Petit mot de l'auteure : Je dédie ce chapitre à JaiDaw qui m'a mis ma première review ! J'espère qu'il te plaira ! Bonne lecture à tous et à toutes !


Battle 2 : Le Pharaon rentre au lycée…

Les jours étaient passés rapidement et dans une paix relative. Yûgi avait repris des forces et Atem s'était rapprocher de Seto et Makuba. Normal, ils restaient tout de même cousins. Au grand étonnement de tous, Seto avait laissé le pharaon se rapprocher et le lui rendait bien. Mais de manière un peu moins directe cependant. Afin de ne pas faire de vagues, le brun avait obtenu les papiers nécessaire au pharaon comme carte d'identité et autres trucs du même genre en plus d'un nom de famille qui ne fut pas le même que celui de Yûgi. A croire qu'il se doutait de quelque chose mais mis à part un sourire qui se voulait énigmatique, le brun aux prunelles bleues ne répondit rien lorsqu'Atem lui posa la question. Donc, revenons à nos duellistes. Atem habitait avec Yûgi pour plus de facilité et pour son plus grand plaisir, car il ne souhaitait pas être séparé de son compagnon le plus proche. Et ce dernier ressentait exactement la même chose, évidemment. Mais ne nous attardons pas encore sur ce sujet !

Le soleil était levé depuis quelques heures et Atem par la même occasion. Toujours allongé dans le second lit qui avait été placé dans la chambre de son compagnon, il laissait ses prunelles mauves se perdre dans la contemplation du plafond alors que ses pensées vagabondaient dans tous les sens. Le réveil affichait 6h30. N'y tenant plus, le pharaon se redressa, s'étira et quitta son lit pour ouvrir un tout petit peu les volets afin d'avoir assez de luminosité pour se repérer dans la pièce mais aussi pour ne pas réveiller Yûgi trop brutalement, le jeune homme avait encore besoin de repos avant d'aller en cours.

Le pharaon se dirigea ensuite silencieusement auprès de son plus cher compagnon. Ce dernier dormait paisiblement sur le dos. La couverture était remontée jusqu'en haut de son cou, laissant sa tête et ses mains découvertes. Ses doigts fins tressautaient légèrement à intervalles réguliers tout comme sa poitrine que le plus âgé réussissait à distinguer sous l'épais tissu, dénotant de son sommeil profond et reposant. Les traits de son visages étaient si détendus et apaisés qu'Atem ne put s'empêcher de le trouver adorable. Une douce chaleur prit alors place dans la poitrine du souverain alors que son cœur battait de plus en plus fort alors qu'il ne pouvait lâcher celui qui l'avait libéré de ses prunelles mauves. Il connaissait ce sentiment mais il ne l'avait jamais réellement éprouvé avant ce jour.

Sans vraiment se rendre compte de ce qu'il faisait, Atem déposa un bref baiser doux et aérien sur le front de celui qu'il nomma son petit ange en son for intérieur. Puis il quitta la pièce pour aller se préparer.

AxYxAxY

- On y va, Grand-père ! Hurla Yûgi alors que lui et Atem allaient franchir la porte du magasin de jeu pour se rendre au lycée.

- Bonne journée, les garçons ! Répondit le dit grand-père depuis l'étage avec un grand sourire aux lèvres, qui ne s'effaça pas en entendant la porte se fermer.

Depuis leur retour au pays, Yûgi semblait flotter sur un petit nuage et son sourire perpétuel et sincère faisait du bien au vieil homme. En effet, il s'était rudement inquiété lorsqu'Atem avait dû faire un choix mais finalement, tout s'était relativement bien terminé. De plus, il avait adopté l'ex-roi d'Egypte comme son second petit-fils ! L'affection que les deux garçons lui donnaient le rajeunissait d'au moins dix ans ! Le souverain n'avait eu aucune difficulté majeure dans son adaptation à leur époque sauf le fait de l'appeler « Grand-père ». Ça, Atem avait encore un peu de mal mais le vieil homme ne lui en voulait pas, il savait que cela ne devait pas être simple pour lui, tous ces changements bien qu'il n'en montra rien.

Mine de rien, il avait tout de même saisit une chose amusante un peu plus tôt ce matin… Il sourit en y pensant. Atem était peut-être doué pur cacher ses émotions en temps normal mais il se relâchait énormément lorsque Yûgi était dans les parages… Il rit un peu. Il savait très bien comment cela allait terminer entre ces deux-là et étrangement cela ne le gênait pas le moins du monde au contraire ! Cela le rendait nostalgique quelque part… Lui et son épouse, la grand-mère de Yûgi avaient été les mêmes à leur âge…

AxYxAxY

- Atem ! Yûgi !

Les deux sosies se tournèrent de concert vers Joey qui venait de les interpeler, le sourire aux lèvres. Ce dernier fut suivit par Tristan qui donna une tape amicale sur l'épaule d'Atem puis de Téa qui les embrassa sur la joue tour à tour faisant rougir le plus jeune. Le reste du chemin vers le lycée se fit donc dans la joie et la bonne humeur. Seto les rejoignit entre temps et se plaça directement aux côtés d'Atem avec un bref sourire et un signe de tête pour ce dernier. Le PDG de la Kaiba Corp. s'était drôlement rapproché d'Atem mais aussi de Yûgi qu'il salua pareillement surprenant tous les autres au passage mais aucun de prononça un mot là-dessus. Même Joey qui se renfrogna devant cette proximité ne fit aucune remarque surprenant à son tour ses compagnons qui s'étaient préparés à réagir. Tristan et Téa ne comprenaient décidément plus rien de ce qui se passait au sein de leur groupe.

Entre Joey qui semblait être devenu d'un coup plus mature et réfléchit, Seto qui se joignait timidement à eux, Atem qui débarquait dans son propre corps et un Yûgi tout sourire 24h/24, les deux autres ne savaient plus trop quoi penser de tout ça. Bakura arriva en plus et les discutions reprirent bon train. Les rires se firent entendre alors que Bakura évoquaient les probables réactions que l'arrivée de leur second maitre du jeu allait provoquer rien qu'en débarquant dans la cour du lycée. Même Téa éclata de rire, surprenant d'avantage ses amis en en rajoutant plusieurs couches. Tous savaient qu'elle avait des sentiments amoureux pour Atem alors ils n'avaient pas compris pour quelle raison elle agissait comme si elle était simplement une amie proche. En réalité, la brune avait eu énormément de mal à accepter le fait que le pharaon ne serait jamais attiré par elle autre qu'une amie. Heureusement, Shizu avait été là au bon moment et l'avait beaucoup aidée. D'ailleurs, Téa se rappelait très bien de leur conversation, la veille de leur retour au Japon.

Flash-Back-Début

Téa se sentait mal. Très mal. Elle avait bien vu les yeux tendres qu'Atem avait posés sur Yûgi depuis la fin de leur combat et sa décision de rester prise. Tout au long du rétablissement du plus jeune, le pharaon n'avait cessé de veiller sur ce dernier qui bizarrement se laissait faire sans protester comme il l'aurait fait habituellement. Elle n'était pas naïve au point de ne pas comprendre qu'Atem éprouvait bien plus que de l'amitié pour son ancien hôte et ce dernier lui était très attaché au point d'avoir sacrifier son âme pour lui lors du combat contre Dartz. La jeune femme sentit son cœur se serrer à l'évocation de ce douloureux souvenir. Atem s'était effondré lorsqu'il s'était rendu compte de sa bêtise en usant de l'Orichalque. Pour la première fois, elle l'avait vu pleurer. Et cela l'avait profondément retournée. Bien évidemment, elle n'avait pas été la seule à ressentir cela… Mais elle, cela n'avait pas été pour les mêmes raisons.

Assise sur le lit de la chambre qu'on lui avait attribué, elle regardait à sa fenêtre, le jour décliner le lentement. Sa douleur la brûlait mais sa gorge était bien trop nouée pour lui permettre de la crier. Ses larmes s'étaient taries depuis un long moment et ses joues étaient irritées, la faisant également souffrir, bien que ce soit dérisoire à côté de ce que son cœur éprouvait. Alors qu'elle ruminait ses pensées noires, un toc toc discret la fit sursauter. Se reprenant un tant soit peu, elle intima d'entrer à celui ou celle qui la sortait de sa mélancolie. Quelle ne fut pas sa surprise de voir la sœur aînée de Marek franchir le seuil de la porte qu'elle referma soigneusement derrière elle avant de venir à son côté.

L'Egyptienne s'assit près d'elle, la fixant, prête à l'écouter et Téa commença à parler sans qu'elle ne puisse s'arrêter. Expliquant tout ce qui la tiraillait. En commençant par les sentiments qu'elle éprouvait pour chacun de ses amis. L'amour fraternel pour Joey, Tristan et Yûgi mais également le plus douloureux, l'amour pur qu'elle possédait envers Atem. Ce qu'elle savait des liens profonds qu'elle jalousait entre Yûgi et celui qui avait partagé son corps et son âme durant si longtemps. Le fait qu'elle savait très bien que des sentiments plus qu'amicale les liaient bien que Yûgi n'en n'avait pas encore conscience contrairement au pharaon. Lorsqu'elle se tut enfin, ses mains comme ses frêles épaules tremblaient toujours. Shizu s'avança vers elle et la prit doucement dans ses bras, une main dans la nuque et l'autre dont les doigts glissaient dans la chevelure brune de Téa. Avec la douceur d'une mère, elle se mit à la bercer fredonnant une vieille chanson que sa mère leur chantait à elle, Marek et Odion lorsqu'ils étaient enfants. Puis une fois la jeune japonaise calmée, la prêtresse lui parla doucement.

- Tu sais, Téa… Les âmes-sœurs sont très rares… Car il faut vivre dans la même époque ou même parfois, le même monde. Atem et Yûgi en sont.

- Ils le savent ? Demanda Téa d'une voix enrouée par les larmes qu'elle venait de verser.

- Pas vraiment. Ils savent que l'autre est plus que précieux à leurs yeux même si je soupçonne Atem de se douter de quelque chose là-dessus. Répondit la belle femme à la chevelure noire.

- Et… Téa ne termina pas sa phrase, un peu honteuse de demander une telle chose à Shizu qui l'encouragea à continuer d'une douce caresse sur sa nuque qui acheva de la détendre. J'ai une âme-sœur ?

- Evidemment, ne perd pas espoir, tu trouveras un jour quelqu'un pour t'aimer d'un amour pur… En attendant, donnes-toi le temps de guérir. Je serai là pour t'y aider, mon amie.

La brune finit par s'endormir, rassurée par la présence de la plus âgée. Et grâce à cette dernière, elle parvient peu à peu à dépasser son chagrin comme sa douleur.

Flash-Back- Fin

- En tout cas, j'ai hâte de voir ça ! Moi, je vous prédis… Commença Téa, sur un ton et arborant une mine faussement spirituelle, rougissements et évanouissements à gogo !

Tous éclatèrent de rire, y compris Atem alors que le lycée était en vue.

AxYxAxY

Bizarrement, ce que Téa avait prédit sur le ton de la plaisanterie se réalisa. De nombreuses filles rougirent en voyant le pharaon entrer dans l'enceinte de la cour du lycée entouré de ses amis qui faisaient semblant de rien. D'autres, en plus de rougir, s'évanouirent quasiment simultanément donnant pas mal de travail à l'infirmière. Se retenant de rire, la petite bande ne s'attarda pas dans la cours, préférant le calme de la salle de classe qu'ils trouvèrent encore vide lorsqu'ils y entrèrent. Chacun s'installa à son pupitre, évidemment, ils étaient très peu éloignés les uns des autres. Peu à peu, les autres élèves arrivèrent et prirent leurs places, les murmures allaient bon train car personne n'avait loupé la présence d'Atem.

- Qui pourrait ne pas remarquer sa présence, sérieusement ?! Pensaient-ils tous au sein du groupe.

Atem n'avait strictement rien perdu de sa prestance et de sa majesté qu'il dégageait en toute circonstance bien qu'il ne soit plus à proprement parler, un souverain. Les chuchotements se turent lorsque le professeur fit son entrée dans la salle et interpela le jeune roi du regard, ce dernier vient alors devant le tableau noir et se saisit d'une craie blanche avant de marquer son nom de famille trouver par Seto et qui fit sourire tout le monde ainsi que son prénom.

« Akatsuki Atem. »

Les filles de la classe, hormis Téa évidemment. A signaler que cette dernière se mettait à imiter de manière caricaturale les autres filles en se pâmant grossièrement tout en papillonnant des cils. C'était si grotesque que même Seto dû se mordre l'intérieur de joues pour ne pas éclater de rire ! Tristan, Joey et Duke étaient pliés en deux sur leurs pitres respectifs tandis que Bakura et Yûgi avaient plaqués leurs mains devant leurs lèvres trop souriantes pour être tout à fait naturelles. Ne loupant rien de l'hilarité de ses amis, Atem dû également faire jouer son important self-control pour éviter d'en rajouter.

- Bien. Nous accueillons donc Atem Akatsuki au sein de notre classe, soyez corrects avec lui et aidez-le à s'intégrer. Déclara le professeur en remettant ses lunettes correctement sur son nez. Puis il s'adressa à Atem. Présentez-vous, jeune homme.

Yûgi-enfin remit de son fou-rire- fit un clin d'œil discret à son compagnon et fut rapidement imité par tous les autres qui souriaient comme des déments sachant que ceux seuls sont et resteront au courant des véritables informations concernant l'autre Roi du Jeu. Ce dernier fut un sourire charmeur –qui fit tomber les filles comme des mouches et crever les mecs de jalousie- avant de se « présenter ».

- Je suis Atem Akatsuki, j'ai 19 ans et je suis ravi de faire votre connaissance, j'espère qu'on s'entendra bien.

La voix douce et rauque du jeune homme fit de nouveau mouche alors qu'il se rendait près de ses amis et prit possession du pupitre se trouvant entre celui de Yûgi et Joey qui l'accueillirent tous deux avec un sourire complice qu'il leur rendit. Alors que le cours se déroulait dans le plus grand calme, tous les garçons reçurent un petit mot de la part de la fille la plus âgée du groupe qui ricanait doucement derrière eux.

« Je tire mon chapeau à notre Atem ! Pharaon, on dirait que tu as réchauffé, l'ambiance ! »

Des sourires naquirent sur les lèvres de tous les membres du groupe qui donnèrent en pensées raison à la jeune femme dont ils entendaient parfaitement les ricanements. Le pire s'était que ce genre de choses n'allait pas s'arrêter là et Téa allait se faire un plaisir de jouer à la commentatrice et cela pour leur plus grand plaisir !

AxYxAxY

Des mantras psalmodiés d'une voix rauque et éraillée par les années, des yeux rendus vitreux par la cécité et la vie dans cette église maudite, plongée dans de perpétuelles ténèbres rendaient l'atmosphère oppressante, suffocante pour un être normal. Or l'homme à genoux sur le sol carrelé, depuis des heures qu'il ne comptait plus, le dos vouté, n'était pas un être vivant tout ce qu'il y avait de plus normal. Oh que non ! Sa tenue de prêtre blanche il y avait une éternité était sale et déchirée, quelques lambeaux pendaient misérablement un peu partout sur sa peau ridée et presque noirâtre. La maladie le rongeait jusqu'au plus profond du moindre de ses os et pourtant, il continuait de réciter inlassablement afin de réveiller la créature qui dormait, enfermée depuis des siècles entre les murs de la bâtisse.

Face à lui, une statue angélique. Un magnifique ange masculin se tenait crucifié sur une croix, ses ailes tombantes vers le sol, de nombreuses plumes déchirées et des taches brunes pareilles à du sang les parsemaient. Son visage levé vers le ciel était invisible aux yeux de l'homme. Ses traits digne des dieux étaient tirés par la douleur dans laquelle son bourreau l'avait ensevelit. De ses prunelles écarquillées, des larmes semblaient couler et sa longue chevelure était emmêlée. Un craquement. Puis un autre surgit dans la nuit. Des fissures apparurent à divers endroits de la statue. La pierre s'effritait et une respiration rauque et rapide se fit entendre. Comme si l'on cherchait à reprendre son souffle après une longue plongée sous l'eau la plus profonde ou après avoir couru sans s'arrêter durant des kilomètres dont on avait perdu le compte. Enfin, un bruit mat résonnant sur le sol carrelé, deux mains fines et délicates sans être féminines soutinrent un corps sublime. Le vieil homme hurla sa joie en levant, hystérique les bras vers le ciel, ses yeux exorbités, il avait réussi ! Il avait libéré l'Ange du Roi ! Cette créature mystérieuse, d'une puissance destructrice et surtout… d'un charme venimeux ! Crachant du sang, l'Ange se releva difficilement, ses jambes ne le supportant pas encore complètement. Péniblement, il se remit sur ses pieds nus. Il portait une longue toge aux couleurs de la glace, sa longue chevelure blanche et immaculée bien qu'emmêlée, tombait sur ses larges épaules et courrait le long de son dos passant entre ses belles ailes amochées qui pendaient encore douloureusement dans son dos, effleurant à peine le sol. Son torse musclé et pâle était à demi-visible par une absence partielle de tissu et son visage avait retrouvé un semblant de sérénité. Impassible, d'une démarche féline, il entreprit de quitter cette prison qui l'avait vu se faire enchainer de pierre par son pire ennemi !

Un couinement lamentable se fit un chemin vers son oreille et une pression sur l'une de ses jambes l'empêcha d'avancer.

- Tu…-Tu dois me servir ! Je t'ai libéré, je suis ton maître ! Clama le vieil homme complètement fou.

D'un regard et d'un claquement de langue méprisant, l'ange se défit de sa prise et le tua d'un seul mouvement de doigt rétorquant de manière froide et acide.

- Tu n'es pas digne d'être mon maître, vermine. Tu m'as seulement épargné de sortir de cette prison moi-même.

Puis il quitta l'église avant qu'une dernière phrase ne se perde dans la nuit froide.

- Celui qui saura me soumettre à ses volontés est arrivé… Enfin, un être digne que je puis servir sans me restreindre et le contraindre à la folie !

A Suivre...


Coin des persos !

Atem et Yûgi : *finissent de lire ce qu'elle vient d'écrire* MAIS C'EST QUI ?!

Seto : Hum... Encore un perso trop tchité...

Bakura (le roi des voleurs) : *désespéré* ET MOI ?! TU M'OUBLIE OU QUOI ?!

Joey : Plain-toi ! Elle t'a pas encore fait chié !

Moi : *ricanements* Mais ça viendra, les gars, ça viendra et plus tôt que vous ne le pensez !

Tous : Pas bon...

Moi : Bon, si vous voulez la suite et avoir la réponse à la question de nos deux rois des jeux, laissez des reviews !