Auteur: Kuro-Hagi & PeriginTouque – 16/07/2018
Genre: Yaoi – Romance – POV internes
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Note: Hello everybody ! Happy Birthday Kagami !
Comme promis le deuxième volet de ce recueil d'OS à quatre mains, sur le thème des anniversaire des membres de la GoM et proches de la GoM.
Je vous rappelle le principe : Nous avons choisi chacune un personnage (dont Kagami), une trame d'histoire et nous avons écrit chacune notre tour en POV internes qui se répondent plus ou moins. C'est un peu le principe du RP (Role-Play).
Nous espérons que ça vous plaira ! N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques dans les commentaires ! Encore une fois ce format étant assez original… Nous sommes vraiment preneuses de vos retours. Est-ce que ça marche ou pas ?
Oh… Et je ne vous dis pas quel auteur a prit quel personnage, à vos com' pour faire vos hypothèses !
Merci !
Remerciements : Encore une fois… Merci ma Peri ! J'adore cet exercice ^^ Vivement le prochain ! (Kuro)
Tu fais chier…
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Il est dix-sept heures j'ouvre enfin la porte de mon appartement. Je suis en retard. Mais Daiki n'a pas prévu d'arriver tout de suite. Je retire rapidement mes chaussures. Je suis mort, j'ai pris mon service de garde à vingt-trois heures hier soir et évidemment on a eu un gros accident autoroutier vers cinq heures du matin qui nous a occupé une bonne partie de la matinée. Et après ça s'est enchaîné pratiquement pas de pause jusqu'à ce que je puisse débaucher à seize heures vingt. Une parfaite journée d'anniversaire en somme !
Je devrais avoir un peu de temps pour me reposer avant qu'il arrive. J'ai faim, mais j'ai plus sommeil et normalement il m'emmène au restaurant ce soir. Je fais quand même l'effort de mettre mes fringues qui puent la mort à laver et je me laisse tomber dans le canapé du salon. Quand Daiki dit dix-huit heures, faut pas compter le voir avant dix-huit heures trente. Je ne mets pas de réveil, il me sortira de la sieste quand il sonnera à la porte. Il n'a pas de double des clés. C'est mon père qui l'a. J'ai pensé à en faire une autre copie plusieurs fois pour lui donner, mais ça reste l'appartement de mon père. Et… Je lui ai toujours pas dit que je suis gay alors encore moins que je sors avec un mec depuis… Presque deux ans. Oui. Il faudrait vraiment que je lui dise.
Pourquoi j'arrive pas à dormir ? Sérieux. Je suis trop fatigué. Mais… J'ai hâte qu'il arrive. Ça fait dix jours qu'on n'a pas pu se voir à cause de nos horaires incompatibles. En plus, en ce moment au boulot c'est tendu, on est en sous-effectif. On me demande de faire plus d'heures de prendre plus de responsabilités, je suis pas sûr d'être prêt. Ça fait qu'un an que je bosse à la caserne. C'était bien la fac. On se voyait presque tous les jours. On se retrouvait sur le terrain de streetbasket en bas de l'immeuble et une nuit sur deux il restait dormir. Mais depuis qu'on bosse tous les deux c'est super galère. On essaie de s'appeler mais même pour un appel on a du mal à trouver un moment, sans compter que le téléphone c'est vraiment pas notre truc. On a du mal à discuter quand on se voit pas, comme si on avait rien à se dire. Pourtant quand on se voit, on fait pas que jouer au basket et baiser. Bon ok, on fait beaucoup ça mais pas que… On croirait pas comme ça… Mais Daiki il sait écouter. Sans lui, je serais pas là où je suis aujourd'hui. La formation de pompier ça a pas toujours été facile, sans son soutien j'aurai abandonné. Et aujourd'hui, j'aime tellement mon boulot que je lui en suis vraiment reconnaissant. Mais bordel il me manque !
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Oh là là, comme j'en ai marre, sérieux ! Ça fait combien d'heures que je suis là ? Je sais plus, j'ai pas compté. J'ai jamais aimé les maths.
Mon service va bientôt se terminer, seize heures moins le quart. Dans quinze minutes je me barre de là. Pas que je n'aime pas mon boulot, ça non, c'est plutôt le contraire. Je l'adore. Mais faut dire que d'enchaîner les heures non-stop ça fatigue. Ouais, je suis fatigué même si je n'ai que vingt ans et alors ? Flic c'est pas de tout repos. Surtout que j'ai passé ma journée à patrouiller dans la voiture.
Non mais en vrai je suis pressé parce que je vais retrouver Taiga, mon mec. Ça fait bizarre de le dire comme ça, j'aime pas vraiment m'étaler sur mes sentiments et toutes ces conneries de nanas. Bref, ça fait deux ans qu'on sort ensemble. Qui l'eut cru ? Pas moi. En plus ce con, à un moment donné il parlait de repartir aux Etats-Unis pour devenir pro. Heureusement qu'il est resté ici. Le mytho que je lui ai monté à l'époque, je m'en souviens ! Pour ne pas qu'il parte, je lui avais dit que Tetsu ne le supporterait pas et tout le blabla habituel. Sauf qu'en fait c'est moi qui ne pouvais pas imaginer ma vie sans lui. Ça fait vraiment truc de gonzesse, faut que j'arrête.
Après le bordel qu'il a semé dans nos vies, il pouvait pas nous lâcher comme ça. Me lâcher comme ça.
Aujourd'hui c'est son anniversaire, j'ai demandé exprès à ne pas être de nuit pour pouvoir passer cette soirée avec lui. Je me fous pas de lui, je l'emmène au resto. Un truc chic en plus. Je vais faire péter le costume, il ne pourra pas me résister. Mais de toute manière, il ne le fait jamais. Normal, j'ai la classe quoi !
Je suis trop impatient, je tapote mon stylo contre la table en rédigeant mon rapport de la journée. J'arrive pas à me concentrer.
Oh oh… Je vois mon chef qui se pointe, ça sent mauvais…
Putain j'en étais sûr ! A la dernière minute il m'apprend qu'un appel d'urgence a été enregistré il y a cinq minutes, et bien sûr, toutes les patrouilles sont déjà déployées ailleurs. Et c'est qui qui va se coltiner la dernière intervention non prévue ? Daiki, bingo !
Après, je suis nouveau et en plus jeune diplômé. Je ne peux pas me permettre de refuser. Taiga m'a déjà fait la leçon plusieurs fois de calmer mon impulsivité. La vie active c'est pas pareil que l'école, là je ne sèche pas. Et puis vu ce que mon brigadier me dit, l'affaire à l'air tendue. Une dispute qui doit tourner à la violence conjugale, avec des gosses entre les parents. Je dois y aller, c'est important.
N'empêche… Ça me gave. Il faut que je prévienne Taiga que je serais en retard, parce que pas question de louper cette soirée, j'avais tout prévu !
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J'ouvre les yeux. Il fait nuit noire. Attends là… On est en août. Et en août la nuit tombe pas avant dix-neuf heures. Daiki est super en retard et j'ai vraiment trop faim.
Je me redresse pour regarder l'heure exacte. Vingt heures. Ok… Ça sent mauvais. Comme d'habitude, je commence à flipper, je regarde mon téléphone. Un message de Daiki. La douche écossaise. Le soulagement de savoir qu'il va bien et la déception de comprendre qu'il va peut-être rentrer très tard. J'enrage. Je veux le voir.
Je réponds rapidement, que je l'attends et je me lève pour trouver un truc à grignoter dans ma cuisine. De toute façon il est trop tard pour le resto. Faut voir le bon côté des choses, il fera des économies. Je me prépare un truc rapide. Cuisiner ça me détend et ça m'occupe. J'étais content qu'il veuille m'emmener au resto, mais j'aime bien cuisiner pour lui. Daiki adore tout ce que je prépare. Pour mettre un mec dans son lit on dit qu'il faut avoir son estomac ça a marché du tonnerre avec lui. Bon à la base, je pensais vérifier l'adage avec une nana, mais c'est Daiki que j'ai pécho. Je pense que j'ai gagné au change. Bon je dis pas que ça a été facile au début. On s'est tourné autour un long moment. Ni lui ni moi nous intéressions au sexe fort. Daiki était même particulièrement connu pour aimer les filles avec de belles paires de seins. Et non… Je me suis pas fait greffer des seins donc je suis très loin de correspondre à ses critères.
Je me rappelle. La première fois, qu'il m'a embrassé. C'était trop bizarre. On avait un peu bu. C'était après son anniversaire pour notre dernière année de lycée. On se quittait déjà plus, jouant au basket ensemble tous les soirs et passant nos soirées en palabres et matages de matchs de basket dans mon salon, après un bon plat que j'avais préparé. Parfois, il dormait sur le canapé. D'ailleurs, Kuroko nous chambrait régulièrement en disant qu'on devrait se marier. On avait organisé un truc pour son anniversaire chez moi. Il avait un peu bu, faut dire il venait se faire plaquer par sa copine il avait pas trop le moral. Sur le coup, on a tous cru qu'il était vraiment amoureux et que ça l'avait vraiment mis au plus bas. J'avoue que ça m'attristait de le voir comme ça. Mais surtout parce que j'étais jaloux de cette nana qui avait volé son coeur. Bon j'en étais pas là dans mes réflexions mais je l'ai compris plus tard, cette fille je la détestais cordialement. En vrai, ouais il avait le moral dans les chaussettes parce qu'il était effectivement amoureux mais de moi. On s'est engueulé. Je sais plus exactement pourquoi… Un truc comme quoi il m'aidait pas à ranger alors qu'il restait pour la nuit. Le ton est monté. Moi j'avais de la rancoeur à cause d'elle qu'il aimait, lui parce qu'il avait compris ce qu'il ressentait pour moi. Et… Bah… Ça a mal tourné… Il m'a plaqué contre un mur, j'ai cru qu'il allait me frapper mais il m'a embrassé. C'était juste un petit baiser chaste de rien du tout, il a plaqué rapidement ses lèvres contre les miennes, mais mon cœur s'est affolé un truc de fou. Il me maintenait comme ça contre le mur et avait commencé une litanie de 'je suis désolé' le visage caché dans mon épaule. Mon cerveau était totalement déconnecté. J'ai rien réfléchi mais je l'ai enlacé et j'ai agrippé son sweat, j'avais juste pas envie qu'il s'éloigne.
Oh my god, ça fait du bien de manger. Je regarde mon téléphone. Vingt heures trente pas de nouvelles. Dai… Dépêche-toi…
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Merde, merde, merde et re-merde !
Oui je sais, je suis vulgaire, mais ça tout le monde le sait !
L'intervention a duré en longueur, c'était pas chouette à voir. Pauvres gosses, flanqués de parents pareils. On a dû les séparer par la force, les petiots pleuraient mais mon chef n'a pas voulu qu'on appelle les services sociaux. Dans ces moments là, je me dis que le métier de flic ne sert à rien. Et j'aime pas être inutile. Voilà, j'ai rien fait de concret et en plus la soirée est foutue !
Nickel.
Je me dépêche de me changer dans les vestiaires. Je regarde l'heure : vingt et une heure passée. Adieu le resto. Moi qui avais fait ça bien. J'ai même demandé à Satsu la liste des meilleurs restaurants mais pas non plus luxueux, faut pas déconner, ma paie est encore basse. Quand j'aurais les moyens, j'offrirai à Taiga un voyage aux Etats-Unis, mais ça, je ne lui en ai pas parlé. Enfin ça ne sera pas pour cette année.
J'espère qu'il ne va pas m'en vouloir… Le connaissant il doit se faire une raison, on a les mêmes obligations, sauf que moi je ne me prive pas de râler quand il doit partir en mission à la dernière minute. C'est pas sympa mais j'aime bien le faire culpabiliser pour qu'il s'occupe de moi. A force il l'a deviné et me laisse ronchonner tout seul dans notre lit avant de s'en aller. Mais il prend toujours le temps de me préparer mon petit-déjeuner. J'ai de la chance d'avoir un mec en or.
Je rentre en voiture – l'avantage d'être flic – je peux la garder. Taiga me dit que je frime trop avec et il a raison. C'est pas de ma faute si les nanas bavent devant moi et mon uniforme. Alors avec la caisse en plus, j'ai de quoi me la péter.
Je roule un peu trop vite mais j'aime pas la tournure que prend la soirée. Je vais arriver à quelle heure ?
En plus j'ai besoin de baiser, ça urge ! Dix jours sans sexe c'est juste horrible. Je suis sûr que mes burnes sont en train de se ratatiner. Sans blague. J'ai lu je sais plus où que c'est pas bon de garder son sperme sans le vidanger, ça peut être dangereux.
Non mais moi, Aomine qui couche avec un gars ! Pourtant c'est la réalité. Taiga c'est différent. Je l'ai fait avec personne d'autre non plus, je donne pas mes fesses facilement. Je me rappelle la première fois qu'on a passé le cap, c'était chez lui. D'ailleurs on s'est toujours retrouvé chez lui. J'en menais pas large, ne sachant pas comment m'y prendre. Comme j'arrivais pas à faire le premier pas et bien c'est lui qui a pris les choses en main, sans mauvais jeu de mot. Et je l'ai laissé mener la danse. Vu que je suis seul je peux l'admettre : je voulais pas qu'on me la mette, j'avais peur. Surtout que la sienne excusez-moi du peu mais y a de la matière ! Je ne sais pas comment se passe l'amour entre les autres mecs mais je m'en fiche, le seul que je veux c'est le mien, c'est la seule certitude que j'ai. C'était doux, sensuel et bestial, tout en même temps. On l'a fait cinq fois, là j'ai compté. Sur son canapé, dans son lit, sous la douche, sur son plan de travail, d'ailleurs une fourchette m'avait piqué le derche, et encore dans son lit. Le matin on s'est réveillé tranquillement, ça m'a paru naturel, d'être dans ses bras. Sa peau est douce quand je la touche.
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J'en ai marre. Non mais là vraiment ça fait chier. Je sais bien que je suis le premier à partir en intervention et annuler des rendez-vous. Je sais que lui aussi il a un boulot prenant et je suis le premier à lui demander de faire les choses sérieusement.
Mais ça fait dix putains de jours qu'on s'est pas vu. Dix putains de jours que je l'ai pas touché, senti, embrassé. Dix putains de jours qu'on n'a pas baisé. Et puis… Merde. C'est mon anniversaire quoi ! Il est presque vingt-deux heures. Pas de nouvelles, pas un message rien. Il va finir par arriver que mon anniversaire sera passé. Vu l'heure, s'il n'est pas encore rentré de son intervention il sera pas là avant minuit. En plus je suis crevé. Si j'avais su je me serais couché pour dormir jusqu'à demain matin dès dix-sept heures. Merde… Et il a pas les clés. J'hésite vraiment à lui envoyer un message pour lui dire qu'on se voit plus tard.
J'ai pas envoyé le message j'ai envie de le voir. Je suis affalé dans le canapé j'essaie de passer le temps en zappant sur les conneries de la télé. Je joue encore avec mon téléphone. Je soupire et je lui envoies un message.
A : Dai - 22h03
T'es où ? Sérieux… Dis-moi que t'es bientôt là. J'ai trop envie… besoin de te voir.
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De : Taiga - 22h03
T'es où ? Sérieux… Dis-moi que t'es bientôt là. J'ai trop envie… besoin de te voir.
J'ai pas le temps de lui répondre, j'en ai perdu en m'arrêtant vite fait au Magi pour commander des hamburgers, quelle classe hein ? Ça me gave de lui offrir que ça mais j'ai pas eu d'autres idées sur le coup.
Je commence à taper un SMS au volant. Mauvaise idée Daiki. J'ai failli rentrer dans une voiture en face. Il vaut mieux que je ne le fasse pas, si en plus j'ai un accident ça sera le pompon. Je lance mon téléphone sur la banquette. Sur l'horloge, vingt-deux heures passé. Super !
Sûr qu'il va m'en vouloir.
Alléluia ! Enfin arrivé, c'est pas trop tôt. J'ai cru que cette journée n'allait jamais finir. Je monte les marches quatre à quatre et ouvre la porte. Mais en fait non… J'ai oublié que je ne possédais pas les clefs, je suis coincé sur le palier…
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J'ouvre les yeux d'un coup en sursaut, le coeur affolé. Je me suis endormi ? Mon téléphone que je tenais serré dans ma main tombe au sol. Je réalise qu'on frappe… tambourine à la porte. C'est ça qui m'a réveillé. Daiki ? Je me lève. Bordel, y'a intérêt que ce soit lui ! Je tourne la clé dans la serrure et actionne la poignée.
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Ça m'énerve, je frappe comme un forcené mais il ne vient pas m'ouvrir. Il s'est endormi ou quoi ? Le connaissant, vu qu'il ronfle comme un sonneur, il ne va pas m'entendre.
Je vais pas hurler tout de même, pour un flic, faire du tapage nocturne ça n'est pas un exemple.
Je sens que je vais être obligé de rentrer… Ça me démoralise, tiens.
Soudain je vois la poignée tourner, la porte s'ouvre.
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Il est là. J'ai autant envie de l'engueuler que de le serrer dans mes bras. Alors je reste là à le fixer quelques instants sans savoir comment réagir. Puis finalement, je le tire par sa chemise et je le fais entrer dans l'appartement. Je le prends dans mes bras en maugréant.
"Tu fais chier…"
Et… Je le plaque contre la porte pour lui bouffer les lèvres.
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Il m'ouvre et comme je l'avais prédit il a l'air énervé. Ses sourcils remontent comme des accents circonflexes en haut de son front. Cette manie m'a toujours fait marrer mais je pense que je vais m'abstenir.
On se fixe quelques secondes. Pour une fois je vais me la boucler et attendre sa réaction…
Je n'ai pas le temps de me préparer qu'il agrippe ma chemise et m'entraîne à l'intérieur.
— Tu fais chier…
Sans écouter une éventuelle réponse de ma part il me plaque brutalement contre la porte. J'en fais tomber mon sac. La seconde d'après, je sens sa bouche contre la mienne. Demandeuse. Mes mains retrouvent naturellement le creux de ses hanches, c'est là qu'est leur place. Je ne peux m'empêcher de sourire contre ses lèvres pulpeuses.
— Joyeux anniversaire, Tai.
Nos lèvres se cherchent à nouveau. Je crois que je n'ai plus faim, sauf de lui.
