Yo mina !
Voici donc la suite des aventures de Naruto. Au programme rencontre avec les principeaux personnages et surtout avec Gaara !
Au fait, je pense avoir un rythme de parution d'à peut près un chapitre toutes les deux semaines. Enfin normalement ^^'. Mais je ne promets rien.
Sur ce, bonne lecture !
Plus jamais seul
Chapitre 2 : Dégages de là !
Cela faisait à peine une heure que j'étais arrivé dans ce lycée que j'étais déjà fiché comme individu notoire. C'est vrai qu'écoper d'une heure de colle dès son arrivé cela ne fait pas très reluisant. Ce qui m'a surtout fait rire, dans le mauvais sens du terme je précise, c'est le motif : retards invétérés et manque de respect au professeur. C'est hallucinant ! Bon, je veux bien admettre que la deuxième partie est plus ou moins vraie. Je n'aurais pas dû rentrer dans le jeu immature de cet individu se réclamant du corps enseignant. Mais je n'y peux pas grand-chose si je démarre au quart de tour dès qu'on me cherche des noises. C'est vrai que là je l'ai quelque peu cherché. Mais par contre la première partie, elle me rend furax. Sérieux, ce gars il avait complètement zappé que je débarquais, alors où est-ce qu'il a pu trouver que j'avais des retards invétérés. Notez qu'il a utilisé le pluriel, pour donner plus de poids à la chose j'imagine. C'est vrai que retard invétéré au singulier ça le fou moins bien sur le papier et que surtout c'est superfétatoire puisqu'un seul retard ne peut, par définition, pas être un acte répété. J'en ai quand même dans la caboche pour philosopher comme ça sur finalement vraiment pas grand-chose.
Mais bon, ce n'est pas le problème le plus urgent pour le moment. Il y a un véritable autre problème qui s'est imposé ce coup-ci quelques heures à peine après ma rentrée tardive. Ben oui, c'est possible, il y a pire que cet enseignant barjo. Figurez-vous que non seulement il gâche mon image dès le début des cours mais en plus il m'installe à côté de monsieur la coqueluche du lycée, d'après ce que j'ai pu comprendre. Imaginez mon ennuie quand je me suis retrouvé avec une bande de furies bourrées d'hormones en ébullitions qui me beuglent dans les oreilles à coup de « Sasuke-machin » par-ci, « Sasuke-machin » par-là. Vous l'aurez compris mon voisin de table n'est autre que le génialissime, le brillant Sasuke Uchiha, descendant d'une illustre et noble famille. Il a beau être considéré comme un génie je ne vois pas ce que toutes les filles lui trouvent. Il est froid, taciturne et ne leur accorde aucun regard. Un vrai iceberg ! Même si je dois avouer que dans le genre brun ténébreux, c'est un canon. Les cheveux couleur de jais, les yeux ébène avec ce je ne sais quoi qui vous glace le sang quand il daigne vous regarder, l'archétype même du garçon mystérieux. C'est sans doute cela qui attire les filles.
Je n'ai jamais compris d'ailleurs ce qui peut bien être attirant dans ce genre de personnalité. Comparé à lui moi je fais tache. Je suis tout son contraire, blond, les yeux bleus comme l'azur et toujours jovial. J'ai horreur des personnes taciturnes comme lui et préfère nettement être entouré de bruit. Ma plus grande peur est de me retrouver seul. Donc je ne comprendrais jamais les personnes qui ont besoin de solitude et fuient le contact humain.
La pause de midi arrive vite et je vois accourir vers moi au pas de course une horde de filles. Je me disais bien que je sentais sur moi des regards insistant depuis le début des cours. Elles me trouvent sûrement irrésistible à tel point qu'elles me rentrent dedans non pas pour m'embrasser ou se coller à moi mais pour m'éjecter tout bonnement.
- Dégages de là andouille !
Que la réalité est cruelle parfois. Bien sûr que ce n'est pas moi sur qui elles se jetaient mais sur Sasuke, l'idole de ses dames. Je pourrais aisément en rire si c'était dans ma personnalité, mais désolé je suis du genre à râler plutôt que de me laisser faire gentiment.
- Eh ! Je ne suis pas un jouet qu'on peut balancer aux ordures comme ça !
Peine perdu. Je n'ai même pas le droit un petit regard. Elles ne se rendent pas du tout compte de ma présence et piaillent sans discontinuer. Elles se battent même pour avoir une place au premier rang, griffant par-ci, mordant par-là et jouant des coudes et des hanches pour pousser les autres et se faufiler auprès de Sasuke. J'hésite à essayer de reconquérir la place qui me revient de droit. Ces filles sont tellement sauvages que je suis sûr que je ne survivrais pas si je tentais le coup. Il serait sans doute plus sage de patienter jusqu'à la fin de la pause de midi. Le problème c'est que je ne suis pas du genre sage et j'aime particulièrement me fritter au gens alors je fonce dans le tas. Conséquence : je me fais lamentablement repousser et atterris sur les fesses.
- Tu ferais bien d'abandonner, me dit-on alors qu'une main apparait devant mes yeux.
Je lève la tête vers mon interlocuteur, un brun aux cheveux hirsutes qui à l'air plutôt amical. Même si je me demande ce que ses deux triangles rouges tatoués chacun sur l'une de ses joues peuvent bien signifier. A la ville, on trouve vraiment des énergumènes de tous les genres.
- Kiba Inuzuka, me dit-il en agitant sa main sous mon nez.
Je comprends qu'il veut m'aider à me relever et saisie donc cette main tendue qui me remet sur mes jambes. Je me rends compte qu'il n'est pas seul et que tout un groupe nous entoure.
- Elles sont barges ses filles, dit le dénommé Kiba en secouant la tête.
Je suis bien d'accord avec lui. Plus barge tu meurs. Pire que des groupies et encore le mot est faible. Je ne pourrais jamais supporter qu'on s'agglutine autour de moi de cette façon pour faire mon éloge. D'un certain point de vu, je le plein ce Sasuke Uchiha, rester impassible avec toute cette agitation. Vraiment, chapeau bas mon gars.
- Si je me souviens bien tu t'appelles Naruto n'est-ce pas ? Dit un garçon aux longs cheveux corbeau. Neji Hyuga.
Je rêve où se garçon n'a pas d'yeux ! Enfin ce n'est pas ce que je veux dire. On ne voit clairement que ses pupilles, son iris passe quasiment inaperçue. C'est quoi sa couleur ? Violet translucide délavé ? Je n'avais encore jamais vu ça. C'est dingue quand même. Je sais je m'extasie pour pas grand-chose en définitive mais quand même on ne rencontre pas tous les quatre matins un gars qui n'a, à première vue, aucune iris. Il faudrait peut-être que je songe à lui répondre, je vois bien qu'il commence à se demander ce qu'il se passe.
- Ouais, dis-je simplement dans un large sourire auquel il ne répond que par un bref signe de tête.
Lui, il n'a pas l'air aussi ouvert que le premier gars qui m'a adressé la parole.
- Galère. Elles me cassent les pieds à jacasser, souffla un autre.
Celui-là il avait l'air d'avoir un ananas sur la tête. Il portait une queue de cheval haute qui rebiquait dans tous les sens et arborait un air blasé. On dirait trop un vieux dans sa façon de se tenir. Vous savez il ressemble à ses personnes qui trainent toujours les mains dans les poches, le dos courbé et l'air pas du tout motivé. Fatigué avant d'avoir fait quoique se soit. Je ne crois pas qu'il doive facilement sortir de ses gonds. Ça pourrait être intéressant de voir jusqu'où je pourrais aller.
- Le râleur là c'est Shikamaru Nara, me dit Kiba. C'est un fainéant de première mais attention faut pas se fier aux apparences c'est un vrai génie.
Ce râleur comme l'avait dit Kiba venait une fois de plus de soupirer en mettant ses mains dans ses poches pour tout salut. Bon ça doit être ça façon d'être, autant ne pas lui en tenir rigueur.
Ce n'est pas tout ça mais il faudrait peut-être que je retrouve mon sac. J'ai besoin de mon portefeuille pour aller m'acheter quelque chose à manger. Je ne compte pas faire la diète à cause de quelques filles hystériques ! Alors que je me retournai vers ce qui était initialement ma place, je me retrouve nez à nez avec la version fille du gars de tout à l'heure. Les mêmes longs cheveux sombres et les mêmes yeux translucides. Ma parole ils se répliquent à la vitesse de la lumière ou quoi ? Ça doit être sa sœur jumelle je présume ou du moins quelqu'un de sa famille.
- Euh… je… tiens ! Dit-elle en me tendant mon sac de cours qui était en piteuse état.
Non d'un chien mais c'est des furies ses nanas, elles m'ont complètement bousillé mon sac préféré !
- T'es bon pour t'en repayer un nouveau, ria Kiba. Heureusement que ma petite Hinata te l'a ramené. Ah ouais, bas les pattes Naruto. Cette fille tu ne la touche pas. C'est ma copine compris.
D'un geste protecteur, le jeune homme passa un bras autour de la jeune fille et la serra contre lui.
- Kiba…
Mais c'est qu'elle est toute mimi à rougir comme ça cette fille. Rien à voir comparé à ses congénères. Je suppose que c'est la grande timide de la classe.
- T'inquiète Kiba. Merci Hinata, dis-je à l'intention de la jeune fille qui me fit un petit sourire en réponse.
- Je suppose qu'il va manger avec nous, dit le garçon à la queue de cheval. Galère, on est déjà assez nombreux comme ça. Pas vrai Chôji ?
Il venait de s'adresser à un garçon rondelet qui avait déjà en main un paquet de chips bien entamé et qui ne lui répondit pas quelque chose de très constructif à part un bruit bizarre. Mais l'autre semblait comprendre son langage aussi étrange que cela puisse paraitre.
- Pour moi ça marche, dit Kiba.
- Il a l'air d'un demeuré, dit Neji. Mais ça ne fera jamais que le deuxième.
Je sens qu'il règne une certaine tension entre Kiba et Neji. Ils ont l'air de se lancer des éclairs par le biais de leurs yeux. Je suppose qu'ils ne s'apprécient pas outre mesure. C'est peut-être à cause d'Hinata ?
Enfin bref, je crois que je me suis fait de nouveaux amis et facilement en plus. Le tout sans trop ouvrir la bouche.
Je suis donc mes nouveaux amis qui s'apprêtent à sortir. Apparemment on mange dehors. Ça m'arrange puisque de toute manière je devais sortir pour aller m'acheter quelque chose. Alors que je passe la pas de la porte, je me prends les pieds dans je ne sais quoi et finit par m'étaler de tout mon long par terre. Il fallait que ma poisse continue. Ce n'est vraiment pas mon jour de chance, je le savais. Je me suis éclater au sol et en plus il est doux et chaud. Minute, minute ! Un sol doux et chaud ? Ce n'est pas très concevable. A la limite je pourrais penser qu'effectivement le sol puisse être doux s'il y a de la moquette par exemple ou un tapis. Mais qu'est-ce qu'un tapis fabriquerait sur le pas d'une porte de classe ? Pareille pour la chaleur. Ça m'étonnerait fort que ce lycée ait investi pour un système de chauffage par le sol. Je serais dans un lycée de luxe autrement et aux dernières nouvelles ce n'est pas le cas. Conclusion ce n'est pas le sol !
C'est quoi cette odeur ? On dirait du sable chaud doré par le soleil. Je me croirais à la plage. Curieux de savoir ce qui peut sentir ainsi j'ouvre les yeux et me rend compte que finalement j'aurais du les laisser fermés. Un regard froid et noir me toise. Mais alors quels yeux ! On dirait une mer entre le bleu et le vert. J'aurais très bien pu m'y noyer si en ce moment ses deux orbes magnifiques ne me lançaient pas des éclairs. Revenant à la réalité je m'éloigne suffisamment pour voir en entier le visage de la personne sur laquelle je suis totalement aplati.
Un seul qualificatif me vient à l'esprit pour définir ce que je vois : magnifique. Un visage pale mais pas trop, un petit nez droit, de beaux yeux bleu-vert cernés de noir et un tatouage sur l'extrémité gauche de son front. Continuant mon périple, je m'attarde sur sa chevelure de couleur pour le moins inhabituelle. Entre le rouge et le bordeaux. Des mèches assez longues cachent son tatouage sur le devant mais malgré tout laissent son visage à découvert.
- Dégages.
Voilà ce que me dit ce beau garçon sur un ton monocorde ne trahissant aucune émotion. Son visage arrivait à rester impassible alors que moi j'étais dans la confusion la plus totale. A moins que j'ai mal entendu ce qu'il vient de dire. Après tout j'étais encore perdu dans la contemplation de son corps alors je ne pourrais être sûr de ses paroles. La seule chose d'explicite chez lui c'était ses yeux qui me transperçaient littéralement.
- Pardon ? Demandais-je pour confirmation.
- Tu m'écrases. Dégages de là.
Ah j'avais bien entendu finalement. C'est bien ce qu'il me semblait ce jeune homme à la douce odeur de plage était froid comme de la glace. Je finis par me relever en m'excusant ayant constaté la promiscuité entre nos deux corps. Une fois debout je voulu l'aider à se relever mais celui-ci était déjà sur ses pieds et partait sans demander son reste, entrant dans la salle de classe. Il se retourna à peine pour me lancer par-dessus l'épaule au dernier regard noir. Je ne pus que frissonner à cause de ce contact visuel qui contrastait totalement avec la chaleur de son corps.
- Qui est-ce que c'était ce gars ? Demandais-je une fois dehors.
- Houlà ! Celui-là je ne te conseille pas de l'approcher, me dit Kiba. Il est complètement taré. Il s'appelle Gaara et il ne parle à personne. Il est toujours assis seul au font de la classe.
Gaara. Un nom bien étrange pour une personne qui semble l'être tout autant.
Voilà.
A la prochaine !
