Disclaimer : Comme je suis modeste, je ne vous dirais pas quel est mon nom. Mais ça se trouve mes initiales sont JKR... de loin, dans le noir.
Note : Attention, je change beaucoup de POV dans ce chapitre, ça peut induire en confusion... désolée si c'est le cas ^^
L'Amulette
fumée violette et crème glacée
Il bougea lentement, très doucement, sans bruit, afin de ne pas alerter sa proie. Elle venait de tourner au coin du couloir, s'il ne se dépêchait pas, elle lui échapperait. Encore.
Mais cette fois-ci, elle serait à lui. Elle ne lui filerait pas sous le nez. Pas cette fois. Il accéléra.
À l'instant où Pattenrond prenait la décision d'accélérer vers l'orgueilleux rongeur qui le précédait, Vincent et Gregory faisait de même quelques étages plus haut.
Une semaine que la potion était prête et il n'avait toujours pas eu l'occasion de l'utiliser. Il y avait toujours eu quelque chose, quelqu'un, n'importe quoi pour venir se mettre dans leur chemin. Et maintenant que la potion était prête, ils découvraient que leur réserve de patience était à bout.
Severus avait des envies de meurtres.
Il venait de parler avec McGonagall, après avoir donné un cours à des poufsouffles de deuxième année parce que sa remplaçante était inconsidérablement tombée enceinte, après avoir raté le petit-déjeuner, après avoir découvert que son armoire avait été prise d'assaut par des mites magiques et que tous ses sous-vêtements en étaient devenus inutilisables.
Et il avait manqué le déjeuner.
Il tourna à gauche à l'intersection et aperçu la silhouette très reconnaissable d'Hermione Granger, meilleure élève de Poudlard depuis des décennies et qui entamait sa 7ème et dernière année à l'école de magie. Severus grogna. Et failli faire demi-tour. Il ne supporterait pas sa politesse ce soir. Il avait faim et il n'avait pas de caleçon. Si elle ne faisait que lui dire bonsoir, il l'étranglerait. Il aperçut un mouvement derrière elle. Il ralentit.
Gregory et Vincent dépassèrent Hermione. Greg à sa gauche, Vincent par sa droite. Au moment où ils étaient tous les trois à la même hauteur, Vincent la fit trébucher. Hermione s'étala de tout son long par terre, Greg fracassa la fiole contenant leur potion aux pieds d'Hermione. Une épaisse fumée violette l'enveloppa immédiatement. Un sentiment de puissance et de contentement les envahit. Ils avaient réussi. Enfin.
Severus reconnut cette immanquable et inoubliable fumée violacée dès son apparition. Il se mit à courir. Ces petits crétins avaient réussis à associer leur neurones assez longtemps pour réussir une potion. Et pas n'importe quelle potion, une potion de magie noire en plus. Les imbéciles. C'est à se demander comment ils avaient fait pour louper leur BUSEs de potion ! Les abrutis ! Ils venaient de lancer une Potion de Disparition, mieux connue sous le nom de Tu-regrettes-maintenant-de-t'être-tenu-sur-mon-chemin ! Au moment où le Professeur Snape sortait sa baguette pour lancer un sort de Brise Fraîche, la fumée fit quelque chose qu'elle n'était absolument pas censée faire. À son sommet le plus pointu, elle prit une couleur argentée qui descendit telle une tentacule visqueuse pour modeler la fumée violette comme de la chantilly. Les coulées scintillantes se resserrèrent vivement autour de la fumée et un grand flash de lumière envoya tout le monde contre un mur (le plus proche pour chaque personne), sauf Severus qui avait tout de même trop de classe pour être assommé par la rencontre d'un mur et qui n'était de toute façon en aucune manière sur la trajectoire de la lumière. Le seul effet secondaire dont il souffrit fut un léger éblouissement. Severus, bouche bée, regarda l'endroit où venait de disparaître la crème glacée. Son ventre gronda. Il regarda l'endroit où venait de disparaître la fumée violette. Et Hermione Granger. Oh ! Merlin ! McGonagall allait le tuer ! Tout ce qui restait de l'élève favorite de tous les professeurs de l'école était... un ruban argenté ! Et il se trouvait sur les lieux ! Et deux élèves de serpentard aussi ! Oh ! Merlin ! Ces demeurés feraient mieux d'être encore là. Il était hors de question que ça lui retombe dessus. Surtout qu'il allait devoir manquer le dîner !
Severus aperçut ses deux « élèves ». Ils avaient glissés le long des murs qui bordaient le couloir. Ils formaient deux tas indistincts de membres divers et de tissus. Il lui rappelait vaguement deux puddings. Ou du porridge, avec beaucoup de grumeaux.
Severus vérifia leur pouls. Bon... au moins, ils étaient vivants. Peut être qu'il pourrait s'arranger pour les donner en pâture à la directrice des lions.
Pensivement, il établit une scène du crime autour du ruban. Interdisant à quiconque sauf lui l'accès au dit objet. D'un autre mouvement du poignet, il fit flotter devant lui la purée de Crabbe et Goyle. Direction l'infirmerie.
Après tout, si Hermione Granger était maintenant un ruban, sa vie ne pouvait pas être plus en danger. Elle pouvait attendre. Ce n'est pas comme si elle pouvait mourir de faim, elle.
OoOoOoO
Hermione avait passé une journée splendide. Elle avait eu un O en sortilèges, gagné 25 points pour gryffondor en deux cours et elle était en avance sur son planning de révision des ASPICs.
Cependant, elle avait remarqué durant cette première semaine de cours, une certaine mélancolie chez Harry. Il n'était pas le seul, mais c'était beaucoup plus prononcé chez lui. Hermione s'inquiétait pour son ami. La chute de Voldemort après la chasse aux horcruxes l'année dernière, avait laissé tout le monde épuisé et blessé sentimentalement.
Fred, Rémus, Tonks, Colin et bien d'autres avaient été tués dans la bataille finale qui s'était déroulée ici même à Poudlard. Mais les pertes d'Harry ne se limitait pas à la Bataille Finale. La seule personne qui le raccrochait au passé et qu'il n'avait pas perdu était le directeur Snape qui avait miraculeusement survécu à l'attaque de Nagini. Seulement, c'était l'homme qui aimait tellement sa mère qu'il était prêt à mourir pour son fils, qui était était aussi celui de son pire ennemi. Ce qui rendait les relations entre eux un rien trop étrange. Relations qui de toute façon avaient toujours été tendues. Et ses parents, son parrain...
D'après elle, Harry se sentait coupable de leurs morts. Déjà lorsque le Seigneur-Je-Pète-Plus-Haut-Que-Mon-Cul avait ordonné l'assassinat de Cedric Diggory dans ce cimetière lugubre, Harry n'avait pu s'empêcher de s'en accuser.
Avec regrets, Hermione laissa ses pensées dériver sur la personne qu'avait été Cedric et de ce qu'il aurait pu devenir.
Perdue dans ses pensées sur le champion de Poudlard de Tournoi des Trois Sorciers, elle ne remarqua pas l'arrivée de deux autres élèves dans le couloir. Ni celle du directeur à l'autre bout. Juste une douleur dans les coudes et les genoux lorsqu'elle s'étala de tout son long pour une raison qui lui était inconnue.
Soudain une odeur immonde envahie ses narines. Elles se rendit alors compte que son champ de vision était vraiment très réduit. Voire quasi-inexistant. Il semblait y avoir du violet partout. Qu'est ce qu'il se passait encore ? Ne pouvait elle pas UNE année normale ? C'était trop demander ?
Une sensation d'étranglement fit son apparition. Hermione porta les mains à son coup. La panique la fit tomber à genoux. Le néant l'engloutit. Dans un réflexe acquit après plusieurs années de guerre, elle sortit sa baguette. L'odeur avait disparue à un moment donné du processus. Ses doigts accrochèrent une chaîne et elle tira dessus violemment. Sa respiration se fit plus facile. Elle était dans le noir. Jugulant sa panique, elle essaya de se souvenir comment elle était arrivée là. Ça ne pouvait pas être une attaque de mangemorts puisqu'ils étaient tous en prison et en aucun cas à Poudlard. Avait-elle été heurtée par un sort par hasard ? Peu probable... Peut-être était ce de sa faute ? Que faisait-elle avant de se retrouver là ? Elle venait de finir de dîner et voulait aller à la volière pour envoyer une lettre à ses parents. Elle s'inquiétait pour Harry aussi. La dernière chose dont elle se souvenait c'était d'avoir pensé à Cedric Diggory.
Un grand flash de lumière lui blessa les yeux. Lorsqu'elle retrouva la vue, elle était à genoux sur de la terre battue. Avec appréhension, elle regarda autour d'elle. Deux personnes avaient leur baguette pointées vers elle, ce qui ne fit rien pour la rassurer. Agrippant sa baguette, elle se prépara pour une attaque qui ne manquerait pas de venir. Sauf qu'elle avait dû se tromper quelque part dans les intentions de ces hommes car aucune attaque ne venait. À la réflexion, ils avaient eux aussi l'air assez surpris de la voir là. Hermione prit conscience qu'ils n'étaient pas les seuls. Une large assemblée d'hommes et de femmes la regardaient bouche bée. Elle était dans une arène. Elle venait d'atterrir entre deux duélistes !
Devant une foule médusée, Hermione se releva, s'excusa et gagna les gradins où elle se laissa tomber sans grâce sur un banc. Elle était en état de choc et les questions bourdonnaient dans son esprit.
Que faisait-elle là ? Comment était-elle arrivée là ? Où était ce, là ? Comment avait elle fait pour quitter Poudlard ? Il était bien impossible d'y transplaner, non ? Elle l'avait lu quelque part, elle ne savait plus exactement où.* Il fallait qu'elle reprenne ses esprits. Qu'elle retourne à Poudlard. Elle ne pouvait pas manquer les cours ! Ses ASPICs étaient cette année ! Et ses amis allaient s'inquiéter aussi. Qu'allait dire le professeur McGonagall ? Elle allait sûrement avoir une retenue. Ou deux. Ou bien plus, Snape était le directeur à présent... Il ne pouvait pas le renvoyer, si ? Elle n'avait pas fait exprès de quitter l'école ! Ce n'était pas sa faute ! C'était ... c'était un malheureux concours de circonstance ! Et c'est ce qu'elle leur expliquerait. Ils ne la renverraient pas. Ils ne pouvaient pas la renvoyer l'année de ses ASPICs.
Mais il fallait qu'elle quitte ce banc. Elle n'allait pas retourner à Poudlard par magie !
Elle fut cependant coupée dans son élan par une voix douce.
« Tu vas bien ? »
Hermione se prépara à répondre d'une voix qu'elle espérait assurée. Surtout ne pas penser aux retenues, au renvoi hypothétique, ou à toute autre chose reliée de près ou de loin avec le directeur Snape en général.
Les mots mensongers de rassurance qu'elle avait prévu de dire restèrent bloqués dans sa gorge. Sa baguette retrouva sa main en un temps record. Avec un mouvement fluide, elle se retrouva pointée vers son interlocuteur. Mais dans sa volonté de s'éloigner de lui, elle glissa le long du banc et atterrit
lourdement par terre, tremblante.
De nouveau, le regard de l'assemblée était fixée sur elle. Et le jeune homme qu'elle menaçait de sa baguette.
« Qui es tu ? » demanda Hermione d'une voix rauque en essayant de rationaliser ce qu'elle voyait. Ou plutôt qui elle voyait.
Le jeune homme blond leva les mains lentement, dans ce geste universel qui disait qu'il n'était pas armé et n'avait pas d'intentions belliqueuses, pour tenter d'apaiser la jeune fille, visiblement effrayée. Par lui. Aussi inexplicable que cela puisse paraître.
« Cedric. Je m'appelle Cedric Diggory. »
OoOo
*si elle a oublié que ça venait de L'Histoire de Poudlard, elle est vraiment en état de choc, non ? ^^
En fait, j'ai lu quelque part qu'il était possible de transplaner à Poudlard mais seulement si le directeur le permettait. En y réfléchissant bien, Harry et compagnie ont eu un cours dans la grande salle pour apprendre à transplaner donc c'est toujours une possibilité qu'elle ait réellement transplané... Si on considère un complot impliquant Severus Snape et les deux gorilles de Serpentard...
