Salut salut! Un chapitre tout chaud pour vous!

Fire emblem ne m'appartient pas (quel dommage!)

Enjoy :)


-Oh bor... Ka... S'est passé qu... Ré... moi ! … Cherc... médecin...

Lumière aveuglante... Bruit... Voix...

Que... ? Ou... ? Qui... ?

Noir

Des bruits de mouvements... Des gens... Qui ?

-Avalez ça... êtes conscient.

Liquide. Drogue ? Même pas en rêve que j'avale ça. Plutot mourir !

-... recrachez pa... vous plait... vous aid...

Fermez la !

-Alle... chercher... frè...

Noir de nouveau.

-Réveille toi... Ca ne te va pas le teint cadavre... Ca ne te correspond pas d'être aussi inerte...

Chaud... Soif... Tellement soif... et faim... Une voix... Je la connais ? Elle est différente de la Sienne... Ami ? Ennemi ? Pour ce que ça change...

-Tu es réveillé n'est ce pas ? Allez, ouvre les yeux.

Je n'ai rien à perdre après tout... Il essaya d'ouvrir les paupières mais...

Gémissements.

Aïe ! Trop de lumière ! Il a trouvé un nouveau jeu ? Ca n'en finira donc jamais ?

-Attend que je baisse les stores et que j'allume quelques bougies.

La luminosité baissa. Pourquoi ?

-C'est bon la lumière ne devrait plus te blesser. Tu peux ouvrir les yeux.

Il réessaya de soulever ses paupières. La pièce était plongée dans une douce pénombre, suffisement sombre pour ne pas blesser ses yeux accoutumés aux ténèbres de sa cellule, mais elle était assez lumineuse pour voir clairement la personne en face de lui. Ses traits les plus marquants, une cicatrice lui barrant un œil et ses cheveux roux, lui donnèrent une légère impression de familiarité, mais il était incapable de mettre un nom sur ce visage. Il essaya de s'asseoir, en vain.

-Ca t'arracherait la langue de demander de l'aide ?

Ce ton acerbe. Encore une impression de déjà-vu. Une connaissance ? Une illusion ?

Malgré le ton assez dur, il y avait dans le regard de l'homme une lueur inquiète. Malgré le ton dur, il l'aida a s'asseoir. L'endroit ou il se trouvait était une chambre assez simple. A sa gauche, il y avait une grande fenêtre dont les stores étaient baissés. En face de lui, se trouvait une tapisserie avec un dragon brodé dessus. Juste à coté de lui à sa droite, se trouvait une table basse avec posés dessus, une cruche d'eau et le plateau de nourriture. Un peu plus loin se trouvait un paravent cachant une armoire de taille moyenne. Près de la porte se trouvait un miroir.

L'ex prisonnier essaya de parler, mais aucun son ne sortit.

-Tu dois avoir soif. Et faim. Tiens bois ça. Ça ira mieux après.

L'inconnu lui tendit un verre, visiblement rempli d'eau. Drogue. Il essaya de le renverser mais l'inconnu arrêta son bras.

-Hé calme toi ! Si tu ne bois pas, tu finiras par mourir.

Plutôt mourir que boire cette merde. Il fixa l'homme dans les yeux – dans l'œil plutôt – puis le verre « d'eau ». Puis l'inconnu sembla enfin comprendre.

-Il n'y a pas de drogue ou de poison quelconque dans ce verre.

Mais bien sur. Prouve le.

Il resta immobile, attendant le moment ou on le forcerait à avaler la drogue ; même si au fond de lui il sentait que la personne en face de lui ne lui ferait pas de mal.

-Bon si tu y tiens.

L'homme avala une gorgée. Puis lui tendit le verre. Il s'en saisit, puis attendit un peu, histoire de voir si l'homme en face ressentait les effet d'un quelconque poison. Mais il n'en fut rien. Il a pu prendre un antidote. Il fit taire la petite voix dans sa tête. Après tout, il n'a eu aucun signe d'agressivité. Et au fond de lui, il sentait qu'il pouvait lui faire confiance. Hochant légèrement la tête, il examina attentivement le contenu du verre, le sentit puis avala prudemment une gorgée. Ca fait tellement de bien... Malgré tout, il se força à attendre les éventuels symptômes de contamination. Rien ne se passa. Il but donc le verre d'une traite.

-Doucement, tu vas t'étouffer. Il reste encore de l'eau. Autant que tu veux. Il y a aussi à manger si tu en as envie.

L'inconnu lui tendit un plateau ou se trouvaient différents mets : des onigiris, des mochis et des fruits. Il observa attentivement chaque chose qui se trouvait sur le plateau, puis choisit une pomme. Il essaya de l'éplucher, mais échoua à cause de ses mains tremblantes. L'homme esquissa un sourire.

-Au risque de me répéter, ça t'arracherait la langue de demander de l'aide ?

L'homme lui éplucha et la coupa en quartiers. Il mangea lentement un quartier, et la moitié d'un autre. Il délaissa le reste pour manger un onigiri. Il s'arrêta avant la moitié et se resservit un verre d'eau qu'il but à moitié. Il le reposa sur la table. L'homme, visiblement satisfait reprit la parole.

-Tu as déjà meilleure mine. Bon retour parmi les vivants Kaze.

-« Kaze »... n'existe plus. « Kaze » est mort.

Sa voix était extrêmement faible et rocailleuse, comme la voix d'une personne qui n'a que trop hurlé.

-Pardon ? Que veux tu dire par la ?

-Je l'étais peut-être... mais maintenant, Kaze est mort. Maintenant je... je suis... personne en fait.

Son ton était monocorde, comme si il répétait un texte qu'on lui avait écrit. Il vit une soudaine tristesse et une grande colère dans les yeux de son interlocuteur.

-Qui es tu alors ?

-Personne. « Kaze » est mort. Je ne suis plus lui. Je ne peux pas l'être.

-As-tu besoin d'une nouvelle identité ? En attendant que tu t'en remette, que tu fasse le point et que tu redevienne toi même ?

Quand l'inconnu lui posa cette question, il sentait une extrême réticence venant de lui.

-Je... vais y réfléchir. Je... suis ou ?

-Tu es dans le coin infirmerie du château Shirasagi.

-Shirasagi ?

-A Hoshido.

-Hoshido...

Un frisson soudain lui parcourut le corps. Hoshido... Je dois... je dois quoi déjà ?

-Il y a un problème ?

-Non c'est juste – baillement – que... je croyais avoir déja entendu ce nom...

-Tu me diras ça après ok ? Je te laisse te reposer. Appelle si tu as besoin de quelque chose.

-Attendez ! Vous me connaissez, n'est-ce pas ?

-...On verra ça plus tard.

Il partit sur ces mots. L'ex prisonnier resta seul dans la pénombre. Il me connaît... Et il me parle comme si on était... proches ? Il a eu l'air blessé quand je lui ai demandé... J'y réfléchirais plus tard. Avant tout...

Il se leva, prit le couteau resté sur le plateau de nourriture et s'avança prudemment vers la tapisserie. Il l'arracha prestemment, se préparant à éliminer un éventuel surveillant ou assassin, au choix. Il n'y avait qu'un simple mur, mais il l'examina quand même avec attention, histoire de voir s'il n'y avait pas une porte dérobée. Rien. Même opération vers l'armoire. Il n'y avait que des médicaments, des pansements et quelques vêtements de rechange. Bien, il y a l'air de n'avoir personne pour l'instant. Il observa les murs avec attention, mais il n'y avait aucune porte dérobée. Enfin, il se dirigea vers la table, prit le verre, puis le lança sur le miroir, qui se brisa.

Après avoir refermé la porte, Saizo s'y adossa et soupira. Depuis qu'il a découvert, quatre jours auparavant le corps ensanglanté de Kaze devant sa porte – jeté comme un vulgaire déchet –, il dormait assez mal. L'image de ses cheveux noircis de sang séché, des cicatrices aux poignets laissées par des menottes, des entailles gravées sur le corps de son frère hantaient ses rêves. 210 entailles toutes parallèles, toutes de même longueur, toutes de même profondeur, que seul un pur psychopathe aurait pu faire. Une torture méthodique, froidement exécutée qui lui a fait perdre jusqu'à ses souvenirs et effacé son identité. Et ce n'était que la partie visible. Jusqu'où ont-ils été ? Si jamais je retrouve ces fumiers... se dit il en se dirigeant vers la salle d'entrainement du château faire son rapport à son seigneur.

En chemin, il ne put s'empêcher de réfléchir. Kaze accompagnait Yukimura et une petite délégation sur les terres de la tribu du feu pour finaliser l'alliance. Chose qui normalement aurait du l'incomber mais il avait été sur une autre mission urgente à ce moment la. Kaze s'était proposé pour le remplacer sur une mission qui somme toute, aurait du être tranquille. Il avait été convenu qu'ils devaient retrouver la fille du chef de la tribu, une certaine Rinkah, à la frontière de leur territoire pour qu'elle les accompagne à l'intérieur de leurs terres. Puis quelques heures après qu'ils aient rencontré la dite fille du chef, des soldats de la tribu, inquiets de ne pas voir apparaître la délégation, étaient partis à leur recherche et ont retrouvé la plupart des soldats morts ou mourants. Kaze, Rinkah et quelques soldats de l'escorte étaient manquants. Sur les lieux de l'attaque se trouvaient des traces de passage d'un groupe de Sans-Visages, mais assez peu nombreux. Une dizaine tout au plus.

Saizo connaissait l'habileté de son frère au combat, l'adresse de Yukimura, et avait eu vent de la force de Rinkah. Jamais le groupe n'aurait du être battu aussi facilement, surtout qu'il n'y avait aucun cadavre adverse. Et surtout, jamais au grand jamais les Sans-Visages ne faisaient de prisonniers. Ils étaient tellement incontrôlables que selon les rumeurs, ils pouvaient se retourner contre leurs invocateurs.

Une nouvelle race plus docile ? Ou tout simplement un complice humain ? Mais avec la barrière, aucun nohrien animé de mauvaises intentions n'aurait pu nuire. Un complice parmi l'escorte ? Alors il y aurait un traitre parmi les survivants, ce qui ne lui plaisait pas du tout. Mais c'était l'hypothèse qui tenait le plus la route. Restait plus qu'a trouver le mobile de la trahison. Argent ? Vengeance personnelle ? Déja était-ce vraiment Kaze qui était visé ? Et...

CRASH !


Pauvre ninjas... mais comme dit le dicton "qui aime bien châtie bien" ;) See you soon!