L'Akatsuki rit. Chap 2

Respire... Respire...

- On est presque arrivés. Annonce l'homme derrière moi.

- Enfin... Je continue d'avancer en titubant.

- C'est vraiment pas pratique ce bandeau, vous ne voulez pas me l'enlever ?

- Je n'ai pas le droit.

- Mais je ne vois rien !

- C'est le but.

- Ok... Je soupire et continue ma route. Enfin, la route, vu que je ne sais pas où je suis. Je commence à regretter là... Bon, il est un peu trop tard mais il pourraient au moins me faire confiance non !

- Pourquoi vous ne voulez absolument que je vois le chemin qui mène au repaire ? C'est vrai quoi ! Je veux y entrer moi dans votre foutue organisation, alors ce serait bien de me faire un minimum confiance !

Aucune réponse... Soudain, l'homme s'arrête et me détache le bandeau.

- Enfin ! C'est pas trop t...je m'arrête, stupéfiée pas l'intérieur du repaire. C'est immense, les murs sont de pierre froide avec quelques chandeliers. Il y a plusieurs portes et l'une d'elle s'ouvre afin de laisser place à un jeune homme très... spécial.

- Enfin Kakuzu ! On vous attends depuis des lustres !

Il se tourne vers moi avec un grand sourire et me tends la main.

- Salut ! Je suis Deidara. Et pas la peine de me dire qui tu es je le sais déjà ! Mouahahaha !

Il se lance dans un rire de fou qui secoue sa queue de cheval blonde et repart par une porte.

Je ne bouge pas. Mais c'était quoi ce mec ! En même temps, vu mon propre caractère, je ne peut rien dire alors... ben, je me tais... Et suit le dénommé Kakuzu , aussi étrange que l'autre avec plein de fils partout, par la porte du milieu. Plus nous nous enfonçons dans le repère, plus il devient chaleureux. Genre moquette moelleuse et lampe en forme de fleur. Nous arrivons dans une très grande salle ou a été aménagé une sorte d'arène avec des gradins.

Un homme vêtu du manteau de l'Akatsuki et portant un masque-citrouille s'approche de moi.

- Je suis Tobi. me salut-il, C'est moi qui gère toutes les missions.

- Bonjour ! je lui tend ma main, ravie d'être enfin ici.

Il me la sert en souriant (enfin je pense qu'il sourit).

- Alors c'est toi Eimin ?

- Oui !

Je sautille presque tellement je suis heureuse. Mes longs cheveux noirs volent dans tous les sens.

- Alors tu sais qu'il y a un test pour entrer dans l'Akatsuki n'est ce pas ?

- Oui !

- Bien, tu es prête ?

- Oui !

- Tu va devoir te battre contre Deidara, il est assez fort mais vu ton... hum... enthousiasme, je ne pense pas que tu ai peur de te faire blesser...

- Oui !

- Bon ben... go alors !

Le garçon très bizarre que je venais de rencontrer saute dans l'arène et me salue d'un air comique.

- On s'est vu tout à l'heure mais je vais me présenter dans les règles de l'art. Je suis Deidara, j'ai vingt ans et je suis le plus fantastique créateur sublimissime de la galaxie ! Mouhahaha !

- Ben, moi je suis Eimin, j'ai seize ans et je suis meilleure que toi ! Mouhahahahahaha !

On se met à rire comme des demeurés... Je sens que je vais bien m'entendre avec lui. Enfin, si l'un ne tue pas l'autre pendant ce match.

Il retrousse ses manches, laissant apparaître ses mains avec des... bouches ? Elles commencent à mâcher de l'argile qu'il avait ramené et le recrache sous forme d'un grand tigre de quatre mètres de haut.

Pfff ! Frimeur...

Je retrousse les manches de mon pull et sort mes griffes.

- Mais... Tu fais quoi là ?

- Ben je sors mes griffes.

- Mais... Pourquoi t'as des griffes ?

- Parce que je ne suis pas humaine crétin ! Et puis tu t'es regardé toi !

- J'aurais dû le voir plus tôt avec tes yeux...

Je souris. C'est vrai que d'avoir des yeux de chats jaunes n'est pas banal. Je ferme d'ailleurs ceux-ci, histoire de me concentrer. Ce qui n'es pas facile avec ce... cette chose qui braille comme un goret.

- Mais pourquoi t'es pas humaine ? Comment ca se fait ? Tu les a eux ou tes yeux ?

Et patati... et patata... Je pousse un long soupire et me jette brusquement sur lui, contournant sa... création...

- Hé ! Mais ça va pas de se précipiter sur les gens comme ça !

Mais tais-toi...

J'essaye de le griffer mais il s'écarte d'un bond dès que je suis près de lui.

- Tu m'auras pas-eu ! Tu m'auras pas-eu ! Nananinanère-eu !

Nous nous mettons à rire comme des ânes sans trop savoir pourquoi. J'ai tellement mal au abdos que je dois arrêter ma poursuite si je veux continuer à respirer.

- Je... hhhhh hhhh... t'aurais...

- Et ben non-eu !

Je me remet à le poursuivre quand la porte de l'arène s'ouvre, laissant place à une jeune femme magnifique.

- Mais vous faites quoi là ? s'étonne-t-elle d'une petite voix fluette.

- Ils jouent à chat depuis une demi-heure. grogne Tobi en la saluant.

- Ah.

Elle s'assoit près de lui, secoue légèrement ses cheveux d'un bleu sombre et murmure:

- Nan mais c'est parce que on va bientôt passer à table là... Vous pourrez finir votre combat plus tard non ?

- Manger ! hurle Deidara on courant hors de la salle.

- Bon ben... On finira plus tard alors... soupire Tobi, Tu viens ? demande-t-il en se tournant vers moi.

Je hoche la tête et les suit. La jeune femme s'arrête et vient face à moi.

- Au fait, je ne me suis pas présentée. Je suis Konan.

- Enchantée.

Elle sourit gentiment et nous reprenons notre marche. Je ne m'imaginais pas du tout le repaire de l'Akatsuki comme ça... C'est lumineux, propre, décoré avec goût... Bizarre pour une organisation criminelle...

Nous arrivons dans une grande salle occupée par une immense table regorgeant de nourriture. La plupart des chaises sont occupés et tous se tournent vers moi.

Deidara me saute à moitié dessus en hurlant que je suis enfin là. Il fait un grand sourire et annonce :

- Voici Eimin, notre nouvelle collègue !

- Depuis quand ? Demande Tobi en fronçant les sourcils.

- Depuis que je l'ai décidé ! J'ai réussi à trouver quelqu'un pour partager mes délires alors je ne vais pas m'en priver ! Bienvenue ! hurle-t-il en m'enlaçant.

- Et une tarée de plus... murmure un jeune homme aux longs cheveux noirs.

- A vous de vous présentez ! continue d' hurler Deidara.

Un homme aux cheveux blanc avec le manteau grand ouvert sur de magnifiques pectoraux se lève et vient vers moi.

- Je suis Hidan, murmure-t-il d'une voix sensuelle, tout en passant la main dans ses cheveux, Tu sais que tu a de beaux yeux ?

- Enchantée...

Il se rassoit rapidement, visiblement blessé par la froideur de mon salut.

Un garçon se lève à son tour. Il est plus petit que moi et a de jolis cheveux roux tombant sur des yeux en amandes. Il rougit et me tend la main.

- Je m'appelle Sasori, ravi de te rencontrer.

- Bonjour.

Je me dirige vers un homme...plante ? Avec une moitié noire et une autre blanche et lui tends la main.

Il se lève, me la sert et se rassoit.

Bon.

Un homme poisson dégageant une forte odeur de...ben de poisson, s'avance vers moi avec un sourire insolent. Il me tend la main.

- Enchanté chaton, je suis Kisame.

Je sert les dents et lui prend la main avec un grand sourire.

- Enchanté sushi.

Et je lui broie la main de toutes mes forces. Il gémit de douleur et la retire vivement. Ses doigts pendent lamentablement. Il ne faut pas surestimer la force d'une non-humaine. Verdict: Quatre doigts cassés.

Bien fait.

Je me tourne vers celui qui m'avait amenée ici et le salue.

- Kakuzu.

- Eimin.

Un homme magnifique aux cheveux couleur feu se penche vers moi.

- Salut, je suis Pein.

- 'lut.

Puis je finis avec le mystérieux jeune homme aux cheveux noirs.

- Heu... Bonjour ?

Il me fusille du regard et je sursaute. Le mangekyou sharingan ! Il ne pouvait qu'être...

- Voici Itachi. m'annonce Deidara en me prenant la main, N'essaie pas de parler avec lui, il est... comment dire... très associable.

Je hoche doucement la tête sans quitter Itachi des yeux. Il est incroyablement beau. D'une beauté mystérieuse et envoûtante, inaccessible...

- Tu viens ? continue Deidara en s'emparant de ma main, Je vais te montrer ta chambre !

- Ma chambre ?

- Ben oui ! On t'en avais déjà prévu une aux cas où ! Allez viens !

- J'arrive...

Il m'entraîne dans un couloir, contenant trois portes.

- Alors ici c'est l'aile Nord, la plus petite. On est trois à dormir ici, Hidan, toi et moi. Dans l'aile Sud, il y a Sasori, Itachi, Kisame, Kakuzu et Zetsu. Dans l'aile Ouest il y a la salle d'où on vient avec les cuisines et tout le toutim ménager. L'aile Est contient l'arène et toutes les salles d'entraînements ainsi que la salle d'armes. Et après, pas loin dans le flanc de la montagne il y a une annexe avec les bureaux, la chambre de Nagato, celle de Konan et celle de Tobi.

- Nagato ?

- Oui, c'est le créateur de l'Akatsuki mais il est cloué au lit par sa maladie.

- Sa maladie ?

- Je préfère qu'il t'explique lui-même. Tu le vois demain.

- Ah, ok...

Il m'ouvre ensuite une porte qui donne sur une petite salle de bains bien propre avec une douche et quelques armoires suspendues au mur.

- Voici notre salle de bain. On la partage à trois alors faut pas y rester trop longtemps.

- Ok.

Il m'emmène ensuite à la porte se trouvant au bout du petit couloir. Il l'ouvre et m'invite à entrer d'un geste théâtrale.

- Et voici vos quartiers princesse !

La chambre est assez spacieuse. Un grand lit double recouvert d'un épais édredon blanc occupe le centre de la pièce. La gauche contient un petit bureau avec quelques stylos et la droite une belle commode en acajou. Une jolie lampe pends au plafond, diffusant sa lumière sur les murs blancs. J'avance timidement, mes pieds glissant sur le parquet bien lustré.

- Elle est géniale !

- C'est vrai ? sourit Deidara, ravie que je me plaise ici.

- Oui, elle est vraiment bien !

Je me mets à rire toute seule. Non, l'Akatsuki n'est vraiment pas comment les gens l'imagine.

- Bon, vient il faut aller voir Konan et Kakuzu !

- Comment ça ?

- Tu fais partie de l'Akatsuki maintenant princesse ! Alors il faut t'habiller comme tel !

Et il me reprends la main et recommence à m'entraîner dans les dédales du repaire. Il s'arrête devant la porte de la cuisine et toque. Konan ouvre, vêtue d'un tablier et ayant une cuillère en bois à la main.

- Oui ?

- C'est pour les essayages !

- Ah oui, c'est vrai. KAKUZU !

Ce dernier arrive, les yeux pétillants d'impatience.

- C'est bon ? On peut y aller ? demande-t-il, excité comme un gosse.

Konan hoche gentiment la tête et nous sortons de la cuisine.

Nous suivons Kakuzu jusqu'à une pièce, regorgeant de vêtements.

- Heu... Mais c'est quoi ici ?

- C'est ma caverne d'Ali Baba, s'extasie Kakuzu mon antre, mon repaire, mon...

- C'est bon, c'est bon, on sait. le coupe Deidara.

Kakuzu lui jette un regard noir et se tourne vers moi.

- Allez Eimin, déshabille-toi !

- Hein ?

- Ben, oui. Si je veux te faire essayer des vêtements il faut que tu te déshabille !

- Mais, mais... Mais non !

Il soupire, sort Deidara de la pièce et se remet face à moi.

- Allez, garde juste ton soutien-gorge et ta culotte.

- Mais non !

- Mais ne t'inquiète pas. J'ai déjà vu des femmes à poils tu sais hein ? Alors ne fait pas ta timide et enlèves tes habits !

Je lui lance un regard assassin et enlève mon haut noir ainsi que mon pantalon pendant qu'il farfouille dans son bazar. Il se retourne et fixe mes bandages.

- C'est quoi ça ? Tu t'es bléssée ? demande-t-il en montrant mon cou, enveloppé de bandes blanches.

- C'est rien ! Rien du tout !

Il hausse les épaules et je soupire de soulagement. Il ne faut absolument pas que qui que ce soit découvre ce que cachent ces bandages.

- Et voilà ! lance-t-il triomphalement en me tendant un haut résille gris, un pantalon souple noir et une paire de chaussures.

Je les enfiles sous son regard professionnel et me tourne vers lui.

- C'est bon ?

Il me fait tourner un peu et sourit.

- C'est parfait ! Tu es magnifiques ! Mais avec ta longue chevelure noire et tes beaux yeux de chats dorés j'aurais très bien pu te confectionner quelque chose qui te mettrait plus en valeur ! Mais bon...

Il hausse les épaules d'un air déçu et me tends le fameux manteau de l'Akatsuki. Je remarque cinq nuages pendant qu'il me le fait enfiler.

- Pourquoi ais-je cinq nuages ?

- Parce que, plus on est puissant, moins on en a. Et comme tu viens d'arriver, tu as le minimum !

Il me tourne et me retourne, s'écarte un peu pour juger l'effet d'ensemble.

- Su-per-be ! Sérieusement, ce manteau te va mieux qu'à moi !

Il fait rentrer Deidara qui attendait dehors. Celui siffle en voyant ma tenue.

- Tu fais peur dans ce truc ! Ouvre un peu ton manteau on dirait Itachi !

Je rigole et ouvre légèrement le haut de mon manteau. On voit plus mon cou mais ils vont sûrement penser que je me suis fait mal ou autre alors c'est pas grave.

- Voilà qui est mieux ! s'exclame Kakuzu d'un ton expert. Maintenant, la petite retouche !

Il me vernit les ongles des mains et des pieds d'un beau noir d'encre, attends que ça sèche et se tourne vers Deidara.

- A toi l'honneur ! Je sais que tu as toujours rêvé de faire ça !

- De quoi ? Je panique.

Deidara sourit. S'empare d'une petite boîte et en sortit une chevalière. Une bague toute simple, avec juste un rond sur le dessus.

Il me la passe à l'annulaire gauche.

- Mais qu'est ce que...

La bague se mit à luire et à changer de couleur. Elle devint jaune, puis bleue, puis verte...

- Elle hésite. murmure Deidara, fasciné.

Elle repasse encore au jaune pour s'arrêter sur un orange vif.

- Hé ! Mais y a un truc écrit dessus !

- Yorokobi... lit Kakuzu en s'approchant. Cela signifie « joie ».

- Joie ? Waaaaah... chuchote Deidara.

- Mais c'est quoi ce truc ?

- C'est, m'explique Kakuzu comme on fait à un enfant, C'est une chevalière d'un type très spécial qui peut deviner quelle est le mot et la couleur qui te correspond. On en as tous une ici.

Il agite la main où se trouve sa propre bague.

Deidara me saute dans les bras en criant :

- Tu fais maintenant officiellement partie des nôtres !


Voilà voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu. Je mettrai le prochain dans pas longtemps.

REVIEEEEEEEEEEWS !