapitre !


Noirs Destins

- Tome 1 -

L'impossible victime

Chapitre 2 : Le corps du défunt


Kogoro, Ran et Conan s'étaient figés aux mots de l'inspecteur. Ran essaya d'avancer mais Takagi la bloqua. Cependant, le gamin réussit à passer le barrage de fortune que tentait l'agent.

Le jeune garçon avançait d'un pas déterminé sur l'herbe humide. Mais plus ce dernier avançait, plus son petit cœur battait fort. Ses yeux se posèrent enfin sur le corps. Le choc fut immense : la scène lui rappelait bien des choses. Il avait devant lui un lycéen portant les mêmes vêtements que lui le jour où sa vie avait changé. Le lieu était exactement le même. Il s'approcha enfin un peu plus et put observer le visage de la victime. Le cœur du petit bonhomme palpitait déjà tant et si bien que ce choc aurait pu l'éjecter de sa poitrine.

Les yeux du garçon étaient figés sur ce visage... Le visage de Shinichi Kudo.

– C'est impossible ! balbutia-t-il. Il en tomba littéralement sur le cul dans une petite flaque de boue.

Kogoro s'approcha à son tour. Il s'agenouilla pour observer le visage de la victime de plus près.

– C'est... C'est impossible. J'ai tellement vu ce morveux que je ne peux pas me tromper.

Il observa Ran, puis Megure qui lui fit un hochement de tête. Il regarda à nouveau sa fille qui commençait à verser quelques larmes sur l'épaule de Takagi qui la retenait encore puis il dit :

– Je ne veux pas t'en empêcher Ran, mais veux-tu vraiment le voir ?

Les sanglots semblaient paralyser la jeune fille, elle essayait de dire « oui » mais le mot avait du mal à sortir. Takagi tourna à son tour la tête vers Megure qui lui fit le même hochement de tête que plus tôt.

L'agent lâcha enfin la jeune fille qui avançait d'un pas largement moins déterminé que le jeune garçon. À la vue du corps, l'étudiante tomba à genoux. Elle pleurait, les sanglots devenaient de plus en plus forts tout comme les larmes devenaient de plus en plus fréquentes.

Le ciel semblait se mettre à pleurer lui aussi : des gouttes commençaient à tomber. La jeune fille se releva d'un coup puis tenta de fuir vers la voiture de son père. Ce dernier la rattrapa au niveau du véhicule. Conan, qui s'était relevé en voyant la fille dans un tél état, était lui-même figé. Dans un état qui n'a pas de nom : paralysé par la découverte macabre qui résulte du surnaturel, bloqué de toute émotion car il ne pouvait pas réconforter Ran... Que pouvait-il lui dire ? Il était totalement démuni par la situation.

Mais le coup de grâce n'était pas encore tombé.

– Il a reçu un coup fatal. Il a sûrement été assommé avec ce bâton, fit l'homme en blouse blanche en regardant l'inspecteur.

Ce dernier, lui aussi gêné par cette découverte ne put qu'acquiescer de la tête les dires du bonhomme.

À ces mots, Conan ne put qu'être foudroyé par la similitude de la situation. Kogoro revenait de sa voiture...

– Je pense que nous nous verrons plus tard inspecteur. Ran est chamboulée et elle ne peut pas rester là.

– Je vous tiens au courant dès que j'ai des infos, répondit l'homme à la veste marron qui reprenait enfin ses esprits.

Kogoro fit demi-tour sur lui même puis son regard se posa sur Conan.

– Toi, combien de fois t'ai-je dit que tu n'avais pas à être sur une scène de crime ?

Il prit le môme par le maillot puis l'emporta ainsi dans la voiture. Étonnamment, il avait balancé Conan sur la place avant du véhicule, laissant à Ran toute la place arrière.

Conan observait Ran dans le rétroviseur, il se demandait aussi comment une scène pareille avait pu être réalisée.

C'est ainsi que sous la pluie, la voiture disparut sous le regard d'yeux ayant observé toute la scène.