Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi

Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi... (ouin).

Genre : définitivement n'importe quoi.

Personnages : Dudule en premier lieu, ensuite on va bien voir.

Couple : Je ne sais pas.

Commentaire : je sais, j'ai encore plein de fics sur le feu, mais j'ai envie de m'amuser alors voila mon dernier délire, enfin sa suite. Et oui, je persiste et je signe.

Bonne lecture

Hahn tah Yhel


Le monde, mes potes et moi

Chapitre 1) Premier jour de travail en entreprise

Bonjour !

Je dois me représenter ou vous vous souvenez de moi ?

Et oui, c'est encore moi, Duo Maxwell.

Contents de me revoir ?

Non, ne répondez pas.

C'est mieux.

Euh, j'en étais où ?

Ah oui… l'apprentissage….

Bon… quand faut y aller, faut y aller.

Donc, j'ai commencé un froid matin d'Octobre. Pluvieux, moche et tout.

Un temps d'automne quoi.

Et j'avais pas envie d'y aller en fait.

Mais comme j'avais signé.

J'y suis allé.

Et avec le sourire.

Bon, le réveil c'était pas trop ça en fait…

Ma mère m'a sauté sur le ventre à l'aube.

Aussi excitée que si c'était son premier jour à elle.

Elle a tout pris en main comme si j'avais quatre ans et que c'était mon premier jour d'école.

Grave non ?

Surtout pour quelqu'un qui voulait me rendre indépendant.

Mais bon…

Je ne refuse jamais un bon petit déjeuner maison.

Vous me connaissez non ?

Une fois nourri, douché et habillé je me suis lancé dans la pluie et le vent, destination boulot.

Je me disais : « C'est le premier jour, on va faire connaissance, ils vont me montrer les locaux, m'expliquer le travail, ça sera sympa… »

Tu parles !

J'étais à peine arrivé que le patron me gueulait dessus.

Et oui.

Faut dire que j'ai un peu tendance à occulter certaines choses…

Comme mon véritable prénom.

Ou plus exactement mes prénoms, parce que j'en ai trois.

Merci maman.

Pas que je les aime pas, noooonnnn…. Juste que j'ai du mal avec eux.

Vous aimeriez vous, vous appeler Démétrius Ulrich Orion ?

Franchement…

D'ailleurs même ma mère ne m'appelle jamais comme ça, trop long.

Même si c'est elle qui les a choisit à la base.

Démétrius parce qu'elle étudiait l'histoire à un moment et que c'était un nom prisé par les rois en des temps reculés.

Sans commentaire.

J'ai pas vraiment la tronche d'un roi.

Mais bon.

Ulrich parce que c'était le nom d'un de ses personnages de D.A. préféré. Et qu'il était cool, balaise et tout et tout. Et surtout sportif.

Comme si m'appeler comme lui allait faire de moi un sportif…

N'importe quoi.

Heureusement qu'elle avait pas kiffé sur pokémon ou une connerie du genre.

Sinon j'aurais été bon pour m'appeler Pikachu ou Sacha… voire pire.

Et Orion parce que c'est beau les étoiles.

Ca rend modeste de les contempler.

Ah bon ?

Je savais pas.

Enfin, elle avait choisi ces prénoms et elle en était très fière.

Mais c'est moi qui les porte.

Alors Duo, merci, c'est peut être pas courant, mais au moins c'est simple.

Sauf que le patron lui il voulait pas que ce soit simple.

Il voulait que ce soit légal.

Et légalement mon prénom c'était pas Duo.

D'où le sermon que j'ai enduré dès mon arrivée.

Parce que bien sur, j'avais signé Duo sur les papiers d'embauche.

Et que les puissances qui gèrent les embauches, Duo Maxwell ils connaissaient pas.

Donc les papiers lui étaient revenus avec la mention « à corriger » ou un truc approchant.

Et que ça lui avait foutu la haine.

Les collègues n'en ont pas perdu une miette.

Oh que non.

Parce que s'il y a quelque chose qu'on développe en dehors des muscles dans ce métier, c'est la voix.

Et purée, la sienne il l'avait sacrément développée…

La vache.

Je crois même que les voisins devaient entendre aussi.

Donc j'ai été sermonné, assourdi et prié de revoir ma copie.

Et pendant deux ans j'ai été Démétrius pour lui.

Dur.

Très dur.

Après ça, les collègues, on les rejoint sur la pointe des pieds.

Vi vi vi.

Y'a pas que les étoiles qui rendent modeste…

Enfin, les autres étaient sympas.

Ca rattrapait le patron.

La seconde surprise de la journée ça a été mon supérieur hiérarchique dans l'entreprise.

Comprenez le pauvre gars qui va se coltiner la surveillance de l'apprenti pendant la durée de son contrat.

Y'en a que ça rend hargneux.

Ben pas lui, heureusement.

Y'avait qu'un seul hic.

C'était le père d'un gars avec qui j'avais été en classe au collège.

Pas le mauvais bougre (le fils) mais pas très délicat non plus.

L'avait rien trouvé de mieux que de me faire chanter parce que j'étais homo.

Vif succès.

J'avais pas trop envie qu'il le claironne dans tout le collège.

Connaissant la mentalité de certains…

Donc me retrouver sous les ordres et la surveillance de son père…

Gloups…

Mais bon, monsieur père semblait pas au courant.

Ouf !

Et assez sympa.

Re ouf.

Sinon, le reste de la journée s'est déroulée comme je l'avais prévu.

Visite des locaux, présentation.

- Bienvenue Démétrius.

- Duo s'il vous plait.

- Duo ?

- Oui.

- C'est curieux ça comme nom Duo…

« Et Démétrius tu trouve ça courant peut être ? »

Grand sourire.

Rester Zen.

- Oui, mais je préfère.

- OK. Moi c'est Alain.

- Enchanté Alain.

« Oublie Démétrius, pitié. »

- Je suis géomètre.

« Sans blague, t'es pas clown ? »

Hochement de tête qui se veut ce qu'on veut qu'il soit.

- On travaillera ensembles sur le terrain.

- J'ai hâte d'y être.

Toujours un grand sourire.

« Non… j'ai pas envie, mais j'ai pas le choix. Maman, pourquoi ? »

Enfin bref.

Je vous passe les deux autres et les secrétaires. Celle d'un certain âge qui fait tout pour qu'on oublie son âge et l'autre plus jeune qui fait tout pour qu'on l'oublie tout court.

Une journée assez tranquille pour le reste.

Casse croute dans un coin du bureau à midi.

Les autres se sont barrés bien sur.

- On te fait confiance pour garder la boutique.

« Vous avez pas peur que je pique les meubles alors ? Cool. »

J'habite à cinq minutes, mais c'est pas grave, maman reçoit du monde et veut pas que je rentre au pavillon.

Oui, on habite dans un pavillon de banlieue.

Je vous l'avais pas dit ?

Honte à moi…

Bon, rien d'exceptionnel en fait.

Trois chambres, salon, salle à manger, cuisine, salle de bains… jardin banal avec un lilas, un potager, un cerisier pour nourrir les oiseaux et trois pommiers qui donnent presque rien collés en espaliers rachitiques contre un mur.

Banlieue tranquille.

Ni furieusement chic, ni mal fréquentée.

Tout baigne.

Les voisins sont tranquilles aussi.

Ils ne font pas de commentaires sur les fréquentations de ma mère.

Heureusement.

Seul inconvénient : on fait l'angle de la rue.

Pourcentage de chance pour se prendre un abruti qui a pas bien calculé sa trajectoire dans le carrefour dans le grillage : largement suffisant. Notre grillage est costaud mais il porte les traces des diverses tentatives malheureuses.

Je m'égare…

Mince.

Donc opération casse croute, reprise des hostilités.

Pardon, des explications.

Et finalement : La libération.

Youpi !

Home sweet home !

Je sais pas pour combien de temps encore, mais c'est toujours chez moi.

Derniers sourires, poignées de main.

- A la prochaine Démétrius.

- Oui Alain.

« Démétrius t'oublie OK ? »

Et on file vers la maison.

Pas trop vite pour pas éveiller de soupçons sur ma motivation.

Faut pas les affoler non plus.

L'apprenti qui trace comme un cinglé à la fin de sa première journée ça fout mal.

Bon, d'ailleurs, j'arrête de vous soûler là.

J'en ai assez dit pour le moment non ?

Et puis ça date tout cela.

Que le temps passe vite.

Surtout, mes potes m'appellent.

Non, je vous parlerai pas d'eux.

Enfin pas aujourd'hui.

A la prochaine.