Bonjour ou plutôt bonsoir!

Disclaimer: La plupart des perso à J.K.R.

Merci pour ces quelques reviews ;) J'ai bien aimé la vision de Maki Song du "dur à l'extérieur, fondant à l'intérieur" :P Merci à Violettepoete et Boumbadaboum. L'idée du Beta n'est pas mauvaise, mais je vois vraiment pas qui. Bref, je vais y réfléchir :P Enfin mon petit péché mignon, merci pour ton soutien ;)

Bon alors nous voilà pour un deuxième chapitre. Je vous préviens le début de l'année va se passer un peu vite, et il n'y aura pas de trop grandes actions, mais c'est après que ça va être plus drole :P

Enfin premier dérapage Tara/ Sirius. Faut dire que les deux ont un sacré carctère. Bon, bonne lecture ;)


A demande insolente, réponse tranchante

Plus d'un mois s'était déroulé depuis le début de l'année scolaire à Poudlard.

Le froid avait remplacé les beaux jours, et le brouillard le chant des oiseaux du matin. Les feuilles des arbres se coloraient doucement en couleur automnale, tandis que les répétitions de la chorale pour Halloween résonnaient dans tout le château.

Le Quidditch avait repris. La saison avait commencé par un match Gryffondor-Serdaigle, et c'était sans surprise que les lions d'or l'avaient emporté.

Tara avait assistait au match. Elle aimait bien le Quidditch, même si elle n'y jouait pas. De manière générale, elle n'était pas douée pour les sports et sur un balai, elle était un vrai danger public.

Et même si la victoire des Gryffondor l'avait fait enrager par principe, elle avait été contente de voir Maïa rejouer. Cette dernière était une très bonne gardienne, et avait été capitaine d'une équipe en Irlande avant la mort de ses parents après laquelle elle ne porta plus aucun intérêt pour le sport.

Pourtant elle était vraiment douée, et la revoir souriante sur le terrain avait fait plaisir à Tara. Mais elle ne l'avouerait pas, bien sûr.

Sinon de manière générale, ces premières semaines de cours s'étaient bien déroulée pour Tara. Elle s'était rapidement habituée au rythme de l'école, et s'en était sorti avec de très bonnes notes pour les premiers devoirs.

Elle avait bien sur beaucoup appréhendait avant le premier cours de DCFM, mais celui-ci s'était extrêmement bien déroulé. Le professeur Black se révélait être un professeur très intéressant, du moins plus que M. Binns, le fantôme, et lorsque les confrontations dérapaient entre les Serpentard et les Gryffondor, il arrivait sans peine à maitriser les situations et était impartial dans les distributions des heures de colle. Mais Tara n'en avait eu aucune depuis le début de l'année, elle était contente.

Avec les Serpentards, cela se passait plutôt bien. Les autres élèves la respectaient, mais ils ne parlaient pas entre eux. Tara passait donc ses journées avec Narcissa, ou Regulus. Dolohov restait avec eux mais ne parlait pas, donc ne dérangeait pas.

Oui, pour l'instant, tout allez bien pour Tara, ou presque.

Ces problèmes venaient principalement des Gryffondor qui, n'ayant pas digéré la dispute dans le train, cherchaient toujours la confrontation. Il y en avait au minimum une tous les deux jours. Et finalement, toute l'école avait pris l'habitude de la nommer « la princesse des glaces », ce que Tara ne supportait vraiment pas.

Une autre chose qui l'énervait grandement étaient le comportement de la majorité des filles de Poudlard. En effet, plus d'un mois s'été écoulé depuis la nomination du professeur Black en tant que professeur, et pourtant à chaque fois que l'on passait dans un couloir, on entendait encore parlait de lui : « il est trop canon », « tu crois qu'il aime ma couleur de cheveux ? », « Il est vraiment trop sexy ce prof pourquoi est-ce que je n'ai pas 4 ans de plus ! », « oh pitié dîtes moi qu'il n'est pas gai ! ». Ces murmures types revenaient sur la bouche de toutes les filles, et ça commençait à devenir vraiment très agaçant pour Tara. Elle n'imaginait pas comment Black devait se sentir. Un peu plus et elle aurait presque eu pitié de lui.

Mais les garçons non plus n'étaient pas en reste. Même si ils en voulaient un peu au professeur de leur voler la vedette auprès des filles, beaucoup d'entre eux passaient des heures à parler de lui, se rappelant les bonnes vielles blagues des maraudeurs ou les colportant aux plus jeunes.

Les maraudeurs, d'après les informations que Tara avait pu récolter, avait été un groupe de quatre élève qui avait quitté Poudlard 5 années auparavant, mais dont l'école n'oublierai jamais les frasques. En effet, tout le monde racontait comment ils avaient transformé la grande salle en jardin tropicale, la salle commune de Gryffondor en discothèque improvisé, le terrain de Quidditch en ring de boxe, et surtout la table des serpentard qui n'avait pas cessait durant 7 ans de subir leurs blagues de mauvais gout. Et en sept années, jamais des élèves n'avaient accumulé autant de retenus. Ca pour sur, l'école se souviendrait d'eux !

Ce groupe de petit blagueur avait été composé de Remus Lupin, le grand frère de Maïa, qui travaillait dans une librairie au chemin de traverse. Peter Pettigrow, oubliator pour le ministère. James Potter, fils de traître à leur sang, et auror maintenant, tout comme Sirius Black, le dernier membre de leur groupe. Autant dire que de le voir maintenant professeur en avait étonné plus d'un à Poudlard.

Et ils avaient bien marqué leur époque, car 5 ans après, on ne faisait encore que parler d'eux. Ils étaient une sorte de légende pour les élèves, enfin, par pour les serpents bien sur.

Mais si l'on excluait ces quelques désagréments, son premier mois à Poudlard s'était extrêmement bien déroulé. Bien trop pour que ça dure.

Le premier dérapage eut lieu en cours de DCFM, comme il fallait s'y attendre.

Ce cours était commun entre les Serpentard et les Gryffondor, donc très sujet aux disputes.

Le discours de Dumbledore en début d'année avait poussé les élèves à prendre cette matière très au sérieux, et ils étaient donc très attentifs en cours. Mais malgré cela, ils arrivaient encore à se lancer des insultes, et Sirius n'imaginait pas à quoi allaient pouvoir ressembler les cours lorsque les élèves devront se battre ensemble pour de faux. Il est clair qu'il allait devoir bien appuyer sur la notion de « faux ».

Mais pour l'instant, il était plutôt content de ses cours, même si au début il n'était pas très enthousiaste à l'idée d'occuper ce poste. Sirius était de ceux qui préféraient se retrouver dans les combats, sur la première ligne aux cotés de James, et quand on lui avait demandé d'être professeur, il avait vivement protesté. Puis Dumbledore avait insisté, lui disant qu'il participerait tout de même à toutes les réunions de l'ordre, et aux plus grandes missions comme MacGonagall, Flitwick, et les autres professeurs membre. Et puis, Sirius était vraiment très bon en DCFM, et Dumbledore avait besoin d'un excellent professeur pour former ses élèves. Sirius avait donc finalement accepté.

Et pour l'instant, il était content de ce choix. Il voyait ses amis toutes les semaines, participait aux réunions de l'ordre du phénix, et enseignait la matière qu'il aimait. Et de la première à la dernière année, les élèves paraissaient satisfaits de ses cours, et même les Serpentards. Il avait malgré tout appréhendait avant de se retrouver devant eux, notamment les septième années, mais finalement, ils n'étaient pas si méchant que cela.

Il est certain que des années auparavant, il aurait été comme les frères Prewett à leur faire des farces et à se battre contre eux à longueur de journée, mais la guerre fait murir, et depuis qu'il avait quitté Poudlard 5 ans plus tôt, il avait vu et vécu pas mal de chose qui l'avait fait grandir.

Maintenant, il avait presque pitié de ces Serpentard qui deviendront les mangemorts de demain, et il se disait avec regret que dans un an, il se retrouverait peut-être en face de l'un de ses anciens élèves lors d'une attaque, et qu'il devrait se battre contre lui.

Cette idée le répugnait, c'est pour cela qu'il l'avait mise dans un coin de sa tête, et ne souhaitait même plus y repenser.

Mais il faut dire que même si il ne l'avait jamais aimé, voir son frère ainsi le rendait malade. Il savait qu'au fond Regulus avait juste toujours voulu seulement plaire aux parents et qu'il n'était pas l'un de ses sorciers fous. Et sa cousine Narcissa encore moins. Certes elle était une sang-pur parfaite, digne jusqu'au bout des ongles, mais Sirius se souvenait encore de sa douceur et de sa tendresse sans limites. Jamais elle n'arriverait à se battre et à tuer.

Dire qu'elle avait épousé Malfoy durant l'été… Rien que d'imaginait Malfoy embrassant sa cousine lui donnait envie de vomir…

Après, il y avait Dolohov. Pour celui-là, aucun doute, son avenir était déjà tout tracé, et apprendre qu'il portait déjà la marque au bras n'aurait même pas étonné Sirius. C'était un mangemort né, et le pire est qu'il était dangereux, et très bon sorcier. Et sachant tout cela, Sirius devait quand même lui apprendre les techniques de défenses principales des aurors. Rhha ça le rendait malade.

Ensuite venait Travers et Wilkes. Pour eux non plus il n'y avait pas de doute à avoir. Ils étaient, comme leurs parents, tellement pressé de gravir l'échelon social qu'il en aurait vendu père et mère.

C'était également le cas pour Lewis, Crawford, et Hill ainsi que pour Gordon, Amar et Collins, même si ces derniers étaient de sang-mêlé. Les mangemorts avaient quand même besoin de chair à pâté à mettre en première ligne, et cela aurait été dommage pour eux de gâcher du sang-pur.

Et enfin venait Connor. Cette fille était et restait une énigme pour lui.

Il l'avait connu il y a très longtemps, avant qu'il ne quitte sa famille pour habiter chez son frère de cœur, James. Leurs parents étaient « amis », du moins, ils partageaient leur idéaux, et leur égocentrisme. A l'époque, Sirius haïssait la vie chez lui, parce que lui, il ne voyait pas les choses de la même manière que sa famille, et il était puni pour cela.

Ce qu'il détestait le plus chez les sang-pur, au-delà de leur intolérance monstre et de leurs préjugés, c'étaient leur prétention et leur couardise. Car même s'ils proféraient de nombreuses insultes et dictaient des ordres à tout le monde, peu agissaient réellement, et ils laissaient les autres faire à leur place.

C'est pour ça qu'au début, et malgré ce que tout le monde aurait pu penser, il aimait bien quand les Connor venaient leur rendre visite, dans la noble maison des Black. Pas pour l'ainé, Bradley, car celui-ci était l'image du fils parfait pour les parents Black, et ces derniers le traitaient comme tel, tandis que Sirius se faisait maltraité, ce qui avait suscité beaucoup de frustration pour Sirius. Non, il n'aimait pas Bradley, et leur relation n'avait pas évolué avec le temps.

Mais celle qu'il appréciait, c'était bien Rose.

Déjà, parce qu'elle était une très jolie petite fille, avec ses cheveux rouge, et sa petite bouille adorable. Et oui, déjà à cet âge Sirius était sensible au charme des jolies filles.

Mais, il l'aimait bien aussi parce qu'elle le faisait rire. Elle n'était pas plus haute que trois pommes, et se prenait quand même pour la chef. Elle rendait fou leur elfe de maison Keattur, en lui demandant des dizaines d'ordres à la fois, et passait des heures à débattre avec le vieil oncle Phineas sur l'Angleterre, dont elle ne faisait qu'énumérer les inconvénients, si bien qu'à la fin, Phineas se voyait obligé de se ranger à son avis.

Et puis, au-delà de tout cela, Sirius aimait bien la voir car elle au moins réagissait lorsque Sirius faisait ou disait quelque chose de mal. Elle le frappait, le mordait, le griffait. Ou du moins elle essayait.

Sirius se souvenait encore du jour ou une de leur disputes avec dégénérée, et qu'il en était vraiment venu aux poings. C'était la première fois que Sirius tapait une fille. Mais il faut avouer que même avec 5 ans de moins, elle sa battait bien, et même après les coups qu'elle prenait, elle en redemandait, encore et encore. Une vraie petite teigne à l'époque.

C'est pour ça que la Rose d'aujourd'hui le laissait perplexe. Car elle n'avait plus rien à voir avec celle de leur enfance. Enfin, pour sur on change en grandissant, mais à ce point-là, c'était quand même grave.

Elle n'était pas seulement très hautaine, puante et froide. Non, il y avait plus que ça. Elle était… glaciale. Elle ne souriait pas, ne riait pas, aucune chaleur humaine ne se dégageait d'elle. Elle se contentait de garder la tête haute, et de foudroyer d'un coup d'œil ceux qui avait le malheur de croiser son regard.

Mais une seule chose n'avait pas changé chez elle, et Sirius n'avait pu s'empêcher de le remarquer. Elle était toujours aussi belle.

L'adolescence l'avait transformé en une femme, élancée et doté de très jolie forme, et très élégante.

Ses yeux ressemblaient à deux perles des lagons, et ses cheveux flamboyant lui donnaient cet air de fille rebelle, qu'elle n'était malheureusement plus.

Sortant de sa pause nostalgique, il se rendit compte qu'il observait la jeune fille fixement, et qu'elle aussi l'avait d'ailleurs remarqué à en juger par le regard dégouté qu'elle lui lança.

Sirius n'aimait pas ces regards. Ce n'était tellement pas elle ! Pourtant, il fallait bien croire que si. Son frère avait surement dû se charger de son éducation durant ses dernières années.

Il se demanda vaguement pourquoi il apportait tellement d'importance à ce changement de comportement, mais chassa cette question au fond de son esprit, et revint à son cours.

Tara suivait studieusement le cours de DFCM, qui portait aujourd'hui sur le patronus, lorsque le professeur Black s'arrêta de parler pour la regarder. Elle échangea un coup d'œil étonné avec Narcissa, qui elle aussi l'avait remarquée.

Puis il reprit son cours.

Finalement, Regulus avait peut-être raison sur son frère lorsqu'il le qualifié de 'babouin attardé'. Cette comparaison avait d'ailleurs été très appréciée dans la salle commune des serpents, et c'était maintenant ainsi que les verts et argent l'appelaient.

« La formule spero patronum peut paraître facile à utiliser, disait-il, mais si vous n'avez pas un souvenir assez puissant, elle ne marchera pas. Et dites-vous bien que fasse au détraqueur il va vous en falloir un extrêmement puissant. C'est pour ça que je veux que vous commenciez à chercher dans votre esprit un de vos souvenirs les plus heureux, c'est vraiment très important, et ce sera votre devoir pour la semaine prochaine. »

Chacun sortit son agenda afin de noter la dernière information, tandis qu'il écrivait au tableau le titre de la prochaine partie : La forme corporelle du patronus.

Le cours avait beau être particulièrement intéressant, les élèves étaient très fatigués en ce vendredi après-midi, et il devenait de plus en plus difficile de rester concentré et de suivre le cours.

Certain avaient déjà abandonné, et vaqué donc à d'autres occupations, silencieusement bien sur, pour ne pas que le prof les rappelle à l'ordre.

Parmi eux, deux jumeaux très célèbres de Gryffondor. Reconnaissable entre tous grâce à leur chevelure rousse, les frères Prewett s'ennuyaient à en mourir, et cherchaient une occupation pour l'heure à suivre.

Et quand leurs yeux se posèrent sur une chevelure rouge à l'autre bout de la salle de classe, les deux frères échangèrent un sourire, sachant qu'ils avaient la même idée pour se sortir de leur ennui...

Quelques instants plus tard, un papier roulé en boule atterrit sur la table que Tara partageait avec Narcissa. Elle s'en empara tout en lançant un regard noir aux jumeaux tandis que Clarisse Michigan au premier rang posait une question au professeur.

Clarisse était une Gryffondor populaire, sûre d'elle, à la jupe ultra courte et maquillait comme une poupée, que Tara trouvait particulièrement pathétique. C'est elle qui avait reformé cette année le SFF qui avait existé quelques années auparavant : Le Sirius Fan Club, composée de quelques dizaines de filles en manque d'affection et complètement gaga devant la beauté de leur prof de DCFM. Bon, c'est vrai qu'il était quand même très mignon, mais traître à son sang avant tout pour Tara.

Enfin, Clarisse faisait depuis la rentrée tout pour attirer l'attention de leur charmant professeur en posant questions sur questions, et la plupart du temps inutiles. Mais son taux de participation en classe avait nettement augmenté quand même, et tout le monde en était impressionné. Même la trentenaire vielle fille MacGonagall, leur professeur de métamorphose, l'avait félicité. C'était vraiment rare de la voir s'occuper d'autres choses que de son énorme popotin.

« Mais professeur Black, dit-elle de sa voie faussement mielleuse. Pourquoi doit-on apprendre à nous défendre contre les détraqueurs s'ils sont du côté du ministère de la magie ? »

« C'est une question très intéressante miss Michigan, et je comprends tout à fait que cela vous préoccupe, répondit-il avec un sourire pour l'élève qui battit stupidement des cils (Tara eu une subite envi de vomir). Et bien avant tout je dirais que les détraqueur sont des créatures magiques dangereuse, malgré le fait qu'elle soit au service du ministère, et il est toujours bon de savoir comment ce débarrasser de toutes créatures magiques peu importe leur nature. Ensuite, comme certains d'entre vous l'auront peut être remarqué s'ils lisent les journaux, de plus en plus de témoignages relatent une attaque semblable à celle du détraqueur. Les victimes parlent du froid intense, glacial qui s'empare d'eux, puis du sentiment atroce de désespoir, comme si toute joie les avait quittés. Enfin, ça c'est pour ceux qui s'en sortent. On en a conclu que certains détraqueur devaient se balader dans le pays, et les aurors sont à leur recherche ne vous inquiété pas. Alors imaginez si tous les détraqueur d'Askaban décidé de changer de camp ? C'est une possibilité alors le ministère veut que vous soyez prêt à vous défendre contre eux. Mais ne vous inquiétez pas, s'empressa-t-il d'ajouter en voyant Ariane Stanley la farouche lui lancer un regard effrayé, cela ne risque pas d'arriver, le ministère à la situation bien en main. Alors, pour en revenir à la forme corporelle du patronus on peut dire qu'elle…

-J'espère qu'il ne s'imagine pas avoir convaincu quelqu'un » chuchota Narcissa.

Tara acquiesça d'un signe de tête, et entreprit de dérouler la boulette de papier qu'elle avait reçu.

« Dis princesse des glaces, si on te lance un Patronus tu déguerpis comme un détraqueur ? (GP)

-Oui après tout vous êtes tous deux aussi glaciale. (FP)

-Et puis ça nous ferait des vacances. (GP) »

Tara trempa sa plume dans l'encrier pour répondre, se demandant intérieurement pourquoi elle prenait la peine de le faire.

« Et vous croyez que si on cumule vos deux cerveaux on peut espérer arriver à dépasser le niveau intellectuel d'un primate ? Parce que moi j'en doute. (RC) »

Elle lança le papier en pleine tête sur Fabian quand le prof eut le dos tourné. La réponse ne tarda pas.

« Arf oui j'avais oublié combien ta répartie était pourri Connor, encore une fois tu me déçois beaucoup. (FP)

-Non mais Fabian tu oublis que sa majesté est 'sang-pur' et par conséquent tellement parfaite de nature qu'elle ne peut pas faire encore mieux. C'est pour ça que tout est tellement décevant chez elle. (GP)

-Pas faux. Franchement quel cadeau d'être un sang-pur, on est bien mieux en impur. Ça te dit pas d'essayer princesse ? (FP)

Amer, Tara répondit.

« Sans façon merci, je préfère encore me faire bouffer par le calamar géant. En tout cas Prewett numéro 2 c'est bien que tu te souviennes de ma supériorité indéniable. (RC) »

Et les jumeaux répondirent.

« Alors là, n'hésites pas ! Après tout ce n'est pas comme si tu allais manquer à quelqu'un. (FP)

-Ça c'est clair ! Je crois pas que ce soit possible ne serait-ce qu'apprécier passer un moment avec toi. Ta Superbe supériorité donne envie de vomir tu vois ? (GP)

-Je suis sûr que même ta mère désespère d'avoir mis au monde quelqu'un comme toi, qui ne le serait pas ? (FP) »

Sa mère, non mais comment osaient-ils parler de sa mère ? Ils ne connaissaient rien de sa vie ! Elle ferma les yeux un instant pour se calmer, mais cela ne servit à rien du tout. Tara n'aimait pas beaucoup de choses au monde, mais ce qu'elle détestait par-dessus tout c'était bien qu'on parle ainsi de sa mère, car celle-ci avait énormément compté pour elle, et même après sa mort, Tara ne cessait de penser à elle. Et elle ne supportait pas qu'on en parle, comme un sujet tabou en quelque sorte.

Avec rage, la jeune fille brula le papier d'un coup de baguette magique, ce qui fit sursauter sa voisine très bruyamment, et toute la classe, professeur compris, se tourna vers elles, au plus grand plaisir des jumeaux Prewett.

« Miss Connor, vous vous ennuyait au point de vouloir mettre le feu à la classe ? Lança ironiquement le professeur Black.

Tara, déjà très énervé par les répliques des jumeaux, le toisa d'un regard qui surpris le professeur et lui répondit sans même vraiment réfléchir à ce qu'elle disait, tant elle était rageuse.

« Je m'ennuie grandement certes, mais ce n'est pas à la classe que j'aimerai mettre le feu si vous voyez ce que je veux dire, dit-elle insolemment en jetant un regard meurtrier aux frères Prewett, qui le lui rendirent bien.

Oubliant où il se trouvait Fabian lui répondit à travers la salle.

« Vraiment pas, peut-être pourrais-tu être plus explicite ?

-T'as besoin d'un dessin ou tu préfères une simulation, lui dit-elle, la baguette entre les doigts.

-Ils ont fait quoi encore ? demanda Regulus en soupirant.

-On s'en fou, renchérit Wilkes, toutes les occasions sont bonnes pour faire chier nos amis les Gryffons.

-La réciproque est également vrai monsieur le vil serpent, répliqua un ami des Prewett, Nils Varon.

-Oui, sauf qu'entre le vil intelligent et le courageux stupide pas besoin d'être sorcier pour savoir qui l'emporte Varon, renchérit Tara.

Les deux camps de protagoniste, en uniforme vert d'un coté, et rouge de l'autre, en étaient à se foudroyer du regard lorsque le professeur Black reprit les choses en main. Mais, alors que plusieurs personnes avaient participé à cette 'conversation inappropriée' en cours de DCFM, il ne s'en prit bizarrement qu'à Tara.

« Et bien miss Connor quand vous aurez fini de vous croire au trois balais une bierreaubeurre à la main à nourrir des conversations inutiles vous me le direz que je puisse reprendre mon cours. »

La jeune fille planta un regard étonné dans celui de son professeur, se demandant s'il était sérieux. Il n'y avait pas qu'elle dans l'histoire ! Avait-il au moins fait attention à ce qui c'était dit ? Parce que aux yeux de Tara cette échange était loin d'être une conversation amicale des Trois balais. « Non mais quel prof stupide, je vous jure » pensa-t-elle.

Voyant qu'apparemment il n'avait pas l'air de plaisanter du tout, la jeune fille, au lieu de se calmer comme elle l'aurait du, s'énerva. Ce n'était pas un sale traître à son sang qui allait la rabaisser comme ça, professeur ou pas. Et hors de question qu'elle laisse à ses Gryffons de malheur une occasion de se foutre d'elle.

Elle dégagea d'un coup d'épaule la main de Narcissa qui, voyant bien que la jeune fille fulminait, avait tenté de la calmer d'une pression rassurante, et, retenant un 'babouin attardé' qu'elle avait sur le bout des lèvres, déclara de sa voix la plus hautaine et méprisante possible :

« Et quand vous vous aurez compris que les ¾ de cette classe ont qu'une envie c'est d'être en week-end, et qu'ils s'en contre-fichent comme de l'an 800 de votre cours, peut-être pourriez-vous arrêter d'imaginer parler à des incultes, alors qu'au fond ce que vous racontez n'a aucun sens et que tout le monde dans cette classe l'a compris sauf vous ? Et même les Gryffondor, c'est bien la preuve de la stupidité de ce que vous avancez. Alors si vous l'ignoriez laissez-moi-vous apprendre une chose : le ministère ne contrôle strictement rien. Et si vous êtes là pour faire de la pub, vous pouvez aller prêcher ailleurs. »

Bon d'accord, elle y était allée fort, et avait même menti. Elle aimait bien les cours de DFCM, car Sirius était intéressant. Mais il est vrai, c'était même un fait avéré, que le ministère de la magie ne contrôlez plus rien. C'est bien pour ça que Dumbledore avait du créer l'Ordre du Phénix, la seule organisation causant du tord aux mangemorts. Ce vieux sorcier était peu être fou, il faisait néanmoins preuve d'une grande clairvoyance (contrairement à la majorité des sang-purs que Tara côtoyait), et savait que pour faire reculez les attaques du seigneur noir, il fallait être prêt à faire des sacrifices, et à se battre. Car contre les armes, on ne peut répondre que par les armes.

Un grand silence pesa sur la salle de classe après l'intervention de Tara, mais qui fut bientôt brisé par les réactions de chacun. Côté Gryffondor, les élèves prenaient des airs scandalisés. Clarisse Michigan mima une expression outrée avec son sbire de poupée Barbie qui lui servait de voisine et Ariane Stanley se mordit la lèvre, ayant peur à l'avance de se qui allait suivre. Une vraie chiffe molle celle-là, on se demande ce qu'elle faisait à Gryffondor.

Chez les Serpentards, on s'éclaffa et ricana plus ou moins bruyamment, sauf dans le cas de Regulus et Dolohov, qui se permirent un simple rictus, et Narcissa, qui semblait implorer silencieusement du regard son cousin de ne pas prendre en compte la réplique de la jeune Connor et de continuer son cours afin que tout le monde oublie ce débordement. Mais le professeur Black ne l'entendait pas de cette manière.

Sirius, d'abord choqué qu'elle lui parle ainsi, se surprit à penser que finalement elle n'avait pas si changé que ça la petite teigne des Connor. Puis, les mots qu'elles avaient utilisés prirent peu à peu un sens dans l'esprit de Sirius qui, régissant au quart de tour comme à son habitude, s'énerva. Il ouvrit la bouche afin de lancer une de ses piques bien senti, et de répondre ainsi à la tirade de la femme fille. Mais il se rendit compte que cette attitude n'était pas celle d'un homme de son age, et encore moins d'un professeur. Il se pinça donc l'arrête du nez, un de ses tics dont il n'arrivait pas à se débarrasser, et se mit à réfléchir au meilleur moyen de répondre à cette adolescente insolente, et de l'énerver le plus possible subtilement. Et pour ce faire, il décida de prendre exemple sur son ami le lycanthrope Rémus Lupin, qui énervé arrivé à garder un ton calme et froid, qui m'était soit extrêmement mal à l'aise ceux qui l'entendaient ou extrêmement en colère, et leur faisait perdre leurs moyens. C'est en imitant ce ton qu'il répondit à la jeune fille.

« Vous prétendez savoir beaucoup de choses pour une fillette de 17 ans, et même si je pense savoir d'où vous tenez ces idées (« ah tiens, se dit Tara, mon père est encore de la partie »), sachez que celles-ci sont totalement erronées. Il serait certes stupide de dire que le monde magique ne connait aucun désagréments ces temps ci, mais il est bien pessimiste, de votre part de condamné le ministère. Ou optimisme, après tout, chacun ces idées mademoiselle. Tout ça pour dire que je vous trouve bien prompte à juger des choses dont vous ne comprenez même pas le sens. Débarrassez vous de vos utopies et essayer de regarder la réalité autrement que comme on vous l'a apprit, et vous verrez que ce sont plutôt le genre de discours comme vous venez de le prononcer que l'on qualifie de 'stupidité'. Maintenant Miss pour en revenir au cours si vous vous ennuyait ici ce n'est pas mon problème. Si ça ne vous intéresse pas et que vous ne vous sentez absolument pas concerné par ce que je 'prêche' je ne compte pas faire l'effort de vous gardez ici. Alors veuillez sortir maintenant.

Comme Sirius l'avait imaginé, la jeune fille s'énerva. Intérieurement certes, mais tellement fort que personne ne pus ne pas le remarqué. Son teint rougit fortement, jurant avec ses cheveux, ses mains serrèrent sa baguette, et ses yeux s'agrandirent de fureur. Sirius ne pu s'empêcher de sourire, mais retrouva tout de suite un air neutre. De un, ça ne faisait pas crédible et de deux, il n'avait même pas compris pourquoi la voir s'énerver l'avait attendri. Ce n'était qu'une petite sang-pur ignorante et une futur mangemort après tout.

-Parfait, dit elle avec rage en rassemblant ses affaires, et en se dirigeant rapidement vers la sortie.

-Oh et j'oubliais mademoiselle, rajouta-il lorsqu'elle passait la porte. Comme j'aurais le plaisir de vous voir tout les soirs de la semaine prochaine en retenue, profitez bien de votre week-end ! »

« Quel con ! » hurla-t-elle intérieurement alors qu'elle entendait encore les ricanements des Gryffondors à l'intérieur de la salle. Elle se dirigea d'un pas rageur vers la salle commune des Serpentards. Après avoir déposé ses affaires, elle entreprit de terminer un devoir de Métamorphose pour se calmer. Puis, voyant qu'elle avait encore une demi-heure à tuer, elle décida de flâner dans les couloirs en attendant Regulus et Narcissa.

Mauvaise idée, car elle eut tout le loisir de repenser à son emportement en cours de défense. Un tel comportement n'était pas dans ses habitudes, elle qui d'ordinaire arrivait à rester calme et froide face à toutes situations, elle s'était vraiment emportait. Il allait vraiment falloir qu'elle arrive à entendre des choses sur sa mère, sinon son frère allait finir par entendre parler de ses débordements, et là, ça allait chauffer 5 minutes pour elle. D'autant plus que le regard que Dolohov lui lança avant qu'elle ne sorte de la salle ne la laissait pas sereine. Tara était persuadé que si Bradley devait apprendre de quelqu'un ses mauvais comportements, se serait bien de Dolohov. Il était copain comme cochon ces deux là.

Tout comme les deux Prewett. Ceux là, c'était vraiment des abrutis de première ! Ils ne paieraient rien pour attendre, surtout qu'à cause d'eux elle s'était énervé et avait… légèrement dépasser les bornes. Enfin, elle n'aurait jamais osé répondre ainsi à un professeur à cause d'une dispute avec les Gryffons.

Non, en fait, tout ça c'était de la faute de Black après tout. Le discours qu'il avait prononcé l'avait mise juste… hors d'elle, et elle en tremblait encore de rage. Heureusement qu'elle été vite sorti de la pièce car elle aurait pu faire un massacre. C'était juste à cause de lui qu'elle s'était énervée ainsi. Quel petit bouffon, traître, suffisant, prétentieux, cynique, arrogant, … Rhàà ! Il lui donnait envie de hurler.

Alors comme ça il l'a prenait pour une fillette stupide ? Non mais de quel droit osait-il la juger ainsi ? « Peut-être de la manière que toi tu te permets de le juger…, » lui souffla une petite voix sournoise à son oreille. « Toi, tais-toi », la coupa-t-elle.

La sonnerie annonçant la fin des cours la sortit de ses réflexions, et c'est avec un soupire qu'elle retourna à sa salle commune, tout de même bien décidé à profiter de son week-end.

Et surtout, elle devait se préparer psychologiquement à la semaine qui allait suivre.

Oui, Rose Tara Connor détestait toujours autant l'Angleterre.


Voilà, et oui déjà la fin, mais la suite est en cours d'écriture ;)

N'hésitez pas à me dire si ça vous a plut ou non :)

Bisous, Lima.