Note de la traductrice du chapitre précédent: Un grand merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires, ça m'a fait très plaisir de voir que ce premier chapitre vous a plu. Ça fait vraiment plaisir de voir que vous avez apprécié la traduction du premier chapitre de cette longue fic. Merci également aux bêtas pour leur correction. J'espère que la suite continuera de vous plaire. Bisous. Gourmandizzz


Traductrice : Haganemaru
Note de la trad : Hiii, on a eu l'autorisation ! On l'a eue ! Elle est à nous ! Bref, comme vous pouvez le voir, je suis amplement heureuse et fière de pouvoir traduire cette fiction (au moins ce chapitre), j'espère ne pas vous perdre en cours de lecture et essayerai de rendre ce chapitre aussi amusant que l'original, promis.


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Chapitre -2-
Seul

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Quand Draco arriva dans le vestibule, il entendit quelques bruits qui indiquèrent l'arrivée de plusieurs personnes via transplanage et le bourdonnement de sons indiqua que la cheminette avait été utilisée. Il s'arrêta derrière la porte d'où venaient les voix qu'il entendait et hésita avant de pousser lentement la cloison. Au moment où il vit qui était dans la cuisine, Draco regretta d'y être entré. Celle-ci regorgeait de Weasley et une chevelure broussailleuse, Miss « Je-sais-tout » née-moldue.

Draco fit une grimace envers toutes les têtes rousses et la frisée dans la pièce et se tourna dans l'autre sens pour partir immédiatement. Mais avant qu'il ne puisse faire un seul pas, un cri combla l'atmosphère.

« Stupefix ! »

Reconnaissant envers ses compétences d'Attrapeur de Quidditch, Draco réussit à esquiver le sort grâce à de rapides reflexes et fila de l'autre côté de la table.

« Ronald Weasley ! Que penses-tu faire au juste ? »

« C'est Malfoy, Maman ! Tu sais qu'avec ce genre de mec, tu les ensorcelles en premier et tu les questionnes plus tard. Il doit être là pour nous espionner. »

« Honnêtement, Ronald ! Crois-tu vraiment que quelqu'un pourrait venir ici s'il n'a pas été invité par Dumbledore ? » dit Hermione.

« C'est vrai, ma chérie. » confirma Molly Weasley en faisant un signe de tête à Hermione. Elle se tourna ensuite vers ses fils et sa fille. « Vous allez bien vous comporter, vous m'avez entendue ? Pas de sortilège ! Votre père et moi avons une réunion avec Albus. Viens Arthur. » Mr Weasley fit un signe de tête et mena sa femme hors de la cuisine.

Ron, Fred, George et Ginny regardaient tous Draco mais leurs expressions étaient toutes différentes. Ron lançait au blond un sombre, suspicieux et haineux regard furieux, pendant que les jumeaux le regardaient avec franche curiosité et des expressions un peu troublées. Ginny, et bien, elle regardait juste la scène avec un total amusement. Draco les regarda tous un instant, un masque froid fermement mis en place sur son visage et un sourire méprisant ornant ses lèvres.

« Bordel, que fais-tu ici, Malfoy ? » grogna Ron. Il serrait sa baguette tellement fort que ses articulations commençaient à devenir pâles.

« Je ne vois pas en quoi cela te concerne, la Belette. » Il eut ensuite un petit sourire satisfait pour le reste d'entre eux quand le visage de Ron devint encore plus rouge. « Mais je parie que je peux deviner pourquoi vous êtes tous ici. Vous avez toujours été à la disposition du Golden Boy, » commença Draco, sachant fort bien qu'Harry n'avait pas eu la chance de contacter ses amis. « Vous êtes venus pour vous assurer qu'il ne va pas mourir bien que je sois assez sûr qu'il y a de bonnes chances qu'il ne puisse jamais se réveiller. » Alors même qu'il disait ces mots, il sentit son monde basculer et la panique commença à survenir.

« De quoi tu veux parler ? » demanda Ron.

« Harry ? » interrogea un des jumeaux et les yeux de Ginny se concentrèrent clairement sur le sujet apporté.

« C'est Harry ? Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? » questionna-t-elle et Draco fronça les sourcils en sentant les sentiments derrière les mots pour Harry, mais, avant qu'il ne puisse faire une remarque acerbe, Ron parla encore une fois et pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, il surprit complètement le Serpentard blond.

« Tu parles de Potter ? Qui se soucie de ce qu'il lui est arrivé ? Il lui arrive toujours quelque chose ! Il le mérite probablement ! Nous savons tous combien il aime recevoir de l'attention. »

« Ron ! Tu sais que ce n'est pas vrai. Harry déteste être le centre de l'attention. » grogna Ginny.

« De ce que j'ai vu durant ces années, tu es celui qui a envie d'attirer l'attention. » signala Draco. Ron lui lança un regard furieux.

« Peu importe, nous sommes tous beaucoup mieux sans lui parmi nous ! »

« Whoa petit frère ! Comment tu peux parler comme ça de ton meilleur ami ? »

Ron se tourna vers ses frères. « Il n'est pas mon meilleur ami, plus maintenant. Allez viens, Mione. Je ne veux pas être au même endroit que Potter et Malfoy ! »

Il saisit la main de sa petite amie et commença à la traîner vers la cheminée. Draco regardait tout ça, essayant désespérément d'empêcher son menton de tomber sur le plancher. Avait-t-il bien compris ? Le Trio D'Or n'était plus ? Il regarda, abasourdi et avec une réelle colère montante, comment Granger essaya de se dégager de la prise du rouquin mais sans succès, était poussée dans la cheminée avant de disparaitre dans un éclatant feu vert, suivie de près par sa tête-de-bite de petit-ami.

« Putain de merde qu'est ce que c'était ça ? Mes yeux et mes oreilles me trompent-ils ou la Belette vient juste de renier Potter ? » demanda-t-il avec un ton incrédule alors que sa fureur continuait à s'élever.

Pour une raison étrange, il était furieux pour Potter au lieu d'être juste furieux envers Potter, comme toujours. Les amis de Potter n'étaient-ils pas supposés être fidèles en le soutenant envers et contre tout ? N'était-ce pas ça que le Gryffondor balançait toujours ? Et où étaient-ils quand Potter se faisait battre sans arrêt par son gros oncle ? Et pourquoi n'étaient-ils pas avec Potter maintenant, quand il avait le plus besoin d'eux ?

« Draco s'il te plait, dis nous ce qui ne va pas avec Harry. » Draco fut sorti de ses pensées colériques quand la Weaslette l'appela doucement par son prénom. Les jumeaux le regardaient d'un air implorant également.

« Réponds à ma question en premier. » bouda-t-il en croisant les bras sur sa poitrine. Ginny soupira, roula des yeux mais alla quand même prendre un siège à la table de cuisine plus proche de Draco. Les autres firent de même, laissant Draco être le dernier à s'assoir.

« Ce n'est pas vraiment à nous de te dire ce qu'il s'est passé. C'est vraiment Harry qui devrait faire ça. »

« Ouais, ou le bâtard qui est notre frère, Ronniekins. » dit George.

« Mais il ne dira jamais un mot, parce que ce connard sait qu'il a tord ! » indiqua Fred.

« Oui, cela rend tout ça très clair maintenant, merci. » répondit Draco d'une voix trainante, son impatience clairement inscrite dans ses yeux argentés.

« Doucement là, Blondie. Ne monte pas sur tes grands chevaux.(1) » répliqua un des jumeaux, Fred ou George et ils souriaient de façon maniaque. Draco fronça les sourcils et regarda la plus jeune des Weasley quand elle commença à ricaner.

« Qu'est-ce qu'il vous arrive à vous trois ? Dépêchez vous et dites moi ! »

Après quelques instants de plus à rire, les trois têtes rousses redevinrent sérieuses de nouveau après qu'ils eurent entendu les pas précipités et les sanglots de leur mère au dessus d'eux.

« Comme tu le sais, le Monde Magique est plein de personnes différentes avec des magies différentes. Et tu sais aussi que la plupart des sorciers et sorcières ont l'esprit très ouvert quand ils viennent à communiquer avec des gens attirés ou tombés amoureux d'une personne du même sexe. Seulement dix pourcent de notre population environ dit du mal des rapports homosexuels. » expliqua Ginny bien qu'elle soit assez sûre que le beau garçon face à elle le savait déjà et était presque doublement sûre que Draco regardait en fait sa propre équipe quand il s'agissait des amants.

« Bien, il semble que notre cher petit frère fasse partie de ce petit pourcentage. »

« Votre frère est un homophobe. » comprit Draco avec un signe de tête. « Je l'ai vu arriver depuis un kilomètre. Mais en quoi cela concerne Harry ? »

Les trois Weasley le fixèrent avec surprise en entendant la façon décontractée dont le blond avait dit le prénom de Harry et la situation entière se révéla à eux. Ils étaient tous là, au 12 Square Grimmauld, assis dans la cuisine, ayant une conversation très civile avec Le Draco Malfoy, le plus Serpentard de tous les Serpentards et ce connard n'en était pas du tout un. Il paraissait vraiment vouloir savoir ce qui se passait dans la vie d'Harry et il ne semblait pas qu'il veuille des renseignements pour les divulguer à d'autres. Aucun des enfants Weasley n'avaient vu le visage d'un Malfoy aussi ouvert auparavant et une pensée se souleva dans la tête des jumeaux au même moment. Ils se tournèrent l'un vers l'autre, hochèrent de la tête et se sourirent ensuite avant de refaire face à Draco.

« Quoi encore ? » demanda Draco aux deux imbéciles souriant.

« Oh rien, rien. Nous avons juste… »

« Réalisé quelque chose, c'est tout… »

« Pas besoin de s'inquiéter. Nous allons juste voir… »

« Comment les choses se terminent ! »

« Oui, bien, peu importe. » Draco se tourna vers ce qui semblait être la plus sensée des Weasley et la regarda dans l'expectative.

« Bien, Ron a appris que Harry était gay et il s'est, en quelque sorte, mis en colère. »

« Gin ! Tu n'étais pas sensée lui dire cette partie. » Ginny lorgna ses frères avec un regard si désobligeant que Draco se retrouva à regarder la petite Weaslette avec juste un petit peu de respect.

« Je sais que vous pensez à la même chose que moi, vous deux. Cela rendra juste les choses plus faciles, vous ne pensez pas ? »

Comme Draco ne voulait pas vraiment écouter les querelles stupides des Weasley, il se mit à se concentrer sur ses propres pensées sur ce qu'il venait juste de découvrir. Weasley, Granger et Harry ne se parlaient plus parce que Ron n'aimait pas les homosexuels. Mais il devait y avoir plus que ça. On ne tournait pas le dos à son meilleur ami pour ça. Mais encore, c'était Ronald Weasley, et tout le monde savait combien il était stupide. À côté de tout ça, il venait de découvrir qu'Harry était homosexuel ! Harry aimait les mâles ! C… c'était une excellente nouvelle !

« Malfoy, tu es effrayant à sourire comme ça. » dit Fred.

Malfoy effaça le sourire de son visage. « Votre frère a tourné le dos à Harry juste parce qu'il s'est avéré être gay ? Il doit y avoir plus que ça. » demanda-t-il en l'ignorant.

« Et bien, Ron était jaloux de Harry depuis des années et je crois qu'il utilise la sexualité de Harry comme une excuse. Notre frère est un connard ! Nous trois sommes encore ses amis. Nous ne lui tournerons jamais le dos. Même s'il devait changer et aller du côté de Voldemort, nous serions encore là pour lui. » Le sourcil de Draco atteignit la naissance de ses cheveux, même lorsqu'il vit les jumeaux faire un signe de tête pour confirmer les propos de leur sœur. « Maintenant, Draco, s'il te plait. Peux-tu nous dire ce qu'il se passe avec Harry ? Dis-nous la vérité sur sa condition, est-elle sérieuse ? Qu'est-ce qu'il s'est passé en fait ? »

Draco fit un signe de tête. « Il était… ». Il se stoppa là parce qu'il ne savait pas si Harry voulait que les gens autour de lui sachent qu'il se faisait battre chez lui. C'était une autre surprise de se rendre compte que Potter ne s'était jamais plaint d'abus. D'un côté, les rumeurs à propos du Garçon-Qui-S'est-Transformé-En-Obsession-Dans-La-Tête-de-Draco se seraient répandues comme une trainée de poudre dans l'école.

Mais ensuite, il se rendit compte qu'il pouvait être honnête au moins avec ces gens, comme ils avaient semblé l'être avec lui. Il pensa que la situation entière était ridicule. Il s'était assis ici, parlant presque aimablement avec trois Weasley. Et ce qui était le plus mauvais, était qu'il ne s'inquiétait pas de parler avec ces trois-là. Ils étaient les Weasley les plus ouverts qu'il n'ait jamais rencontrés. Il leur dit alors comment Severus et lui avaient dû aller surveiller Potter et l'avait trouvé avec sa famille. Il s'empêcha d'entrer dans les détails, expliqua juste comment ils l'avaient trouvé et comment ils l'avaient ramené par Portoloin.

« Il ne disait jamais combien c'était pénible là bas. » chuchota Ginny. « Il disait qu'il n'était pas aimé par ses parents mais c'est tout ce qu'il ait jamais dit. »

« Stupide Gryffondor ! » marmonna Draco.

« Hey ! » s'exclamèrent les Gryffondors à proximité.

« Bien, il l'est ! Il aurait dû dire quelque chose. N'importe quoi ! Il aurait dû le dire à quelqu'un ! J'aurais pu… ». Il se coupa, choqué par ses propos et fixa durement la table d'un regard furieux en essayant de faire tomber cette rage irrationnelle qui le submergeait de nouveau.

« Oui mais Harry n'est pas comme ça... » dit doucement Ginny en regardant Draco avec une douce expression. « Il garde toute sa douleur à l'intérieur de lui. C'est pour ça que nous nous inquiétons tellement à son sujet. Il fait toujours passer les autres avant lui. Je crois… je crois que c'est parce qu'il se sent coupable à propos de ça. Ces choses qu'il n'a jamais contrôlées, tu sais. Enfin, tu as raison. Il aurait dû dire quelque chose. » La voix de Ginny s'abaissa à un chuchotement vers la fin et ses yeux brillèrent avec des larmes non versées.

« Malfoy, il semble que tu te soucies de ce qui arrive à Harry. » dit Fred avec un sourire revenu sur ses lèvres. Draco ouvrit la bouche pour nier mais quelque chose lui saisit la gorge, l'empêchant de démentir. Il se releva subitement de sa chaise et recula de la table, effrayé par ce qu'il voulait réellement dire. Il avait gardé ce secret depuis la quatrième année et il n'était pas sûr de savoir s'il était près à y renoncer. Pas maintenant. Pas avant qu'il ne puisse réfléchir à tout ce qu'il venait de se passer récemment.

« Hem… bien… je dois y aller ! » Et il se retira avec autant de grâce qu'il le put.

Ginny, Fred et George restèrent assis à se regarder. « C'était bizarre. » dit Ginny. Ses frères firent un signe de tête affirmatif. « Je veux dire… c'était Draco Malfoy, n'est-ce pas ? »

« Bien, j'espère vraiment, p'tite sœur, surtout après ce que tu as fait avec ses cheveux ! » répondit Fred.

« Il semble que le petit Malfoy Jr (2) ne soit pas aussi mauvais que nous le croyons tous. Et vous n'avez pas eu l'impression qu'il s'est vraiment soucié de ce qui se passait avec Harry ? » demanda George, faisant Ginny et Fred hocher de la tête pour montrer leur accord.

« C'était encore plus étrange que Malfoy soit devenu furieux au nom de Harry pour la trahison de Ron. »

« Peut-être que Harry n'est pas le seul ici avec un cœur rempli d'amour à sens unique. » déclara Ginny rêveusement.

« Ils feraient un couple sexy, n'est ce pas ? » soupira George et son frère fut également d'accord. Ils n'étaient certainement pas dérangés par l'idée d'un couple du même sexe, d'autant plus qu'ils étaient eux-mêmes bisexuels.

« Peut-être qu'un plan d'aide devrait être fait ici. Si nous sommes sûrs que nous pouvons nous fier à Malfoy. » dit pensivement Ginny et ses frères sourirent largement. Les trois rouquins rapprochèrent leurs têtes et commencèrent à construire ce plan ils en discutèrent jusqu'à ce que leurs parents revinrent leur donner des nouvelles de leur frère adoptif.

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Draco s'échappa de la cuisine et remonta rapidement les escaliers, suivant le son jusqu'au troisième étage. Il se trouva vite à l'extérieur de ce qu'il pensait être la chambre de Potter. Il resta dans les ténèbres à regarder les quatre personnes discuter de quelque chose en de discrets murmures. Il reconnut Monsieur et Madame Weasley ainsi que Dumbledore. Severus devait encore être à l'intérieur de la chambre avec Madame Pomfresh. Et juste à côté du directeur il y avait… Les yeux de Draco s'élargirent. Etait-ce ? Etait-ce Sirius Black qu'il regardait ? Comme s'il entendait ses pensées, la tête de Black se redressa et découvrit Draco dans l'ombre.

« Dumbledore, que fait Malfoy Jr dans ma maison ? » grogna-t-il en faisant un pas menaçant en avant. « Le petit Mangemort est-il ici pour achever Harry ? Et, putain de merde, qu'as-tu fait à tes cheveux ? »

Draco aurait demandé de quoi l'homme parlait, mais avant qu'il ne puisse le découvrir, une autre voix l'interrompit.

« Je suis encore stupéfié de voir combien la partie que tu utilises de ton cerveau est petite, Clébard. » La voix soyeuse de Severus vint du porche. Draco bougea un peu pour voir s'il pourrait jeter un coup d'œil à l'intérieur, mais son parrain ferma vite la porte et lança un regard furieux à Black.

« J'aurais dû le savoir que tu serais derrière ça, Snivelus. »

« Nous ne sommes pas là pour nous battre entre nous. Nous sommes ici pour parler de Harry Potter » dit Dumbledore.

Draco les regarda furieusement et son dos se redressa quand il se rapprocha négligemment des adultes. « Si c'est le cas, pourriez vous nous expliquer, Directeur, pourquoi vous avez continué de placer Potter dans une maison qui était clairement malsaine ? »

« Que veut-il dire, Albus ? » demanda Molly en fronçant un peu les sourcils envers Draco.

« Ce que je veux dire, Madame, c'est que Harry a été régulièrement battu pendant des années par son oncle. Madame Dursley et son fils sont à l'étage inférieur. Je suis sûr qu'ils ne verront aucun problème à être questionnés. Ils me l'ont avoué assez facilement. Sans parler du fait que je l'ai vu de mes propres yeux. Son oncle essayait de le battre à mort. »

Draco avait un petit sourire satisfait, se tenant à l'écart et regarda comment la colère de Mme Weasley et de Black atteignit son apogée avant qu'ils n'attaquent verbalement Dumbledore. Draco saisit sa chance et il entra presque inaperçu dans la chambre de Potter. Severus le vit entrer, mais ne l'arrêta pas. Il fut surpris d'avoir la permission d'entrer mais n'y pensa pas trop parce que maintenant, il s'approchait du lit. Harry se trouvait là, plus pâle que la mort, plus vaincu et plus impuissant que Draco ne l'avait jamais vu.

Harry avait été nettoyé et ses blessures lavées et recouvertes de baume guérissant. Il était sur le dos, le drap blanc tiré sur son torse nu et en regardant de plus près, il était dégoûté de voir combien Potter était mince. Pour couronner le tout, les Dursley l'avaient affamé. Ce sont des moldus comme les Dursley qui méritent d'être détruits.

« Monsieur Malfoy, je suis heureuse que vous soyez ici. Je voudrais vous parler de quelque chose » dit Madame Pomfresh en tirant l'édredon jusqu'au menton de Harry. Elle se redressa ensuite et fit face au blond. Il remarqua une crispation sur ses lèvres quand elle le regarda et il pouvait clairement voir qu'elle essayait de s'empêcher de rire.

« Quoi ? Ai-je quelque chose sur le visage ? » La question sembla ramener la femme à la réalité parce qu'elle secoua la tête et fit ensuite un geste pour qu'il prenne une des deux chaises placées à côté du lit. Dès qu'ils furent assis, Draco essaya d'éloigner ses yeux du Gryffondor à ses côtés mais il échoua lamentablement. Il voulait voir ces yeux de jade s'ouvrir et se poser sur lui.

« De quoi vouliez vous me parler, Madame Pomfresh ? »

« Severus dit que vous étiez là avec lui quand vous avez trouvé Monsieur Potter, est-ce correct ? » Draco fit un signe de tête. « Oui, il dit aussi qu'il vous a vu faire quelque chose à Monsieur Potter et que ça a semblé soulager sa douleur. Est-ce également correct ? »

Draco se trouva subitement embarrassé mais acquiesça quand même. Poppy offrit au jeune homme devant elle un petit sourire et continua ses questions. « Aviez-vous déjà fait cette chose avec quelqu'un d'autre ? »

« Non. C'était la première fois et je ne sais même pas ce que j'ai fait à ce moment là. Tout ce à quoi je pouvais penser était à sa souffrance et je voulais… » Draco se stoppa et fronça les sourcils. Il regarda ses mains posées sur ses genoux et serra les lèvres.

« Vous avez voulu quoi ? »

Je voulais lui retirer sa douleur. Je ne pouvais plus supporter de le voir comme ça. Mais au lieu de répondre, il secoua à peine la tête.

« D'accord. Que s'est-il passé quand vous avez touché Harry ? »

« J'ai senti sa douleur. Je ne sais pas comment il faisait pour ne pas crier en ressentant ça. C'était plus douloureux que d'être mis sous dolo… c'était horrible. Quand je l'ai touché la première fois, je pouvais estimer que sa souffrance s'éloignait. Mais j'ai dû le lâcher rapidement après ça. Je n'étais pas préparé à ce que ça arrive. Alors je l'ai fait une nouvelle fois après m'être préparé à souffrir. »

« Etes-vous en train de me dire que lorsque vous avez touché Monsieur Potter, non seulement vous avez aidé avec sa douleur mais que vous l'avez prise en vous ? »

« Oui et non. J'ai vraiment aidé avec sa souffrance mais je n'ai pas tout emporté. J'ai pris la douleur en moi et l'ai maintenue, autant que je pouvais... Honnêtement, je ne savais pas vraiment ce qu'il se passait. Ça l'a fait se sentir mieux… Va-t-il se remettre ? » demanda subitement Draco, n'étant pas capable de s'arrêter de demander. Cela ne le fit pas se sentir mieux quand Pomfresh fronça les sourcils et tourna des yeux tristes vers son patient.

« J'ai peur que Monsieur Potter soit dans un coma magique et je ne peux pas être sûre qu'il s'en tirera. Il est passé par tellement de choses, plus que nous le pensions. Ce sera son choix s'il nous revient ou pas. »

« Que voulez vous dire par 'je ne peux pas être sûre qu'il s'en tirera' ? Mais il était réveillé et parlait quand vous l'avez amené ici ! »

« Oui, mais il a eu une attaque et a perdu connaissance. » Pomfresh resta assise avec Draco un moment, leurs yeux posés sur Harry. Ensuite elle sembla se ressaisir, se leva et dirigea sa baguette magique vers Draco.

« Debout, s'il vous plait. » Aussitôt qu'il le fut, Pomfresh transforma sa chaise en un autre lit et ordonna ensuite à Draco de se déshabiller et de grimper dans le lit. Elle attendit jusqu'à ce qu'il soit dévêtu avant de se diriger vers la porte. « Et faites quelque chose pour vos cheveux, Monsieur Malfoy. Je suppose que vous ne vous êtes pas fait ça et que les jumeaux Weasley vous l'ont fait. Je reviens dans un instant et vous devrez être dans ce lit à mon retour. »

Et avec ça, elle partit. Draco aurait voulu savoir pourquoi on l'envoyait au lit mais son esprit était plus occupé avec ce qui était incorrect avec ses cheveux. Il se précipita vers le miroir accroché au mur et sa bouche s'affaissa dans un cri silencieux.

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Trois étages en dessous, dans la cuisine, les Weasley étaient presque prêts à partir quand ils entendirent un cri perçant venir d'en haut des escaliers. « LES BELETTES ! »

Molly Weasley se tourna vers ses jumeaux aux sourires larges, qui disparurent immédiatement.

« Quoi ? Nous… »

« N'avons… »

« Rien fait ! »

« Je me demandais pourquoi ce garçon se baladait avec les cheveux attachés en de féminines petites queues de cheval. Je vous avais dit de bien vous entendre avec lui. »

« Mais Maman, nous nous sommes bien entendu ! » dit Ginny en essayant de garder un visage sérieux vu qu'elle avait été la seule et unique à ensorceler Draco.

« Les Belettes ! Je ne peux pas l'arrêter ! Désensorcelez mes cheveux maintenant ! »

Draco vint rapidement dans la cuisine seulement vêtu de son boxer et Ginny ne put s'en empêcher, elle avala presque sa langue. Un pâle Adonis était maintenant posté devant elle et elle ne pouvait pas arrêter la rougeur de submerger son visage. Pas même les stupides couettes qu'elle avait mis dans ses cheveux ne pouvaient porter préjudice à l'ensemble. Ce n'était pas étonnant que Harry soit si obsédé par Draco.

« Wow, Malfoy ! Maintenant nous comprenons d'où viennent toutes ces rumeurs. » dit Fred et il poussa du coude son frère qui hocha de la tête avant de commencer à agiter ses sourcils de manière suggestive envers Draco.

« Draco Malfoy ! Tu vas remonter immédiatement là-haut et remettre quelques vêtements ! » hurla Molly comme la vraie mère qu'elle était et bien qu'il soit un Malfoy, Draco se recroquevilla sous le regard de la matriarche de la famille Weasley et dut lutter pour s'empêcher de fuir.

« Je suis désolé, Madame Weasley, mais mes cheveux ! S'il vous plait, faites les arranger mes cheveux. S'il vous plait ! »

Son père serait horrifié par ses actions et son éclat mais en ce moment, Draco ne s'en inquiétait même pas. C'était ses cheveux ! Pour l'amour de Merlin ! Seuls les amis de Draco et son père savaient combien il aimait ses cheveux. Bien, Harry aussi était au courant de l'obsession capillaire de Draco, mais le blond ne le savait pas. Il aimait ses cheveux encore plus que sa fortune familiale. Ses amis avaient tous décidé que c'était une bonne chose que Draco n'avait qu'une seule folle excentricité -tout le reste étant seulement légèrement fou- autrement il aurait perdu sa fortune depuis des années.

Les Weasley regardèrent fixement Draco, choqués, n'ayant jamais vu Malfoy agir ainsi auparavant. Il était… pour le dire brutalement, il semblait si humain et abordable. Madame Weasley se rappela que même si Draco était un Malfoy, il n'était encore qu'un enfant, un enfant comme n'importe lequel de ses fils ou sa fille, sauf qu'il n'avait probablement jamais eu aucun amour familial réel dans sa vie, comme ce pauvre Harry. Elle lui sourit gentiment et se promit qu'elle allait l'entourer de ses soins et étendrait son amour nourricier. Les jumeaux pensaient que ce type pourrait être réellement amusant, une fois qu'ils, et Harry bien sûr, pourraient devenir assez proches pour faire fondre son abord extérieur glacial et coincé. Et Ginny bavait sur le plancher.

« Qu'est ce que vous avez à tous me regarder fixement ? Madame Weasley, s'il vous plait. Ne me faites pas supplier. » Draco tourna des yeux remplis de larmes vers Molly et elle eut l'impression qu'elle allait rire. Qui aurait cru que Malfoy pourrait simplement être aussi adorable ?

« Fais le supplier, Maman ! »

« Ouais, je vais chercher un appareil photo. Ça redonnera courage à Harry quand il verra ça. »

« Fred, George, ça suffit ! Là, Draco-chéri, c'est tout. » Molly souleva sa baguette et la fit siffler autour de sa tête, faisant le blond tressaillir à chaque fois que la baguette venait près de ses cheveux. Ensuite, il pleura presque quand le charme que Madame Weasley avait lancé ne fonctionna pas. Elle pesta entre ses dents et se tourna pour lancer un regard furieux à ses fils qui furent rapides pour désigner Ginny comme la coupable. « Ginny ! A quoi tu pensais ? Je m'attendais à ce genre de chose de tes frères mais pas de toi… »

« Hé ! »

« Qu'as-tu utilisé ? Le Finite ne fonctionne pas ! » Les yeux de Draco étaient étroitement serrés à ce moment là. Il essayait de ne pas faire une crise de panique.

« C'est juste un sortilège que j'ai créé pour un nouveau produit pour le magasin de George et Fred. C'est inoffensif, je le promets. »

« Tu appelles ça inoffensif ! Weaslette, si tu ne répares pas ça immédiatement, je vais te suspendre par tes longs cheveux de feu ! »

« Merlin, Draco. Du calme. Regarde, c'est parti. » Ginny fit quelques déplacements élaborés avec sa baguette et Draco serra fortement ses cheveux quand il sentit un peu de mouvement. Quand il les retrouva normaux, il laissa tomber ses main et lança un regard furieux envers Ginny.

« Je vais te faire payer pour ça. » ricana-t-il.

Ginny eut un rictus et lui fit un clin d'œil. « Je l'espère vraiment. »

Draco fut si surpris qu'il laissa tomber le regard furieux et recula. Il pensa qu'il devrait sortir de là avant d'être encore plus embarrassé.

« Merci, Madame Weasley. » ll lui adressa un petit sourire qu'elle lui retourna dix fois plus brillamment et la famille Weasley le regarda redresser le menton et partir de la cuisine.

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A dans un mois donc ^^ N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez :D

Sinon, dans une note plus joyeuse, la traduction se termine, ce qui veut dire qu'on pourrait un jour passer à 2 chapitres par mois. Croisez les doigts et si vous êtes motivés, viendez nous rejoindre sur le forum XD

Ici était au démarrage un jeu de mot impossible à retranscrire en français. « Don't get your ponytails in a twist », ce qui veut dire littéralement : « Ne mets pas ta queue de cheval dans un tortillon »… donc si quelqu'un me trouve l'équivalent en français, je suis partante XD.

Jr pour Junior, c'est juste une note informative :)