Bonsoiiir !

Alors, hum, je n'ai absolument aucune excuse, je suis un être détestable (surtout flemmard en fait), je suis profondément désolée, je ne compte pas le nombre de fois où plusieurs personnes m'ont rappelée à l'ordre, en vain, je suis désoléee. So imma back. Je ne promets rien, vous me connaissez, je promets juste de faire de mon mieux pour être régulière. J'invite toute personne me croisant sur gmail à rien faire (oui oui même si je fangirl je vous y autorise) à me botter les fesses et me rappeler que je dois écrire. Même si sur le coup je maudirai sûrement parce que oui en fait colin a changé de veste vous cOMpreNEZ bin je vous remercierai plus tard. Vi. Pardon encore. Je suis vraiment pas possible. Je vous invite néanmoins à relire rapidement le prologue, qui est court, et je vous souhaite une très bonne lecture. Je vous z'aime. *pupy eyes*


Gwen : aww merci de me suivre encore une fois *w* J'espère que je ne vous décevrai pas :)

DG : my dear, toi aussi iciiiii. Vous allez souffrir. Vi.

Sasha : Nan la citation n'est pas de moi dearie ;) Katherine Pancol :) Héhéhé tanks u !

Ankou : Vi moi méchante.

PBG : *s'écroule de rire* tu sais que relire tes bêtises m'a fait autant rire que la première fois. Ah lalala, u adorable human being.

Pline : *retient Pline*

Secrets Santas : NAN CA PEUT PAS ETRE SI VIEUX QUE Y AVAIT ENCORE LES SECRET SANTA OH MON DIEU JAI HONTE JAI HONTE SOMEONE PUNCH ME IN THE FACE I DESERVE IT


"_Un jour viendra, ai-je dit, où nous serons tous morts. Tous. Un jour viendra où il ne restera plus aucun être humain pour se rappeler l'existence des hommes. Un jour viendra où il ne restera plus personne pour se souvenir d'Aristote ou de Cléopâtre, encore moins de toi. Tout ce qui a été fait, construit, écrit, pensé et découvert sera oublié, et tout ça, ai-je ajouté avec un geste large, n'aura servi à rien. Ce jour viendra bientôt ou dans des millions d'années. Quoi qu'il arrive, même si nous survivons à la fin du soleil, nous ne survivrons pas toujours. Du temps s'est écoulé avant que les organismes acquièrent une conscience et il s'en écoulera après. Alors si l'oubli inéluctable de l'humanité t'inquiète, je te conseille de ne pas y penser. C'est ce que tout le monde fait."

Cette citation vient de Nos étoiles contraires, de John Green. (si jamais vous avez envie de lire ce livre maintenant, je suis désolée.)


Cher Anthony,

Ce que je vous avais dit a dû fatalement arriver, je suis sincèrement désolé pour votre petite sœur. Malheureusement, vous ne m'avez pas écouté, et bien qu'Amy soit de nature forte, elle ne peut rien contre ce qui la ronge.

Vous devez m'obéir, Anthony. Vous le savez. Faites-moi confiance.

J'espère de tout cœur que nous trouverons un accord tous les deux.

Bien à vous,

D.


Josua dévisageait la lourde porte fermée, debout, droit comme un pic, son corps semblant peser des tonnes.

Il avait perdu toute conscience du monde extérieur, il ne voyait que cette chambre à laquelle il n'avait pas accès.

Que le visage pâle comme la mort de sa coéquipière.

Trois ans déjà aux côtés de cette tête de mule, et il ne l'avait jamais vu ainsi.

Il fronça les sourcils, enfonçant davantage ses mains dans ses poches, alors que la scène rejouait dans son esprit.

Ses bras autour de sa taille et son visage dans le creux de son cou, ses supplications, Amy revient, Tony réagissant au quart de tour, et puis la pression sur son cou de plus en plus faible...

Amy n'était pas censée tomber malade, Amy devait lui botter les fesses et le remettre à sa place, Amy devait venir lui tenir compagnie le soir tard avec une pizza aussi grande que son sourire, Amy ne devrait pas être là...

Et ce foutu médecin qui ne revenait pas aussi...

-Agent Meïr ?

Une voix masculine posée le força à réprimer un frisson, il détestait les surprises, et à pivoter sur lui-même. Son regard sombre dévisagea le médecin qui lui faisait face : homme de moyenne stature, cheveux bruns, regard noisette, un visage avenant, l'homme banal par excellence.

-Comment va ma coéquipière ? S'enquit rudement le plus jeune, les poings contractés.

Josua n'avait jamais appris à rester sagement dans un coin, il avait besoin d'action, il avait besoin de se dire qu'il avait fait tout ce qu'il avait pu.

Le médecin, un certain Victor d'après la petite étiquette au niveau de sa poitrine, étira un minuscule sourire sur ses lèvres.

-Elle va mieux, elle a été placée sous assistance respiratoire. Si son état se stabilise, elle pourra quitter l'établissement demain au plus tard. Il semblerait qu'elle n'ait fait qu'un petit malaise.

Josua réprima de toutes ses forces le grand sourire qui lui chatouillait les lèvres alors même qu'un poids paraissait s'envoler de sa poitrine.

-Je peux la voir ?

-Quand son frère aura quitter la chambre, bien entendu.

Ah super, parce qu'en plus c'était à lui de lui annoncer qu'elle devait au moins passer la nuit à l'hôpital.

Soupirant légèrement, il fit un léger signe de tête au médecin qui s'éloigna et s'assit dans une chaise en plastique un chouïa trop petite. Son regard noir empêcha les rictus moqueurs sur les visages des infirmières.

Ce qu'il ferait pour elle, hein.


-Tony, tu peux lâcher ma main, je suis presque certaine que je ne vais pas m'envoler.

-J'ai rompu toute relation avec la gravité depuis longtemps Amy.

Un léger rire secoua la cage thoracique de la jeune femme alors qu'il la couvait d'un regard protecteur, leurs doigts enlacés.

Dans son esprit, deux mots.

Plus jamais.

Son regard vert se posait avec une tendresse singulière sur le corps frêle entre les couvertures, et il se sentit idiot d'avoir cru à ses menaces qui n'avaient aucun sens.

Comme si un être tout puissant avait le pouvoir de faire flancher une personne comme une poupée.

Vraiment stupide.

-Heu, par contre, tu veux pas aller faire les yeux à l'infirmière pour qu'on m'enlève ce truc du nez ?

Il haussa un sourcil, toute trace de bienveillance s'effaçant de son visage.

-Nan, ça t'apprendra à ne pas te soigner, inconsciente.

Elle fit la moue, le nez retroussé, et soupira dramatiquement.

-Bon bah j'aurais plus qu'à draguer un infirmier alors.

-Loin de te décourager mais avec ton truc dans le nez, tu n'as aucune chance.

-Cercle vicieux, marmonna l'agente en levant les yeux au ciel.

C'était si fragile ça, cette conversation légère, ce sourire qui flotte dans la pièce, c'était si fragile et les hommes avaient une certaine tendance à s'en rendre compte trop tard.


Il referma doucement la porte derrière lui, accordant un dernier regard à Josua, et fut surpris de croiser deux iris glaciales en se retournant.

-Patron, sourit-il franchement.

Gibbs lui accorda un maigre sourire en retour, un café dont s'échappait une légère vapeur dans la main.

-Comment va-t-elle, DiNozzo ?

Le marins lui tendit la boisson tandis que son agent se rapprochait de lui.

-Dis donc patron, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Avoue c'est Ziva qui t'a dit de m'apporter à boire parce qu'elle avait peur que je me dessèche !

-DiNozzo, gronda la voix en retour.

Un léger sourire aux lèvres, Tony se saisit du gobelet.

-Merci patron. Et pour répondre à ta question, Amy va bien. Une bonne grippe mal soignée d'après le médecin. Il faut qu'elle se ménage.

Un éclat passa dans les iris bleus.

-Tu es sûr que ce n'est rien de plus ?

L'italien s'efforça de sourire de plus belle, secouant la tête.

-Je t'assure patron, y a vraiment pas de quoi s'inquiéter.

Gibbs acquiesça lentement, ses prunelles ne quittant jamais les siennes.

-Tant mieux, lâcha-t-il finalement et Tony se surprit à respirer de nouveau. Elle est seule ?

Un petit rire secoua les épaules de l'italien.

-Tu pourras bientôt la voir patron, Josua ne devrait pas s'éterniser.

Et tiens une petite tape sur l'épaule, histoire de rien.


-Tony ?

-Oui mademoiselle David ?

-Comment va ta sœur ? On s'inquiète ici.

-Laisse-moi deviner, Abby te rend folle ?

-Bingo, j'en peux plus, alors s'il te plaît répond-moi.

-Amy va bien.

-Attend, elle ne me croit pas, je te la passe.

-Okay. Abby ?

-TONY !

-Amy va bien Abby !

-MERCI MON DIEU.

-Tu veux bien me repasser Ziva maintenant que tu es rassurée ?

-Ouiiii, fait lui de gros bisous de ma part !

-Bien entendu, bisous Abby...Ziva ?

-Oui c'est moi.

-Tu as réfléchi à ma proposition ?

-Tony...

-Écoute Ziva on ne peut pas vivre comme ça pour toujours.

-Je sais...

-Bon on en reparlera ce soir. Je t'embrasse.

-A ce soir Tony.

Et le « je t'aime » comme depuis quelques mois resta coincé au fin fond de leur gorge, emprisonné par une sensation intolérable.


Amy ne quitta pas un instant du regard Gibbs alors qu'il se levait, époussetant son long manteau.

Elle savait que c'était complètement ridicule, mais la simple pensée qu'il était sa dernière visite de la journée lui retournait l'estomac. Elle allait être toute seule dans son lit d'hôpital jusqu'au lendemain matin.

Elle s'efforça d'étirer un sourire sur ses lèvres alors qu'il se penchait en avant et embrassait le haut de sa tête.

Un geste qui la surprit et la chamboula.

Gibbs n'était pas vraiment le genre démonstratif, et encore moins avec elle.

Le cœur à l'envers, elle distingua un éclat dans son regard qui l'interpella.

Quelque chose n'allait pas.

-Tout va bien Gibbs ?

Il cligna des yeux, semblant revenir à la réalité et lui sourit doucement.

-Tout ira bien.

Elle hocha la tête, la gorge serrée, tandis qu'il quittait la pièce.

C'était fou de se dire que personne n'y croyait à ce « tout ira bien » et pourtant ils étaient tous là en train de s'y accrocher désespérément.


Il admirait le feu, assit dans son canapé, ce feu majestueux, aux reflets sang et dorés.

Entre ses mains, toutes les lettres qu'il avait reçu depuis quelques mois.

Il était grand temps que ça s'arrête, grand temps qu'il cesse de se ronger les ongles pour des pacotilles.

Inspirant une profonde bouffée d'air, il se leva et s'approcha de sa cheminé.

Il dévisagea un instant le papier blanc, se mordant la lèvre inférieure.

L'instant suivant, il n'y avait plus de lettres.


Bisouuus !

Amy.