Titre: Fanfiction Bleach_Shibuya Gang Infirmery
Résumé: Ichigo Kurosaki, 23 ans, tente de recommencer sa vie. Ex-Vice-Capitaine dans l'un des gangs de Shibuya, La Deuxième Division De La Cour, il tente de tourner la page et c'est trouvé un emploi d'infirmier dans un internat pour garçon très côté. Mais entre le sublissime directeur et les élèves dangereusement entreprennants, le jeune homme n'est pas au bout de ses peines... Et quand le passé s'en mèle...
Chapitre: 2_Black an' Blue
Rating: T, parce que Ichigo et Grimmjow parlent comme des camionneurs.
Disclamer: Tite Kubo est le seul et unique créateur de Bleach et de ses personnages, par contre, j'en ai fais ce que je voulais, c'est à dire n'importe quoi...
Remerciements: Aux deux crétins complétement amoureux l'un deux l'autre qui m'inspirent ces histoires en me raccontant leur vie (surtout leur vie sexuelle) et qui sont mes amis, je crois. J'ai nommé Keita et Tony (ce sont des pseudos mais ils se recconnaîtront).
Dédicace: A mon chéri, mon chouchou, Nathan(et l'anonymat alors?) à qui je dois mes pseudos.
J'avais prévu de poster le Chapitre 2 De LOIN DE TOI en même temps, mais comme je suis perfectionniste sur LDT, je le posterais plus tard... régalez-vous!
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Une nouvelle fois, Ichigo avait profité de sa superbe salle de bain. Ca faisait trois jour qu'il avait emmenagé et il ne pouvait déjà plus se passer de l'atmosphère relaxante de sa douche.
Aujourd'hui, les derniers élèves s'installaient et dès le lendemain, il devrait commencer ses fonctions d'infirmier, il en profitait donc le plus possible avant d'être submergé par les "sales gosses", comme il les appellait. C'est à dire ceux qui envahiraient son lieu de travail dans l'espoir de le berner et obtenir sa permission pour sécher les cours.
Bien sûr, quand ils verraient que ça ne marchaient pas avec lui, ils s'en mordraient les doigts.
Un sourire sadique illumina son visage avant qu'il ne se resaisisse et le fasse disparraître d'un froncement de sourcil.
"Shiro, laisses-moi tranquille!"
Il soupira, aggacé.
Entrant dans la cuisine, il ouvrit son frigo et en sortit une bouteille d'alcool qu'il versa dans un verre pour y ajouter trois glaçons. Sa boisson dans la main, sa serviette sur les reins, il alluma la télévision et tomba sur l'interview d'un policier de Shibuya qu'il ne connaissait que trop bien.
Il suivit le reportage quelques minutes avant d'en être dégouté. A par le sublime homme interrogé, aucun d'eux ne savait de quoi ils parlaient. Il coupa le son, restant cependant sur la même chaîne, admirant une nouvelle fois le visage de l'homme qui l'avait souvent poursuivit. Avalant une nouvelle gorgée du liquide sirupeux, il pensa: "Très bon ce gin..." , ne savant pas lui-même s'il parlait de son alcool ou du policier argenté.
Les infos se terminèrent et il se décida enfin à s'habiller. Il enfilla un boxer noir puis un jean de même couleur, déchiré aux genoux et qui le serrait sensuellement un peu plus haut. Il en laissa la braguette ouverte, "après tout ce n'était pas comme si j'allais sortir" , et mis par dessus une ceinture, cloutée sur trois rangée, et qui lui descendait sur les hanches de manière à le rendre encore plus sexy. Mais, malgré sa décision de porter une tenue décente, il rejetta le port du T-shirt et resta torse nu. "A quoi bon?"
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Il se resservait un nouveau verre, quand il fut surpris par ce qu'il pensa d'abord être des coups de tonerre. Le son rettentit une nouvelle fois et il se demanda quel était l'abrutit qui tambourrinait à sa porte à en arracher les charnières.
_Quoi? demanda-t-il viollement en ouvrant la fameuse porte à l'abrutit en question.
_Vous êtes? questionna à son tour l'importunt.
_Ca se voit pas? La femme de ménage!
Le jeune garçon qui lui faisait face fronça les sourcils dérière ses lunettes rectangulaires sous la remarque. Le roux l'identifia comme un élève de première à sa cravate et son blazer d'uniforme bleu et comme délégué de son niveau, appelé Uryû Ishida, à son brassard rouge. Kaien avait effectivement répondu à nombres de ses questions sur l'établissement, bien qu'il ne sache toujours pas si, oui ou non, tout le monde profitait de la même salle d'eau que lui. "Nan, mais tu divagues mon pauvre Ichi, tu es vraiment obsédé par cette douche!".
_Qu'est-ce tu veux le mioche?
L'autre devait avoir à peine cinq ans de moins que lui, mais ça ne l'empêcha pas de le traiter de "mioche". Il était comme ça: tout ceux qui étaient plus jeune que lui de plus d'un an et qu'il ne considérait pas comme "potables" étaient des gamins à ses yeux. Et un type comme celui qui lui faisait face -brun, guindé, délégé, intello, et hétéro à 100 %- se pliait parfaitemment à cette règle.
Pas qu'il ne touche pas aux hétéros -il en avait dévergondés plus d'un- , ni que le lunetteux ne soit pas "potable" physiquement -il avait une plastique de sportif, l'infirmier l'avait remarqué malgré tout ce que l'autre voulait cacher- , mais le "mental" de l'élève ne lui plaisait pas.
Son comportement hautain n'était pas dû, comme le directeur Kuchiki, à une sorte de noblesse de l'âme, mais plutôt à une fierté mal placée. Ichigo sentait ces choses-là.
_Euh...
"Mais c'est qu'il me casse les couilles ce type! Il peut pas me dire pourquoi il est là, point? Vu comment il a faillit défoncer la porte, je le croyais pressé, moi!"
_Dis-moi, tu as bouffé ta langue, petit? Parce que sinon je te fais dégager à coups de pieds au cul!
"...Non."
_Je me demandais si Monsieur Kurosaki était là. C'est chez lui vous savez...
"...Non....."
_Nan? Vraiment? Et qu'est-ce que tu lui veux à Kurosaki?
"...Shiro......."
_C'est pas vos oignons, répliqua méchamment le brun en remarquant l'air agacé de son aîné. Appelez-le et laissez-moi lui parler!
"...Shiro, arrêtes......"
_Je pense que si, c'est mes oignons, vu que Ichigo Kurosaki, c'est moi. répondit le roux du tac-o-tac avec un sourire effrayant.
"...Shiro, je t'en prie...!"
_Alors gamin, que me veux-tu?
"Vas-t-en!"
_Il y a deux élèves qui se battent et vous êtes le seul membre de l'administration disponible à pouvoir intervenir et obtenir un résultat. Alors, arrêtez-les!
"Merde! Shiro, dégages de là!"
_Déjà, gamin, j'ai en horreur qu'on me donne des ordres, surtout ceux venant d'un microbe comme toi. Ensuite, aujourd'hui je suis encore en vacances que je sache. Dernier jour, peut-être, mais vacances tout de même, et je ne veux pas gâcher ma journée en bossant sans être payé. Allez, bonne chance, gamin!
"Shiro, ta gueule! Arrêtes tes conneries et va aider ce gosse!"
Le discours laissa Ishida abasourdis. Mais qui était ce fou? Il était vraiment terrifiant et ses sourires ne laissaient présager rien de bon. Etait-ce vraiment le jumeau du surveillant Shiba, comme celui-ci l'avait annoncé, ou un imposteur? Il y avait bien une certaine ressemblance physique, ormis la couleur des cheuveux et la longueur des cils, ils étaient identiques, mais le caractère était radicalement opposé.
Il n'eût pas le loisir de s'interroger plus longtemps car la porte sombre venait de lui claquer au visage.
"Shiro dégages! Rends-moi mon corps! Je n'ai pas besoin de toi!"
"Tu n'en étais pas aussi sûr, avant, Magesté..."
"Rends-le moi et va crever, connard!"
"Allons calmes-toi, Magesté..."
"Vas te faire foutre!"
"Pas envie..."
"Salaud!"
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Alors qu'il allait partir, Uryû entendit alors un bruit de verre brisé venant de l'appartement de ce type étrange. Il se demanda une seconde ce qu'il devait faire lorsqu'il vit l'infirmier sortir de chez lui, la main en sang, et lui lançant un sourire chaleureux en le voyant. Totallement différent des précédents. L'élève s'interrogea un instant sur la possibilité qu'il ne souffre pas d'un dédoublement de la personnalité.
_Désolé Ishida, j'étais de vraiment sale humeur... s'excusa l'homme avec un sourire gêné. Alors, explique-moi un peu la situation.
L'autre le regardait avec des yeux de merlant frit. Ichigo su que le pauvre allait être traumatisé à vie. Shiro n'avait rien fait, mais sa seule présence marquait les esprits à jamais. Il soupira. Quand est-ce que ce dingue allait lui foutre la paix? "Dès que je me met en colère ou que je suis agacé, il en profite!" Seule la douleur lui permettait de reprendre le contrôle. Une douleur vive et violente, bien sûr.
_Montre-moi où c'est, ça m'a l'air urgent de les stoper avant que l'un d'entre eux ne se blesse gravement!
Le brun ce contenta de cligner des yeux en balbutiant. Quand il se ressaisit enfin, il était toujours aussi scotché par le comportement de Ichigo mais sa fierté lui dictait de faire semblant de rien. Il demanda au roux de le suivre. Celui-ci saisi un rouleau de bandage immaculé et sa blouse d'infirmier pendue à un porte-manteau et s'avança à sa suite. On le conduisit jusque dans la cour intérieure où une foule compacte de parents et d'adolescents se pressait, tous tournés vers la même direction.
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L'infirmier fendit la foule sans aucune difficulté, laissant le délégué en arrière. Sa présence seule, son charisme, son aura, faisaient s'ouvrir un chemin devant lui. Aucun ne lui était indifférent.
Et, petit à petit, les gens se détournèrent du combat imminent pour l'observer lui. Aucun ne lui était indifférent.
Toujours vêtu de son seul jean ouvert son sous-vêtement noir souligné par la ceinture cloutée, recouvert de la longue veste blanche associée à sa condition, les cheuveux encore humide de sa douche, la main entourée d'une bande blanche qui commençait à rougir, exhaltant une odeur sensuelle d'alcool et de shampoing, il était tout simplement magnifique. Aucun ne lui était indifférent.
Les femmes le dévoraient du regard et s'humidifiaient inconsciemment les lèvres, leurs maris le lorgnaient, admirant ses muscles parfaitement dessinés roulant sous sa peau halée et ses multiples cicatrices, les élèves le mattaient sans complexe en se demandant qui était ce merveilleux gigolo et ce qu'il faisait dans leur lycée. Aucun ne lui était indifférent.
Ils répondaient aux femmes par des sourires charmeurs qui les rendaient rouges de gêne, il lançait des regards sensuels aux hommes et répondait aux jeunes garçons à la mesure de leur attitude. Vraiment, aucun ne lui était indifférent.
Quand il arriva dans le cercle formé par le public autour des deux combattants, on ne voyait que lui.
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Et devant lui, deux adolescents se faisaient face.
Le premier avait les cheuveux aussi sombre que la nuit et la peau aussi pâle que la Lune. Il portait un long manteau d'une couleur blanche irréelle dans lequel il avait fourré ses deux mains. On aurait dit une statue de marbre. Seuls ses yeux brillaient d'un extraordinaire vert émeraude, mais semblaient à la fois tristes et insensibles. Le roux se rappella l'avoir parfois vu dans les photos que le Goteï 13 gardait des éléments à surveiller pour une raison ou l'autre. "Ulquiorra Schiffer, je crois..."
Le second aussi faisait partie de ces éléments. Impossible de l'oublier une fois qu'on avait vu Grimmjow Jaggerjack. Ses cheuveux azurs se dressaient sur sa tête, tels des flammes intenses. Ses yeux étincellaient d'une lueur sauvage de saphir pur. Son corps respirait la puissance bestiale d'un fier félin. Son uniforme bleu abysse montrait qu'il était en deuxième année. Uniforme largement ouvert sur son torse glabre et dont les manches déchirées aux épaules dévoilaient des bras musclés et les pans entrouverts, une fine colone de poils bleus remontant indescemment de son pantalon mal boutonné.
L'ex-voyou se déléctait de la vue de ces deux mâles sur le point de se battre dans cette atmosphère saturée de téstostérone. "Ce serait dommage d'abîmer de tels canons. Ca ne court pas les rues... Ne pas trop les esquinter, donc..."
_Que ce passe-t-il ici? lança-t-il avec un sourire amusé.
Enfin! Tout le monde le regardait vraiment. Enfin, le fusillait du regard pour ce qui est des deux nouveaux observateurs.
_T'es qui le gigolo?
_Infirmier du lycée, pas gigolo, mon Grimmy-chéri...
_Tu parles! T'es fringué comme un chippendale avant un spectacle!
_ Mais dis-moi, comment tu sais ce que portent les chippendales, Grimmy-chéri? questionna-t-il le sourire encore plus amusé.
_Pas ton problème, connard! Et comment tu sais mon nom?
_ Tu es plutôt connu dans le milieu Grimm'...
_Vous avez dis le "millieu"? intervint l'autre jeune homme. Que voulez-vous dire par là?
_Tu sais très bien ce que je veux dire par là, Ulquiorra Schiffer, répondit l'adulte reprennant son air sérieux.
_Vraiment?
_Joues pas à ce petit jeu avec moi, Schiffer, tu risques de t'y briser les ailes. "Et d'y laisser plus que ça aussi..."
_Je ne vous crois pas, répliqua le brun.
Mais son air impassible était déjà brisé par le doute et il fronçait les sourcils, inquiet.
_Je ne dirais qu'un mot pour te convaincre... "Et te faire tomber..."
L'homme se pencha à l'oreille du plus jeune et lui murmura, comme promis, un mot, un seul . Trois syllables qui figèrent son interlocuteur dans une attitude de surprise horrifiée, les yeux grands ouverts et remplis d'horreur, que personne n'imaginait jamais lui voir aborder.
_Convaicu?
Il se contenta de hocher la tête pour ne pas balbutier.
_Alors dégages! Je ne veux plus te revoir ici, Schiffer! rugit le roux.
Sans demander son reste, l'autre se retourna et franchit le seuil de l'établissement d'un pas rapide, résolu à ne jamais revenir, même au péril de sa vie. Dans son esprit tournait et retournait dans tous les sens la même phrase, la même question, la même interogation: Mais qui était ce type?
"Désolé gamin, mais c'était ça ou te voir risquer ta vie dans le millieu. Tu m'as l'air d'ailleurs déjà bien infecté..." Son regard était triste, mais sa détermination le poussait à agir ainsi. Le jeune homme lui rappellait lui-même quelques années auparavant, peu de temps avant qu'il ne sombre. Il était alors sur le bord du gouffre et avait basculé. Il préférait lester le brun de peur et l'ancrer par la menace plutôt que de le voir couler dans l'abysse obscure de Shibuya.
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Il se tourna vers le bleuté qui tremblait de rage. Apparement, la bête lui en voulait de ne pas l'avoir laissée combattre.
_Pourquoi t'as fait ça? J'avais enfin réussi à coincer l'aut' glaçon pour se battre et toi tu t'rammènes pour tout foutre en l'air! Maintenant, j'te jure que tu vas m'payer ça, connard!
Il lança alors son poing massif au visage du roux à une vitesse irréelle. Le geste pouvait avoir l'air brutal et irréfléchit, mais c'était faux. Sous couvert d'une rage noire, il maîtrisait parfaitement son geste et son bras se mouvait avec une grace animale.
Pourtant, malgré la perfection du mouvement, son opposant l'évita avec délicatesse dans un minimum de mouvement. Le public retenait son souffle. Contrairement à la pensée populaire, le plus jeune des deux homme n'enchaîna pas. Il se méfiait.
Son adversaire avait peut-être l'air innoffensif, mais il ne fallait surtout pas se fier aux apparence. Il suffisait de regarder Ulquiorra pour en être convaincu. Et le fait qu'il ait réussi à éviter son coup montrait que l'infirmier n'était pas n'importe qui. Qu'avait-il bien pu dire au brun pour qu'il s'en aille ainsi? Ca aussi, prouvait qu'il fallait le surveiller de près.
Ichigo jaugea Grimmjow en réponse au regard de celui-ci. Il avait un bon niveau et ses actions montraient qu'il avait l'habitude des combats en compétitions ou dans la rue, là où aucune règles ne peux vous épargner le pire, et que son instinct s'était dévelloppé à l'extrême. En un instant, il savait aussi comment l'arrêter sans effort, ni blessure vraiment grave. Mais pour conclure, il fallait que l'un des deux bouge.
L'adolescent en était visiblement arrivé à la même conclusion car une nouvelle fois, il attaqua. Sa jambe se détendit avec une souplesse peu commune pour un homme et visait directemment la tempe. Mais, une nouvelle fois, l'action ne porta pas.
L'arrettant de son avant-bras, l'ex-membre des Divisions de la Cour enroula son poignet autour de la cheville de son kouhaï (0) , avant d'effectuer un mouvement de rotation du bras au-dessous de son centre de gravité, arrachant un gémissement plaintif à l'autre. Accentuant son mouvement vers le haut, il força le bleuté à s'affaler sur le béton, s'abîmant les paumes.
Il s'avança d'un pas et posa un pied sur son torse, maculant la chemise blanche de saletés, et lui lança, le regardant de haut.
_Tu abandonnes?
_Plutôt crever! cracha son adversaire.
Sa jambe se tordit encore plus et après un son ignoble et répugnant, mêlant craquement osseux, comme un os brisé, et bruit de succion qui retournait l'estomac, l'élève ne pu retenir un cri de surprise et de douleur.
Le spectacle était affreux à voir, à travers le pantalon qui lui arrivait aux chevilles, et on n'osait penser à la vision d'effroit qu'aurait pu apporter le port d'un vêtement bien plus court: son genou marquait à présent un angle incongru entre sa cuisse et son molet, qui pendait comme un morceau de chair flasque, retenu au reste du corps par ses seuls chairs et tendons.
_Alors? demanda le médecin d'une voix douceureuse.
_Vas te faire foutre connard!
_Je vois...
Le public les regardait les yeux pleins d'une fascination morbide pour la scène et était, malgré tout ce qu'il pourrait dire par la suite, totalemment subjugé et en accord avec les évenements. Chacun se demandait ce que l'homme allait infliger à celui qui lui tenait tête. Dans tous les esprits se forgeait une torture affreusement horrible qu'il assénerait en quelques secondes, même pas. "Pauv' types!"
Pourtant, ce fut le contraire qui arriva. Tenant le tibia de sa victime d'une main et son genou de l'autre, dans un mouvement brusque et violent, il remit les os en place dans les hurlement de douleur de Grimmjow. Il posa délicatemment le membre blessé sur le sol et, tatonnant le corps hâlé, effectua des pression à des endroits stratégiques afin d'en estomper la douleur et les séquelles.
Une fois certain que rien ou presque ne subsistait de sa "leçon", il se pencha en avant et saisit le garçon en sueur -froides- dans ses bras sans se préocupper de son poids conséquent, ni de ses vociférations.
_Lâches-moi, pauv' décoloré débile! S'pèce de malade! Qu'est-c'qu'tu fous? Mais, lâches-moi, merde!
_Arrêtes de gigotter comme ça ou je te re-pète la jambe! Nan mais, ces gosses, c'est plus c'que c'était... soupira-t-il
_Vas te faire foutre, enculé! J'chuis autant un gosse que toi, connard! répondit l'autre.
_Peut-être que tu n'es pas un gosse, mais je ne suis pas le genre d'homme qui se soumet une fois passé à l'action. Et c'est la deuxième fois que tu me demandes d'aller me faire voir... Tenté, Grimmy-chéri?
Il avait lancé l'interrogation uniquement pour ennuyer le bleuté, prenant exemple sur le séduisant directeur, mais malgré le grognement furieux, il ne put que noter la rougeur soudaine de son visage charmeur. "Il semblerait que son avis quant à l'homosexualité soit le même que le mien..."
Ravi, l'infirmier porta jusqu'à la pièce blanche qui lui servirait de lieu de travail. Il installa son fardeau sur l'une des chaise près du bureau et saisit les clées du placard pour pouvoir l'ouvrir. Il en sortit une large bande de tissu blanc, une seringue hypodermique et un minuscule flacon remplit d'un liquide transparent. Il enfila une paire de gants en caoutchouc et ajouta des compresses et une bouteille de désinfectant aux objets déjà déposés sur le bureau.
Enfilant une paire de lunettes rectangulaires qui le rendait, non seulement plus sérieux, mais aussi plus sexy, il se tourna vers son patient et lui demanda de retirer son pantalon.
_Pour quoi faire? demanda Grimmjow, suspicieux.
_Je ne vais pas te violer Grimm', je te demande juste d'enlever ton froc pour que je puisse te soigner, répondit le premier en soupirant.
_Faudra quand même que tu m'expliques pourquoi tu me détruis le genou si c'est pour me le soigner 5 minutes après...
On ne lui donna pas de réponse, mais il baissa quand même le bas de son uniforme.
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(0) Kouhaï: litt. "petit frère". Dans les lycées et chez les yakuzas, désigne un cadet, un élève de niveau inférieur ou un nouveau dans le clan.
Yakuza: Ce sont les mafieux nippons.
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Prochain Chapitre: "Infirmery Before Class": Après une séance de soin assez particulière, Grimmjow se rend compte qu'il a craqué pour le nouvel infirmier! Inconcevable de tomber amoureux pour ce prince des histoires courtes! Quant au roux, l'élève ne le laisse pas indifférent non plus... Mais pas le temps de réfléchir car arrive la rentrée et son lot de surprise...
Entre les nouveaux collègues (très) collants et les explications à donner au beau proviseur, notre Infirmier préféré n'est pas au bout de ses peines!
Que va-t-il se passer entre les deux hommes? Qui est ce prof d'Anglais qui semble connaître le roux? Quelles seront les conséquence de ses actes pour le directeur? Pouquoi est-il si accro à sa salle de douche? La Suite au prochain épisode!
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Le Commentaire Du Chapitre:
*Imaginez Gin en uniforme de policier...
...
Mais... Mais... Mais... Arrêtez de baver sur mon script, bande de groupies en chaleur!
*Je voulais à tout prix mettre un passage où Ichigo boirait du gin avant d'ouvrir la porte à Uryû, mais je n'avais pas vraiment prévu l'épisode de la télé. On dirait vraiment qu'ils ont été amants ou qu'Ichigo a eu des sentiments pour lui, non? Je risque peut-être de faire un peu de Gin/Ichi (c'est un couple que j'apprécie) à cause de ça...
*Quant à l'obsession pour la douche, c'est un délire personnel, moi même très porté sur la salle de bain de mon chéri, pas pour ce genre de choses, je vous rassure...et pour mon plus grand malheur!
*Je suis persuadé que vous demandez qui est Hichigo dans cette fic -je l'adore, je ne pourrais jamais m'en passer- mais patience, comme je l'ai dit, cela sera dévoilé au prochain chapitre... Ou pas!
*Ichigo est un peu flippant dans ce chapitre, voir sadique (surtout en ce qui concerne le combat contre Grimmjow) mais je voulais bien souligner son côté sombre. Il ne fait pas ça par plaisir, mais il estime que c'est un mal nécéssaire pour montrer aux autres un minime échantillon de son ancienne vie et ce qui les attend s'ils s'y aventurent. Pour ce qui se poserait la question, j'ai bien entendu éxagéré, il ne fait "que" lui déboîter la genou. Mes connaissance en anatomie sont également très sommaires.
*Les lunettes, c'est du FanService gratuit... Tout comme l'uniforme de policier, les fringues d'infirmier et l'uniforme scolaire!
*Petite révélation: Le prof d'anglais qui viendra tourner autour de notre petite fraise de très près est bien sadique, brun et canon, et il s'appelle...
Vous pensez tout de même pas que je vais vous le dire!
Le Petit Mot De L'Auteur
*Bien sûr que je suis sadique pour couper ici (hihi)!
*Je suis plutôt fier de moi, le chapitre est assez long...
*Pour l'instant Grimmjow est en tête du vote pour le pairing et je pense que le contenu de ce chapitre ne va pas arranger les affaires de Byakuya.
*Pour vous éviter la surprise: quel que soit le couple, le seme, c'est Ichigo et personne d'autre!
*Le prochain chapitre serra sûrement rating M Grimm/Ichi, au mieux (pire?perverses!) rating T, ah, je sais pas quoi faire pour (re)mettre Bya-kun en course... Peut-être profiter de ce prochain rating...
***Ne vous attendez pas à un nouveau chapitre avant longtemps car j'ai le Bac Blanc de Français (oui, je sais, quinze ans et le bac... héhé!) et que je compte consacrer (presque) tout mon temps à mes études.***
