Je m'excuse d'avance pour le vocabulaire employé dans les dialogues mais je trouve que cela correspond bien à leur tempérament et à leur caractère, surtout pour Marcus. Quoi qu'il en soit, merci pour les quelques reviews, surtout les deux derniers, qui m'ont poussé à écrire encore plus rapidement, donc merci :) Je sais que ce couple n'a pas beaucoup de lecteurs mais je les adore, et comme il n'y avait pas tellement de fics sur eux, j'ai voulu en écrire. J'avais oublié de préciser dans le premier chapitre, que l'histoire se déroule durant la troisième année de Harry, comme vous avez sûrement du vous en rendre compte et c'est justement la dernière année d'Oliver à Poudlard. Donc voilà de ce côté.

Bonne lecture ! En espérant que vous ne serez pas déçus !


Un corps était contre Oliver et appréciant cette chaleur réconfortante, il s'y cala encore plus. Jamais il ne s'était senti aussi bien et il enfouit sa tête dans un cou, souriant de bien être. Il allait se rendormir lorsqu'on le repoussa assez brutalement.

- Wood, faut que tu te casses ! Les autres vont pas tarder à se lever.

Le châtain se redressa, se passant une main dans les cheveux, le cerveau embrumé et les yeux mi-clos.

- Mmmmmh ?

- Putain, bouge !

Il se reçut des vêtements sur le visage et finit par obtempérer, ennuyé.

- T'es pas du tout affable, marmonna-t-il entre ses dents.

Marcus Flint, les mains sur les hanches, complètement nu, le regardait s'habiller, le visage fermé.

- Et je compte pas l'être. Bon, tu accélères un peu ?

- Ouais, ouais, c'est bon !

Le Gryffondor se dirigea vers la salle commune des verts et argents, chancelant. Il avait mal aux fesses ! Alors qu'il allait ouvrir la porte du dortoir, le Serpentard le retint, son visage tout proche du sien.

- Pas un mot à quiconque, compris ?

Enervé par la manière dont le traitait le brun, il voulut le provoquer.

- Pas de chance, on n'était pas vraiment discret la dernière fois.

Cette fois, il fut tiré en arrière et Flint le plaqua contre un mur.

- Qu'est-ce que tu veux dire, connard ?

Bien qu'Oliver était moins imposant que le Capitaine des Serpentards, il avait quand même une belle carrure et musculature, que son poste de Gardien lui avait permis de sculpter. Il se dégagea sans problème de la prise du jeune homme et le repoussa.

- Tu me saoules ! On était en train de baiser dans des vestiaires où n'importe qui pouvait entrer ou nous entendre ! Et c'est ce qui s'est passé ! D'ailleurs, tu n'as pas à t'inquiéter que ça se sache dans toute l'école, je baise avec le mec qui nous a vu et il n'est pas dans son intérêt d'aller parler !

Le Serpentard le fixa, indéchiffrable, pendant plusieurs secondes et ses yeux se plissèrent.

- Qui est ce type ?

- Hahaha, tu crois vraiment que je vais te le dire pour que tu ailles lui en mettre une ? Va te faire foutre !

- Entre nous deux, c'est plutôt toi qui aime te faire foutre et pas qu'un peu à ce que je vois ! Tu proposes tes fesses à tous les mecs de Poudlard ?

Le coup parti. Il vit le visage de Flint, comme au ralenti, tourner sur le côté.

- Au moins, je ne trompe pas ma petite amie avec un mec. Que dirait-elle si elle l'apprenait ?

Le brun gardait toujours la tête de profil et lorsqu'il se retourna vers le châtain, l'expression toujours fermée, Oliver put voir du sang sur ses lèvres. Il leva un bras, l'index pointé vers le Gryffondor.

- Je te jure que si ça se sait à l'école, t'es un homme mort !

- Putain Flint ! Tu couches avec un mec et t'es même pas capable de l'assumer. Tu te sers de cette fille comme couverture ?

Le Serpentard se mit alors à éclater de rire et Oliver le regarda surpris.

- Wood, t'es un mec marrant, tu le sais ça ? Et tu es tout aussi pathétique. Tu n'as rien compris, hein ? Ouais, c'est bandant de te baiser mais tu me sers que de vide-couilles. T'es qu'une pute et t'aimes te faire baiser, reconnais-le. J'aime les filles, j'adore leurs seins et leurs petits couinements. Toi, c'est ton trou que j'aime.

Blessé par les paroles du brun, Oliver garda le visage impassible, cillant à peine. Il n'allait pas donner la joie à ce connard de voir que ça le touchait.

- Approche-toi de moi encore une fois, Flint et tu le regretteras.

Il s'en alla rapidement et dès qu'il sortit du dortoir, il se mit à courir comme un dératé en direction de sa salle commune. Le salaud savait comment faire mal.


Le reste de la journée, Oliver le passa chez les Gryffondors et ne se rendit pas une seule fois dans la Grande Salle pour prendre ses repas. Il n'avait pas faim avec son moral au plus bas. Il écrivit une lettre à ses parents, qui lui avaient racontés leurs péripéties en Afrique et leur désolation de ne pouvoir fêter Noël avec leur fils.

Il répondit aussi à une lettre de Darius. Ce dernier était avec ses parents et son petit frère, dans leur chalet et le Poufsouffle lui disait combien il lui manquait et combien il aurait voulu être avec lui en ce moment. Oliver lui répondit avec plus de retenue, omettant volontairement de mentionner sa petite mésaventure avec Flint.

Darius et lui n'étaient pas en couple mais leur relation, s'il pouvait l'appeler comme ça, avait débuté il y a seulement quelques semaines et le châtain n'avait pas envie de tout lui raconter.

Il écrivit aussi à son meilleur ami, Percy, pour lui dire de ne pas s'inquiéter, qu'il survivait très bien jusqu'à maintenant.

Fatigué par ses ébats mouvementés d'hier, il alla ensuite se reposer dans son dortoir en début d'après-midi, souhaitant oublier au plus vite ce qui s'était passé. Il ne voulait surtout pas y penser.

Après tout, Flint n'était que son rival, son ennemi et ils se détestaient, point barre. Bon, il ne connaissait pas beaucoup de personnes dans sa situation, qui couchait avec son ennemi, après s'être fait cogner dessus par ledit ennemi… en cherchant bien, il ne connaissait personne… Mais ça n'avait pas d'importance.

La vie était étrange et il ne fallait pas chercher une explication abracadabrante quant à ce qui était arrivé. Pour reprendre les mots de Flint, il avait apprécié se faire baiser par lui mais ça n'avait pas d'importance. Sur ce, il s'endormit, l'esprit empli de pensées déroutantes et se laissa emporter par un rêve étrange.

Il se trouvait sur un immense lit à baldaquin, au drap de soie dorée. De nombreux oreillers en rouge et or étaient placés près de la tête de lit en bois, orné d'arabesques. La chambre, assez petite, était décorée tels des appartements royaux d'un château médiéval. Les murs en pierre étaient recouverts d'une tapisserie vert foncée, un feu crépitait dans une grande cheminée et les différents meubles de la pièce ainsi qu'un grand tapis blanc, donnaient un aspect chaleureux à l'ensemble.

Oliver, à genoux sur le lit, se concentra sur la personne qui lui faisait face. Marcus Flint ! Ce dernier le regardait tendrement, nu, à genoux également, ses mains posées sur les hanches du Gryffondor, les caressant avec douceur.

Jamais le châtain n'avait vu une telle expression sur le visage du brun et il en fut retourné. Il posa alors ses mains sur les abdos en acier du Serpentard, appréciant leur fermeté.

Il sentit une autre présence derrière lui et d'autres mains vinrent se poser sur son corps. Surpris, il se retourna pour tomber sur un Darius souriant, le regardant aussi tendrement que Flint.

Il se rendit alors compte de sa nudité apparente et de son érection douloureuse. Les deux jeunes hommes aussi nus que lui, affichaient fièrement leur sexe dressé et se collèrent à lui, Marcus devant et Darius dans son dos.

Lorsqu'il sentit leur membre se pressait contre la sienne vibrante et contre ses fesses, il gémit doucement, alors que le blond déposait des baisers volatils sur son cou et ses épaules. Marcus attrapa ses lèvres, l'embrassant avec douceur et tendresse.

Oliver ne savait plus où donner de la tête. Il entoura les épaules du Serpentard de ses bras et se perdit dans les sensations que les deux garçons lui donnaient.

Darius attrapa ensuite, son membre tendu, caressant avec lenteur sa barre de chaire alors qu'il continuait ses caresses sur son corps et que la bouche du châtain était prisonnière de celle brun. Le Poufsouffle se mit à le masturber doucement, puis de plus en plus rapidement et Oliver, finit par rejeter la tête en arrière, reposant sur l'épaule du blond, la bouche ouverte, appréciant le plaisir qu'on lui prodiguait. Flint s'attacha à lui mordiller ses deux pointes de chaire tendues, assez fortement, le forçant à se cambrer, fesses en arrière, se frottant contre l'érection de Darius. Il finit par jouir en de longs jets brûlants sur le ventre du Serpentard.

Essoufflé, il s'allongea sur le dos en regardant Darius s'approcher de Marcus, se mettant à quatre pattes pour lui lécher le sperme répandu sur ses abdos, alors que Flint, le fixait lui, d'un regard intense. La scène était d'un incroyable érotisme et Oliver se sentit durcir à nouveau.

Le blond reporta son attention vers lui, toujours le même sourire sur le visage, et se dirigea vers lui, lui attrapant la jambe droite et embrassa cette dernière, remontant petit à petit vers l'intérieur de sa cuisse. Enfin arrivé là où le souhaitait le châtain, il souffla doucement sur son membre gonflé, le taquinant et provoquant un gémissement chez Oliver.

Il prit alors la parole et son expression avait changé. Il avait maintenant le visage fermé et porta sa main au cou du Gryffondor. Oliver se mit alors à suffoquer et essaya de se dégager avec son bras, mais Marcus les emprisonnèrent de ses grandes mains. Le brun avait le visage dur et le regardait avec dégoût.

- T'aimes ça hein ? T'es au lit avec deux mecs et tu n'attends qu'une chose, c'est qu'ils te prennent l'un après l'autre. Ou peut-être en même temps ? Oui, tu sers qu'à ça, te faire enfiler.

Oliver surpris, essaya de rétorquer mais ses lèvres ne voulaient pas bouger. Il suffoquait toujours et ne comprenait pas ce changement d'attitude de la part des deux garçons.

- Regarde le, Marcus. Il n'arrive même pas à ouvrir la bouche pour parler. Il n'est pas capable de se défendre seul.

Mais le châtain n'entendait plus ce qui se disait. L'air n'arrivait plus jusqu'à ses poumons brûlants et il se sentait devenir de plus en plus faible. Il cessa de bouger et se laissa faire, prêt à partir.

Il se réveilla alors en sursaut sur son lit, en sueur et haletant. Le jeune homme porta ses mains à son cou par réflexe et il lui fallut quelques minutes avant de se rendre compte qu'il avait fait un cauchemar. Dehors, le vent battait à pleins fouets et soufflait violemment.

Enervé, il rejeta sa couette et sortit du lit pour s'approcher de la fenêtre, regardant le ciel nuageux et la neige qui recouvrait le sol en cette fin d'après-midi.

Il en avait marre de tout ça ! Son esprit était hanté par cet imbécile de Flint et il le suivait même dans son sommeil.

Qu'est ce qu'il aurait donné pour effacer cette fameuse nuit et que sa relation avec Flint n'ait pas autant basculé ! Lui même ne comprenait pas ce qui se passait dans la tête de ce serpent et ce qui le poussait, lui, à tomber comme ça dans ses bras.

C'était quand même la deuxième fois ! Autant pour la première, il pouvait se justifier en disant que c'était une erreur mais là, il devait commencer par se poser des questions.

Flint lui avait bien fait comprendre sans mâcher ses mots qu'il n'était qu'un… qu'est-ce qu'il avait dit déjà ? Oui, un vide-couilles. Pourquoi cela le touchait-il autant ?

Le Serpentard avait toujours été son rival, son ennemi, la personne qu'il haïssait le plus et maintenant, ça faisait la deuxième fois qu'il couchait avec le jeune homme et qu'il adorait ça. C'était à ne rien comprendre du tout !

D'autant plus, qu'il ne savait pas ce qui pouvait autant l'attirer chez le brun. Flint avait un cerveau de troll, il avait du refaire sa septième année à la suite de résultats déplorables qu'il avait eu à ses examens, il était bourru, prenait un malin plaisir à tourmenter les petits sorciers de Poudlard.

En gros, il avait tout de détestable si ce n'était son corps tout en muscle, son fessier dur et ferme, sa façon de le prendre, sauvage et brutal, mais ô combien délicieuse, ses yeux gris qui le fixaient pendant leurs étreintes, assombris par le désir, son petit rictus lorsque le châtain se laissait aller dans ses bras.

Oliver secoua la tête, chassant ces pensées de son esprit tourmenté. Il devait faire quelque chose ! Ca ne pouvait continuer ou il finirait par devenir fou. Son regard s'attarda alors sur le terrain de Quidditch. Voilà ce dont il avait besoin ! Il allait faire un petit tour sur son balai pour s'aérer l'esprit et tout oublier. Il en avait bien besoin.

Tant pis pour le temps peu engageant, il avait déjà participé à des matchs où la météo était bien pire. Il n'était pas capitaine de son équipe pour rien.

Décidé, il s'habilla et sortit du dortoir, ignorant les élèves qui se trouvaient dans la salle commune et qui souhaitaient lui parler. Oliver savait qu'il était connu à Poudlard et n'appréciait guère les étudiants qui lui couraient après pour sa popularité. En tant normal, il faisait un effort car il s'entendait facilement avec les autres, mais là son humeur massacrante avait eu raison de lui.

Après s'être changé dans les vestiaires, il marcha rapidement en direction du terrai et enfourcha son balai, s'élevant dans les airs à pleine vitesse.

Enfin, il se sentit libéré, libéré de tout. La seule chose qui comptait était ces instants qu'il passait dans les airs. Le froid ne le dérangeait aucunement et malgré le vent qui risquait à tout instant de l'envoyer par terre et de lui rompre les os, il s'éleva haut dans le ciel sombre.

Malheureusement pour le jeune capitaine, il n'était pas tout à fait dans son état normal et ses réflexes s'en trouvaient diminuer du fait de ses ébats mouvementés d'hier soir et de son estomac vide. Son appétit avait considérablement diminué, depuis cette fameuse nuit et aujourd'hui encore, il n'avait rien avalé. Il n'avait pas eu envie de le croiser. Cela, ajouté à la météo peu favorable et à son insouciance, il fut, suite à une bourrasque, projeté hors de son balai sans qu'il ne puisse rien faire. La chute fut rapide et Oliver ferma les yeux dans l'attente de l'impact, silencieux.

Sa tête cogna brusquement contre la pelouse et il entendit un craquement sinistre dans son dos. Il fut étonné d'être toujours conscient, alors que sa tête durement touchée, bourdonnait violemment.

Des pas précipités se firent entendre et ouvrant difficilement ses yeux, il eut juste le temps d'apercevoir vaguement un regard gris, proche de son visage, avant de sombrer dans l'inconscience.


Lorsqu'Oliver se réveilla, il se sentit étrangement lourd et faible. Il ne mit pas longtemps à se rendre compte qu'il était à son plus grand étonnement, à l'infirmerie. Se redressant avec difficulté, un mal de tête le prit et grimaçant, il découvrit qu'un bandage recouvrait entièrement ses cheveux.

Qu'est-ce qui s'était passé ? Le jeune homme jeta un coup d'œil autour de lui, découvrant les autres lits vides et regardant par la fenêtre, il vit qu'il faisait jour. Il voulut alors sortir du lit mais c'est sans compter Mme Pomfresh, qui rentrait à cet instant dans la salle et qui se précipita vers lui, le visage sévère, tout en le sermonnant.

- Par Merlin, rallongez-vous immédiatement! Souhaitez-vous vous retrouvez encore une fois allongé sur ce lit, pendant trois semaines ?

Trois semaines ! Bon sang ! Oliver s'exécuta alors sans mot dire car les jérémiades de la vielle femme lui lançaient encore plus le crâne. Il tenta de parler et ouvrit la bouche avec difficulté, alors que la femme examinait sa tête à l'aide de sa baguette.

- Qu'est-ce qui m'est arrivé ?

- Vous osez me le demander ? C'est un miracle que vous soyez encore en vie ! Mais quelle idée de prendre son balai par un temps aussi mauvais et seul qui plus est ! Maintenant, vous allez répondre à mes questions pour que je puisse évaluer votre état mental. Donnez-moi votre nom.

- Oliver Wood.

- Savez-vous où vous êtes ?

- A l'infirmerie de Poudlard.

Hochant la tête d'un air concentré, l'infirmière continuait son examen.

- Bien, à première vue, ça a l'air d'aller. Je vois que vous ne vous rappelez pas de l'incident. Quelle est donc la dernière chose dont vous vous souvenez ?

Essayant de rassembler ses pensées, le châtain eut du mal à réfléchir.

- Et bien… je m'étais reposé dans mon dortoir… et après… je suis… allé sur le terrain de Quidditch, je crois.

- Parfait ! Votre choc vous a donc seulement fait oublier votre attitude irresponsable, en partie du moins, puisque vous vous souvenez être allé sur le terrain. Votre présence ici devrait vous permettre de deviner la suite. Vous êtes tombé de votre balai et vous vous êtes fracassé le crâne et le bas du dos. Je n'ai pas eu de problèmes à vous réparer les os du dos, quant à votre crâne, j'ai eu bien du mal ! J'ai même à un moment songé à vous envoyer à Saint-Mangouste, tant vos blessures m'inquiétaient. Quoiqu'il en soit, vous resterez ici encore quelques jours, en attendant que vous soyez complètement rétabli et vous ne quitterez pas une seule seconde ce lit !

- Qui m'a trouvé ?

- Deux jeunes filles de votre Maison, Miss Silverland et Miss Stimpson, elles m'ont dit vous avoir aperçu sur le terrain par un hasard total. Une chance qu'elles vous aient trouvée d'ailleurs ! Vous auriez pu mourir, seul, dans le froid et causer une peine immense à vos pauvres parents.

Oliver écouta les remontrances sans broncher, sachant qu'il les méritait pleinement mais il avait surtout envie de dormir et d'oublier son mal de tête, qui ne cessait d'empirer.

- Les cours ont donc repris ?

- Qu'est-ce que vous croyez ? Que les professeurs allaient attendre que vous soyez rétabli ? Cela fait quelques jours que les vacances sont terminées et nous sommes mercredi. Ah, les jeunes de nos jours ! Irresponsables et…

L'infirmière s'éloigna de son lit, pestant toujours et Oliver poussa un soupir. Mme Pomfresh revint rapidement le trouver, deux fioles dans ses mains.

- Tenez, buvez ceci pour votre tête et ceci pour dormir. Ah, j'oubliais. J'ai prévenu vos parents de votre état mais ils n'ont pas pu se déplacer en raison de leur travail. Je vais leur faire envoyer une lettre pour leur assurer que vous êtes hors de danger. Miss Silverland n'a pas cessé de vous rendre visite, ainsi que votre ami Monsieur Weasley. Un autre jeune homme aussi, Monsieur Longhill, vient dès qu'il le peut et reste tellement longtemps, que je me trouve souvent dans l'obligation de le chasser de l'infirmerie. D'autres amis de Gryffondor sont venus également mais moins fréquemment. Je les préviendrai tout à l'heure et ils pourront vous rendre visite dès demain. Maintenant buvez et dormez !

Ayant emmagasiné trop d'informations aussi rapidement, Oliver obéit, épuisé, et fut soulagé de pouvoir enfin se reposer.


Le lendemain à son réveil, Oliver trouva à son chevet plusieurs de ses amis de Gryffondor. Il fut content de les voir mais rapidement, Mme Pomfresh les mit dehors, trouvant qu'ils faisaient trop de bruits dans sa précieuse infirmerie.

Percy resta à ses côtés et le roux, le sermonna aussi vivement que l'infirmière, mais son inquiétude fit qu'il ne put s'empêcher de dire à son meilleur ami, qu'il avait cru le perdre. Il avait reçu la nouvelle de son accident pendant les vacances et avait demandé de ses nouvelles auprès de l'infirmière, tous les deux jours. Percy lui dit aussi qu'il avait pris la liberté d'en informer Darius.

Oliver en était quelque peu embêté, tout en ne sachant pas pourquoi. Après être resté plus d'une heure avec son ami, le préfet se leva en voyant Darius pénétrer dans la salle.

Ce dernier s'approcha de lui, souriant, mais son visage était empli d'inquiétude. Le blond s'assit sur un tabouret à côté de son lit, le fixant toujours.

- Ca me fait plaisir de voir que tu vas bien. Je me suis vraiment inquiété.

Gêné, le châtain ne sut quoi dire.

- Grâce à Percy, j'ai appris ce qui t'était arrivé et à partir de ce moment-là, plus rien ne comptait à part que ces foutues vacances prennent fin. Je suis tellement soulagé.

A ces mots, Darius prit avec hésitation sa main dans la sienne et le fixa d'un regard intense. Oliver ne savait que faire de toutes ces attentions auxquelles il n'était pas habitué, et réprima à grand-peine, son envie de retirer sa main.

- Ca va mieux ?

- Oui. Je me suis pris un gros coup mais ça ira.

- Qu'est-ce qui t'a pris d'aller faire du…

- C'est bon Darius. Je t'assure que ça va. Je me suis déjà fait sermonner par Pomfresh et Percy. Je ne ferai plus l'imbécile, c'était stupide de ma part, je le sais.

Le châtain se rendit compte qu'il avait parlé quelque peu brusquement et s'en voulut. Souriant alors au jeune homme, il l'assura que tout allait bien et qu'il était content de le voir.

Ils restèrent à discuter et une jeune demoiselle fit bientôt son entrée dans la salle, toute rougissante. Elle s'approcha avec hésitation du lit d'Oliver, jetant un coup d'œil surpris à Darius.

- Rosina !

- Je suis contente de voir que tu vas bien, Oliver.

- J'ai appris que c'était grâce à Katie et à toi, que je suis encore en vie. Merci.

La jeune brune, baissa sa tête rouge de plaisir, alors que Darius la regardait, amusé.

- Oh tu sais, on a eu vraiment de la chance de t'y voir. Katie et moi, on se rendait à Pré-au-Lard, quand un oiseau en papier est apparu devant nous. Il s'est mis à nous voler autour et nous a conduit vers le terrain de Quidditch et c'est là qu'on t'a vu. J'ai eu vraiment peur, j'ai cru que tu étais mort !

- C'est bizarre que cet oiseau vous ait justement conduit au lieu où Oliver a eu son accident.

- Il a été ensorcelé et nous pour nous amuser, on essayait de l'attraper et c'est en essayant de nous échapper, qu'il nous a amené sur le terrain. Il devait être destiné à quelqu'un et on était trop occupé par Oliver pour lire ce qui y était écrit.

Darius hochait la tête pensivement.

- Merci en tout cas. Il faudra que je remercie Katie également.

- Elle viendra sûrement te voir. Bon… je... je vais y aller. Je voulais juste m'assurer que tu allais bien.

- Déjà ! Reste encore un peu, je suis quand même vivant grâce à toi.

La jeune femme eut l'air d'être ravie suite aux paroles du châtain et amorça un pas près du lit, mais après avoir regardé Darius, elle se ravisa.

- Ne t'inquiète pas, c'est normal. Je vais vous laisser.

- D'accord. A bientôt.

Elle lui fit un geste de la main et quitta rapidement les lieux.

- Elle en pince pour toi.

- Quoi ? Arrête de dire n'importe quoi ! C'est une amie.

- Crois-moi, je sais ce que je dis. Elle m'aurait presque tué sur place d'être ici. Elle pensait te trouver seul pour mettre son plan séduction en action.

Darius le regardait complètement amusé, en lui faisant un clin d'œil, alors qu'Oliver repensait au comportement de la jeune femme. Il devait avouer qu'elle était assez bizarre.

- Comment tu fais pour voir tout ça ?

- Il suffit d'être observateur. Bon, je vais te laisser te reposer où je vais me faire jeter dehors par Pomfresh. Guéris vite, j'ai hâte de t'avoir pour moi.

Se relevant, le blond lui vola un baiser et l'embrassa ensuite tendrement sur le front. Oliver le regarda partir, réfléchissant à ses paroles.


Le lundi suivant, Oliver était sur pied depuis quelques jours et avait reprit doucement les cours. A sa sortie de l'infirmerie, McGonagall l'avait convoqué dans sa salle de classe le visage sévère. Elle l'avait réprimandé sur son irresponsabilité et il s'était écrasé sous ses paroles.

Il avait ensuite pris des heures de colle pour une durée indéterminée tous les lundi et vendredi soir, avec le professeur Snape et était en plus de cela, privé de Quidditch.

Oliver se maudissait de s'être risqué à prendre son balai ce jour-là. Il allait devoir subir cet homme plus que nécessaire et en plus, ne pouvait plus toucher à un seul balai. Il avait pourtant tenté de résister et avait presque réussi à s'énerver face à la directrice de sa Maison. Mais un regard de sa part l'avait réduit au silence.

Il était tellement furieux de sa situation, qu'il ne voulait même plus passer du temps avec Darius. Le Poufsouffle l'avait regardé tranquillement pousser ses cris de colère et avais essayé de le calmer. Mais tellement énervé, le Gryffondor avait retourné sa colère contre le jeune homme et était parti sans dire un mot.

Maintenant, il était seul, privé de Quidditch et devait le soir même, supporter une retenue avec Snape. Il n'aurait pas pu rêver mieux.

Alors qu'il avait terminé une journée de cours plutôt légère et qu'il se dirigeait vers la tour des Gryffondors, il maudit son existence en voyant arriver dans sa direction, un groupe de Serpentards. Ces derniers avançaient presque en formation, avec à leur tête, la personne qu'il souhaitait le moins voir, Marcus Flint.

Peu enclin à une prise de bec, il voulut faire demi-tour mais fut arrêté par la voix grave de Flint.

- Alors Wood, tu t'enfuis ? Remarque, ça ne m'étonne pas vu comment tu es tombé de ton balai comme une pauvre fillette.

Avec lenteur, le jeune homme se retourna alors que le brun s'approchait de lui, ses acolytes restés en arrière ricanant comme des imbéciles finis. Le Serpentard se pencha à son oreille pour lui dire doucement :

- Tu as été privé de Quidditch, non ? Ne t'inquiète pas, ils se débrouilleront parfaitement sans toi. Après tout, si on est capable de tomber de son balai comme tu l'as fait, on ne vaut pas grand-chose.

Oliver se mit à trembler de fureur et ce fut comme la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il sauta sur le brun et les coups partirent.

Il ne pensa plus à rien, se donnant à fond et s'attachant à cogner le plus fort possible le Serpentard.

Marcus était soutenu par ses amis, alors que des étudiants s'entassaient autour d'eux, poussant des cris d'encouragement.

Oliver fut bientôt tiré en arrière et entendit Percy, le traiter d'imbécile. Il regarda à ses côtés et vit Harry, qui tentait aussi de le retenir. Le châtain se débattit comme un beau diable alors que Marcus le regardait, impassible.

- Il suffit !

Tout le monde se tut, fixant le Professeur McGonagall, qui venait d'arriver.

- Cinquante points en moins pour les Serpentards et les Gryffondors.

Des protestations se firent entendre de la part des deux maisons.

- Silence ! Flint, vous rejoindrez votre camarade ce soir en retenue avec le professeur Snape, à vingt heures et ce les mêmes jours que Wood pendant un bon moment, croyez-moi. Cela vous apprendra peut-être à vous supporter tous les deux. Quant à vous, Wood, sachez que votre comportement me déçoit grandement. Cela est indigne d'un capitaine d'équipe et cela vaut aussi pour vous, Flint. Allez, bougez tous ! Vous n'êtes pas à un spectacle !

Le professeur tourna les talons, la tête haute alors que Percy, tira son ami en direction de leur salle commune.

- Tu peux me dire ce qui t'arrive, Oliver ?

Ignorant le Weasley, le châtain s'arracha à sa prise et alla directement dans son dortoir, fulminant. Il allait tuer ce putain de Serpentard ! Pourquoi devait-il toujours se trouver sur sa route !

Il ne voulait plus le voir et avoir à faire à lui. Il le détestait, le haïssait ! Oliver poussa un cri de rage et vit alors une lettre sur son lit. Voyant que ses parents lui avaient écrit, il attrapa l'enveloppe, déchirant presque le papier.

Ah ses parents avaient été trop occupés pour lui écrire plus tôt mais étaient soulagés de savoir qu'il allait bien. Oui, bien-sûr, ils étaient trop occupés pour prendre des nouvelles de leur fils, qui avait été dans le coma pendant trois semaines. Ca prouvait à quel point, ils tenaient à lui.

Le Gryffondor roula en boule le papier, l'envoyant au loin dans le dortoir. Enervé, il ne descendit pas prendre le dîner dans la Grande Salle et c'est le ventre vide, qu'il se rendit à sa retenue, ignorant les coups d'œil emplis de reproches de ses camarades en raison des points perdus et ceux inquiets de Percy. Il n'en avait rien à foutre !

Il traîna cependant des pieds durant le trajet, car il n'avait aucune envie, mais alors vraiment pas, de voir Snape et ce connard de Flint.

En arrivant dans les cachots, il y vit avec beaucoup de déplaisir, que le Serpentard était déjà dans la classe et attendait, adossé contre un mur. Il ne leva pas la tête à l'arrivée du Gryffondor et ce dernier s'attacha à ne pas le regarder.

Snape le fixa de ses yeux insondables et prit la parole de sa voix doucereuse.

- Wood, il s'en est fallu de peu pour que vous soyez en retard. Dommage, j'aurai pris un grand plaisir à retirer des points à votre Maison.

Flint eut un ricanement, qui suffit à hérisser les poils d'Oliver, déjà sur les nerfs.

- Vous allez me nettoyer les fioles et les chaudrons et les ranger correctement sur les étagères. Je reviendrai vous revoir dans une heure. Si à mon retour, je vois que cela n'a pas été fait correctement ou que vous vous êtes battus, je m'attacherai à ce que vous restiez jusqu'à minuit à chaque fois que vous venez en retenue. Donnez-moi vos baguettes.

Les deux jeunes hommes obéirent à contre-cœur et après un regard insistant sur sa personne, comme si ce serait lui qui en serait responsable, l'homme quitta la pièce théâtralement, les laissant seuls, Flint et lui.

En silence, Oliver s'approcha des tables pour prendre les objets sales et les laver, alors que le Serpentard, toujours adossé au mur, ne bougeait pas.

- Bon, je compte sur toi Wood pour faire tout le boulot. Tu dois y être habitué, je suppose.

Toujours silencieux, le Gryffondor continua sa tâche, décidant que c'était la meilleure chose à faire, s'il voulait sortir de cette salle dans une heure et ne pas faire perdre plus de points à sa Maison.

Ce ne fut apparemment pas l'avis du brun, qui détestait être ignoré et qui s'approcha à grands pas du châtain, le retournant vers lui.

- Wood, tu m'entends quand je te parle ou t'es sourd ?

Oliver n'ouvrit pas la bouche, l'écartant de lui et se remit à sa tâche. Il entendit le brun souffler comme un taureau et ressentit une certaine satisfaction.

- Je te jure, j'aurai du te laisser crever dans le froid sur ce putain de terrain de... merde.

Le châtain se figea suite aux paroles du brun et se retourna vivement vers lui. Flint avait maintenant détourné le regard, les joues en feu et se recula.

- Ta gueule, Wood. Ne dis pas un mot.

Le Serpentard se mit alors à rassembler les fioles et les chaudrons sales pour les laver dans l'un des deux lavabos de la salle.

Ne sachant quoi dire, Oliver se surprit à sourire suite à cette nouvelle et retourna à ce qu'il faisait, l'esprit plein de pensées.

Ainsi, c'était le brun qui l'avait retrouvé sur le terrain et qui avait alerté Katie et Rosina ! La colère laissa place à… il n'arrivait pas à mettre un nom dessus mais cela le soulagea.

Le reste de la retenue se passa en silence et lorsque Rogue pénétra dans la salle, il jeta sur les deux garçons un regard méfiant, étonné de les voir aussi silencieux. En effet, ils avaient fini de tout nettoyer proprement et avait tout disposé comme il le fallait.

Après une petite inspection, ils furent jetés hors de la salle, soulagés, après que le professeur les eut rendu leur baguette.

Alors qu'ils se dirigeaient toujours en silence vers leur salle commune respective et que Flint allait emprunter un autre chemin, Oliver ne put s'empêcher de le retenir.

Le brun ne tourna pas la tête vers lui mais s'arrêta.

- Merci.

Flint garda résolument la tête tournée et alors qu'il allait se dégager, il sursauta en sentant les lèvres du jeune homme contre les siennes. Il ne put s'empêcher d'y répondre et de plaquer le corps du châtain contre lui.

Ce dernier se recula bientôt, lui souriant doucement et le laissa planter dans le couloir, après un dernier regard. Le Serpentard resta un moment à regarder dans sa direction même après qu'il fut hors de vue, le visage indéchiffrable. Il finit par se rendre dans sa salle commune, ne se rendant pas compte que quelqu'un les avait observé, caché derrière un pilier.


J'espère que ce chapitre vous a plu… N'oubliez pas de laisser un petit commentaire car cela me motive vraiment !

A bientôt pour la suite.

Feather Pen Soul