Disclaimer : Tous les personnages de Vampire Diaries et son univers appartiennent à L.J Smith et aux créateurs de la série !
1699, Madrid !
En cet après-midi ensoleillé du quatorze juin de l'année 1699, une voiture noire, menée par un cochet qui guidait deux superbes chevaux au pelage marron luisant au soleil, roulait depuis plusieurs heures maintenant, avec à son bord trois personnes de haut rangs.
Une jeune femme à la chevelure blonde et aux yeux d'un très beau bleu dans une robe rouge regardait par la fenêtre de la voiture. A ses côté, son frère, les cheveux bruns mi-longs et ondulés qui entouraient son visage fin et des yeux d'un gris envoûtant. Face à eux, un troisième homme, des cheveux bouclés châtains clairs qui ne cachait en rien son visage et ses yeux bleus. Son visage n'exprimait rien d'autre que la colère.
« Pourrions-nous avoir un sourire, mon cher frère ? » demanda la jeune femme.
« Je t'en prie Rebekah, cesse de réclamer ne serai-ce qu'un sourire de ma part ! » répondit-il.
« Klaus, ne te berce pas d'illusion mon frère, ce n'est pas ici que nous la trouveront ! » dit celui assit à côté de Rebekah.
« Laisse tomber Elijah, tu sais bien que Klaus fait sa tête des mauvais jours lorsqu'il s'agit de Katerina ! » exposa Rebekah.
Klaus ne parla davantage, et retourna à la contemplation du paysage. Un peu plus de deux siècles plus tôt, Klaus avait eu pour but de briser la malédiction qui l'empêchait d'être un hybride à part entière. Son côté loup-garou avait été réprimé par une sorcière, et Klaus n'avait de cesse de vouloir détruire cette malédiction, mais malheureusement, Katerina Petrova, une humaine qu'il avait rencontrée grâce à son frère Elijah deux siècles auparavant en Angleterre, s'était enfui et demeurait introuvable. Pour se venger, Klaus avait trouvé et tué toute sa famille, pour la punir de se trahison. Depuis lors, il ne pensait qu'à une chose : la retrouver et lui faire payer !
Les minutes passèrent dans un silence assez pesant pour Rebekah et Elijah, qui n'osaient ouvrir la bouche quand soudain, la voiture s'arrêta.
« Enfin ! » pensa Klaus.
La porte de la voiture s'ouvrit sur le cocher, qui attendit patiemment que ses maîtres descendent. Elijah fut le premier à sortir, et tendit une main à sa sœur, qui le suivit. Klaus descendit à son tour, et observa la demeure qui appartenait à sa famille depuis des générations, et qui était toujours entretenue. C'était une belle demeure qui occupait plus de trois milles hectares, construit sur deux étages. Les murs étaient en argile orangés, les structures reliées en bois faisaient ressortir tout le charme du sud du pays, ainsi que de larges fenêtres masquées par des volets en bois de chênes. Pour se rendre dans la maison par l'escalier principal, il fallait passer par un passage dallé avec minutie, de la pelouse fraîchement tondue tout autour, et quelques plantes diverses donnaient à l'entrée un charme exceptionnel. Klaus monta les quelques marches qui menaient à l'intérieur de l'hacienda, et une fois à l'intérieur, il ne pu s'empêcher de détailler la pièce dans laquelle il se trouvait : le salon. Eclairé par la lumière du jour, une table immense en acajou boisé se trouvait au centre de la pièce, entourée par des chaises faite à partir du même bois que la table. Une cheminée dégageait encore l'odeur d'un feu que l'on avait fait brûler la veille pour maintenir la chaleur dans la fraîcheur humide d'un soir d'été, et quelques fauteuils et canapés étaient disposés d'une manière à ce qu'une famille puisse se retrouver dans l'intimité.
« Rien n'a changé ! » murmura Klaus.
Quittant le salon, il se retrouva dans le jardin familial, où trônait un magnifique étendu de fleurs différentes. Klaus s'accouda à la barrière du petit escalier qui se trouvait devant lui, et observa les alentours. Il fut rejoint par sa sœur Rebekah, qui se tenait fièrement droite à ses côtés.
« Cela nous fera du bien d'être en Espagne. » dit-elle.
« Parle pour toi ! » grommela Klaus.
« Je t'en prie Klaus, ne fais pas ton rabat-joie ! » le réprimanda-t-elle.
« Je vais faire un tour ! » dit-il en descendant les petites marches du jardin.
« Ne fais pas de bêtises ! » le prévint Rebekah.
Klaus se contenta de sourire. Un sourire que ne vit pas sa sœur. Klaus s'enfonça dans les bois qui bordaient la propriété, et marcha sans fin dans l'immense forêt. Les arbres étaient haut et leurs feuilles d'une très belle couleur. Certains arbres produisaient des fruits, ce qui mélangeait les odeurs de l'air forestier. Klaus ne faisait pas attention où il allait, il se contentait de marcher, encore et encore. Son esprit ne pouvait s'empêcher de penser à cette sale traître de Katerina Petrova. Si elle ne s'était pas enfuie, Klaus aurait brisé la malédiction.
« Elle me le paiera ! » pensa-t-il.
Un rire cristallin attira l'attention de Klaus, qui stoppa sa marche. Cherchant d'où provenait ce rire, il se laissa guider par un flot de parole, qui étrangement, résonnait aux oreilles de Klaus comme un son de cloche. Une voix douce et mélodieuse. Il ne pouvait s'agir que d'une fille.
« Tu crois que maman m'en voudrait ? » fit la voix.
Klaus suivit le son de la voix, quand enfin, il la vit. Il se tapit entre les arbres afin qu'elle ne le voit pas, et il l'observa. Une jeune fille qui ne faisait pas plus de seize ans, se tenait debout, face à un cheval Arabe, dont le pelage marron luisait au soleil. Sa crinière était étincelante et soignée. Klaus observa plus attentivement la jeune fille, et il fut frappé par sa beauté. Elle était blonde, un visage fin et une belle bouche fine et délicate. Elle était vêtue d'un pantalon, d'un haut et d'une chemise d'équitation. Sa belle chevelure blonde flottait autour d'elle, fouettée par la brise d'été. Klaus ne pouvait voir ses yeux, car désormais, la jeune fille lui tournait pratiquement le dos et parlait à son cheval. Le sourire aux lèvres, Klaus prêta une oreille attentive aux paroles de cette fille qui l'avait hypnotisé.
« Que m'ont-ils réservés, hein ? Je vais être obligé de porter une robe, de mettre des chaussures avec des talons, et me montrer polie envers des personnes que je ne connais presque pas. Heureusement que Joanna sera là ! »
Klaus l'imagina en robe, il ne pouvait s'en empêcher. Si elle l'attirait déjà dans cet attirail d'équitation, il frissonna de plaisir en l'imaginant dans une belle robe.
« Où il est à ton avis ? Hum ? Tu crois que je le trouverais celui qui est fait pour moi ? »
Le cheval hennissait, ce qui étonna Klaus. La jeune fille n'arrêtait pas de caressait l'encolure du cheval. Ce geste était empli de tendresse.
« Beau, mystérieux, et presque dangereux. Quelqu'un qui n'a pas peur de l'inconnu, voilà ce que j'aimerais trouver chez un homme ! » continua-t-elle.
Le sourire de Klaus s'agrandit. Cette fille semblait avoir clairement envie d'aventures. Il l'entendit soupirer, donc, il releva la tête et chercha à mieux l'observer.
« Non, maman n'aimerait pas que je choisisse un homme comme ça, mais je m'en fiche ! »
Sans le faire exprès, en faisant un pas en arrière, Klaus marcha sur une branche qui craqua, ce qui attira l'attention de la jeune fille qui sursauta. Klaus releva de nouveau la tête, et croisa le regard de la jeune fille. Ses yeux étaient plus bleus que le ciel, plus envoûtant encore que l'envie de sang. La jeune fille fronça les yeux afin de mieux voir qui pouvait se tapir entre les arbres.
« Il y a quelqu'un ? » demanda-t-elle. « Répondez ! »
« MADEMOISELLE ! »
La jeune fille se détourna de la forêt, ce qui permit à Klaus de se cacher derrière un arbre, sans pour autant lâcher un seul mot de la conversation.
« Qu'y a-t-il Tristan ? » l'entendit-il demander.
« Mademoiselle Ava, vos parents m'envoie afin de vous sommer de rentrer immédiatement chez vous. Il vous faut vous préparer pour la soirée ! » répondit le dénommé Tristan.
« Très bien ! » soupira-t-elle.
Quelques secondes plus tard, Klaus entendit des bruits de sabots qui s'éloignaient au galop. Sortant de sa cachette, il se plaça exactement là où se tenait la jeune fille.
« Ava ! » murmura Klaus.
Ce nom lui allait si bien, pensa-t-il ! Quelle était cette étrange sensation qu'il ressentait ? Jamais il n'avait eu d'attirance pour une humaine. Certes, il avait fait semblant de ressentir des sentiments affectifs envers Katerina, mais ce n'était que dans l'unique but de la garder auprès de lui pour le sacrifice. Après quelques minutes de réflexions, il utilisa sa vitesse vampirique pour retourner dans sa demeure.
En arrivant dans le petit salon, il trouva son frère et sa sœur, qui discutaient activement. Quand ils se rendirent compte du retour de leur frère, ils se levèrent.
« Et bien, nous nous demandions où tu étais passé ! » dit Rebekah.
« Il s'est passé quelque chose en mon absence ? » demanda Klaus.
« Oui, et pas des moindre ! » répondit Elijah. « Nous avons reçus la visite de George Costello. Il habite la propriété voisine de la nôtre. Il a entendu dire que notre maison venait d'accueillir ses habitants, et il est venu nous faire une visite ! »
« En quoi cela est-il une surprise ? » questionna Klaus en se dirigeant vers le bar.
« Il nous invite à nous rendre chez lui ce soir pour l'anniversaire de sa fille cadette ! » informa Rebekah.
« Sans moi ! » dit Klaus, qui se servit un verre de scotch.
« Klaus, lorsqu'il a apprit qu'un Lord vivait dans cette maison, il a tenu à le rencontrer, nous ne pouvons lui poser un lapin ! » répliqua Elijah.
« Tu parles comme s'il s'agissait d'un rendez-vous amoureux ! » s'amusa Klaus, tout en buvant son verre.
« S'il te plaît mon frère, accompagne-nous. Tu sais combien j'aime les bals, et puis, nous venons d'arriver. Nous ne pouvons pas nous passer de cette occasion de rencontrer du beau monde ! » tenta Rebekah.
Klaus soupira longuement, avant de vider complètement son verre d'alcool. Il reposa le verre en cristal sur le bar, puis, se retourna vers son frère et sa sœur pour leur dire :
« Très bien, je viendrais ! »
Plus tard dans la soirée.
La voiture s'arrêta devant une hacienda tout aussi grande que celle de Klaus. Descendant de la voiture, Rebekah dit à son frère :
« Tu aurais pu faire un effort et t'habiller un peu plus correctement ! »
En effet, Klaus avait revêtu un pantalon cuirassé, avec une sorte de combinaison qui lui servait de chemise, qu'il avait cintré au niveau du ventre.
Elijah s'était habillé élégamment. Un pantalon noir, une chemise élégante, et une veste en queue de pie noire.
Quant à Rebekah, elle portait une robe noire dont les manches étaient tenues au niveau des épaules, et ses cheveux étaient portés en chignon, ce qui exposa sa très belle nuque. Sur le seuil de la maison, la porte s'ouvrit sur une jeune fille de vingt ans environs, blonde, les yeux verts et d'un charme simple. Vêtue d'une robe verte, elle leur dit :
« Vous devez être nos voisins ! »
« En effet, Mademoiselle ! » dit Elijah en s'inclinant.
« Je m'appelle Monica, la troisième fille de Monsieur Costello. Entrez, je vous en prie ! » les invita-t-elle.
Ils pénétrèrent dans la maison sans problèmes, quand Monica les guida dans la demeure. Ils arrivèrent dans une grande salle, qui était la salle de réception et qui servait également de salle de bal. Eclairée par un lustre en cristal, la pièce regorgée d'invités de la haute société.
« Ah, vous êtes venus ! » s'exclama un homme.
« Monsieur Costello ! » fit Elijah en serrant la main de cet homme.
« Appelez-moi George, voyons ! » rectifia Monsieur Costello, avant de faire un baisemain à Rebekah.
« Voici notre frère, Lord Niklaus ! » présenta Elijah.
« Monsieur, je suis ravi de faire votre connaissance ! » dit George en tendant sa main à Klaus.
« Plaisir partagé ! répondit simplement Klaus en lui serrant la main par pure politesse.
Klaus observa plus attentivement Monsieur Costello. Il lui donnait quarante, quarante deux ans environs, il avait les cheveux marron clairs, des yeux verts et une très belle allure. Il se tenait fièrement et avait la carrure d'un militaire.
« Voici mon épouse, Karina ! »
Les présentations terminées, Klaus demanda :
« Et bien, où se trouve donc la reine de la soirée ? »
« Ma fille termine de se préparer en compagnie de sa sœur aînée. Elle est rentrée d'une balade à cheval, ce qui l'a retardé dans ses préparatifs ! » répondit Madame Costello.
« Une balade à cheval ? » s'étonna Klaus.
« Oui, elle passe beaucoup trop de temps à faire du cheval en dehors de ses études qu'à se comporter comme une jeune fille de son rang doit le faire. Elle est bien trop volatile ! » s'indigna Karina.
« Voyons ma chérie, ne te fais pas tant de soucis pour cela. Elle cessera bientôt cette activité, crois-moi ! » la rassura son mari.
Mais Klaus n'avait plus rien écouté après avoir entendu ces quelques mots : « Elle est rentrée d'une balade à cheval ! » Se pourrait-il que ce soit elle ? Des acclamations de surprises, de joies et d'admirations retentirent dans la salle, attirant l'attention de Klaus. Il regarda dans la même direction que tous, et il aperçut en haut d'un escalier, la Reine de la soirée. Car c'était ce à quoi elle ressemblait : une Reine ! Leur regard se croisèrent, pour ne plus se quitter !
