Hello !

J'espère que vous allez tous au mieux ! Comme promis, tant qu'il y a de la review je continue cette histoire.

Remercions les trois reviewers du chapitre précédent ! L'action n'avance pas énormément dans ce chapitre, j'amène les problèmes du prochain, en fait. Dites-moi si cela vous dérange. J'ai vraiment l'impression que pour cette histoire j'ai besoin d'être babysitté par vos reviews ! Bouh.

A-L


Arben Dolohov. L'ombre doit reconnaître qu'il a l'air un peu plus noble que le vieil Abraham étouffant dans sa bave, pardon sa barbe. Arben, elle ne sait pas très bien comment cela se prononce. Rien ne sert de connaître le prénom du Diable, il suffit de savoir qu'il existe. Tu dis amen, Arben ? Elle sourit dans sa pénombre. Ce n'est pas une ombre voleuse, elle ne lui prendra pas sa veste, même si elle en aime la coupe italienne. Sa vie suffira. Elle a moins de valeur que son pince cravate, mais elle suffira. Ses longs doigts se crispent dans leurs étaux blancs, l'ombre aime son bourbon et ses gants comme vous aimez vos parents. Elle range son son fume cigare en se demandant si un jour James la trouvera. Elle sait qu'elle ne lui expliquera pas. Mais ce salaud là méritait cette fin là.


Aussi loin que je puisse me souvenir, Dahlia et moi ça a toujours fonctionné ainsi. Je regarde une autre fille, elle me stupefixie. Je critique ses salsifis, elle me stupefixie. J'essaye d'être gentil, elle me stupefixie. Je traîne trop au lit, elle me stupefixie. J'oublie de lui dire à quelle heure je finis, elle me stupefixie. Je lui dis qu'elle a grossi, elle me stupefixie. Je suis là alors qu'elle me préférait loin d'ici, elle me sutpefixie. Et puis, un matin, elle chante en dansant sur la table du salon le balai à la main, un midi, elle prend les baguettes du restaurant chinois et imite le lapin en se foutant des regards en coin, une après midi elle envoie un hibou à Nate pour lui dire qu'elle est malade et que je reste pour m'occuper d'elle et au lieu de cela on balance des bombes à eau Weasley&Weasley sur les passants, un soir je suis vraiment malade et elle reste à me raconter ses drôles d'histoires. Et je reste stupéfait. Une nuit, elle rentre et je suis avec une autre fille, elle me stupefixie. Jeu fini. Non mais elle aussi, elle aurait pu nous rejoindre. C'est bon, baissez vos piques, je plaisante. Je sais bien qu'il n'y avait plus de place pour son ego dans le lit !

Ceux qui ne plaisantent pas par contre ce sont mes coéquipiers qui se sont jetés sur elle après qu'elle ait lancé son sort. Les pauvres, ils ont tord. Ce n'était qu'un sort, cette fille en colère, elle peut les mettre à mort. D'ailleurs le sortilège commence à ne plus faire effet, tout ce dissipe, visiblement pas notre histoire. Eh, avec des pensées comme ça j'aurais pu être poète ! Ça aurait été drôlement chouette ! Attendez, qui dit encore chouette ? Chouette. « Grave hibou ta tenue ma chérie ! », je suis désolé mais chouette c'est aussi ridicule ! Chouette. Le mot a bien fait de mourir, comme notre histoire. Vous voyez ! J'aurais fait un grand écrivain. J'aurais remplacé le mot chouette par chaton. Parce que les chatons c'est mignon. De quoi on parlait déjà ? Ah oui, Dahlia. Elle a esquivé les sorts et ils sont à terre les deux valeureux aurors. Baguette en main, cheveux ébouriffés, yeux étincelants, rassis toi maintenant. Tout en toi et toujours trop tentant. Place à cet interrogatoire, je sens que ça va être marrant.

« Laissez-la, enfin je veux dire, mademoiselle Dolohov laissez les. Enfin vous m'avez compris, laissez-vous. Les mains le long du corps ! Et on donne la main à son voisin ! Non je déconne, Avery lâche la main de Hurington. Rentrez au ministère, je m'occupe de la panthère.

Ils ont du mal à cacher leur air soulagé avant de transplaner, j'aimerais les suivre pour écouter leur rapport à Dorf le mal luné. Son cycle doit être déréglé, vous savez les problèmes de femmes de la cinquantaine c'est encore pire quand ils touchent un homme. Nate souffre d'un cas rare et monstrueux de ménopause masculine.

- Je n'arrive pas à croire qu'ils t'envoient toi pour m'interroger. Je leur ai déjà dit tout ce que je sais !

- J'ai été promu.

Bien. Je trouve que c'est une très bonne phrase pour reprendre la discussion après cinq ans de silence : j'ai été promu. On reprend pile au moment où elle voulait me tuer parce que j'étais trop arrogant. C'était pas être arrogant, c'était des dons de voyant ! Je pense que c'est très important de toujours montrer qu'on est le gagnant. Surtout face à une de ses exs. Surtout face à Dahlia. J'ai été promu, je suis au dessus. De toi. Mais pas comme avant. Je veux dire : socialement. Je suis au dessus. Mais ça c'est depuis tout le temps, non ?

- Tu veux une médaille ? Même pas capable de bloquer un sort de stupéfixion, j'aimerais te voir tomber en pleine bataille.

- Je t'ai laissé me stupefixier ! Je sais que ça t'a manqué !

- Mon père et mort c'est pas sur ça que tu devrais m'interroger ? Essayer de savoir si je l'ai tué ?

- Tu l'as tué ?

- Non.

- Cool. Et tu as dit à Avery tout ce que tu savais. On peut se concentrer sur ma promotion alors. Tu peux me faire un café ? Attends que je t'explique mon bureau, tu vas adorer m'écouter en parler !

Incrédule je la vois se lever, agiter sa baguette, l'eau, le lait et les grains de café se mélangent, elle fait voler la tasse jusqu'à moi. Plus précisément, au dessus de moi. D'un mouvement agile elle fait en sorte que le liquide brûlant se verse sur ma tête, je sais qu'elle s'attend à ce que je me lève hurlant et l'insultant. Je reste souriant. Elle tord sa bouche et continue à cacher ses jolies dents.

- Tu apprécies ? Pas trop froid ?

- Si, mais bon, je vais pas te déranger pour que tu m'en refasses un autre, j'ai une certaine idée de la décence, tu sais !

- Non, je ne sais pas.

- C'est simple, la décence, c'est le contraire ce de ce que je pense.

- Et de ce que tu fais.

Je soupire. Je viens de réaliser que depuis que je suis arrivé nos regards ne se sont pas croisés. Je range ma baguette, mes vêtements séchés. Je n'avais jamais pensé que j'avais pu la blesser. Tant pis. J'ai laissé les remords quand je suis parti. Je faisais d'être un con une religion. Quand j'embrassais sa meilleure amie au milieu de son lit : on avait touché le fond.

- Je dois quand même te poser quelques questions.

- Plus vite elles seront sorties, plus vite tu seras parti !

- Est-ce que ton père avait des ennemis ?

Elle jette sa courte chevelure châtain en arrière et il y a quelque chose qui pourrait presque ressembler à un sourire qui apparaît sur son visage. Un truc de fille pas sage.

- Oh, pas tant que ça, je dirais, la communauté sorcière en sa quasi-intégralité, ses employés sous-payés, tous les né-moldus qui l'ont déjà entendu parler, son banquier, tous les gens qu'il a menacé en cinquante ans d'animosité, les sangs purs qu'il méprisait, oh et Sally la serveuse !

- Sally la serveuse ?

- Ouais, il l'avait changé en écureuil pendant une semaine parce qu'elle lui avait fait un café noisette au lieu d'un café noir. Par contre, je ne sais pas vraiment où elle travaillait ou à quoi elle peut bien ressembler. A une serveuse sans doute ?

Ultime arrogance de la jeune poupée trop bien née. Tu n'es plus si jeune, petite princesse. Vingt-six ans. Dis, Dahlia, quand est-ce qu'on devient grand ?

- On arrête tout, je vais rentrer et leur dire que c'est Sally la serveuse qui a fait le coup !

- Avec un tisonnier dans la cuisine ?

- Elle était pas plutôt branchée camélia, Sally la serveuse ?

- Je ne crois pas.

- Alors ça ne colle pas, je dois rester là.

- C'est ta nouvelle technique de drague ? Résoudre des meurtres ?

- Tu étais où aujourd'hui de vingt heure à vingt trois heure ?

- Oh donc si on pointe tes techniques de drague minables, innocente pour une mineure on passe pour un suspect majeur ? Et si on critique ton humour ?

- On ne critique pas mon humour. Tu peux dire tout ce que tu veux sur mon sublime physique, sur mes grands talents de séducteur, sur mon charisme indéniable, tu sais quoi, tu peux même pinailler sur mes exploits en Quidditch ou l'ampleur de ma modestie, mais ne parle pas de mon humour. Tu t'embarrasserais.

- Il faudrait revoir tes priorités.

- Je pense que pour toi surtout elles devraient apparaître comme assez claires, ma priorité c'est moi. Où étais tu, alors ?

- Avec mon petit copain. Il te le confirmera.

La semaine dernière, j'apprenais la conscience, cette semaine j'apprends comment perdre de ma consistance. C'est sympa, si la semaine prochaine je pouvais apprendre un truc cool, genre comment créer des Gallions en buvant du whisky pur feu, ça me plairait bien tiens ! Mais avec mon karma, je vais sûrement devoir apprendre à parler mandarin avec des couteaux enfoncés dans les mains. Vous savez, pas besoin de me le faire payer, j'avais mes raisons de la tromper cette fille de chien.

- J'aurais besoin de son nom et de son adresse, mais je suppose que tu les as déjà donné à Avery ?

- Oui.

- Je vous présente mes regrets pour votre perte, mademoiselle. On va attraper ce salaud.

- Quel salaud ? Je me fous de ce que tu fais seul dans le noir. Ce n'est plus mon affaire. »


Je ne suis pas jaloux. Dahlia et moi c'est de l'histoire ancienne. De l'histoire antique. Y'a quoi de plus ancien que l'antique ? Ouais, de l'histoire géologique. Paléolithique. On n'est même pas sur que ça ait vraiment compté, c'est de l'histoire métaphysique. C'était purement physique. Non. Sinon, je l'aurais pas trompé, sinon elle n'aurais pas tant voulu me souiller. Je l'aurais juste plaqué. Comme toutes les autres avant elle, comme toutes les autres après elle. On était fiancés. Purée. Pourtant, je ne suis pas jaloux, cela remonte à trop longtemps. Je trouve juste pas ça professionnel d'aller demander au mariage le nouveau, heu, pardon mon esprit s'embrouille, je voulais dire, je trouve ça peu professionnel d'aller interroger le nouveau petit copain de mon ancienne fiancée.

Soit j'ai trop bu, soit dans mon salon c'est bien Harry Potter qui se tient debout. Je préférais encore être jaloux. Mais avec un peu de chance il va me signer un autographe !

« Est-ce que tu peux m'expliquer ce que tu fabriques ?

- Ça se voit, je bois.

- Tu m'as très bien compris ! Qu'est ce que tu fais là ? Ta mère t'attendait pour dîner, elle avait tout préparé ! Elle s'est inquiétée ! Heureusement elle a reçu d'autres invités.

Je me mords la lèvre inférieure, j'avais oublié. De toute façon, je n'aurais pas eu la force d'y aller. Albus et Adastrée ont dû me remplacer. C'est la plus jolie doublure dont on puisse rêver. Il faudra que je pense à remercier mon petit frère adoré.

- Tu n'auras qu'à lui dire que j'ai travaillé tard, je passerais demain matin si tout va bien.

Il a un petit sourire, il se détend un peu, dans son rôle de papa colère, il ne sera jamais sérieux. Je ne me suis jamais demandé ce qu'il aurait fait à ma place, je n'ai jamais voulu être à la sienne. Je vous l'ai déjà dit, j'aime être ce que je suis. Je voulais petit, pourtant, savoir à quoi il ressemblait plus jeune ce grand papa. J'aimerais être un gosse de riche, ingrat, la mèche au vent, détestant ses parents. Mais il est dur à haire ce petit père dans son rôle de grand. Étrangement, j'ai toujours eu plus de soucis avec maman. Et c'est pire depuis cinq ans.

- Je pense que même ta mère et son amour pour son "adorable petit garçon" n'y croiraient pas. Tu n'auras pas quelque chose de moins heu alcoolisé ? Je parle pas de ton excuse, j'ai la gorge sèche.

A moi de sourire. Il sait très bien que je n'ai rien dans mes placards. Je ne mange jamais à la maison, j'y rentre juste pour boire le soir. Quand j'y pense. Reste de l'eau. Il a vu trop de sang, l'eau ça lave tout. On a juste à en boire un bon coup.

- Tiens.

- Tu avances sur ton affaire ?

Je sais qu'il a hésité avant de me le demander, je sais aussi qu'il est fier. Ça m'embête. Je n'ai jamais voulu que mes parents soient fiers de moi. Je n'en ai jamais eu besoin. Je suis assez fier pour vingt, je crois. Mais j'ai surtout toujours su que je ne les surpasserais pas, alors à quoi bon ? Sans Dahlia, je n'aurais sans doute jamais passé mon brevet d'auror.

- Mouais. On a eu un nouveau corps.

- Un mangemort ?

- Un fils de mangemort.

Il fronce les sourcils. Il sait. Ça dérape. Il savait avant de me demander. Au bureau, toutes les informations, on lui fait remonter. Mais il a eu la classe de faire celui qui s'y était pas intéressé.

- Ce n'est plus le schéma de base, ça va virer en bain de sang.

- Justement.

- Tu n'es pas très expressif.

- Tu n'es pas assigné à cette affaire. C'est mon dossier.

- Tu sais mon fils, je t'aime beaucoup, mais tu es quand même un sacré petit con.

- Ça me blesse que tu dises ça ! On ne m'a jamais dit ça ! Ah non pas ça ! Enfoiré, monstre d'arrogance, bandit de grand chemin, goujat, salaud, ingrat, sans cœur, on me l'a dit ça ! Mais on ne m'a jamais sous-estimé comme ça ! Mon petit papa me dire ça ! Le monde entier peut dire ça ! Mais mon tout petit papa qui n'a jamais rien accompli de sa vie me dire ça ! Tout ces sacrifices pour ça ! Toutes ces fois où j'ai marché dans tes pas pour ça !

Il baisse la tête pour cacher son sourire, comme si maman allait venir le gronder.

- Cite-moi une fois où tu as marché dans mes pas à part quand tu as choisi de devenir auror ?

- Déjà, je ne me souviens pas avoir choisi de devenir auror. Mais sinon, voyons voir, expulsé du cours de divination pour absence de don, ensorcelé pour avoir marcher sur la queue de Mcgo, duel avec Peeves, utilisation illégale de la salle sur demande, retenue avec Hagrid dans la forêt interdite, tu as fait sortir un dragon de l'école, j'en ai fait rentrer un, même combat ! Je crois aussi être le seul de tes enfants à avoir autant parcouru Poudlard la nuit sans me faire attraper. Et je n'ai pas toujours eu la carte ou ta cape d'invisibilité, je te le rappelle. Je suis ton digne héritier !

- J'aime comment à t'entendre ce n'était qu'une partie de plaisir. Au fond, tu n'as pas tord. J'aurais aimé avoir quelqu'un comme toi à tes cotés parfois, quoique tu me fais beaucoup pensé à ton oncle Ron, tu as heu son humour. Je crois qu'on appelle ça de l'humour. Même si au fond, tu es juste comme ton oncle Fred. Tu pouvais toujours conter sur lui pour désamorcer une bombe ou en lancer. J'aurais adoré être comme lui. C'est drôle parce, toi et moi, je crois qu'on aurait jamais été amis à l'école, je n'étais pas assez branché.

- Pourquoi tu utilises le passé ? Utiliser le mot branché montre que tu n'es toujours pas branché.

Il me tape doucement derrière la tête, sourire aux lèvres. Attention papa, ça pourrait devenir une habitude !

- Laisse-moi t'aider, mon petit.

- Pourquoi est-ce que tu penses qu'il a ébréché son schéma ? Je ne comprends pas. Pourquoi maintenant ?

- Ce n'est pas la question que tu dois te poser, tu dois te poser pourquoi lui ?

- Merci. Je l'ai déjà fait ! Bien sur Arben était un enfoiré, on est tous les deux assez bien placés pour en parler. Mais pourquoi maintenant ? Il n'a pas de sang sur les mains. Enfin à part le mien.

- Tu en es sur ?

- Tu veux dire que le tueur aux camélias pourrait savoir quelque chose qu'on ne sait pas ?

- Je crois qu'il sait beaucoup de choses qu'on ignore. Il peut avoir infiltré le ministère lui et ses fleurs en mal d'éclore. C'était aussi le cas des partisans de Lord Voldemort.

- Ou peut-être qu'il nous fait ignorer des choses.

- Je trouve ça intéressant, tu as une idée en tête ?

Silence.

- Je n'en ai jamais eu, demande à ta femme. Pourquoi commencer maintenant.

- … et tu reviens un petit con.

- Dahlia a un nouveau copain.

- La fille Dolohov ?

Il ne dit pas « la fille Dolohov que tu voulais épouser », maman a bien veillé à ce qu'on ne reparle jamais plus de cela.

- Non, Dahlia la serveuse.

- Dahlia la serveuse ?

- Laisse-tomber.

- Encore un truc pour lequel je ne suis pas assez branché ?

- Tu es court-circuité.

- Toujours su que c'était une mauvaise idée que tu suives ce cours sur les Moldus. »

Petit rire. Silence.

Il s'affale un peu plus sur le canapé, je n'ose pas lui demander de s'en aller. Quand il est là, je ne sais jamais très bien me comporter. Je crois qu'après toutes ces années, il m'impressionne encore. Celui qui a tué Voldemort. « Papa, je ne comprends pas, pourquoi une camélia ? »


Ce matin, en se réveillant Draco Malfoy aurait dû trouver une camélia blanche sur son bureau, mais Lady Astoria Malfoy l'a prise pensant que c'était un cadeau de la part de son mari. Elle a même trouvé ça mignon qu'il pense à s'excuser d'avoir été un aussi gros con. Trois heures plus tard, agitée de spasmes et crachant du sang elle était admise aux urgences de Sainte Mangouste. On ne sait pas encore si elle va mourir, pour l'heure. Mais du tueur aux camélias, c'est la première erreur.