Coucou les gens ! [Même si en fait y a quasi personne qui la lit cette fic O.O]

Voici le chapitre deux ! Je prends un malin plaisir à écrire cette fanfic !

Merci encore à Caroxx pour son commentaire :p

Bonne lecture, et à la prochaine !

Luna

Chapitre 2: Dans l'illégalité.

-Et si tu laissais ton téléphone portable et ton flingue à l'accueil, comme moi ? Recommandai-je à Martin

-Et si Jack m'appelait ou qu'on se faisait attaquer ? Rétorqua-t-il

-Se faire attaquer... Dans un endroit pareil. Bien sûr. Enfin moi j'dis ça... Je dis rien. Il y a beaucoup d'eau ici, tu vois.

-Normal, ça s'appelle une piscine municipale.

-T'es c...

-Tatatatata ! Me coupa-t-il, N'oublie pas ce que je te répète tout le temps. Pas d'insulte envers un supérieur.

Je soupirai et murmurai dans ma barbe. Cela faisait deux semaines que j'avais commencé mon stage au département de recherche des personnes disparues. Nous avions passé notre temps à enquêter sur des personnes n'ayant plus donné de signes de vie depuis pas mal de temps. Donc, il n'y avait pas grand chose de nouveau. Sauf depuis deux heures. Une fillette avait disparue. Il s'agissait de la fille d'un grand avocat, ou quelque chose du genre. Elle avait échappé à la surveillance de sa mère quelques temps à la piscine et nous devions donc enquêter sur le lieu de la disparition. Jack avait trouvé que Martin et moi faisions la paire et nous avait fourgué quasi tous les jours ensemble. Y compris aujourd'hui.

Bref, nous étions donc comme deux abrutis à une des piscines municipales de New-York. C'était grand. Très grand. Le directeur était avec nous. Il avait l'air très sérieux concernant l'hygiène de ses bassins. Nous nous baladions donc pieds nus.

-Qui commençons-nous à interroger ? Demandai-je

-Les maîtres nageur évidemment, Répondit Martin comme si il s'agissait là de l'évidence suprême.

-Évidemment. Tiens, il y en a un là-bas !

Sans même demander son avis à mon collègue, je me dirigeai vers un homme plus que musclé, observant un des bassins et possédant une carte accrochée à son cou, prouvant qu'il faisait partie du personnel. Ce que je ne savais pas, c'est qu'il faisait très glissant, sur les rebords des bassins de natation. Ou alors, je l'avais oublié ? Pourtant, j'avais passé des tests de secourisme et de nage, durant ma formation. Étant est-il que je glissai sur ce rebord à la con. Et lamentablement, comme au ralentit, je tombai dans l'eau. Quand je revins à la surface pour prendre ma respiration et sortir du bassin, tous les regards étaient virés sur moi. Et Martin... Cet enfoiré riait aux éclats. Il n'avait pas l'air de s'en remettre. Trempée comme une soupe, je me postai à côté de lui.

-R... Ridicule ! Tu... Tu... Honte... De... Ta... Vie !

Il ne s'en remettait pas. Absolument pas. Et le pauvre directeur avait l'air si gêné.

-Si tu arrêtais de rire maintenant, Fitzgerald ! Dis-je sèchement.

-Mais... Ridi... Quand... Les autres... L'apprendront...

Alors en plus de ça, il comptait le dire à nos collègues ? S'en était trop ! Sans crier gare, je poussai Martin dans le bassin. Un bon bain froid, il n'y avait que ça pour lui remettre les idées en place ! Abruti ! Ça allait lui faire du bien. Il revint à la surface, grimpa à la petite échelle, se posta devant moi et me toisa puis...

-Mais qu'est-ce qui t'as pris ? Hurla-t-il

-Désire de vengeance, normal non ? Répliquai-je sur le même ton

-Désire de vengeance, rien que ça ? T'es vraiment trop conne ma pauvre, apprends à maîtriser tes émotions !

-Parce que toi tu les maîtrises là maintenant tout de suite ?

-La ferme ! Je suis ton supérieur ! Ah le FBI ! Je te jure que tu en ressortiras en pleurant dans deux ans !

-Oooooooh ! Le gentil petit fifils à son papa va faire jouer ses relations sans doute !

-Espèce de sale petite...

Le directeur coupa Martin, hurlant plus haut que lui.

-FBI ! Vous appelez ça du service ? Dégagez de mes bâtiments immédiatement ! Et que je ne vous revoie plus ici ! Dégagez, vite ! Et dites à votre supérieur que je veux des agents civilisés !

Nous le regardâmes, étonnés.

-Dépêchez-vous j'ai dit ! Si dans cinq minutes vous n'êtes pas dehors, je vous fais jeter !

Nous sortîmes du bâtiment -je pris rapidement mes affaires personnelles à l'accueil- trempés comme des soupes. Nous gelions sur place. Le mois de janvier n'était pas très propice aux bains forcés. Nous nous engouffrâmes dans la voiture de Martin. Il me lança un regard assassin.

-Je me demande ce qui m'empêche de te dire de faire le trajet en métro ou à pied ou je ne sais quoi d'autre.

-Peut-être ta morale ou ta conscience ? Répondis-je sèchement

-Non, après ce que tu m'as fait, c'est impossible.

-Ben tiens !

La voiture démarra vers nos bureaux. Quand Jack nous vit arriver, il écarquilla les yeux.

-Vous avez décidé de faire un cent mètres ?

-Pas vraiment non, Dit sèchement Martin.

Et il expliqua tout à notre supérieur. Au fur et à mesure que le récit avançait, Jack arborait un air de plus en plus furieux. Il finit même par devenir rouge tomate.

-Non mais vous vous rendez compte ? Je pensais que vous pourriez faire une bonne équipe, mais à première vue je me suis largement trompé ! Vous avez de la chance que je ne vous renvoie pas à cause de votre comportement de gamins ! Même un gosse de cinq ans ne réagirait pas comme vous l'avez fait ! Vous ne trouvez pas ?

-Oui Jack. Répondit-on en chœur.

-Et appelez-moi Malone quand je vous fais la morale, bande de mal élevés ! Bon, pour la peine, je vous enlève de cette enquête. Rentrez chez vous ! On vous appellera quand elle sera finie. Je ne veux même pas vous voir dans ces bureaux jusqu'à ce que vous puissiez revenir ! Allez, du balai !

Tête basse, Martin et moi partîmes. Nous sortîmes du bâtiment sans échanger un seul mot et je me rendis chez moi en taxi. J'avais fait là une belle erreur, j'en étais bien consciente. Il fallait que je la répare, dés que la gamine serait retrouvée. Une pensée me traversa l'esprit et je blêmis. Et si ils ne la retrouvaient jamais ? Cela voudrait dire que je ne reviendrai jamais au FBI ? Impossible. Il fallait que je retrouve ces personnes disparues. Elles avaient toutes une famille, des amis... Des enfants.

Une fois chez moi, je tentai de me changer les idées. Je regardai la télévision, jouai à la DS et autre. Effectivement, c'eut le mérite de me libérer l'esprit et j'allai me coucher après minuit.

Le lendemain, je fus réveillée par quelqu'un qui sonnait à ma porte. La bouche encore pâteuse, j'allai ouvrir et vis avec étonnement...

-Martin ? Je dois encore rêver.

-Heureux de savoir que je fais partie de tes rêves ! Ironisa-t-il

Je ris jaune

-Tu fous quoi ici ?

-J'aimerais te parler. Tu me laisses entrer ? Demanda-t-il

-Oui vas-y, je t'en prie.

J'ouvris un peu plus la porte, pour qu'il puisse passer. Je refermai derrière lui et vis tout de suite qu'il inspectait les lieux.

-Excuse-moi c'est assez le bordel. Je n'aime pas ça mais... Je n'ai pas le temps de ranger. Et Karl fout tous les jours un désordre pas croyable.

-Karl ? Ton chien ?

-Mon fiancé, Rectifiai-je, Tu veux quelque chose à boire ?

-Un café, s'il te plait.

-Ok, je prépare ça. Installe-toi ici, Dis-je en chassant une pile de papiers de la table du salon-cuisine.

Je commençai à préparer du café pour mon collègue.

-Tu es fiancée ? C'est étonnant.

-Si tu es ici pour me faire des reproches, tu peux toujours dégager.

-Non loin de là. Et ce n'est pas un reproche. À première vue, tu es juste le genre de fille à ne vivre que pour son travail.

Je ris en lui donnant sa tasse remplie du liquide fumant

-Loin de là. Je sais faire la part des choses. Mon mec lui par contre... -Je regardai vers l'ordinateur ultra-performant de ma moitié- Non. Du coup ben je fais un peu comme lui.

-Je vois. Joli pyjama.

Je lançai un regard sur mes vieux débardeur et short dont j'étais vêtue

-Mouais. Bon, pourquoi tu es là alors ? Surement pas pour me faire la causette, je me trompe ?

-Tu as raison. J'ai quelque chose à te proposer. Que dirais-tu que nous enquêtions sur une vieille affaire pour prouver à Jack que nous sommes capables de travailler ensemble et d'avoir sa confiance ?

Un ange passa tandis que je dévisageais Martin.

-Non, je ne rêve pas, Dis-je, Je cauchemarde. Tu es stupide ou quoi ? Jack nous a bien dit qu'il ne voulait plus qu'on enquête, et qu'il ne voulait plus nous voir aux bureaux.

-Justement. Sur CETTE enquête. Et dans les bureaux du département de recherche de personnes disparues. Pas dans les archives.

-Et si on se fait prendre ?

-On ne se fera pas prendre, Lyly.

Il termina sa tasse de café d'une traite, se leva, marcha quelques pas et s'arrêta

-Aller ! On y va !

-Laisse-moi au moins prendre une douche et m'habiller, Répliquai-je.

-Eh bien qu'est-ce qui t'en empêche ?

-Toi, tu es posté devant la porte de la salle de bain.

-Ah, désolé.

Il sourit et me laissa passer. Je pris des vêtements propres dans mon armoire, entrai dans la salle de bain, fermai la porte à double tour -on ne savait jamais- me déshabillait et me glissai dans la cabine de douche. L'eau me réveilla comme il le fallait. Et me remit donc les idées en place. Quand je fus propre et habillée, je sortis de la salle de bain. Martin regardait les vieilles photos accrochées au mur, près de mon ordinateur portable.

-C'est toi là ? Demanda-t-il

-Oui, c'est moi. J'avais sept ans.

-Et la femme à côté, c'est ta mère ?

-...C'est elle.

-Elle est restée en France ?

-Si on veut.

Mon collègue me fixa de son regard perçant. Je savais qu'il voulait en savoir plus. Néanmoins, il ne posa pas d'autres questions. Je le remerciai intérieurement.

-Bon... On y va ? Demandais-je en chaussant mes convers noires, Même si... Ça ne m'enchante guère.

-Tout se passera bien ! Ne t'en fais pas !

-Tu me sembles trop confiant. Tu feras jouer tes « relations », si ça se passe mal ?

Il rit.

-Ça ne se passera pas mal ! Tu es une sacrée pessimiste en fait.

-Non. Réaliste.

Nous sortîmes de mon appartement, dévalant les escaliers aussi rapidement que possible. Une fois dans la voiture de Martin et sur le chemin du FBI, une question me traversa l'esprit

-Tiens, tu l'as eue comment mon adresse ?

-Les bottin téléphoniques, ça sert à quelque chose.

-Effectivement.

Il était plus tard que d'habitude. Onze heures bien fait. Il n'y avait donc pas encore tellement de problèmes de circulation. Nous arrivâmes donc facilement au FBI. Il faisait froid, aujourd'hui. Même si la neige avait cessé de tomber, nous laissant un peu de répit, l'air restait glacial. Nous entrâmes donc rapidement dans les bâtiments. Martin connaissait bien le chemin vers les archives. Heureusement. Car personnellement, je ne savais pas du tout où elles se trouvaient. Par chance, le gardien n'était pas là.

-Il va surement vite revenir. Dit mon collègue, Il doit être parti chercher son café. Nous devons nous dépêcher.

Nous marchâmes donc rapidement entre les grandes armoires de fer. Je pouvais voir tous les services possibles et imaginables du FBI. Il y en avait même dont je n'aurais jamais soupçonné l'existence. Finalement, Martin s'arrêta net et je lui bourrai dedans.

-Putain tu pourrais faire atten... Commençai-je

-Chhhht. Voila, ici ce sont les archives du département de recherche des personnes disparues.

Martin ouvrit un des longs tiroirs. Il y était marqué un magnifique « 1999 – 2000, affaires non réglées ».

-Vite, grouilles-toi ! Dis-je

-Je me dépêche !

Il prit un dossier au hasard dans la multitude de paperasse. Nous partîmes comme des voleurs, Martin tenant fermement le dossier de couleurs jaunâtre sous son bras. Quand nous arrivâmes enfin dans la voiture noire mon collègue. Nous nous affalâmes sur nos siège et soupirâmes de soulagement. Puis nous nous lançâmes un coup d'œil complice et éclatâmes de rire.

-J'ai vraiment stressé, Dis-je.

-Et moi donc, Renchérit Martin en démarrant, C'est la première fois que je fais ça.

-Ah bon, je pensais que c'était le genre de trucs que tu faisais toutes les semaines juste pour donner un peu de piquant à ta vie professionnelle !

Il rit.

-Je n'ai pas besoin de cela pour donner du piquant à ma vie.

A mon tour, je ris.

-Bon, on fait quoi ?

-Tu es vraiment nouvelle toi. Premièrement, on va chez moi pour analyser le dossier que nous avons emprunté. Puis nous commencerons l'enquête.

-Ok, chef.

Martin prit une direction de chez lui. Je ne connaissais pas vraiment ce coin de la ville. Tout ce que je savais, c'est que ce n'était pas vraiment le quartier le plus pauvre de New-York. Il se gara face à un immeuble assez moderne. Je sortis de la voiture.

-Eh beh. Vivement que je sois agent depuis quelques années, Dis-je.

-N'oublie pas que dans deux ans, ce sera fini pour toi, l'aventure FBI, Rit-il.

-Gnagnagna.

Il me fit entrer dans son immeuble. Le genre d'endroit avec clef électronique. Je regardai autour de moi. C'était vraiment pas mal comme bâtiment.

-Au lieu de rêver, si tu montais avec moi ?

Effectivement, Martin retenait l'ascenseur. J'entrai rapidement à ses côtés. Il appuya pour aller jusqu'au 14è étage. Nous entrâmes enfin dans son appartement. Il était... Grand. Surtout comparé au mien où il n'y avait que le strict minimum et une micro-chambre. De plus, le désordre n'était pas aussi présent que chez moi. J'avais enfin trouvé un point fort chez mon collègue: il n'était pas bordélique.

Martin s'assit dans un des divans de son -énorme- salon et me fit signe de venir à ses côtés. Je m'installai donc à sa droite. Il ouvrit lentement le dossier de notre disparu.

-Adrian Allen. 18 ans lors de sa disparition...

-Qui date quand même d'il y a dix ans, Dis-je.

-Moui... Ce qui fait 28 ans.

-Bravo. -je vis alors la raison de l'abandon de sa recherche- ... Martin, si l'agent spécial chargé de cette enquête à l'époque, a décidé de stopper les recherches, c'est parce qu'ils avaient le... Meurtrier. Mais faute de preuves, ils n'ont pas pu le trainer en justice.

Martin prit la feuille que je tenais et la lut en diagonale.

-On a péché le gros lot sur ce coup... Affaire de gangs et drogues dans le Bronx.

-Je savais que j'aurais dû choisir moi-même le dossier à traiter.

-On serait sûrement tombés sur une fille aillant changé totalement de vie et on aurait longtemps stagné. Ici au moins, on peut aller directement dire bonjour à notre suspect ! Max Arrow. Il suffit juste de vérifier si son adresse est toujours la même.

-Ouais.

Il alluma alors son ordinateur portable. Et commença immédiatement la recherche.

-Il a changé d'adresse, mais vit toujours dans le Bronx.

-Quelle chance. Ironisai-je

-Allons, il ne peut rien nous arriver, Lança Martin en se levant et prenant sa veste, Nous faisons partie du FBI.

-Oui. Sauf qu'on est pas censé bosser en ce moment, tu vois. Et le FBI ne nous protège pas des armes à feu. Ce n'est pas un pare-balles.

-Quel bel optimisme, ça fait plaisir à voir ! Dit-il en éteignant son pc, Aller direction le Bronx !

Il se leva et sortit de son appartement. Je le suivis en trainant la patte.

-Le tien d'optimisme, il fait flipper.

Il rit de bon cœur. C'était la première fois que je le voyais d'aussi bonne humeur avec moi. Je pouvais même dire, de bonne humeur tout court. Nous entrâmes dans sa voiture -moi toujours aussi lente qu'un escargot- et il démarra en trombe.

-Je te jure que si ça tourne mal... On sera viré. Viré. Et accessoirement, tué par Jack.

-Mais non ! Il faut se dire que ça ira bien.

-Mouais.

Nous arrivâmes au Bronx bien trop vite à mon goût. Quand je sortis de la voiture, je ne pus m'empêcher de regarder attentivement autour de moi. Ce quartier n'était déjà pas un des meilleurs de New-York. Mais là... On approchait des bas-fonds. Je gémis.

-C'est une collègue ou un chien que j'ai avec moi ? Plaisanta Martin

-Écoute... Laissons tomber. Personne n'est au courant que nous sommes ici. Si ça se passe mal, on finira tous les deux au fond de l'East River.

-J'ai toujours rêvé de faire de la plongée avec toi, je ne te l'avais pas dit ?

Je le fusillai du regard. Mais vu que mon collègue s'était déjà engouffré dans l'immeuble de ce Max, je n'eus d'autre choix que de le suivre. Je collais peut-être un peu trop Martin, dans les escaliers, mais je m'en fichais totalement. Devant la porte de notre premier suspect, une lourde musique de rap nous parvint aux oreilles. Nous restâmes comme deux abrutis devant cette porte de bois.

-Bon tu frappes ou on reste ici jusqu'à ce que le sol s'effondre -je regardai le plancher- Enfin c'est pour bientôt je suppose.

Martin soupira et frappa lourdement à la porte. Un rappeur nous ouvrit la porte. Il était du type métisse. Je devais bien avouer que si il n'avait pas ces quelques cicatrices éparpillées sur le visage, j'aurais dit qu'il était mignon.

-Ouais ? J'peux faire quelque chose pour vous ?

Mon collègue prit alors ces grands airs, du genre « Attention, c'est moi le boss ». J'avais remarqué que Danny et lui avaient cette fâcheuse habitude de... « Mâle dominant » -Même si c'était tout de même plus marqué chez Danny.

-On veut de l'herbe, Dis-je doucement tout en lançant un coup d'œil à Martin, Il parait que y a moyen que tu en aies de la bonne.

Max nous détailla. Il était clair que j'aurais pu faire une bonne consommatrice avec mes vêtements trop larges et mes longs cheveux en bataille. Mais Martin... Ben il était habillé comme quelqu'un... Du FBI.

-Ouais mais qui me dit que toi ou lui ne faites pas partie de la police ? Demanda le rappeur le regard douteux.

Je soupirai.

-Ok ok. Écoute mec, si tu veux la vérité, on est tous les deux du FBI -je vis sa tête changer- mais on préfère s'amuser tu vois ? Les meurtres, les disparitions, on en a rien à foutre nous deux. On fait ça pour le fric. Et le pouvoir. Tu vois ce que je veux dire ?

Moi-même, je m'étonnais de mes propos. Si justement je voulais faire partie du FBI, c'était pour sauver des vies, retrouver les personnes disparues. Et pourtant, j'avais bien joué la comédie. Très bien. Peut-être même trop.

-Ok ça marche ma belle, Dit Max en souriant, Allez-y entrez.

Je n'en revenais pas que ça aie aussi bien marché. Il nous proposa même de nous asseoir dans un de ces fauteuils -miteux. Je souris et acceptai l'offre. Je me mis donc à mon aise. Martin m'imita. Il semblait nerveux, alors que j'étais personnellement en totale confiance.

-Tiens Max, Dis-je quand il revint avec un énorme sachet d'herbe, Tu veux que je te dise comment on a trouvé ton adresse ?

-Bah... Le bouche à oreille non ?

-Naaaan. On a retrouvé un vieux dossier dans les archives. Parait que t'étais suspecté de la disparition d'un gars... Ad... Ad...

-Adrian, Termina-t-il.

-Oui c'est ça !

Martin avait l'air plus qu'étonné. Le dealer baissa les yeux.

-Adrian est mort. Écoutez, je ne l'ai pas tué. Je l'ai dit à vos collègues mais ils m'ont tout de même suspecté.

-Ah ouais ? Je peux te prendre une clope ?

-Je t'en prie... Heu...

-Lyly. Répondis-je en me servant et en allumant la cigarette, Et mon compagnon c'est Martin.

Notre interlocuteur sourit, comme ravis de rencontrer des gens du FBI enfreignant les lois.

-Ouais... C'est pas moi qui l'ai tué. C'était même un de mes meilleurs potes. Ok, on était pas des mecs clean. J'dis pas, je le suis toujours pas. Mais j'peux pas tuer, c'est au dessus de mes forces. Nan, celui qui l'a tué... Ah putain j'suis trop def' pour vous raconter des choses pareilles.

-T'inquiète, on est pas des sales indics. L'encourageai-je

Je vis Martin se mettre plus à l'aise. Néanmoins, il ne jouait pas le jeu avec autant d'efficacité que moi. Max soupira

-On était tous les deux en partenariat avec un autre pote, Zach. Il a tué Adrian pour une connerie. Il volait un sachet chaque semaine. Finalement on a découvert le topo. Et pan. C'est du bol qu'ils aient stoppé les recherches. Je me serais fait prendre.

Bien malgré moi, l'instinct reprit ses droits, et je fus plus sérieuse que je l'aurais dû.

-Il en a tué d'autres, comme ça ?

-Ouais... Au moins un par mois. Pour des conneries. Mais il veut absolument devenir un des plus gros dealers de... Putain me dites pas que vous m'avez mené en bateau ?

Martin et moi nous regardâmes furtivement. Max se leva, énervé.

-J'vais finir dans l'East River, comme tous les autres. Putain...

Martin se leva à son tour.

-Écoutez, on ne vous veut pas de mal. On veut juste que ce salaud arrête de tuer des gens pour son petit profit.

-Même qu'il arrête de tuer tout court, Dis-je.

-Putain mais... Mais vous allez me coffrer, moi aussi. Se lamenta Max.

-Si tu nous aide, on peut faire en sorte qu'il n'y aie pas de retombées sur toi, Affirmai-je.

Là, il se calma. Il prit à son tour une cigarette. Pour ma part, j'écrasai la mienne sans la terminer. J'avais un peu fumé durant mon adolescence, mais vite arrêté. A présent, fumer me dégoûtait.

-Ok. Et vous avez un plan ? Demanda le rappeur.

-Peut-être bien, Dis-je un sourire démoniaque sur les lèvres.

Martin et Max me regardèrent, ahuris. Je leur soumis mon plan. Ils avaient l'air d'accord, même si comme le disait Martin « Il y avait pas mal de trous mais ça pouvait marcher ».

POV Martin.

J'avais compris que Lyly était du genre à inventer des plans qui paraissaient faciles à réaliser. Si elle avait proposé un plan pareil à Jack, il lui aurait ri au nez. Mais que faire de mieux, alors que nous n'étions que deux. Qui plus est un seul agent et une simple stagiaire ? Bien sûr, il y avait Max. Mais je doutais sérieusement qu'il puisse faire quelque chose. D'ailleurs, le plan de Lyly stipulait bien qu'il devrait s'enfuir. D'après notre nouvel « ami », le Zach en question était toujours accompagné d'un ou deux gardes. Ils étaient tous armés. Tout allait se dérouler très vite.

Il était minuit. Lyly et moi attendions dans ma voiture, à 10m du point de rendez-vous que Max et Zach avaient convenus. Max allait devoir négocier de la drogue. Je soupirai, en voyant notre complice attendre.

-Maintenant c'est moi qui peut le dire: On va finir dans le fond de l'East River.

-Je t'en prie Martin ! Mon plan est génial !

Le silence tomba. Il laissait sous-entendre que ce n'était pas si génial que ça. Soudain une question me traversa l'esprit.

-Tu as appris où à parler comme les petits caïds du Bronx ?

Elle sourit

-J'ai de vieux amis qui y vivent. On faisait souvent du Skate ensemble.

-Je vois.

Lyly regarda ses doigts entre-lassés. Elle semblait perturbée. Qu'avais-je dit ou fait ? Elle poussa un long soupire.

-Je suis désolée de t'avoir poussé dans l'eau hier. Murmura-t-elle

Elle s'excusait ? C'était très aimable de sa part. Mais elle avait raison. Il était peut-être temps que nous commencions à nous entendre. Surtout que nous allions mourir d'ici peu.

-Et moi je suis désolé de m'être moqué de toi. Mais la chute était vraiment comique.

Je souris en me remémorant cette scène de la veille et Lyly m'imita. Soudain, deux hommes accostèrent Max. D'après la description qu'il avait faite, le plus grand était bien Zach. Un grand au crâne rasé et au regard... Meurtrier. Une minute. Il fallait attendre une petite minute. Les secondes paraissaient filer plus que lentement. Je venais de penser à une chose: Une fois les deux hommes menottés, qu'allions nous faire ? Nous ramener au bureau « Salut les gars ! Voici deux meurtriers, ils peuvent vous dire où ils ont foutu les corps de multiples disparus ! ». Au moment ou j'allais le faire remarquer à ma collègue, celle-ci me fixa et...

-Go !

Et elle sortit de la voiture, brandissant son arme. Je l'imitai, avec quelques secondes de retard.

-FBI ! Levez les mains ! Cria-t-elle

Max partit en courant, tandis que Zach et son homme de main sortaient à leur tour leur pistolet. Le dealer tira sur notre complice, qui s'écroula au sol. Ça allait mal. Très mal. Lyly tira sur le chauve, qui s'écroula sur le sol d'une balle dans les côtes droites. L'autre pointa son pistolet sur moi. Légitime défense, je tirai. Rien ne sortit. Absolument rien. Comment ? Pourquoi ? La raison me frappa, telle un coup sur la tête: L'eau. De l'eau s'était infiltrée dans mon arme. L'eau de la piscine. Un vide immense se créa autour de moi. Allais-je mourir ici ? Le bruit d'une multitude de coups de feu arriva sourdement jusqu'au oreilles. J'avais encore tant de choses à faire. Mais ce ne fut pas moi qui tombai. Ce fut l'homme de main de Zach. Il s'écroula au sol, dans un bruit sourd. Lentement, je me tournai vers Lyly. Ses yeux étaient grands ouverts. Elle était bouche-bée, tenant toujours fermement son pistolet. Puis, elle le lâcha et il tomba dans un bruit métallique sur le sol.

-Je l'ai tué ? Murmura-t-elle, Je l'ai tué...?

La stagiaire tomba à genoux. Lentement, je m'approchai d'elle. C'en était fini de notre carrière à nous deux. Je m'accroupis et la pris dans mes bras. Elle pleurait comme une enfant venant de faire une des pires bêtises de toute sa vie.

-Je ne voulais pas...

-C'était lui ou moi.

Je n'avais rien d'autre à dire. Doucement, je pris le téléphone portable de Lyly dans la poche de sa veste et appelai Jack. A quinze mètres de là, Max nous cria qu'il allait bien. Néanmoins, il souffrait le martyr. Lyly était toujours dans un état second.

Notre supérieur arriva, suivit de Danny, Sam et d'autres hommes sous ses ordres, ainsi que d'une ambulance, comme je l'avais demandé.

Quand il vit le carnage et Lyly, les yeux encore rouges de ses pleurs, Jack nous fusilla du regard.

-Dans la voiture. Et que ça saute.

J'aidai ma collègue à se mettre debout et nous assis sur la banquète arrière. Danny prit quant à lui ma voiture. Sam s'assit sur le siège passager avant et Jack se mit derrière le volant. Le trajet parut durer une éternité. Personne ne plaça un seul mot. Arrivés aux bureaux, notre supérieur nous ordonna d'aller dans le sien et de l'attendre sagement. J'obéis, trainant Lyly derrière moi. Nous nous installâmes sur les sièges face à celui de Jack.

-Mes rêves... Ces gens à retrouver... Je suis désolée... Pardon... Pardon... Murmurait Lyly.

J'étais aussi triste qu'elle. C'était pourtant de ma faute. Si je n'étais pas venu ce matin-là pour lui proposer cette idée stupide... J'avais décidément l'art de me retrouver dans des situations désastreuses.

Jack arriva, le visage tiré. Il s'assit face à nous. Le silence s'installa quelques minutes. C'était le calme avant la tempête. Effectivement.

-Pouvez-vous maintenant m'expliquer ce que vous avez encore fait comme connerie ? Hurla-t-il

-Nous allons tout t'expliquer... Commençai-je

-Et la vérité ! Rien que la vérité ! Plus d'entourloupes, COMPRIS ?

Lyly se ratatina sur son siège.

-Nous croyions bien faire... Dit-elle d'une voix suraiguë.

-Ben tiens. Tuer des dealers n'ayant rien à voir avec une seule de nos enquêtes, c'est bien faire ! Je me demande ce qu'on vous apprend en formation !

Je me raclai la gorge.

-Jack...

-Monsieur Malone, s'il te plait. Me corrigea-t-il

-Monsieur Malone, Lyly n'a rien à voir là dedans. Enfin... C'est de ma faute.

-Explique-toi.

Je lui fis part de nos aventures, de long en large. De mon projet de montrer que nous pouvions travailler en équipe. Du vol dans les archives, de la rencontre avec Max, du plan que nous avions échafaudé et finalement, de ce qu'il s'était passé.

Jack soupira et enfouit son visage dans ses mains.

-Vous avez voulu jouer les justiciers... Lyly, j'ai besoin de m'entretenir avec Martin. Laisse-nous veux-tu ?

Elle hocha la tête, blanche comme une morte, et sortit du bureau. Je la vis rejoindre le sien. Sam et Danny étaient là. Ils allaient la consoler à ma place. Ils savaient de toute façon utiliser de meilleurs mots moi. Jack me fixa.

-Tu me jures que c'était une idée de toi ?

-Je te le jure. Je suis venu chez elle sans qu'elle s'y attende. De plus, elle m'a sauvé la vie. Si quelqu'un doit être puni, c'est moi. Pas elle.

Mon supérieur resta silencieux quelques temps.

-Martin. Je déteste que l'on fasse des choses dans mon dos. Surtout que suite à l'affaire avec ton ex-petite amie, la Kim, tu m'avais promis de ne rien faire sans mon consentement. Je déteste qu'on trahisse ma confiance.

C'était fini. Mort. Il n'y avait plus d'espoirs. Peut-être pour Lyly, mais pas pour moi.

-...Néanmoins, Continua Jack, Je dois avouer que tu as fait preuve de courage en faisant appel à moi. Vous auriez pu vous débrouiller pour faire disparaitre les corps, ou je ne sais quoi. Vous ne l'avez pas fait. Et vous m'avez montré que vous saviez faire équipe à deux. Ça partait donc d'une bonne intention. Je vais tenter de faire passer ça pour une affaire confidentielle que je vous aurai donné à vous deux.

Je soupirai de soulagement.

-MAIS, tu devras continuer à me dire tous tes faits et gestes jusqu'au mois de juillet. Est-ce bien clair ?

-Très clair.

-Tu peux aller annoncer la bonne nouvelle à Lyly. Et tant que tu y es, tu peux lui dire de s'habiller plus correctement, à l'avenir. Elle a beau être une stagiaire, elle ne peut pas y échapper. Ça sera sa punition à elle. Après tout, elle est doit déjà me dire tous ses faits et gestes. Bref. Et votre ancienne punition est toujours de mise. Compris ?

-Oui, Jack.

-Aller va-t-en. Nous vous préviendrons, quand vous pourrez revenir. Et je mets les autres au courant de vos imbécilités. Dis-leur de venir.

Je me levai et sortis du bureau. Je rejoignis les autres.

-Je ne veux même pas savoir ce que vous avez fait comme conneries, Lâcha Danny.

-Jack va vous en parler de toute façon. Il veut que vous le retrouviez dans son bureau. Lyly, je te raccompagne chez toi.

Elle hocha la tête et me suivit, le regard rivé sur le sol. Quand nous fûmes dans ma voiture, elle me regarda, les yeux remplis de tristesse.

-Alors...?

Je lui souris légèrement.

-Tout est arrangé. Je suis juste punis jusqu'au mois de juillet. Et toi, tu devras faire un effort de tenue. Être un peu plus... Classique.

Elle porta ses mains à sa bouche, étouffant un cri de joie.

-C'est vrai ? Mais... Tu vas devoir dire tout ce que tu veux faire à Jack...

-Ce n'est pas un soucis, Dis-je, C'est mieux que d'être viré.

-Tu as raison.

Elle cria et me sauta dessus pour me prendre dans ses bras. Je ris de bon cœur devant tant de soulagement.

-Allons Lyly !

Reprenant son sérieux, elle s'excusa.

-Ce n'est rien, Dis-je en démarrant, Je suis aussi heureux que toi en fait.

Je la conduisis jusqu'à son appartement. Quand je m'arrêtai face à son immeuble, elle me remercia de l'avoir reconduit et ouvrit sa portière.

-Attends, Dis-je, Merci. Merci de m'avoir sauvé la vie.

Elle me fixa quelques secondes.

-De rien. Mais je n'en reviens pas... D'avoir tué quelqu'un. J'en ai mal au ventre...

-Ce genre de symptômes s'apaisent avec... L'habitude. Mais on se sent toujours aussi mal. Tu verras.

Elle baissa les yeux. Elle savait que j'avais raison.

-Bonne nuit, Lyly.

-Bonne nuit, Martin.

Et elle partit, cherchant refuge chez elle. Je restai là quelques minutes, seul. Je me remémorai ce qu'elle avait fait pour moi. Si elle n'avait pas été là, je serai mort. Elle n'était maintenant plus pour moi la petite stagiaire. Elle était ma sauveuse. Et je n'allais pas cesser d'y repenser, toute la nuit durant.

Le générique de fin [difficile à trouver rohlala !]: .com/watch?v=O2JK78-goxQ&feature=fvst

[Pour le voir, il faut d'abord taper le nom d'un célèbre site où on trouve des vidéos, puis ce que je vous donne XD]