Ça vous surprend si je vous affirme que j'adore Grimmjow ? … Je m'en doutais ^^
Cette fiction va être très très courte ^^ Alors la fin est pour bientôt ) Je l'ai imaginé comme un conte ou une légende qu'on pourrait raconter (dans ce cas précis au sein de la famille Kuchiki ^^), ce qui explique son écriture spontanée (sur un coup de tête il faut le dire), sa simplicité et surtout sa brièveté ^^
Bonne lecture :3 Merci pour les deux commentaires déjà postés, et à ceux qui en posteront à la lecture de ce chapitre :)
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Ichigo n'avait pas le souvenir d'avoir bougé, mais quand il fit face à son couloir, il ne vit rien d'inhabituel. Ce n'est qu'une fois de retour dans son salon qu'il eut l'occasion d'observer un corps magnifiquement musclé, blanc comme neige et nu debout sur son parquet. Se forçant à fixer son regard dans celui de son hôte et restant clouer sur place devant se regard aussi sombre que l'onyx, il attendait que l'autre parle.
« -Assis toi. Je vais regarder tes blessures. »
La voix était plus douce et rauque qu'un peu plus tôt, le regard sombre restait fixer sur lui et le moindre de ses mouvements, observant ses réactions et si par hasard il allait s'enfuir. Contre toute attente le roux avait obéit et gagné rapidement son canapé, hypnotiser par l'homme à poil dans son salon. Une peau d'albâtre, des cheveux longs, lisses et aussi noirs que les iris de l'inconnu, une bouche charnue et rosée, des traits fins mais virils, un corps nerveux et musclé, une taille étroite, de grandes mains et […] Il avait rapidement relevé les yeux, rougissant de son audace, de fait le brun était bien pourvue !
« -Je me nomme Byakuya et suis ravie de t'avoir rencontré Ichigo. »
L'homme s'était approché avec agilité et souplesse tandis que le roux sentait son cœur louper quelques battements et son souffle rester couper devant le sans gêne de son invité. Mais quand il fut proche de lui, il put sentir son odeur et en resta figer de stupéfaction. Le chien …
« -Byakuya ? Comment tu ? Je veux dire t'es bien le chien de tout à l'heure hein ? Je crois que je deviens cingler …
-Oh tu m'as reconnu ? Et je suis un loup, pas un chien.
-Je … et bien je […] »
Et le roux avait perdu connaissance. Le brun en soupira d'exaspération, pour une fois qu'il se montrait sous sa forme humaine, il avait fallu que le gamin s'évanouisse. Bah, il fallait avant tout qu'il le soigne, les imbéciles n'y étaient pas allés de main morte. Passant ses paumes sur les côtes violentées du rouquin, il fut soulagé de constater qu'aucune n'était cassée. Le gosse était semble-t-il plus solide qu'il en avait l'air.
Nettoyant tout le sang et pansant les blessures, il l'avait ensuite soulevé et mené à sa chambre, pour finir par l'étaler sur le lit. Le roux n'avait pas repris connaissance, s'enfonçant dans son sommeil avec l'insouciance d'un enfant bordé par son père. Cette idée généra un sourire ironique et discret sur les lèvres du brun. Byakuya épuisé par sa journée plus intéressante qu'il l'aurait cru, s'était ensuite couché auprès du roux, toujours nu comme un ver.
Ichigo ne se réveilla que le lendemain, tard dans la matinée entouré par quelque chose de chaud et de relativement soyeux. Passant sa paume dans sa tignasse hirsute, il écrasa l'autre dans la fourrure de la bête partageant son lit. Pour se redresser brusquement une main sur le cœur, et s'écarter de l'animal à l'autre bout du lit.
« -Bya … Byakuya ? »
Pestant contre lui-même, Ichigo désespérait définitivement de sa bêtise, comme si un chien, un loup, ou quoi que cette bestiole puisse être, avait pu se transformer en humain et lui décliner son identité … pour sursauter de nouveau lorsque l'animal prit forme humaine, avachi et toujours nu sur son lit.
« -Bien dormi ?
-Comment ça bien dormi ? T'es quoi, un loup garou ?
-C'est comme ça qu'on nous appelle dans ton monde.
-Nous ?
-Je ne suis pas le seul, tu t'en doutes.
-Je délire complètement, Grim a du frapper trop fort.
-Alors divague tant que tu le souhaite, moi j'ai faim. »
Sans ton, il parlait juste, aucune expression ne ressortait de ses phrases, ni amusement ou exaspération, juste des mots formant une phrase. Et Ichigo restait là, sur son lit, la couverture relevée sur son torse, fixant la porte de sa chambre avec ahurissement. Quand des bruits provenant de sa cuisine le sortirent de sa torpeur. Il réagissait trop calmement et ne se comprenait pas lui-même, mais était-ce si mal ?
« -Hey ! Tu comptes squatter ici ?
-Pourquoi devrais-je rester ? Ton état était inquiétant alors je suis resté cette nuit, mais […]
-Ecoute ! Tu m'ais venue en aide, alors si tu n'as nulle part où aller, tu peux rester ici pendant un temps.
-Qu'est-ce qui te fait dire que je n'ai nulle part où aller ?
-Simple supposition.
-Très bien. Merci de m'accueillir.
-Ok. »
Des coups quasi inaudibles furent frappés à la porte d'entrée, et le brun dont l'ouïe était plus développée que celle des humains, le fit remarquer à Ichigo.
« -Tu peux aller ouvrir pour moi ? Je dois aller aux toilettes. Et enfile ça ! »
Et le roux lui avait jeté un pantalon de sport noir que le brun enfila, le remontant sur ses genoux et le resserrant grâce aux lacets faisant partie intégrante du vêtement. Arriver devant la porte, et alors qu'il l'ouvrait, une odeur lui frappa les narines et un grognement sourd remonta le long de sa gorge. Il devait se contenir, et ne faisait que s'admonester de cette phrase jusqu'à ce que la porte soit grande ouverte. Son regard s'assombri lorsqu'il croisa celui bleu azure de l'homme lui faisant face. L'autre semblait tout autant enrager que lui, et la posture agressive du punk était une mise en garde qu'il avait rapidement intégré.
« -Tch, j'le savais ! Ichigo !
-Tu l'as ferme. Il ne veut pas te voire, il me semble que c'est clair.
-M'donne pas d'ordre connard ! Ichigo ! P'tain t'es pas laid mais t'm'arrives pas à la cheville, mec. Ichigo ! Bordel ramène ton cul !
-Il me semble t'avoir dit de la fermer ? Ne me pousse pas à bout.
-T'crois m'impressionner ? Ichi est à moi, t'es qu'un remplaçant gardant ma place au chaud.
-Dégage avant que je ne m'énerve.
-Ichigo, bordel qu'est-ce que t'fous ! Y a ton gorille qui […] »
Le coup que son estomac encaissa fut d'une force fulgurante et lui coupa le souffle. Celui que reçut son crâne le sonna définitivement et le coup de pied qu'il se prit dans la cage thoracique l'envoya valser à l'autre bout du couloir. Le regard du brun le transperçait et il avait repris son attitude détendu, alors que le bleu entendait des bruits provenant de l'appartement.
« -Byakuya, c'est pour quoi ?
-C'est rien, témoin de Jéhovah, je m'en occupe.
-Ok ! »
Le bleuté grinça des dents face au sourire arrogant du dit Byakuya. L'autre avait quitté le porche pour l'approcher et s'accroupir afin d'être à sa hauteur. La distance de sécurité était maintenue, jusqu'à ce que la paume du brun enserre la gorge du punk qui gardait obstinément son regard fixé dans celui de son attaquant. Le souffle chaud du brun, atteignait les narines du bleuté qui fronça les sourcils dans l'attente de ce qu'il allait ensuite faire.
« -Que ce soit bien clair, n'approche pas Ichigo.
-Va chier, t's'ras pas toujours là !
-Nous verrons. »
Et sur ce, le brun avait relâché Grimmjow projetant sa tête contre le mur dans son dos, ne laissant pas le temps à l'autre de répondre et refermant la porte avec calme. Comme s'il s'était réellement agi d'une quelconque visite à titre informatrice. Le bleuté assis à même le sol, rongeait son frein, conscient que l'homme qui lui avait fait face était différent, sans savoir en quoi. Il avait défendu le roux sans jamais perdre son calme, il frappait et menaçait avec indifférence, c'était perturbant. Et Grimmjow reporta sa visite à plus tard.
« -Ça va ? J'ai entendu crier.
-Un voisin à l'étage du dessous. Dispute conjugale.
-Oh. De toute manière, ils passent leur temps à se disputer, mais finissent toujours par se réconcilier.
-Ça n'est pas important.
-Alors comme ça t'es un loup garou.
-Apparemment.
-Tu te transforme comme tu veux ou il y a des périodes plus ou moins propices ?
-Pourquoi est-ce que ça t'intéresse ?
-Je suis de nature curieuse et tu m'intrigues, donc ça m'intéresse.
-Je n'ai pas envie d'en parler.
-Très bien, une autre fois alors. »
Ils déjeunèrent au lieu de petit déjeuner, et Byakuya fut ravi de découvrir les talents de cuisinier de son protéger. Le roux était plein de vie, malgré ce qui lui était arrivé et le brun en était surpris. Manquer d'être assassiner par l'un de ses ex et sa bande de délinquants, aurait secoué n'importe qui, se réveiller et trouver un loup sur son lit était relativement perturbant, mais Ichigo semblait passer outre. Que le loup en question soit capable de se changer en humain, donnait presque l'impression d'être une chose anodine tant le roux semblait serein. Il fronçait les sourcils, mais le métamorphe avait remarqué que c'était le cas même lorsqu'il dormait, ce n'était donc pas un bon repère. Le jeune homme souriait et était agréable à son encontre. Il avait beau avoir une retenue à la limite de la froideur, le brun avait du mal à garder ses questions pour lui. Observant Ichigo s'afférer dans sa cuisine, il ne manqua pas le fait qu'il s'appuyait plus sur une cheville que l'autre, ou encore les bleus apparent sur ses bras ou son cou, la morsure encore rouge et son souffle qui parfois se coupait. Malgré cette souffrance, le rouquin ne semblait pas attrister, même pas ne serait-ce que blesser dans sa fierté. Et s'en fut trop pour Byakuya qui ne le comprenait tout simplement pas.
« -Comment peux-tu être si calme ?
-Quoi ?
-Tu es trop calme.
-Pour te dire la vérité, je suis du genre explosif et sanguin. Mais je n'ai franchement pas la force de m'énerver ou de pleurer. Mes blessures me font assez mal comme ça, sans que j'en rajoute. Et réfléchir donne mal à la tête.
-Que s'est-il passé ? Je veux dire, tout le monde ne se fait pas attaquer pour une rupture.
-Oui mais Grimmjow et moi ne sommes pas du genre à faire 'comme tout le monde'. Quand il a pris un amant, il me l'a dit au bout de quelques temps, allant jusqu'à me le présenter. Le commun des mortels l'aurait caché, mais pas lui. Ensuite il m'a fait de belles promesses auxquelles j'ai cru comme un abruti. Je suis parti, il l'a largué et est revenu me chercher. Je l'ai rejeté, il a pété un câble et j'ai failli mourir.
-Il est du genre impulsif.
-C'est pour ça qu'il n'a pas retenté sa chance une seconde fois avec le couteau. En mettant des mots sur ce qu'il avait essayé de faire, je l'avais mis devant le fait accompli. Et dans la mesure où Grim agit et réfléchi ensuite, il s'est enfui avec ses affreux. En gros, sur le coup, la colère l'a submergé et il a voulu me tuer, mais ensuite, il s'en est voulu. C'est du Grimmjow Jaggerjack tout craché.
-Je vois.
-Le connaissant il va surement se re-pointer. Il est aussi du genre têtu. »
Le roux ne croyait pas si bien dire, et le brun ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait raison. Après tout le punk n'avait, semble-t-il, pas apprécié l'accueil qui lui avait été réservé. Et il s'était déjà 're-pointer', le roux n'en était juste pas conscient. Le loup écartant ce genre de problème de ses pensées, était de son côté heureux que l'autre l'accueil, il avait besoin d'un endroit où se cacher, et le jeune homme avait besoin d'une protection. Ce sera un prêter pour un rendu, même si le rouquin ne le saura certainement jamais.
« -Tu l'aimes encore ?
-Je crois … En fait j'en suis sûr, mais je ne veux pas retomber dans ses bras. Je veux dire c'est une bombe à retardement et il essaiera de me contrôler. Je ne suis pas fait pour obéir, encore moins me soumettre. Alors risquer de souffrir de nouveau … je préfère encore qu'il me tue.
-C'est un peu excessif.
-Ça finira comme ça doit se terminer de toute façon. Je suis aussi fort que lui, mais contre toute sa bande, je suis juste condamné.
-Je peux t'aider, si tu le veux.
-Comment ?
-En t'entrainant, par exemple ?
-Si tu penses que ça peut m'aider, ok. »
L'entrainement en question avait commencé le lendemain, juste après que le roux ait postulé pour deux ou trois demandes d'emploi à proximité de son appartement. Le brun avait tenu à lui offrir quelque chose et l'entraînement était bien tomber. Il ne savait pas pourquoi il lui était venu en aide, ni pourquoi il était resté chez lui, alors qu'il aurait pu se trouver une planque ailleurs. Mais c'était fait et il était bien, là.
Byakuya l'avait suivi sous sa force de loup à chaque fois que le roux sortait, essayant avec brio de se faire passer pour un chien. Cette journée s'était déroulée sans heurts notables, si ce n'était le regard du rouquin qui s'attardait souvent sur le corps exposé du lycan, lorsque ce dernier était sous sa forme humaine.
