Hey !
Voici le second chapitre, posté très tard, je suis désolée x) Quelques soucis m'ont un peu empêcher de mener la suite de cette histoire à bien, du coup je ne pouvais pas non plus poster ce chapitre, bien qu'il soit prêt depuis longtemps !
Disclaimer: Oda-sama !
Enjoy !
Ace me manque, Sabo me manque, je suis seul maintenant.
Le dernier survivant de notre bande.
Je me souviens du jour où c'est arrivé, pour Sabo. Lorsque je dormais, Ace a pleuré pendant des heures face à l'océan, se maudissant d'avoir ne serait-ce que supposé que Sabo pouvait être heureux dans sa putain de famille noble. À cause d'eux, ce connard de tenryubito l'avait tué sous prétexte qu'il le dérangeait. Et ce gars n'était autre que celui qui avait failli abattre Hachi ! J'aurais vraiment dû le buter, je me suis toujours promis de jamais regretter mes gestes, pourtant.
« Ne, Ace? Tu penses pas que je devrais le retrouver et lui régler son compte à ce "Saint Charles" ? Saint Charles de mes deux, oui !
Oui, je tape la causette à mon frère décédé. Et le pire...
Luffy, ne sois pas grossier !
C'est qu'il me répond.
Il me parle comme ça depuis plus ou moins cinq mois, lorsque j'ai trouvé et mangé son fruit du démon. J'en ai encore parlé à personne. De mon frère, s'entend, j'ai pas envire de passer pour plus cinglé que je ne le suis. Puis je reste relativement lucide, j'ai juste trouvé cette hallucination -oui, je connais ce mot- comme échappatoire à ce désespoir et cette angoisse qui m'envahissent lorsque je suis seul le soir.
Et, bizarrement, même si je sais que ce n'est pas normal, j'en suis heureux.
Tu utilises les grands mots, petit frère. Tu vas te faire philosophe, j'le sens.
Ai-je omis de préciser que mon frère possède un humour débordant dans ma tête ?
Hé, même quand j'étais vivant j'en avais un !
« Je vais faire comme si j'avais rien entendu.
Méchant !
« Débile !
Sans coeur !
« Crétin.
Enfoiré !
« Moi aussi je t'aime.
Et j'suis censé répondre quoi à ça ?
« Tu fermes ton clapet.
Okééééééééé ! C'est officiel, je boude.
« Comme tu veux.
…
« …
…
« …
Super la convers.
« Primo, t'es censé bouder. Et deusio, je réfléchis.
Je le s- Ah bon, tu sais faire ça, toi ?
« Urusai !
Ok, ok. Mais je tiens tout de même à te signaler que, étant donné que je suis dans ta tête, je sais PARFAITEMENT ce qui te tracasse ! Et je savais aussi PARFAITEMENT que tu réfléchissais.
« Ace ?
Oui, mon petit frère adoré que j'aime de tout mon coeur ?
« Merde.
Maieuuuuuuuuuuuuuh ! Je me dévoue -un peu maladroitement, certes- pour t'aider, et toi tu me dis merde ! Non mais j'vous jure ! Même pas foutu d'être reconnaissant envers ceux qui veulent leur bien ! Ces pirates, de nos jours ! Enfin, en même temps, dans ce cas précis, je dirait non pas pirates, mais gamins ! Franchement tu vas attendre combien de temps avant de lui dire ?
« Looooooooongtemps je pense.
Et pourquoi cela ?
« Parce que je ne suis même pas sûr que ce soit réciproque.
T'en sauras rien tant que tu ne lui auras pas parlé.
« Je sais.
Va le trouver et dit lui, non d'une pipe ! (excusez son langage) D'ailleurs je propose un plan suuuper bien pensé et suuuper bien planifié. D'ailleurs, admire un peu ma logique: un plan planifié ! N'est-ce pas suuuuuuuuuuperbement logique ?
« Arrête j'ai l'impression d'entendre Franky.
Ne m'insulte pas !
« Ce n'était pas une insulte.
Ben pour moi bien ! Bon tu vas écouter mon plan oui ou merde ?
« Merde.
Mais…
« Bonne nuit Ace.
Ouais… Comme si t'allais dormir, baka !
Je me retourne dans mon lit et tire les couvertures sur moi. Comme Ace me l'a très bien fait remarquer: j'ai pas sommeil, comme d'hab.
Je reste encore un moment à penser et réfléchir -seul, mon frère râle dans un coin de ma tête- à propos d'un certain Roronoa Zoro, mon second et aussi le futur meilleur bretteur au monde, il ne lui reste plus qu'à battre Mihawk et ce sera chose faite pour lui.
T'as oublié de dire que c'était l'homme de ta vie.
Mon frère a toujours eut l'art de faire des remarques déplaisantes.
« Ace, la ferme !
Il se remet à bouder. Mais il a raison. Dès notre première rencontre je suis tombé amoureux de Zoro, j'ai mis énormément de temps à me l'avouer -déjà, piger qu'on est gay, c'est pas facile-, et surtout à le comprendre, mais Robin m'y a aidé et maintenant je suis certain de mes sentiments pour lui.
Ça me ronge au plus profond de mon être. Le voir tous les jours, avoir des pensées autres qu'amicales envers lui et savoir que ces sentiments ne seront jamais partagés, ça rend la vie dure.
Finalement, après une heure, je décide de sortir prendre un peu l'air; c'est Usopp qui est de garde aujourd'hui et il sera ravi que je le remplace, s'il ne dort pas déjà.
Je descends sur le pont et le vois emmitouflé dans une couverture, je l'imagine sans problème en train de claquer des dents. C'est vrai que ça caille, paraît on passe à coté d'une île hivernale. D'après les calculs de Nami, d'ici deux-trois jours on devrait retrouver un temps plus chaud mais n'empêche que maintenant, ça caille.
- Usopp, va dormir je prends le relais, je dis en m'approchant.
- Luffy … ?
- Zoro ! Que- Que fais-tu là, c'est pas Usopp qui est de garde cette nuit ?
- Si. Mais j'arrivais plus à dormir, alors j'suis venu le remplacer. Et on dirait que t'as le même problème que moi, murmure mon second comme pour lui même.
Logique qu'il n'arrive plus à dormir ! On ne l'a pas vu de la journée, c'est pas comme si il avait fait ses siestes quotidiennes. Une pluie de boulets de canon ne l'aurait pas réveillé tellement il s'était endormi profondément aujourd'hui !
- Heuu… ben… je retourne dans ma chambre alors ! je répond un peu embarrassé.
Pourquoi mon coeur s'est mis à battre plus fort, d'un coup ? Et pourquoi je n'ai plus froid, d'un coup ?
Tu te répètes avec tes "D'un coup", Lu.
« Ace, c'est pas le moment !
OK, considère que jusque demain midi, je boude. Ca te va ?
« Merci.
Pas de quoi.
Reprenons…
« Lorsqu'on est amoureux, on ressent plein de choses que l'on ne comprend pas au début, mais qui se révèlent être très agréables. » m'avait expliqué Robin.
Je suppose que c'est ce dont elle parlait…
- Non reste, autant se tenir compagnie, tant qu'à faire.
- D'accord ! Je vais chercher un manteau, j'arrive.
J'ai tenté de répondre avec mon ton habituel, mais même moi je me rend compte que je n'ai pas du tout été convainquant.
Cependant, je ne peux m'empêcher d'être content qu'il me propose de rester avec lui, je vais donc chercher un manteau et reviens m'assoir à côté de mon second.
Pendant deux bonnes heures, on parle de nos nakamas, de leurs aventures respectives, et je me rends compte que Sanji est beaucoup remonté dans l'estime de Zoro. Avant, même si ils auraient risqué leur vie l'un pour l'autre, ils ne pouvaient pas se supporter plus de dix minutes lors des voyages en mer.
- Il me semble que tu supportes mieux Sanji qu'avant, je remarque sur le ton de la conversation.
- Nan, c'est juste qu'en ce moment j'ai vraiment besoin de quelqu'un à qui parler, et qu'il est le seul qui soit vraiment susceptible de m'aider. Je lui en veux à mort d'avoir oublié d'acheter du rhum à la dernière île, il mériterait que je le coupe en rondelles !
En entendant la première phrase, mon coeur loupe un battement. Avant, c'était à moi qu'il parlait de ses problèmes ! Depuis quand je ne suis plus celui à qui il dit tout ?
Bon, d'accord, j'ai fait pareil en allant trouver Robin, mais ça le concernait lui ! J'allais pas venir lui dire « Hé, Zoro. Je ressens des choses étranges lorsque je vois une personne et je sais pas ce que c'est. Et cette personne, c'est toi. Bizarre hein ? » Non, franchement, ça l'aurait vraiment mais alors là VRAIMENT pas fait.
Je frissonne. Zoro tourne sa tête vers moi et remarque ma mine déconfite. Il se mord la lèvre, semblant hésiter puis finalement, il se jette à l'eau (Pas pour de vrai, hein!).
Il se redresse, m'attrape par la taille et m'attire vers lui. Le temps que je réagisse, ses bras m'emprisonnent et la couverture nous recouvre tous les deux.
Je me retrouve donc dans les bras de mon second, à me demander pourquoi j'ai envie de le gifler mais aussi de l'embrasser ( Je me souvient soudain que Robin a dit que ce sont des choses qu'on a envie de faire quand on est amoureux )
- T'as froid, j'vais pas te laisser comme ça alors qu'avec la couverture j'ai bien chaud, réplique-t-il devant mon regard interrogateur. Tu peux rester, ça ne me gêne pas, rajoute-t-il en voyant que je m'apprête à trouver une excuse pour me dégager. Il lit en moi comme dans un livre ouvert, ce type.
Je me laisse finalement aller dans ces bras si chauds et pose la tête sur l'épaule de mon second, on reste comme ça, sans rien dire, profitant juste de ce moment.
Il commence doucement à neiger et un coup de vent glacial nous ramène à notre bon souvenir. Zoro se lève et… me porte ? Oui, c'est bien ça, il me porte comme un bébé, me dit de bien me tenir et de pas laisser tomber la couverture avant de commencer à monter vers la vigie.
Je n'ose rien dire et passe les jambes autour de son bassin. Je rougis violemment à ce contact, sans trop savoir pourquoi. Encore bien que j'ai la tête contre son épaule et qu'il ne vois pas mon visage virer au rouge écrevisse !
Ah, zut, j'ai faim.
Nous arrivons finalement en haut et Zoro me pose par terre.
- Assieds toi, je vais faire un feu, me dit-il pour me secouer un peu, depuis qu'il m'a pris dans ses bras, mon cerveau s'est quelque peu déconnecté. J'ai l'impression de rêver.
Je me remue finalement et vais donc m'installer à sa place favorite (oui oui je l'avais remarqué) après avoir été fermer la fenêtre face à la porte qui était restée grande ouverte. Je regarde la neige tomber doucement, songeur, pourquoi il est si attentionné et si… doux… avec moi ?
Je n'ai pas le temps de me poser plus de questions car je sens mon second venir s'installer à mes côtés et me reprendre dans ses bras, la couverture nous recouvrant toujours. Je ne dis rien, me contentant d'un regard quelque peu perdu, mais aussi heureux, bien que j'essaye de ne pas le montrer.
Il me regarde à son tour et passe une main derrière ma nuque. Nos yeux ne se lâchent plus. Il approche son visage du miens doucement, tout doucement. Je me laisse faire, incapable du moindre mouvement. (Pourquoi il fait si chaud, d'un coup ?)
Pour finir il est tellement proche que je peux sentir nos souffles se mélanger. Mais soudain, il se redresse, relève sa tête et pose la mienne sur son torse, je ne peux m'empêcher d'être déçu, mais il resserre son étreinte sur moi, comme pour être certain que je ne m'échapperai pas.
Je passe mes bras autour de sa taille et soupire. Il me murmure un « Dors maintenant. » et je me laisse bercer par ces bras si puissants et si sécurisants que sont ceux de mon second.
