Voilà pour cette deuxième raison. Merci pour vos reviews, j'essaierai de poster la troisième dès demain. J'espère que ce "chapitre" vous plaira autant que le premier.

Enjoy !


10 Things I Like About You

→ Le fait que tu n'arrives jamais à m'en vouloir ou même à faire semblant.

J'arrivais à la grande salle en compagnie de Harry et Ron assez tard dans la soirée. Après avoir passé la matinée avec Hagrid, nous étions restés dans le parc, aux abords du lac. J'avais au départ protesté –je songeais à l'énorme pile de devoirs qui m'attendait sur mon bureau- mais ils avaient réussi à me convaincre de rester une heure ou deux. Au final, j'étais restée alanguie dans l'herbe toute l'après midi.

La Grande Salle était déjà presque vide, seuls restaient quelques professeurs, une dizaine de Serdaigle, et quelques Gryffondors et les tables de Poufsouffle et de Serpentard étaient vides. Je m'installais face à Harry et dos aux tables de Serdaigle et Serpentard. Ron vint s'asseoir à côté de moi et Ginny nous rejoint, s'asseyant auprès de Harry. Ce dernier entama la conversation, exposant à Ginny et à Ron la stratégie qu'il avait mise au point pour vaincre les Poufsouffle lors du match de Quidditch prenant place la semaine prochaine. Je n'essayais même pas de comprendre ce qu'il disait. J'avais depuis longtemps abandonné l'idée de comprendre quoi que ce soit à propos de ce sport. Je me servis du pudding, remplis mon verre de jus de citrouille et commençais à manger. Mes pensées se détournèrent bientôt vers une certaine personne : Drago. Je lui avais laissé un mot sur la table du salon, le prévenant que je ne rentrerais pas avant quelques heures. Il est vrai que j'avais quelque peu dépassé l'horaire prévu, mais je savais pertinemment qu'il ne m'en tiendrait pas rigueur. Ou presque pas, tout du moins. J'étais perdue dans mes pensées quand je remarquais que Ginny m'interpellait :

« Oui, Ginny ?

-Je te disais que Malefoy m'avait harcelé toute l'après midi pour que j'aille te chercher. D'après lui, tu devais le retrouver au repas de midi. Je lui ai répondu que tu étais au bord du lac et qu'il n'avait qu'à aller te chercher lui-même. Il m'a répondu qu'il ne pouvait pas risquer une exposition au soleil en raison de son teint. »

Je ne pus m'empêcher de pouffer. C'était tout lui. J'essayais de regagner mon sérieux, remarquant l'air courroucé de Ginny.

« Ecoute Hermione, j'ai dit que j'étais d'accord pour faire un effort et essayer de le supporter tant que c'étais à petite dose, mais j'ai frôlé la saturation cette après midi. Arrange toi avec lui la prochaine fois.

-Désolée, Ginny. Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

-Au début, rien. Il m'a montré ton mot, je lui ai dit que je trouvais ça très clair et que tu arriverais lorsque tu arriverais. Après, il est repartit. La deuxième fois, j'étais en train de manger avec Neville, il m'a attrapé par le bras en me disant qu'il frôlait la contamination en s'approchant si près de notre table.

-Plutôt ironique de sa part, sachant que pas plus tard que la nuit dernière, on… » L'interrompis-je avant de me taire. Le problème n'était pas Ginny, mais Ron et Harry se trouvaient à côté et bien qu'ils feignaient de ne pas écouter, je ne tenais pas à étaler ma vie privée à haute voix. Ginny sourit, avant de reprendre :

« C'est à ce moment là que je lui ai dit que tu étais près du lac, et qu'à mon avis tu n'allais pas bouger de sitôt. Il m'a répondu qu'il savait parfaitement que tu y étais, qu'il n'était pas aveugle et que je ne devais pas le prendre pour un idiot, mais qu'il ne pouvait pas sortir. Il m'a demandé d'aller te chercher, je lui ai dit qu'il pouvait aller se faire voir. Et il m'a fallu toute la volonté du monde pour ne pas lui lancer un sort qui lui aurait remis les idées en place, Hermione. »

Elle se tut et me regarda avec un air des plus sérieux qui me fit rire à nouveau. Je l'imaginais parfaitement face à Drago. Lui avait son air dédaigneux et ennuyé, la regardant de haut et lui ordonnant d'un ton supérieur d'aller me chercher immédiatement et elle, rouge de fureur, lui répliquant qu'il pouvait aller se faire voir et aller me chercher lui-même.

Je décidais de changer de sujet, et interrogeais Ginny sur ses révisions. Elle passait cette année ses BUSE, et les examens avaient lieux dans seulement quatre mois.

« Hermione, je ne veux pas te décevoir, mais tu as sûrement été la seule personne de ton année à commencer à réviser tes buses huit mois à l'avance. Pour ma part, je n'y ai même pas encore pensé.

-Enfin Ginny, tu sais pertinemment que si tu n'as pas les notes maximales à toutes tes buses, tu ne pourras sûrement pas choisir la carrière qui t'intéresse. Pense un peu à ton avenir !

-Ecoute, c'est très gentil mais je pense que je devrais m'en sortir assez bien dans les buses qui m'intéressent pour ce que je veux faire plus tard. Le reste… »

Je secouais la tête. Qu'on puisse se désintéresser à ce point de ce qui était le plus important dans ses études… Je me détournais alors vers l'ensemble de la salle. Seuls restaient les professeurs Flitwick et Chourave, trop absorbés dans leur conversation pour prêter attention à leur assiette, deux personnes à la table des Serpentard et nous. Je me retournais à nouveau. Effectivement, Drago et Blaise Zabini étaient attablés et le premier me fixait d'un regard peu amène. Je frissonnais malgré moi, si j'étais sûre qu'il ne me ferait jamais rien, les regards froids qu'ils pouvaient lancer étaient eux terrifiants. Je me retournais vers mes camarades, qui me toisaient avec un regard goguenard.

« Quoi ? » Sifflais-je.

Harry eut un rire, et je levais les yeux au ciel. Je ne devinais que trop bien ce qu'ils pensaient. Dès que j'avais le moindre mot avec Drago, ils étaient réjouis et ne pouvaient s'empêcher de me lister ses défauts. Je décidais de m'en aller avant qu'ils ne commencent.

« Au revoir, les garçons. Dormez bien.

-Toi aussi, Hermione… » Me répondit Harry, un sourire moqueur sur les lèvres. Je soupirais, me levais puis partis.

Je dépassais la table des Serpentard sans oser regarder les deux garçons. Non que j'ai peur des représailles. Je préférais juste laisser Blaise canaliser Drago avant d'avoir à l'affronter.

Une vingtaine de minutes plus tard, j'entendis la porte de notre salle commune claquer. Je sortis de ma chambre et me rendis dans la salle commune. Drago s'y trouvait, planté devant le feu, le fixant comme si il voulait l'éteindre du regard. Vu la froideur de celui-ci, je n'aurais pas été étonnée qu'il y arrive.

« Drago ? » dis-je, tentant une approche.

Il ne se retourna pas. Je m'approchais doucement, et vient encercler sa taille de ses bras. Il se dégagea et alla s'enfermer dans sa chambre. Je restais un moment pantoise au milieu de la pièce. Pouvait-il m'en vouloir à ce point ? Je le suivis rapidement, et toquais contre sa porte. Aucune réponse ne me parvint. J'essayais de tourner la poignée, mais elle était verrouillée. Je songeais un instant au bien fondé de cet acte, puis déverrouillais la porte à l'aide de ma baguette.

« Alohomora »

Je poussais doucement le battant, m'attendant presque me faire repousser aussitôt. Drago était allongé sur le ventre sur son lit, tête dans son oreiller. Je ne pus m'empêcher de rire. Il était tellement grand que ses pieds dépassaient presque du matelas. Je m'approchais doucement du lit, et lui caressais le bras. Il ne réagit pas. Je le secouais un peu – toujours rien. Je savais pertinemment qu'il était en train de se faire violence pour ne pas rire il n'était jamais capable de bouder bien longtemps.

Je me mordis la lèvre, puis grimpait carrément sur son dos. Je m'allongeais sur lui, puis penchais ma tête à côté de la sienne. Je souris.

« Drago ? » l'appelais-je à nouveau.

Je n'eu pour toute réponse qu'un grognement indistinct. Je recommençais à murmurer son prénom à son oreille, une fois, deux fois, dix fois, sans m'interrompre. Il finit par se retourner, une moue boudeuse sur le visage. Je me plantais en face de lui et l'imitait. Je voyais parfaitement qu'il n'était pas du tout fâché et qu'il retenait un sourire. Il finit par abandonner et sourit. Je ris, consciente qu'il ne m'en avait jamais voulu.

« Oh, ça va. Je suis si peu crédible ?

-Désolé, mon chéri, mais tu devras te contenter de tes compétences en magie pour te nourrir plus tard. Je ne crois pas que le métier d'acteur soit pour toi… »

Il me tira la langue. Je me penchais sur lui et l'embrassais longuement, avant de me blottir contre lui.

« Et dire que je n'arrive même pas à te faire sentir un minimum coupable…

-Coupable de quoi ?

-De m'avoir abandonné toute la journée, enfin ! »

Je le regardais, sourcils haussés.

« Je savais très bien que tu n'étais pas abandonné, pauvre chéri. Le fait que tu sortes avec moi n'a pas vraiment fait baisser ta popularité…

-Machiavélique. Je crois que je n'arriverais jamais à t'en vouloir.

-Tu m'aimes trop pour ça… »