Me revoilà, avec un second chapitre.

Visiblement, le premier ne vous a pas déplu, alors on continue !

Stiche38 et Jessie943 ce sera effectivement un SwanQueen, mais peut être pas comme vous l'attendez...

Sans plus attendre, je vous laisse à vos écrans...


Chapitre II: Coraline

Le son du réveil, à sept heures, avait sorti Emma d'une nuit sans rêve, ponctuée de réveils par intermittence. Une de ses nuits peu agréable sans pour autant être cauchemardesque. Comme souvent les matins, Emma était en retard et bientôt Marie-Margaret frappa à la porte en indiquant: "Emma, dépêche toi, nous allons être en retard encore". Ce qui la fit sourire, les choses n'avaient pas tellement changé finalement. Heureusement que le campus universitaire était si proche de son appartement.

La matinée s'était passée sans encombre. Emma et Marie-Margaret suivait les mêmes études juridiques et bien souvent, le choix de leurs options était identique. De ce fait, elles passaient une grande partie de leur temps ensemble, faisant paraître le temps des cours moins longs. Du moins c'est ce qu'elles pensaient. La pause déjeuner était arrivée. Une pause qui se résumait souvent en marathon et qui aboutissait à un sandwich à la cafétéria.

- Bon, dis moi, nous avons un nouveau cours qui commence aujourd'hui, c'est bien ça ?

- Oui, le cours de droit des affaires commence à 13h, et pendant 3h ! Et apparemment d'après ce que j'ai pu comprendre l'enseignante n'est pas très indulgente avec les retardataires, ni avec les autres d'ailleurs.

- Pourquoi, ai-je l'impression de me sentir visé en ce qui concerne les retardataires ?

- Peut être parce que tu es souvent en retard. Mais rassure toi, tu as une super amie, qui a un super outil magique qui s'appelle une montre et qui peut t'éviter une sentence impitoyable.

- Marie-Margaret, tu as un ego surdimensionné.

Sur ces dernières paroles, elles avaient échangé de bons rires. Elles prirent alors le chemin de l'amphithéâtre pour ce fameux cours. Il n'était pas 13h lorsqu'une femme d'une trentaine d'année, aux cheveux bruns mi-longs et aux yeux marrons, s'était installée au bureau. A 13h, tout juste, elle refermait la porte de l'amphithéâtre. Elle était effectivement très ponctuelle. Le cours commença par une brève allocution de l'enseignante.

" Je me présente, je suis Regina Mills-Colter, votre professeure de droit des affaires pour ce semestre. Certains me connaissent déjà, je suis quelqu'un qui apprécie que les règles soient respectées. Je ne tolère aucun retard, aucun écart de conduite. Si vous respectez les règles, tout se passera pour le mieux".

Ce petit discours semblait avoir eu l'effet escompté au regard du silence qui régnait désormais dans l'assemblée. Une certaine prestance et une certaine assurance débordait de cette femme. Ce cours promettait d'être intéressant.

"Je ne tolère aucun écart de conduite". Non mais tu l'as vu, on se croirait dans un centre de répression. Sa réputation l'a précède réellement. Elle est aussi austère que son tailleur. Dit Marie-Margaret en sortant du cours.

"Aussi austère que son tailleur" ? Tu vas peut être un peu loin dans la description, tu ne crois pas ?

Son tailleur était noir. Le noir est austère... Et elle paraît très autoritaire et austère.

Seul l'avenir le dira. Mais tu y vas peut être un peu fort en parlant de centre de répression.

Tout juste ! Que fais-tu maintenant ? Tu rentre chez toi ou tu veux que l'on aille boire un verre quelque part ?

Je pense que je vais rentrer chez moi travailler. J'ai du retard dans l'apprentissage des cours. Avec le décès de Granny, j'ai eu beaucoup de chose à gérer et peu de temps à accorder à mes cours.

Bien, comme tu le souhaites. Dit Marie-Margaret légèrement déçue mais comprenant son amie.

C'est sur le parvis de l'université que les deux amies se séparèrent. De retour chez elle, Emma retrouva son havre de paix. Son appartement a toujours eu ce pouvoir apaisant sur elle. Les murs étaient peint d'une couleur pastelle et la grande baie vitrée du salon, surplombant la ville donnait le sentiment de pouvoir tout contrôler. Elle s'installa finalement à son bureau, situé dans un petit coin du salon. Le retard qu'elle avait accumulé commençait à être important. Déterminée, Emma commença l'étude des longs ouvrages.

Cela faisait plus de quatre heures qu'Emma travaillait. La nuit était tombée, laissant place aux lumières de la ville. Alors qu'elle s'apprêtait à préparer à dîner, Emma repensa à cette enseignante, Madame Mills-Colter, qui ne l'avait pas laissé indifférente. Certes, elle semblait être très exigeante mais dans un sens, sa forte personnalité lui faisait penser à Granny.

La semaine fut chargée pour Emma. Toutefois, elle était parvenue à rattraper une partie de son retard, tout en assistant à l'ensemble des cours. Emma avait décidé de rentrer à Boston pour le week-end. Elle ne pouvait pas se permettre de laisser l'entière gestion de la maison à Marco. Elle avait pris la route dès la fin des cours.

L'automne était arrivée et les feuilles des arbres commençaient à tomber, laissant un large tapis au sol. Le jardin de la maison familiale offrait un joli spectacle. La tâche d'Emma était toute trouvée pour ce samedi ensoleillé. Alors qu'elle ramassait quelques feuilles, un jeune homme, au cheveu châtain fit irruption dans le jardin.

Emma Swan, l'étudiante New Yorkaise, à Boston !

August, comment vas-tu ? Je ne t'ai pas vu depuis longtemps. Je te remercie encore pour ton message lors du décès de Granny.

Granny comptait beaucoup pour moi. Je suis sincèrement désolé de ne pas avoir été là à ce moment là.

Ne t'inquiète pas, tu as un emploi qui te prend du temps et je le sais parfaitement. Comment se porte la société ?

Nous avons obtenu de nouveau marché, notamment avec des sociétés de production cinématographique.

Mais c'est génial ! Granny serait contente de l'apprendre.

Granny était une experte dans les affaires. Ses conseils ont été précieux pour maintenir le bon niveau de la société lorsque je l'ai repris.

Granny avait fondé sa propre société de vêtements très tôt. Un pari pour une jeune d'une vingtaine d'année dans l'Amérique des années 60. Mais qu'elle avait su relever avec son talent de couturière. La société s'était rapidement imposée sur le territoire national, puis bientôt à l'international. Lorsque l'heure de la retraite était arrivée, i ans, Granny avait souhaité qu'August Booth, le petit fils de Marco, reprenne la direction de la société.

Tu pourrais très bien travailler au service juridique après la fin de tes études. Nous avions évoqué cette idée avec Granny.

Je n'ai jamais envisagé ou souhaité travailler dans la société familiale, tu le sais. Je préférerais m'installer comme avocate, dans le droit de la famille ou des affaires, et plaider.

Ce n'est qu'une proposition, il n'y aucune obligation. Granny ne t'aurait jamais imposé quelque chose. Et tu es bien trop indépendante et avec un certain caractère pour que l'on puisse t'imposer quoique ce soit.

A ce moment, Emma lui avait envoyé des feuilles en guise de réponse. Ce à quoi August avait répondu de la même manière. Une bataille de feuilles en avait découlé, dans la bonne humeur et les rires. Ces deux là, c'était toujours parfaitement entendu depuis leur enfance.

Arrêtons, nous sommes en train de disséminer les quelques feuilles que j'avais rassemblé et ils m'en restent encore énormément à ramasser.

Je vais t'aider, a deux nous irons bien plus vite.

Emma et August avaient finalement terminé la journée à rassembler les feuilles du jardin. Le soir venu, Emma avait commander des pizzas et avait proposé à August de rester pour le remercier de son aide. Soirée qu'il avait accepté avec plaisir. La soirée s'était déroulée dans la bonne humeur, autour d'histoires passées. Une bonne partie du dimanche avait été rythmé par les travaux universitaires, puis par le tri des affaires de Granny. Emma n'avait pas d'autres choix que de le faire. Alors qu'elle triait de vieux papiers, Emma tomba sur une vieille photo qu'elle n'avait jamais vu. Elle représentait Granny avec une petite fille. Au dos, elle reconnu l'écriture fine de sa grand-mère: Coraline, printemps 1964. Dans un premier temps, elle avait cru reconnaître sa propre mère. Seulement, la mère d'Emma ne s'appelait pas Coraline mais Ingrid. Qui était cette petite fille ? Une seule personne pouvait être en mesure de renseigner Emma.

Marco, je ne te dérange pas ?

Bien sûr que non, entre, je viens de faire du thé.

La maison de Marco était chaleureuse, composée de meubles anciens, confortables. Ils s'étaient installés dans le petit salon quand Emma décida de se lancer.

Marco, en triant les affaires de Granny, j'ai découvert une photo. Photo qu'Emma lui tendit. Sais-tu qui est cette petite fille, Coraline ?

A cette question, Marco avait regardé Emma, sans aucune réponse. Quand tout à coup, il se leva et sortie de la pièce. Emma ne comprenait absolument pas ce qui se passait. Qui était Coraline que Marco semblait connaître. Quelques minutes plus tard, Marco été revenu, Emma pensant qu'elle avait peut être fait une erreur en posant la question, s'excusa et décida de rentrer chez elle.

Non, reste ici ! Lui dit Marco pour la retenir. Il est temps que tu le saches. Emma n'avait pas vu qu'il tenait entre ses mains une autre photo.

Que je sache quoi ?

Que tu saches qui est Coraline, la petite fille sur cette photo.

Tu es sûre, j'ai cru que tu ne voulais pas en parler. Même si j'ai bien vu que tu semblais la connaître lorsque j'ai prononcé son prénom.

Coraline est la fille de Granny et de ton grand père. Emma tentait d'encaisser l'information. Pourquoi Granny ne lui avait jamais parlé de Coraline, ni même Marco.

Mais Granny n'a pas eu d'autre enfant que maman. Je ne comprends pas !

Ingrid est la fille cadette de Granny. Elle avait une grande sœur, Coraline, qui avait quatre ans de plus. Marco lui tendit alors la photo qu'il avait entre les mains depuis son retour. Sur celle-ci, trois enfants souriant étaient installés sur une balançoire. Ta mère est au milieu, entourée de Martin, mon fils et de Coraline.

Qu'est-il arrivée à Coraline ? Elle est décédée ? Se risqua à demander Emma.

Coraline est vivante. Mais pour Granny, elle n'existait plus. Elle ne voulait plus en parler.

Alors où est-elle ?

Je l'ignore. Coraline et Granny ont eu, un jour, une grosse dispute. Elle devait avoir un peu près ton âge. Coraline a fait sa valise, a quitté la maison et n'est jamais revenue. Granny voulait absolument qu'elle travaille dans sa société, mais Coraline a toujours refusé.

Elle est partie pour cette raison ? Mais Granny n'a jamais cherché à la retrouver ?

Je n'en sais pas plus que toi. Elle a essayé de la retrouver mais nous n'avions pas tous les moyens existant aujourd'hui. Les recherches ont été infructueuses. A partir de ce moment, Granny a baissé les bras, et a décidé de ne plus en parler. Les années ont passé, sans avoir de nouvelles de Coraline.

Emma était abasourdie par les paroles de Marco. Elle ne reconnaissait pas Granny. Cette femme si forte, déterminée, avait abandonné, c'était inenvisageable. Ce soir là, lorsque Emma rentra chez elle et qu'elle regarda la grande horloge du salon, il était bien trop tard pour reprendre la route pour New York. Elle décida de ne rentrer que le lendemain matin. Mais prit le temps d'envoyer un message à Marie-Margaret pour qu'elle ne s'inquiète pas de son absence.

Le week-end s'était avéré finalement plus mouvementé que prévu initialement. Emma était déterminée à retrouver Coraline. Comme l'avait souligné Marco, avec les moyens existants, peut être qu'elle parviendrait à la retrouver. Coraline représentait le dernier lien familial vivant d'Emma.


Alors, toujours partant pour la suite ?