Auteur : Random Dispatcher

Titre original : Radix acclaro.

Traducteur : Dyneen

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K.Rowlings. Les autres intervenants de l'histoire sont à Random Dispatcher.

Genre : Tryaoi : TJ/LM/HP et SR/DM/HG

Rating : M

Remarques : Elle est finie et fait 21 chapitres. J'ai bien évidemment l'autorisation de l'auteur pour la traduire en français.

8 chapitres sont dès à présent traduits...


Chapitre 2 : Quoi ?


Harry hurlait, son corps semblant en feu. Il pouvait sentir ses muscles rouler sous sa peau ; il se sentait comme si tous les morceaux de son corps étaient en guerre les uns contre les autres. Ses poignets et chevilles le brûlaient au niveau de leurs liens, ses mouvements déchiraient la peau sensible, son sang trempant les cordes.

En entendant un cri perçant et féminin, il put seulement reconnaître que c'était Hermione avant qu'une autre vague de douleur lui fasse perdre conscience.


Quand le jeune Gryffondor se réveilla de nouveau, il fut étonné de se trouver dans un lit, un lit très mou dans une pièce chauffée et éclairée seulement par la lueur de la cheminée. Il était allongé par-dessus les couvertures dans une semi obscurité, l'épais duvet recouvrant seulement ses pieds. Le déplaçant légèrement, il se rendit compte qu'il n'était plus attaché et qu'il portait un pyjama, un pyjama en soie au toucher.

Avec précaution il s'assit et examinant les lieux ; il fut étonné de se trouver seul dans la grande chambre. Il resta là un moment, stupéfié. Il était propre, au chaud et détendu. Il se sentait en sécurité mais quelque chose frétillait au fond de son cerveau, quelque chose lui disant qu'il ne devrait pas se sentir de cette façon.

Repérant la porte, il se sentit soudainement obligé de partir de son petit sanctuaire. Il y avait quelque chose dehors là, quelque chose qui l'appelait à lui.

À contrecœur, il sortit du lit, notant distraitement que même si le pyjama qu'il portait était trop grand, il était différent du sac géant qu'il récupérait de Dudley ; il était très long, comme s'il appartenait à quelqu'un de beaucoup plus grand que lui.

Il entrebâilla légèrement l'épaisse porte et scruta le couloir vide. Il ne voulait pas vraiment quitter sa chambre, effrayé à l'idée que la sérénité qui le remplissait maintenant lui soit arrachée et qu'il doive faire face à la chose désagréable qui s'agitait toujours à l'arrière de son esprit.

Faisant un pas dans le hall, il regarda le chemin, mordillant sa lèvre avec hésitation. La lumière était faible ici aussi, seulement un bougeoir en verre sur deux était allumé, donnant au couloir vide une allure inquiétante et irréelle.

Le sentiment qui l'avait tiré hors de la chambre le propulsa au fond du hall. Ses pas ne produisaient aucun bruit, insonorisés par l'épais tapis couvrant le plancher en bois sombre. Il s'arrêta devant une double porte sombre également. Le murmure tranquille de l'intérieur sembla atténuer ce sentiment tenace, en l'étouffant dans une docile tranquillité.

Avec précaution il ouvrit une porte, pas entièrement, mais assez pour pouvoir simplement glisser sa tête à l'intérieur ; en se protégeant lui-même grâce au bois.

Cela semblait être un bureau, éclairé seulement par la cheminée. Des bibliothèques avec des portes en verre s'alignaient contre les murs et un grand bureau reposait devant ce qu'il pensait être des fenêtres fermement protégées par des rideaux. Deux chaises confortables avec des accoudoirs étaient installées devant le feu mais, d'où il se tenait, il ne pouvait seulement voir que l'un des deux occupants, Lucius Malefoy.

Le blond semblait détendu, un verre d'un liquide ambré tenu en suspend par ses longs et élégants doigts. Harry pensait qu'il découvrait chaque centimètre de l'aristocrate au repos ; les bottes en cuir noires simples et montantes jusqu'aux genoux, le pantalon noir confortable et une chemise couleur lie de vin déboutonnée à mi-torse. Ses cheveux blonds tombaient au-dessus de ses épaules comme un rideau d'or blanc et encadrait ce triangle de peau dénudée.

Harry reposa sa tête sur le bord de la porte, appréciant la scène devant lui. Pour quelque raison le plus vieux des Malefoys était étrangement fascinant.

Lucius inclina sa tête et sembla flairer l'air, ses narines s'élargissant délicatement avant de tourner des yeux argentés et vifs vers lui.

« Harry. »

Le jeune Gryffondor sentit son souffle se couper alors que la voix de mercure s'infiltrait dans chacun de ses pores. Lucius tendit une main vers lui et Harry ne put rien faire d'autre que d'aller vers lui. Il frissonna quand la main du blond se referma autour de la sienne.

Il fut attiré entre les genoux de l'homme plus âgé et puis doucement tourné pour faire face à l'autre occupant de la chaise. Harry hoqueta. Une chaleur peu familière s'enroula lentement dans son ventre. Tom Jedusor était assis là, entier et jeune de nouveau, mais avec une puissance et un charisme à peine pressentis par son journal intime. Des yeux ambrés, des cheveux châtains, des traits fins ; la seule indication de son exil spirituel et de sa résurrection qui avait suivie était sa peau couleur neige anormalement blanche.

Harry savait qu'il devrait être terrifié par cet homme, il savait qu'il devrait également avoir peur de l'homme derrière lui dont la main glissait à présent sous son haut de pyjama, mais il ne l'était pas. S'il essayait, il aurait pu faire remonter à la surface de mauvais souvenirs créés par ces deux-là, souvenirs trop nombreux pour pouvoir les compter mais quelque chose lui disait que cette ère était terminée.

« Il y a quelque chose qui ne va pas, n'est-ce pas ? » demanda Harry doucement.

« Vous voyez, Mon Seigneur, » indiqua Lucius suavement, en se penchant en avant, « Je vous avais dit que le garçon était plus futé qu'il n'apparaissait. » Le blond reposa son menton sur l'épaule de Harry, son torse dégageant une vive chaleur contre le dos du garçon.

Les yeux de Voldemort s'assombrirent. Glissant en avant dans sa chaise, son souffle se perdit entre les lèvres de Harry.

« Oh oui, Mon Garçon, » siffla-t-il en fourchelang, « il y a définitivement quelque chose qui ne va pas. »

Harry sentit le frisson de Lucius contre lui, provoquant un gémissement de la part du garçon. Il ne put pas arrêter sa tête qui se recula pour se poser sur l'épaule du blond pendant que le nez de Voldemort parcourait sa gorge, inhalant son parfum.

La respiration du Gryffondor devenait de plus en plus saccadée. Il avait l'impression de se noyer dans les sensations provoquées par les deux Serpentards, et il ne voulait pas être sauvé. Il entendit à peine les prochains mots de Voldemort.

« Si je pouvais seulement trouver le sort que le vieil imbécile a employé. »

« Je sais quel sort il a utilisé. »

La voix de Hermione fut comme un coup de fusil traversant la pièce jusqu'à Harry. Il releva brusquement sa tête, toujours haletant ; donnant presque un coup de tête au Lord Noir.

A la porte de la bibliothèque se tenaient Rogue, Drago et Hermione. Il nota que les deux hommes se tenaient si proches de son amie qu'ils la touchaient et il se demanda si elle avait les mêmes problèmes avec ses Serpentards que lui avec les siens.

Voldemort se recula seulement de quelques centimètres pour regarder le groupe avec un haussement de sourcils. Lucius, cependant, ne s'était pas déplacé d'où il était, enroulé autour de Harry. De son côté, Harry essayait de se concentrer sur les nouveaux venus mais avait du mal à le faire tandis que Malefoy senior faisait glisser le bout de ses doigts du bas de son abdomen jusqu'à ses hanches, faisant se bloquer la respiration du garçon de temps à autre. Cà ne l'aidait cependant pas quand, lorsqu'il poussait ces petits halètements, Lucius ronronnait d'approbation, envoyant un souffle chaud au-dessus de son cou faisant frémir son corps entier de chair de poule.

« Éclairez-nous, s'il vous plaît, Miss Granger. »

Harry put admettre que le ton respectueux de Voldemort le surprenait mais il était trop occupé pour savoir pourquoi.

Son amie baissa le regard et rougit. Il observa Drago se glisser derrière elle et entourer ses épaules de ses bras. Elle sembla prendre de la force de ce geste et releva la tête.

« Je… Je ne sais pas ce que c'est supposé faire… Mon Seigneur, » elle marqua un temps d'arrêt.

« Continue, » incita Voldemort, sans méchanceté.

« Il a dit Radix Acclaro. »

« Un sort de révélation ? Pourquoi ? » Demanda Drago, perplexe.

Chacun était silencieux depuis un moment quand Rogue indiqua, « Je pense que c'était une erreur. Je pense qu'il essayait de nous bannir – le sort est semblable. »

Ce fut Hermione qui posa la question à laquelle chacun pensait, enfin chacun excepté Harry et Lucius.

« Mais quelque chose s'est produite. Pourquoi un sort de révélation aurait cet… effet… sur nous ? »

« Quelque chose sur ce sujet m'est familier… J'ai lu quelque chose – Par Merlin Lucius, arrête de tourmenter ce garçon, » claqua Voldemort.

« Mais Mon Seigneur… il est juste si succulent, » répondit le blond en frottant son nez dans le cou de Harry ce qui fit gémir légèrement le plus jeune.

Harry observa les yeux du Lord Noir s'assombrirent encore comme l'homme caressait sa joue avec une main.

« Oui, » siffla-t-il en dirigeant son pouce juste à l'intérieur des lèvres entrouvertes de Harry, « Il l'est certainement. »

Rogue se racla délicatement la gorge.

Fronçant les sourcils, le Lord Noir s'écarta et se leva. Il prit alors Harry par l'épaule et le fit asseoir dans sa chaise à présent vide.

« Sois sage Lucius. »

Le blond sourit d'un air affecté pendant que son Maître s'écartait.

« Vous réalisez tous que c'est permanent, n'est-ce pas ? »

Voldemort se retourna à moitié pour pouvoir ainsi voir les deux personnes assises. « De quoi parles-tu ? »

« Les voeux de mariage des Malefoys sont très particuliers… et très stricts, Mon Seigneur. S'ils étaient toujours actifs, en touchant le garçon de cette façon, il y aurait du avoir pour moi quelques conséquences immédiates très désagréables. »

« Puisque je sais que Narcissa est bien vivante Luc, pourquoi tes vœux de mariage n'agissent plus ? » demanda Rogue.

« Il y a seulement deux choses qui pourraient les faire se dissoudre, et croyez moi ils sont dissous. »

Harry frissonna une nouvelle fois devant le regard étrange mais captivant du blond.

« La première serait si je n'avais aucun héritier et si Narcissa ne pouvait pas m'en donner un – la clause standard d'infertilité. La deuxième est un peu moins standard, une clause de Véritable Union. » Il n'élabora pas plus loin.

Harry s'appuya contre le dossier de sa chaise, observant les yeux de Voldemort s'élargirent pendant qu'il dévisageait les deux hommes assis. Le Gryffondor était toujours déconcerté mais décida de tenir sa langue pour l'instant. Il n'était pas stupide, les implications de la déclaration de Lucius étaient… Intrigantes.

« Nous sommes tous les deux destinés au garçon, » dit doucement le Lord Noir. Il se tourna vers le trio toujours debout. « Je suppose que vous êtes maintenant tous les deux attirés par Miss Granger, » demanda-t-il un peu plus fort.

Ils inclinèrent tous les deux la tête.

Voldemort glissa une main troublée dans ses cheveux.

« J'ai lu quelque chose sur cela, » murmura-t-il avant d'aller directement à la bibliothèque derrière son bureau. Il ne lança pas moins de quatre incantations avant d'ouvrir les portes en verre.

Harry pouvait littéralement sentir les émotions chaotiques s'abattre sur l'homme pendant qu'il tirait des livres de l'étagère, les feuilletait avant de les jeter négligemment de côté. Le Gryffondor se leva de sa chaise et s'approcha du Lord Noir. Doucement, il toucha le creux des reins de Voldemort avec deux doigts. Lentement le tourbillon d'émotions fondit complètement. Sentant les muscles se détendre légèrement, Harry fit glisser la paume de sa main en haut de la colonne vertébrale du Serpentard et la fit redescendre de nouveau avant de se reculer et de se percher sur le bord du bureau.

Voldemort jeta simplement un coup d'oeil sur lui pendant un instant avant de revenir à sa recherche de livres – quoiqu'avec plus de soin.

Arrivé à l'étagère la plus basse, le Lord Noir émit un petit bruit de satisfaction. Quand il se redressa, Harry vit un petit livre noir relié de cuir dans sa main blanche. Voldemort s'assit à son bureau, son coude frôlant le genou de Harry. Le garçon ne put empêcher un frisson à ce contact et il observa l'homme plus âgé déplacer entièrement sa main sur sa cuisse, en maintenant le contact.

« Qu'est-ce, Mon Seigneur ? » demanda Rogue.

Voldemort leva les yeux du livre désormais ouvert et, réalisant qu'il avait laissé le trio debout sur le seuil de la porte, leur fit signe de prendre un siège.

Rogue transfigura rapidement la chaise vide en un divan semblant confortable. Harry s'amusa étrangement de noter que Drago et Rogue s'assirent si près de Hermione qu'elle se retrouvait pratiquement sur leurs genoux.

Lucius tourna tranquillement sa chaise pour faire face au bureau.

« C'est une copie du journal d'un Alaric Dragonsson, le dernier Homo Dragonis connu. Apparemment il y a environ trois mille ans quand les Dragons étaient beaucoup plus prolifiques, leur attirance pour la magie des Sorciers a produit sans que cela ne s'ébruite quelques reproductions interespèces. »

« Il est effrayant de penser que ce soit même physiquement possible, » dit Drago avec une grimace.

Harry ne put s'empêcher de parler, « Peux-tu t'imaginer en train d'essayer de dire non ? »

Hermione sourit tandis que le Serpentard semblait juste impassible.

« Quoiqu'il en soit, le journal d'Alaric est plutôt clair sur certains points et désespérément vague dans d'autres si je me rappelle bien. » Il survola les premières pages, « Ah, parce qu'Alaric était seulement un quart dragon et que son épouse était une sorcière, c'est pour que leurs enfants développent toutes les caractéristiques Dragoniennes que le sort Radix Acclaro était lancé sur eux dans leur enfance. »

Harry fronça les sourcils, « Donc nous aurions tous du sang de dragon et l'erreur de prononciation de Dumbledore l'aurait activée ? »

Voldemort releva la tête du livre avec surprise, « Très bien Harry. »

« Je vous ai dit qu'il était futé, » sourit Lucius d'un air affecté.

Harry roula des yeux, « mais que dit-il au sujet de la perte des envies meurtrières que nous semblons tous éprouver ? »

Le Lord Noir lui sourit réellement avant de feuilleter plus loin dans le livre, lisant des passages ici et là. C'est alors que Harry nota quelque chose d'intéressant.

« Est ce un livre en fourchelang ? »

« En effet Harry, » répondit Voldemort distraitement, « J'ai la plus grande collection de livres en fourchelang du monde. »

Harry était vraiment impressionné alors qu'il regardait la vitrine remplie de livres.

« Je devrai lire ceci plus soigneusement une nouvelle fois, mais de ce que je me rappelle et par rapport à ce que Lucius a dit, je crois que Miss Granger est la compagne de Severus et de Drago, alors que toi, Harry, tu es le mien et celui de Luc. »

« Quoi ? » Couina Harry.

A SUIVRE

Petit mot de la traductrice :

Euh… Rien à dire en fait !

A la semaine prochaine

Bye