Et voila déjà le chapitre 2 j'écris vite hein ? =D Non en fait j'ai juste 4 chapitres d'avance sur cette fic' car je l'ai commencer sur skyrock avant de la m'être ici.
J'avais l'impréssion que ce chapitre était long mais mis sur ce site sa fait super cour Va falloir que j'écrive beaucoup plus pour faire des chapitre plus long
Bref bonne lecture et pas besoin de dire que j'aime bien les review hein ? :)
Le front appuyé contre la vitre froide, je regarde les formes rouge et or des arbres rendus floues par la vitesse. L'automne est désormais bien installé. Je pousse un énième soupire : dire que je me suis faite capturée fin mai. J'ai passée presque cinq mois coupée du monde. Cinq mois pendant lesquels je suis passée par tous les états possibles et inimaginables, parmi lesquels la colère, la déprime, la haine et le désir de vengeance sont arrivés en première position.
La colère, contre moi même, de m'être laissé attraper aussi facilement, de ne pas avoir assez fait attention à ce qui se passait à l'extérieur du bâtiment. La déprime en pensant à mon village qui comptait sur moi, mais aussi ma sœur... Ma sœur qui n'avait plus que moi et qui maintenant se retrouve seule. La haine et le désir de vengeance envers celui qui m'a trahi.
Car maintenant je sais comment la police a su où j'étais. C'était une de mes sources les plus fiables, je le considérais comme un ami. Dès que je l'ai vu au procès, j'ai compris. Enfin je n'ai pas tous compris. Que c'était ça faute si j'en étais là, ça oui. Mais pourquoi il m'avait dénoncé, je n'en ai aucune idée. Et je n'ai même pas pu lui demander ses raisons car les policiers m'ont empêchée de l'approcher. Bon ok, je n'aurais peut-être pas du hurler : " Lâché moi, je vais le tuer !" dans tout le bâtiment, mais comprenais moi, à cause de ce traitre je ne pourrais pas sauver mon village...
Tiens en parlant de mon procès, je crois bien que j'ai eu le plus court de tous les temps. Enfin, je n au pas une très grande expérience des procès mais tous ceux dont j'ai entendu parler à la télé s'étalaient sur des dizaines d'années, alors que le miens à durée à peine trois mois! Bon c'est sûr que, sans avoir assez d'argent (ou plutôt sans vouloir en dépenser) pour me payer un avocat décent, les multiples preuves contre moi (le collier ayant mystérieusement atterrit dans ma poche par exemple) et ce ****** de traitre qui témoignait contre moi, ma culpabilité n a fait aucun doute. Et depuis le temps qu'ils rêvaient de m'arrêter, personne n'a souhaitait prolonger le procès. Les juges ont très vite décidé de ma sentence et, à peine une semaine après leur décision, me voilà quittant la prison pour me rendre... Où je vais d'ailleurs ?
Raa je savais que j'aurais dû écouter les juges quand ils ont annoncés la sentence ! Mais non, j'étais trop occupée à jeter des regards meurtriers à mon ancien ami.
Enfin bon, je verrais bien en arrivant. D'ailleurs quand es ce qu'on arrive ? Ça fait près de quatre heures que l'on roule là. Ils m'envoient dans le coin le plus paumé de tout le pays ou quoi ?
Je décolle mon front de la vitre et me tourne vers mon seul et unique garde (oui je n'en ai qu'un, après tout je ne suis qu'une petite voleuse sans défense, je ne risque pas de poser de problème), assis sur le siège à côté de moi. Il m'a dit son nom quand il est entré dans ma cellule pour "m escorter" jusqu'à la voiture. Il s'appelle Hernest. A moins que ce soit Herlen. Ou peut-être Albert, je sais plus. Blond, grand, maigre, la peau blanche, les yeux cachés derrière des lunettes noires. Il doit avoir quelques années de plus que moi. D'après la discussion que j'ai eu avec lui (enfin plutôt le monologue qu'il ma servit pendant la première heure de route) il n'est pas très fin (il a fallu que je lui demande de ce taire pour qu'il comprenne que je ne voulais pas parler) et est...
Ah oui, je viens de me souvenir pourquoi je me suis mise dos à lui. Ses yeux -bien que cachés derrière ses lunettes- plonge dans mon décolleté. Non mais pour une fois que je peux m'habiller comme je veux il faut que je tombe sur un pervers! Et puis mon chemisier blanc n'est pas si décolleté que ça quand même.
- Albert, je commence d'un ton qui ce veux un peu dure.
- Euh, c'est Helmep.
Ah zut ! J'ai tous faux. Quoi que j'y étais presque quand même. Hum.
- Helmep, je reprends comme s'il ne m'avait pas interrompue. Aurais-tu l'obligeance de bien pouvoir regarder ailleurs s'il te plait ?
Et tout en politesse je vous prie ! Le garçon rougit fortement (à moins que ce soit sa peau blanche qui renforce ses rougeurs) et détourne les yeux de ma poitrine. Nan mais il pensait vraiment que je l'avais pas vu ?
- Bien. Dans combien de temps on arrive ? je demande brusquement.
Bon ok, j'ai laissée tomber la politesse, c'est vraiment pas moi. Helmep rougit encore plus (je pensais pas qu'il en serait capable) et jette un coup d'œil par la fenêtre avant de déclarer qu'on y sera d'ici une petite demi-heure.
Super, plus que 30 minutes à supporter ce blaireau.
Je me retourne de nouveau vers la fenêtre regardant les arbres défiler. Une bonne dizaine de minutes plus tard, je vois apparaitre, entre les feuilles colorées des arbres, le toit gris clair d'un bâtiment. Encore quelques minutes et, au détour d'un virage je découvre la face avant de la construction. Encore une poignée de minutes de plus et la voiture passa un mur d'enceinte -que je n'avais pas remarqué jusque là- puis s'arrêta devant le bâtiment. Mon garde blond sortit du véhicule avant de courir ouvrir ma portière. Je descends à mon tour et lève la tête vers l'immense bâtisse.
Ça pour être immense elle l'est. D'un gris terne, elle n'est pas vraiment très haute -cinq ou six étages maximum- mais est large d'au moins un kilomètre (enfin de mon point de vu). La construction à l'air assez ancienne, à certains endroits des plantes grimpantes dévorent tellement le mur que l'on ne l aperçois plus et à d'autres elles montent jusqu'au deuxième étage. Les fenêtres en plus d'être rares -seulement deux ou trois par étage- ne sont pas plus grande que des lucarnes. Quel que soit ce bâtiment, il semblerait que ses pensionnaires n'ont pas vraiment le droit de regarder à l'extérieur.
Helmep me prends par le bras et m'amène vers la porte à double battant. Grande de plus de deux mètre, elle est faite d'acier et semble assez lourde. Au-dessus un écriteau blanc aux lettres rouges délavées m indique enfin où je me trouve :
IMPEL DOWN
CENTRE DE REDRESSEMENT POUR MINEUR.
Avantage : je sais maintenant quel est ce bâtiment. Inconvénient : je n'ai pas la moindre idée de ce qu'es un centre de redressement. C'est un peu comme une prison non ? De toute manière, quel que soit cet endroit, je n'ai pas l'intention d'y rester.
J'entends la voiture repartir. Mon garde appui sur un minuscule bouton encastré dans la porte et, quelques secondes après, un des battants s'ouvre en grinçant. Helmep m'entraine à l'intérieur avec lui. Nous nous retrouvons dans une petite pièce vide. Ni meuble, ni panneau de contrôle, ni même une personne pour nous accueillir. Rien d'un mur gris -toujours ce gris- et froid. Devant nous trois couloirs partent de la pièce. Helmep hésite quelques seconde puis se dirige vers celui de droite, m emmenant avec lui. Derrière moi j'entends la lourde porte ce refermer dans un bruit sourd.
