Flashback ~

Le soleil se levait sur Brooklyn. Un soleil chaud, étouffant, comme chaque mois de mai ici. Des fois, Carlisle regrettait l'ouest du pays, certes humide, mais bien plus frais qu'à New-York. Une nouvelle journée de plus à l'hôpital. Des urgences, des patients faisant des malaises dus à la chaleur. Tout le temps ou presque la même rengaine. Pourtant l'homme aux cheveux blonds platine sentait qu'aujourd'hui quelque chose allait arriver, c'était comme qui irait dans l'air, en plus de l'anniversaire de mariage de sa femme et lui. Déjà vingt-cinq ans que Carlisle et Esmé s'étaient mariés, et vingt-huit qu'ils se connaissaient. Le temps passait toujours plus vite, quand on trouvait la perle rare.

Dans le hall de la maison, j'entendis un bruit que le médecin n'avait jamais entendu auparavant. Un bébé pleurait. Ouvrant la porte, Carlisle découvris un bébé dans une couverture blanche provenant de l'hôpital où il travaillait.

« Esmé, dearie, peux-tu venir ?

« Carlisle ? Oh mon dieu ! Fit-elle en voyant le bébé dans les bras de son mari. Où l'as-tu trouvé ?

« Dehors, il était devant la porte, criant pour qu'on lui donne à manger.

« Il a un prénom, au moins ?

Carlisle regarda le poignet du nouveau-né et découvrit son nom, sur le petit bracelet qu'il avait.

« Matthew.

« Pas de nom ?

« Non. Je vais appeler Maggie, du service maternité de voir à qui appartient ce bébé, et prendre ma journée.

« Tu n'es pas obligé, dear. Je peux m'occuper de cet ange pendant que tu vas travailler.

« Esmé ? Fit Rosalie. Que se… Oh, il est trop beau…

« Carlisle vient de le trouver devant la porte.

« Puis-je ?

« Bien sûr. Je vais à la pharmacie acheter de quoi pour ce petit.

« Et moi j'appelle Maggie. Ainsi qu'une assistante sociale.

Carlisle partit au salon téléphoner, pendant que Rosalie tentait de calmer le bébé. La jeune femme, qui n'était autre que la belle-fille de Carlisle et Esmé, avait découvert qu'elle était stérile depuis l'âge de ses quatorze printemps. Elle et Emmett, désireux d'avoir un jour un enfant, espéraient pouvoir adopter un jour. Ce bébé tombait à pic, juste pendant les recherches du couple.

« Carlisle. N'appelez pas l'assistante sociale. Ce bébé sera le mien.

« Rosalie, nous sommes obligés de le faire. Tu pourras faire une procédure d'adoption si tu veux, mais je dois prévenir quelqu'un.

« D'accord.

C'est ainsi que deux mois plus tard, Matthew était devenu le fils de Rosalie et Emmett, malgré les préjugés et rumeurs courant dans le quartier.

Fin du Flashback ~

Bella, le lendemain, avait appris que leur bonne avait été renvoyée après avoir volé des bijoux. De toute façon, elle avait besoin d'argent, afin de financer ses études et ce ne serait pas les deux heures de nettoyage par semaine dans les bureaux de Volturi Corporation qui lui assurerait de rentrer en école d'art.

Elle appela son ami James, à qui elle demanda de lui prêter une voiture un peu plus décente que sa vieille Chevrolet toute abîmée et défraîchie, et celui-ci passa en fin de matinée déposer sa voiture. James était mécanicien, et avait des contacts dans la revente de voitures ou dans les casses automobiles.

« Et voilà, princesse. Une Mercedes C200 pour toi.

« James, je n'ai pas demandé une Mercedes.

« Oui, mais moi si. Tu le mérites.

« Mouais. Merci, James, fit la jeune femme en l'étreignant rapidement contre elle.

« Alors, tu as retrouvé qui a adopté ton fils ? Je n'aurais pas eu le cran, à ta place.

« Et oui. Et ce n'est pas n'importe qui. Les Cullen.

« Tu es sérieuse ? Je parie que c'est leur fils et sa femme qui l'ont adopté ! Elle n'a jamais pu avoir d'enfant… J'aurais les boules à la place du fils. Mais à mon avis, ça doit pas les empêcher de faire des cochonneries.

« James…

« Bah quoi, c'est vrai.

« Avec les pauvres sous que j'ai, j'ai du mal à croire que je vais pouvoir me trouver une tenue décente.

« Attends… Fit James en fouillant dans ses poches.

« Non, James. Je ne veux pas…

« Tut, tut. Combien de fois tu m'as dépanné quand Vic m'a jeté de l'appart ? Je ne t'ai jamais remerciée.

« Je refuse.

« Si tu refuses, je reprends la Mercedes.

« D'accord, tu gagnes, soupira Bella.

« Allez viens, on va faire les magasins !

Bella & James partirent avec la Porsche du jeune homme au centre-ville, et ils y passèrent toute l'après-midi. Trouvant une tenue superbe - un tailleur noir avec une chemise et un pantalon de costume – Bella alla se changer chez elle, sous les yeux de James, et partit chez les Cullen, ses papiers avec elle, dont un CV remanié. La jeune femme, arrivée devant la demeure, sonna au portail, et on décrocha rapidement.

« Qui est-ce ?

« Je suis Isabella Swan, je viens pour le poste de femme à tout faire.

« Entrez, mademoiselle.

Le portail s'ouvrit, et Bella pénétra dans la demeure. Un grand jardin fait de fleurs et de buissons était face à l'entrée de la maison. La maison, quant à elle, comportait un escalier double, et de grandes baies vitrées. Sortant de sa Mercedes, Bella gravit les escaliers pour rejoindre une femme d'une quarantaine d'années, aux cheveux couleur miel et aux yeux d'un marron sublime.

« Je suis Esmé, la femme de Monsieur Cullen.

« Isabella Swan, mais appelez moi Bella.

« Suivez-moi. Voudriez-vous un peu de thé ?

« Avec plaisir, madame.

Les deux femmes s'entretinrent une bonne partie de la fin de journée, buvant et parlant en même temps. Le boulot semblait très diversifié passant du ménage à la cuisine et à la surveillance du petit garçon. Rosalie avait trouvé un travail dans un garage, tandis qu'Emmett travaillait dans une entreprise de maçonnerie.

« Je vais vous prendre à l'essai pendant deux semaines, pour voir comment vous travaillez. Est-ce que cela vous va ?

« Oui parfaitement, madame.

« Appelez-moi Esmé, sourit la femme en face de Bella. Venez demain à sept heures tapantes. Il y aura le petit-déjeuner à préparer, le ménage à faire, ainsi qu'une réception à préparer pour le soir même.

« Bien. Je serai là demain matin.

« Rosalie ? Emmett ? Alice !

Trois personnes arrivèrent. Le jeune homme, Emmett, était immense, très carré et grand, il devait avoir dans les vingt ans. Sa compagne, Rosalie, était blonde et tout à fait magnifique. La petite, Alice, semblait avoir dans les seize ans, et ressemblait à Emmett.

« Je vous présente Bella, notre nouvelle gouvernante. Je la prends à l'essai deux semaines.

« Bienvenue Bella. Moi c'est Alice !

« Et moi Emmett. Enchanté Bella.

« Je suis Rosalie.

Cette dernière semblait être glaciale, vu le ton dont elle s'était exprimée. Elle et Emmett avaient l'air de faire un beau couple, même si la jeune blonde semblait être difficile à cerner.

« Je vais vous laisser, Esmé. Je vous dis à demain.

« Laissez-moi vous raccompagner, ma chère.

Les deux femmes descendirent les escaliers, et Bella ouvrit les portes de sa Mercedes, Emmett, Alice et Rosalie la regardant partir.

« Jolie caisse ! Fit Emmett avec un clin d'œil.

« Merci, monsieur.

« Oh mais de rien. Et appelez-nous par nos prénoms, Bella. On ne va pas vous manger ! Rit le géant.

« A demain, Bella.

Bella monta dans sa voiture, et fit le chemin inverse. Arrivant chez elle, elle appela James pour lui dire comment ça s'était passé, et après ce coup de fil, Bella se versa un verre de vin blanc, avant de se glisser dans un bain chaud. Une fois son moment de détente terminé, elle mangea les restes de la veille et alla se coucher.

Cette nuit-là, elle eut du mal à s'endormir, et se réveilla à cinq heures du matin pour se préparer. Se lavant, elle coiffa ses cheveux en un chignon classe, et vêtit sa tenue de gouvernante, avant de prendre un rapide déjeuner et de partir pour la villa des Cullen.

Sur la route, elle passa devant le garage de James, qui était allumé, et s'arrêta le saluer, avant de repartir. Elle arriva chez les Cullen à sept heures pile, et Esmé l'accueillit. Bella prépara le petit-déjeuner, selon l'heure de lever des occupants de la maison, et Emmett fut le premier à descendre, vêtu d'un costume cravate.

« Bonjour, Bella.

« Bonjour Emmett. Que prenez-vous au petit-déjeuner ?

« Un café, s'il te plaît. Tu peux nous tutoyer, tu sais. Sauf mes parents. Nous, on est tous du même âge ou presque, donc tutoies-moi.

« D'accord. Qu'un café ?

« Oui, je ne mange jamais le matin.

« Ah d'accord.

« Je dois y aller, on se voit ce soir, Bella ?

« Pas de soucis !

Après qu'Emmett aie fini son café, elle nettoya sa tasse et ce fut au tour d'Alice de descendre. La petite brunette avait revêtu son uniforme de lycée, et je lui préparais son petit-déjeuner, composé d'une tasse de thé fruits rouges et d'une tartine de pain grillé avec de la confiture de cerises.

« Tu vas faire quoi de ta journée, Bella ?

« Faire le ménage, préparer la réception que tes parents donnent ce soir… Ce genre de choses.

« Okay ! Moi j'ai contrôle de sciences, j'y ai jamais rien compris.

« Je pourrais t'aider, si tu veux. J'étais première en sciences.

« C'est vrai ? Tu ferais ça ?

« Si tu veux, oui, sourit Bella.

« Trop cooool ! Merci Bella ! On va devenir de supers copines, je le sens.

Bella sourit, et Alice pépia tout le long du petit déjeuner, parlant de son chéri, Jasper Whitlock, de ses copines Hayley et Anne, et de la robe qu'elle porterait ce soir. Esmé descendit et gronda Alice, la jeune fille étant en retard à force de parler. La jeune fille disparut et Esmé s'excusa auprès de sa gouvernante.

« Désolée, c'est une vraie pie. Au fait, Bella, avez-vous regardé les papiers sur le frigo c'est les recettes à faire pour ce soir ? Tout est au frigo et dans les placards, n'hésitez pas à fouiller.

« Je m'y mettrais après le ménage, madame.

« Bien.

Rosalie descendit, avec son fils, et elle l'installa sur une des chaises hautes de la cuisine. Je préparais le biberon de lait chocolaté du petit, ainsi que le café de Rosalie. Matthew était brun aux yeux chocolat, la peau pâle et mince. Totalement magnifique.

« Il est mignon, votre fils, dis donc. Tu as quel âge, bonhomme ?

« Quat' ans. Ze m'appelle Matthew.

« Contente de te connaître Matthew. Tu vas à l'école ce matin ?

« Vi. Maman me vroum.

« T'en as de la chance, dis donc.

« Fini ton biberon, mon ange, on va y aller.

« On va n'a l'école ? Déza ?

« Il est l'heure, tu sais.

« Y aura ma topine ?

« Comme tous les jours, oui.

« Nan, la dernière fois, elle était pu là. Elle était malade. C'est Théo qui m'a dit ça.

« Ah. Tu as pris ton sac avec toi ?

Le petit secoua la tête en signe de non, et Rosalie soupira.

« Bella, pourriez-vous aller me chercher le sac de Matthew ? Il doit être dans sa chambre. Premier étage, chambre au fond du couloir en face de vous. C'est un sac avec des étoiles de mer dessus.

« Bien, madame.

La jeune femme s'exécuta et montai les escaliers quatre à quatre, avant d'entrer dans la chambre de Matthew, décoré dans les tons bleu turquoise et vert anis. Trouvant le sac du petit garçon, avant de redescendre à la cuisine.

« Merci, Bella.

« Matthew, vas te préparer, on va y aller.

« Vi, maman. Ze vais n'aller me préparer.

Le petit courut dans le vestibule à la recherche de sa veste et de ses chaussures, et une fois habillé, il revint vers sa maman et Bella, à qui il fit un grand sourire.

« T'es zolie. Mais z'ai pas comcris ton rénom.

« Bella. Je m'appelle Bella.

« T'es zolie, Bella.

« Merci Matthew. Toi aussi tu es beau.

« Merkiii !

« Allez on y va, bébé ? Sinon tu vas être en retard et Gianna ne vas pas être contente.

« D'accord, maman. A p'us tard Bella !

« À plus Matthew, et sois sage à l'école, d'accord ?

« Vi, Bella. P'omis !

« Oh, Bella, je pensais à quelque chose. Cela vous dérangerait-il de garder Matthew de temps à autre ? J'ai un rendez-vous à l'heure de midi, et ni Emmett ni moi ne pouvons aller le chercher…

« Pas de soucis. A quelle école est-il ?

« Benjamin Franklin, à deux rues d'ici. Il sort à 11h50 et il doit y retourner pour 13h45.

« D'accord.

« Ça ne vous dérange pas ?

« Du tout, Rosalie.

« Merci beaucoup. Je vous paierai en conséquence, ne vous en faites pas.

« Ce n'est pas ob…

« Laissez-moi faire ça pour vous, Bella. On se voit ce soir, à la réception.

« Passez une bonne journée.

« De même.

Rosalie s'en alla avec Matthew, alors que Bella nettoyait et rangeai les affaires du petit-déjeuner. Elle balaya, nettoya le sol, épousseta les meubles et en fit de même au premier et second étage. En redescendant, elle croisa Esmé, qui s'apprêtait à s'en aller voir son mari, se reposant de sa garde de vingt-quatre heures.

« Bella, préparez une salade, d'accord ?

« Bien, madame.

« Votre robe devrait arriver dans l'après-midi. Et le repas de la réception doit être prêt quand je reviens.

« Ce sera fait.

« Bonne matinée à vous, Bella. Si jamais vous deviez sortir, il y a un double des clefs dans la boîte de l'entrée.

Esmé sortit de la maison, et Bella se retrouva seule dans l'immense baraque. Elle décida d'aller faire des courses pour la réception et acheta de quoi pour régaler les papilles des convives Esmé lui avait laissé un mémo avec le nombre de personnes qu'il y aurait le soir même c'est-à-dire une trentaine de personnes. Une fois les courses terminées, Bella se mit au travail de suite, et brancha son Ipod sur la station du plan de travail. Tout en chantonnant et dansant, elle prépara les amuses-bouches de la réception, lorsqu'elle entendit du bruit, au second étage. Décidant d'aller voir ce qu'il se passait, elle enleva son tablier et monta au deuxième étage. Le bruit semblait provenir d'une des chambres, et elle ouvrit délicatement la porte.

Un jeune homme en fauteuil roulant était face au piano noir, ses cheveux cuivrés rayonnant au soleil.

« Qu'est ce que… QUE FAITES-VOUS ICI ?