Disclamer : L'univers Harry Potter et tout ce qui s'y rapporte ne m'appartient pas, je ne touche pas un centime pour jouer avec les personnages de notre lady JKR.

Pairing : HP/LV futur, RL/SB pour le moment. Yaoi (relations entre hommes, si ça vous choque, il est encore temps de passer votre chemin !)

Rating : M, pour plus de marge de manœuvre.

Résumé : Quand plus rien n'est ce qu'il semblait être, quand en plus la magie s'en mêle, nos sorciers démêlent et Harry se demande sur quel fil danser. Dumbledore!bashing, Angsty Harry et HP/LV en perspective.

(le titre fait référence au "down in the rabbit hole" d'Alice in Wonderland)

Bonne lecture !


Chapitre 1 : Down in the snake hole

Une fois sa lettre partie, Harry fit ses valises et, à la nuit tombée, munit de sa cape d'invisibilité se dirigea vers l'entrée de la maison.

"Où crois-tu aller mon garçon ?" lui dit son oncle porcin.

Harry lui aurait bien répondu une certaine expression vulgaire, mais l'image mentale lui provoqua une nausée violente, aussi se contenta t'il de sortir sa baguette. La chose sembla saisir le message et se replia dans le salon. L'adolescent sortit donc, sous cape et bagages en poche, Merlin bénisse l'inventeur du reducto.

Il décida de rester sur le perron pour éviter de déclencher les sorts de protection de la maison le temps que le Lord arrive. Croisant les doigts pour que celui-ci ne tarde pas, mais ne doutant pas un seul instant de sa venue prochaine, au moins pour lui faire payer son insolence, il s'adossa contre la porte.

Il n'eut effectivement pas à attendre longtemps avant que sa Noirceur en personne ne transplane de l'autre côté de la rue, Harry retira sa cape et ils s'observèrent en silence. Une minute, puis deux. Jusqu'à ce que, sans plus de cérémonie, le plus jeune s'écroule en plaquant les mains sur sa cicatrice, l'autre soupira et lança un sort pour désensibiliser la marque coupable. Une voix contrite le remercia depuis le sol.

"Potter, Potter, Potter…" commenta le Lord d'une voix trainante.

"Je suis déjà là." * le plus âgé haussa les sourcils et Harry battit des paupières d'un air innocent.

"Tu savais que c'est un sort de Dumbledore qui fait brûler ta cicatrice ?"

"Pardon ?"

"Le vieux est un spécialiste des malédictions physiques. Je lui dois mon apparence aussi…" il soupira.

"Moi qui croyait que c'était naturel…" un regard noir lui répondit "enfin à cause de la magie noire." Harry toussa.

"Tu crois que Lucius Malefoy pratiquerait les arts noirs s'il risquait de se retrouver avec ce genre de corps ?" Une vision d'un Voldemort avec une perruque platine traversa brièvement l'esprit du griffondor, il toussa à nouveau.

"Hum… Je crois que je m'enrhume…"

"Il serait temps de partir, n'est-ce pas ? D'autant que les protections ont dû être déclenchées." Harry acquiesça.

Un hypothétique passant ce soir là aurait ainsi pu voir Harry Potter et Lord Voldemort disparaître bras-dessus bras-dessous. Nul doute que Rita Skeeter se serait damnée pour y assister, ainsi qu'à ce qui suivit.

En effet, dix secondes plus tard, dans un timing impeccablement raté, l'ordre du phénix et Albus Dumbledore apparaissaient sur la pelouse du 4 Privet Drive.

"Où est il ?" S'exclama, fou de rage, le vieil homme.

Mais en vain, il pouvait toujours hurler, nul trace, ni du lord noir, ni du survivant.

Ils s'étaient volatilisés comme par magie…

HPLVPHLV

Dans un craquement reconnaissable entre tous, les deux sorciers apparurent. Voldemort sembla songeur un instant puis lâcha Harry, lui intimant de le suivre. Il le conduisit le long d'un chemin pavé de pierres noires, entouré d'un parc plus beau encore que celui de Poudlard et bordé lui aussi d'une forêt.

Les deux sorciers arrivèrent aux portes de ce qui semblait être un grand manoir, presque un château. L'édifice respirait la noblesse et face à eux se trouvaient deux immenses portes en ébène. Un couple de basilics en acier étaient gravés sur le bois, enlacés, barrant l'accès.

"Poussez-vous !" le sifflement rauque fit sursauter Harry, difficile de faire plus élégant comme mot de passe…, songea-t-il. Se sentant probablement visé, le Lord lui indiqua avec un air offensé que c'était la seule commande qui faisait réagir les reptiles. Et en effet, les serpents s'écartèrent pour former un S sur chaque porte, déverrouillant l'entrée.

La vue qui s'offrit au survivant coupa court à son commentaire désobligeant. Organisé dans un style princier, le hall forçait le respect, il fallait l'avouer. Un gigantesque escalier de marbre noir s'étendait bordé de sculptures et de portes finement ouvragées, menant probablement vers des salles de réception. Le tout dans des tons verts et argents bien sûr.

"Bienvenue au manoir Serpentard." La fierté transparaissait dans la voix du maître des lieux.

Ils gravirent les marches et après une série de corridors émeraudes qu'Harry était sûr de ne pouvoir différencier, ils s'arrêtèrent devant un tableau représentant un sorcier en armure, Mordred selon toute probabilité, sur son destrier de bataille.

"Le mot de passe est Alighieri, nous parlerons après ma réunion. le Lord marqua une pause. Si tu tiens à la vie, évite de te promener seul dans les couloirs pour l'instant."

Sur cet avertissement, il tourna les talons, laissant notre gryffondor à lunettes découvrir ses quartiers. Celui-ci prononça le mot de passe et l'illustre mage noir fit cabrer sa monture dans un salut guerrier, dévoilant une chambre somptueuse.

Harry y pénétra et fut émerveillé par la beauté de la pièce. Accordée au reste de la demeure, la chambre possédait un grand lit au cadre ancien, une armoire assez imposante, un magnifique tapis couleur argent et un bureau finement ouvragé, fait de bois noir, certainement de l'ébène, comme pratiquement tous les meubles. Curieusement, malgré l'emploi du thème serpentard à l'excès le jeune homme s'y senti immédiatement à l'aise. S'asseyant sur le lit, il redonna taille originelle à sa malle d'un coup de baguette et commença à déballer ses rares effets personnels. Il mit de côté la cage d'Hedwige, ignorant où se trouvait l'oiseau à l'heure actuelle, il avait confiance en elle pour retrouver sa trace le moment venu et rangea ses affaires dans l'armoire, du moins ce qu'il en restait. Il s'était débarrassé des affaires de Dudley pour s'occuper l'esprit quelques jours auparavant et n'avait que peu de change à part ses robes de Poudlard.

Il savait qu'il devrait y remédier et une image de Voldemort l'accompagnant faire du shopping lui traversa l'esprit.

Il gloussait encore quand le familier du Seigneur des ténèbres vint le chercher. "Harry Potter ?" Le reptile se tenait dressé sur le tapis, la tête penchée sur le côté dans une parodie de geste interrogatif. "Mon nom est Nagini. Le maître m'a envoyé te conduire, il a dit que tu étais un parleur." la créature semblait le jauger du regard. Harry lui rendit la pareille en se levant, elle devait mesurer dans les trois mètres de long, d'un vert pâle annelé et ses yeux jaunes aux pupilles fendues exprimaient l'intelligence quasi humaine propre aux familiers magiques.

"Montre le chemin." Ce n'est qu'en franchissant le tableau que le sorcier se rendit compte qu'elle n'était pas entrée par là. L'idée qu'elle puisse accéder à volonté à ses quartiers ne le rassurait pas vraiment.

"Le Maitre dit que tu es celui qui a vaincu le basilic du seigneur Serpentard." énonça le reptile après un couloir.

Le survivant lui conta l'épisode et ils bavardèrent, si tant est que ce soit possible avec un serpent, jusqu'à arriver devant une double porte aux poignées d'argent patinées. Nagini se glissa dans la pièce pour se lover aux pieds de son maître, laissant le jeune homme examiner les lieux. La salle face à lui était grande, toute en longueur, le mur à sa gauche était décoré avec des tableau inanimés, l'éclairage des chandeliers ne permit pas à Harry de distinguer les représentations. Le mur parallèle était en réalité une baie vitrée donnant vue sur le parc et sur le mur face à la porte se trouvait une cheminée, à l'âtre vide en cette période de l'année. Au centre et occupant la majeure partie de la pièce, une grande table en chêne sombre était dressée, témoin séculaire de richesse. Et au bout de cette table, le regardant d'un air amusé se trouvait Lord Voldemort. Ce dernier l'invita d'un geste à s'assoir à sa droite, puis claqua des doigts et couverts et plats apparurent, sans doute suivant le même principe qu'à Poudlard.

Ils mangèrent en silence, puis le maître des lieux se décida à entamer la conversation :

"Tes quartiers sont à ton goût ?"

"La décoration est magnifique" Harry hésita "mais très… serpentard."

Le Lord haussa les sourcils et fixa le jeune sorcier de ses yeux pourpres.

"Le seigneur Serpentard ne souhaitait probablement pas retrouver les symboles de son ennemi en sa demeure." Il laissa l'adolescent intégrer l'information. "Nous nous trouvons ici dans le manoir dans lequel le fondateur a passé ses dernières années, après la mort de Gryffondor et son exil de Poudlard. Ce lieu a été crée sur le même modèle que l'école et est doté d'un niveau de protection équivalent, qui repose également sur un gardien draconique, selon la légende. Il va de soit que sans l'influence des trois autres fondateurs, les défenses sont un peu plus agressives… Seuls ceux qui possèdent une trace de la magie du propriétaire des lieux peuvent pénétrer dans l'enceinte du parc ou la plateforme de transplanage, autrement dit mes mangemorts et toi, via ta cicatrice. Les autres qui s'y risqueraient se verraient redirigés vers les cachots et privés temporairement de leur magie." Le Lord marqua une pause. "Parlons de ton revirement de point de vue."

Harry cilla et se racla la gorge avant de répondre. "Je me suis rendu compte cette année que Dumbledore me considère vraiment comme un pion, il me tient dans l'ombre jusqu'à ne plus pouvoir faire autrement. Tant de catastrophes auraient pu être évitées s'il ne m'avait pas caché les informations me concernant. Il m'enferme chez des moldus qui me détestent, loin du monde sorcier sous prétexte de me garder en sécurité. Ce n'est pas comme si le QG de l'ordre était sous fidelitas, c'est vrai ! A la rigueur, depuis ton retour, passe encore, mais quelle excuse a-t-il pour m'avoir tenu dans l'ignorance tout le reste de ma vie ? Tu sais aussi bien que moi ce que c'est que de grandir en étant un sorcier au milieu de gens sans pouvoirs ! Je ne sais pas si je suis d'accord avec tes méthodes, à vrai dire je ne sais même pas réellement en quoi elles consistent, tous les sorciers évitent le sujet, mais je n'ai jamais choisi de me trouver du côté de la lumière. Je me suis souvenu que tu avais tenté de me recruter à plusieurs reprises et cet été, isolé de tous, je me suis dit : pourquoi pas ?"

Le silence s'installa dans la pièce, chacun réfléchissant à la portée de sa décision. Après quelques minutes, le Seigneur des Ténèbres reprit la parole en choisissant soigneusement ses mots :

"Je t'ai déjà donné mon point de vue sur le sujet, il n'y a pas de bien ou de mal, il n'y a que le pouvoir. Je crois que dans le cas de Dumbledore, c'est particulièrement vrai, tu dois savoir par mon journal que lui et moi nous sommes toujours méfié l'un de l'autre. Nous ne sommes pas si différents en réalité, j'ai découvert lors de la dernière guerre, avant ton intervention…" Harry se contenta de hausser les sourcils. "Que si certains de mes mangemorts me restaient fidèles par peur, quelques membres de l'ordre semblaient bien plus terrifiés de trahir le vieux fou. De plus, à sa manière, il manipule la politique sorcière en se servant des autres, tel que toi : Harry Potter, son protégé. Il est parvenu à associer son nom au tien dans tous les esprits.
Intéressant, n'est-ce pas ? Il ne s'agit pas d'une guerre entre le bien et le mal, je n'ai pas l'intention de détruire le monde et Dumbledore n'œuvre pas non plus pour la paix universelle. Tu as dû entendre parler de Grindelwald ?" Le survivant acquiesça. "Tous le monde sait que c'est en mettant fin à son règne que Dumbledore a obtenu l'ordre de merlin, mais j'ai rencontré le mage noir à Nurmengard, sa prison. Il m'a raconté qu'ils étaient autrefois amis, qu'ils partageaient les mêmes idées mais que c'était un différent d'ordre personnel qui les avaient rendu ennemis. Cette information est restée secrète, étrangement."

Les lèvres du Lord s'étirèrent en un sourire cynique. "Contrairement à lui, je n'ai pas la prétention d'agir pour le plus grand bien, je compte également prendre le pouvoir sur le monde sorcier. J'ai l'intention de rétablir la supériorité de la magie et d'abolir la loi du secret, j'estime que nous n'avons pas à nous cacher des moldus sous prétexte qu'ils sont plus nombreux que nous. Ils nous sont inférieurs et ils devraient se comporter comme tel, mais je n'ai pas non plus l'intention de les réduire en esclavage ou de les exterminer. Ils ont leur place dans la création, au même titre que les autres créatures, celles que le ministère aimerait lui, éradiquer, les vampires, les loups-garous…

Les sorciers les considèrent comme des animaux parce qu'ils sont dominé par leurs instincts. Ils sont opprimés et ne demandent qu'à se révolter pour la plus part, sait-tu qu'ils ont leurs propres sociétés ? Leur propre forme de magie même ? Les meutes ne sont pas juste des groupes réunis par leurs liens de création. Elles ont leurs propres tribunaux, leurs lois et il est dangereux de les ignorer comme le fait le ministère à l'heure actuelle. J'imagine que personne à Poudlard n'apprend l'histoire des guerres magiques, mais elles ont eu lieu et les guerres humaines font pâle figure en terme de barbarie à côté d'une alliance entre les clans vampiriques. Ces guerres sont à l'origine de l'extermination des elfes par exemple, une race autrement plus évoluée que les humains pour l'époque. Les hauts-elfes ont été victime de leurs préjugés et de leur sentiment de supériorité, ce qui pourrait arriver aux sorciers un jour ou l'autre. J'ai l'intention d'empêcher tout cela." Voldemort étudia le gryffondor quelques instants avant de reprendre.

"Les sorciers ont un autre problème que les amoureux des moldus ne veulent pas considérer. La pureté du sang n'est pas seulement un problème de traditions, le potentiel magique s'affaiblit de génération en génération. Le Lord leva une main pour empêcher Harry de protester. Je ne dis pas que tous les nés-moldus sont moins puissants que les autres sorciers au sang pur. C'est faux, au moins à cause du problème de la consanguinité, mais les statistiques montrent un affaiblissement du potentiel magique au fur et à mesure des siècles. Il y a un millénaire, le terme cracmol désignait ceux qui utilisaient une baguette magique. Le nombre d'enfants de sorciers sans magie augmente et le niveau des sorciers qui obtiennent leurs A.S.P.I.C.s diminue. Plutôt que de chercher à s'intégrer aux moldus, il faut réaliser des recherches sur le sujet, ce que le ministère refuse de faire par peur de se faire taxer de racisme. Les Sangs-Purs sont les seuls à vouloir considérer la question, je ne dis pas que leur point de vue est le bon. Eux aussi ferment les yeux sur une partie du problème. J'ai choisi de les laisser faire pour le moment, par calcul politique, ce sont eux qui détiennent le pouvoir en Angleterre."

Le Seigneur des Ténèbres soupira, plongé dans ses réflexions stratégiques, puis avisant l'air fatigué du plus jeune décida de mettre un terme à la conversation. "Assez parlé, il m'a semblé que tu aurais besoin de nouvelles fournitures, si tu ne veux pas être pris pour un moldu échappé des cachots. J'ai ordonné à Lucius d'y veiller demain, mon familier te donnera les détails en te raccompagnant à ta chambre. N'est-ce pas, Nagini ?"

Le serpent sorti de sa torpeur à l'appel de son nom et rampa vers la sortie, sans répondre. Il s'arrêta à la porte et observa d'un air énigmatique les deux sorciers se saluer.

C'est un survivant songeur qui pénétra dans la salle de bain monochrome attenante à sa nouvelle chambre. Il ne s'attarda pas sur la beauté de la pièce aux carrelages de marbre noire rehaussant la blancheur pure des faïences mais son regard se perdit dans celui critique de son reflet, privilège des miroirs magiques. Il repassa dans son esprit les événements de la soirée sans parvenir à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait. C'est en se glissant entre les draps en satin qu'il réalisa le problème, rien ne dérangeait, il avait l'impression d'être à sa place et il ne parvenait pas à réfléchir à la portée négative de ses actes. Il songea également que le Lord avait l'air étrangement calme, rationnel… Il pria pour qu'il garde cet état d'esprit le plus longtemps possible en sombrant dans le sommeil.

Harry vit Sirius se baisser pour éviter un jet de lumière rouge jailli de la baguette de Bellatrix. Il éclata de rire en se moquant d'elle:

"Allons, tu peux faire mieux que ça!" S'écria-t-il "sa voix résonnant en écho dans la vaste salle."

Le deuxième jet de lumière le frappa en pleine poitrine.

Le rire ne s'était pas complètement effacé de ses lèvres mais ses yeux s'agrandir sous le choc.

Sirius sembla mettre un temps infini a tomber. Son corps se courba avec grâce et bascula lentement en arrière, a travers le voile déchiré suspendu a l'arcade.

Harry vit la peur et la surprise se mêler sur le visage émacié, autrefois si séduisant, de son parrain qui traversa l'antique arcade et disparut au-delà du voile. L'étoffe déchiré se souleva un bref instant, comme agitée par une forte rafale, puis se remit en place.

Harry entendit le rire triomphant de Bellatrix Lestrange mais il savait qu'il ne signifiait rien - Sirius avait simplement traversé l'arcade en tombant, il n'allait pas tarder a réapparaître de l'autre côté…

Sirius, pourtant, ne réapparaissait pas.

"SIRIUS!" hurla Harry. "SIRIUS!"

Le survivant se réveilla en sursaut, trempé de sueur. Il attrapa ses lunettes en reprenant son souffle et s'aperçu qu'il n'était pas seul : adossé contre le mur, se tenait le Lord Noir, les bras croisés, l'expression de son visage dissimulée par l'ombre. Les yeux jaunes de Nagini trahissaient également la présence du reptile enroulé en nœuds compliqué sur le cadre du lit.

"Ta magie attaquait les barrières du manoir." La voix du Lord exprimait une neutralité étudiée mais Harry pouvait sentir la curiosité masquée derrière ces paroles. Il décida après quelques instants de réflexion de lui révéler le contenu du rêve. "Bella..." L'adulte fit quelques pas vers le lit et s'arrêta pour poser la main sur son familier. "Azkaban l'a privée du reste de sa santé mentale." finit-il par dire. "Je vais altérer les protections autour de cette chambre pour éviter de déclencher les alarmes. Nous verrons le reste plus tard." Il tourna les talons sans plus un mot et sortit, laissant Harry en tête à tête avec l'étrange serpent. L'adolescent décida de l'ignorer et après un passage par la salle de bain, tenta de se rendormir, notant distraitement l'absence de la vague de remords qui le prenait habituellement après chaque cauchemar. Non pas qu'il s'en plaignait…


* j'offre un bonbon au citron à celui qui trouve à quoi fait référence la vanne pourrie de Harry.