Chapitre2 : La rencontre
Alors, j'ai un souci de publication par rapport au titre générique de la saga, veuillez m'en excusez. A la base, la saga est donc reprise sous le titre "Une nouvelle ère 2.0" dont l'histoire "Du garçon au loup" est la première partie... Sauf que FF semble ne pas vouloir de points dans ses titres... Ce qui donne "Une nouvelle ère 20" et qui fatalement n'a plus de sens ni la référence geek que je voulais donner. Ma très chère correctrice Choup 37 qui connait la suite est contre le fait que je change de titre... Et un autre ami lecteur me proposait de mettre "NE" et de donner une note explicative sur le sigle... Ce qui ne plaît pas à Choup qui me propose de mettre "une nouvelle ère"... Qui ne plait à mon autre lecteur qui sans la référence geek trouve ça convenu.
Dooonc j'ai une vraie prise de tête pour un petit point innocent et qui n'a rien demandé à personne... Je vous invite donc à me donner votre avis par rapport à ça... Si si je vous demande un peu de travail oups... Enfin si vous voulez bien sûr. Si je reste dans le vide intersidéral, je laisserais mes deux lecteurs de base se fritter sans moi sur leur prise de tête respective mdr.
La fin de la matinée arriva doucement ; le jeune garçon n'avait pas fait de rencontre marquante, il faisait fort froid, même les animaux de la forêt s'économisaient. Il avait coupé beaucoup de bois qu'il espérait bien échanger au village contre du bon pain. Il n'avait pas lésiné sur la tâche et comme il n'avait pas beaucoup mangé, son estomac gargouillait. Il n'arrivait pas à se décider de manger la viande qu'il avait emportée, il n'aimait vraiment pas ça, c'était dur, et ça avait un gout de vieilles semelles.
Il posa son lourd fardeau un instant, il avait surestimé ses forces, et avait vraiment beaucoup de mal à ramener ce gros tas de bois. Le village était encore loin. Il se demandait s'il n'allait pas en laisser une partie quelque part, quitte à revenir chercher le reste le lendemain.
C'est là qu'il aperçut un éclair d'or dans son champ de vison rempli de blanc. Il repéra où il était pour venir rechercher son tas de bois ; en fait, il avait repéré un pommier sur lequel restaient des fruits tout fripés par le froid. L'arbre était difficile à atteindre, il était coincé dans un enchevêtrement de branchages ; c'était sans doute pour ça qu'il y avait encore des fruits dessus.
Il lui fallut presque deux heures pour atteindre les branches garnies en s'aidant de sa hachette pour se frayer un chemin. Pourvu que les pommes soient encore bonnes, tous ce travail pour rien !
Il dut grimper à l'arbre pour atteindre les premiers fruits. Il gouta une pomme toute rabougrie… En fait c'était un délice, sous l'effet du froid, le fruit s'était confi dans son sucre… Il avait eu l'œil. Il s'empressa d'en cueillir un maximum qu'il pouvait faire rentrer dans ses poches.
Il tendit la main vers un autre fruit… Il entendit un feulement, il faillit tomber de l'arbre sous la surprise ; un chat sauvage avait élu domicile dans le pommier.
« Qu'est-ce que tu fais là toi ? » Dit Merlin tout surpris.
Les chats sauvages ne se laissaient vraiment pas approcher, ils étaient très timides, et il ne valait mieux pas les surprendre, ils étaient armés de solides arguments.
Malgré que Merlin lui ait parlé tout haut, il ne semblait pas vouloir s'enfuir… Pourtant il y avait plein de possibilités d'échappatoires dans ce pommier. Merlin, qui n'avait pas trop envie de s'y frotter, recula doucement… Puis s'arrêta d'instinct. Vraiment étrange que ce chat sauvage de nature si craintive ne se soit pas échappé avec tout le raffut qu'il avait fait.
Il l'observa mieux et se rendit compte qu'il était effrayé par autre chose que lui ! Il suivit le regard du chat et le vit pour la première fois.
Là-bas par terre hors des branchages, un loup l'observait lui et le chat. Il était debout et regardait craintif, son museau bougeait en même temps qu'il essayait de capter les odeurs de l'étrange animal pendu dans l'arbre depuis un bon moment, la curiosité du loup était plus forte que sa peur.
Merlin ne savait quoi faire, allait-il se faire dévorer tout cru par ce prédateur affamé ? Ou s'il bougeait, il allait peut-être se sauver… Et c'était une rencontre magnifique.
Merlin n'osa pas bouger malgré sa position inconfortable dans l'arbre et le feulement du chat sauvage au-dessus de lui !
Le loup continuait de les observer tous les deux, il décida de s'asseoir. 'Pas fou, contrairement à la drôle de bête pendue de l'arbre, il n'allait pas se fatiguer pour observer lui !
Leurs regards se croisèrent, Merlin fut accroché par ses yeux interrogateurs, visiblement beaucoup d'intelligence derrière ce regard… Des yeux jaunes avec des reflets d'or, les loups étaient-ils des créatures magiques, il n'en savait strictement rien… Sa mère lui avait juste dit: « Méfie-toi des créatures aux yeux dorés, elles peuvent être magiques. »
Merlin fit un geste, pendu ainsi dans l'arbre, il commençait à avoir des crampes. Le loup eut un sursaut et se remit debout. Le chat restait statufié.
Il entreprit de descendre de l'arbre très doucement pour atteindre une position plus confortable et s'éloigner des griffes du chat effrayé qui ne devait sûrement pas être commode non plus.
Chaque fois qu'il faisait un geste, le loup sursautait ; alors il s'arrêtait et le loup se rasseyait pour observer, curieux ; la lente descente de cet animal étrange pendu dans l'arbre… Des « Merlins pendus », il ne devait avoir jamais vu ça de sa vie.
Cela dura une éternité, Merlin cessa de compter le temps… Il arriva doucement sur le sol ; le loup n'avait presque pas bougé de son observatoire.
Il avait envie de lui parler, mais il se doutait que l'animal allait détaler s'il émettait le moindre son.
C'est ce moment-là que le chat choisit, lui, pour détaler dans un énorme craquement de branches en émettant un feulement terriblement vexé.
Merlin et le loup sursautèrent tous les deux ; puis ils eurent un temps d'arrêt pour s'observer mutuellement… Un animal qui se méfie d'un chat sauvage ne peut être qu'un animal intelligent. Ils durent avoir la même pensée au même moment.
Merlin s'accroupît au pied de l'arbre pour mieux l'observer… Le loup se rassit dans la neige. On ne savait plus trop qui observait l'autre en fait.
Merlin pensa à sa viande séchée en le voyant ainsi décharné : « Salut toi, tu dois avoir faim, l'hiver est dur pour tout le monde.»
Le loup sursauta et se remit debout en entendent sa voix, mais ne bougea pas de sa position.
Merlin n'en revenait pas d'une telle rencontre : « Tu es vraiment magnifique, pourquoi est-ce que les autres te craignent tant ? Es-ce que tu penses me dévorer tout cru ? »
Le loup inclina la tête au son de sa voix, et répondit par un « wif ».
Merlin eut un sourire qui illumina tout son visage : « Mais non je ne suis pas bon à manger, je n'ai que la peau sur les os. »
Le loup continua de le regarder et pencha sa tête de l'autre côté…
Ils s'observèrent encore un peu, puis le loup bailla.
Merlin ne put s'empêcher d'émettre un rire, le plus discret qu'il put !
Cela retint de nouveau l'attention de son observateur canin.
Merlin sortit très doucement la viande séchée de son sac, et la tendit vers l'animal…
Celui-ci sentit une odeur qui l'intéressa beaucoup et se relâcha les babines.
Merlin lui dit : « Oui je vois bien que tu as faim. »
Il tenta de s'approcher le plus discrètement possible du loup, il ne s'était même pas rendu compte qu'il se déplaçait à quatre pattes dans les branchages et les ronces séchés. Il avança d'un bon mètre.
Le loup, quand même inquiet devant ce drôle d'animal qu'il n'avait jamais vu, recula lui d'un mètre.
Merlin recula alors.
Et le loup s'avança.
Merlin : « Tu sais que tu n'es quand même pas commode ; on sera encore là demain si on continue comme ça ! »
Le loup pencha sa tête, on aurait vraiment dit qu'il comprenait tout ce que Merlin lui disait.
Merlin soupira, l'après-midi s'avançait ; le temps qu'il rentre il allait être tard et Hunith risquerait de s'inquiéter. Même si cette rencontre était vraiment magique, il n'aurait voulu pour rien au monde inquiéter sa mère.
Il avança doucement jusqu'au poste observatoire du loup, celui-ci bien sûr en décampa et disparut… Il y posa sa viande séchée puis alla se caller à un endroit plus confortable pour voir si celui-ci reviendrait et attendit un long moment.
Le loup qui avait disparu un bon moment avait attendu que plus rien ne bouge ; il revint tout près de la viande… Il s'en approcha très doucement, sa méfiance le faisait se pencher sur ses pattes avant… Il sursauta en sentant la viande accompagnée d'une odeur humaine… Il recula puis avança de nouveau. Ses gestes étaient gracieux, on aurait dit une danse… Finalement il se décida et manga la viande, et fila sans demander son reste à personne.
Merlin qui souriait pensa pour lui-même qu'il devait avoir vraiment faim.
Il retourna prendre une partie de son fagot. Il décida qu'il avait une bonne raison de revenir demain… Il courut vers le village pour arriver le moins tard possible !
Il alla échanger son bois contre un pain sur la place, où un villageois qui ne l'aimait pas beaucoup le dévisagea vraiment méchamment. Retour à la réalité du village !
Merlin prit le pain qu'il avait failli refuser, mais lui aussi avait faim. Il courut vers sa maison.
