L'azur sera pourpre
Voilà,
cette fois-ci, je ne vous fais pas attendre trop longtemps entre
chaque chapitre. Espérons que ça dure. Merci à
tous pour vos reviews pour le prologue ! Je ne m'y attendais
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J'espère
que ce premier chapitre vous plaira ! Bonne lecture.
Chapitre 1
Chantage
Deux ans s'étaient écoulés depuis la mort de Nymphadora. Trois depuis celle de Dumbledore, quatre depuis celle de Sirius. Remus Lupin avait perdu tous ceux qui le rattachaient à la vie. Le seul qui pouvait le maintenir encore en vie était Harry, qui lui rendait visite de temps en temps. Et c'était également son nouveau but : retrouver le tueur de Nymphadora Tonks.
Après son départ, il avait cessé toute aide vis-à-vis de l'Ordre mais ne s'intéressait pas moins à la guerre. Un quelconque indice qui aurait pu lui servir à découvrir le meurtrier de Nymphadora aurait été comme le plus beau des cadeaux pour lui.
Les visites des membres de l'Ordre étaient cependant de moins en moins fréquentes. Cela faisait maintenant quatre mois qu'il n'avait vu personne du monde sorcier, à part Horace Slughorn, qu'il voyait avant chaque pleine Lune, ce dernier lui apportant de la potion Tue-Loup. Ils bavardaient ensuite autour d'un café ou d'une Bièreaubeurre, mais Slughorn ne restait jamais bien longtemps, et ce n'était pas avec lui qu'il entendrait le plus parler des agissements de l'Ordre et de Voldemort.
Remus Lupin avait laissé tomber le combat, mais la lutte contre ce meurtrier invisible qu'était celui de Tonks, ça il n'abandonnerait jamais. Malheureusement, en ce qui concernait les Mangemorts, il commençait à penser que ce n'était pas eux : il n'y avait pas eu la Marque des Ténèbres flottant au dessus de sa maison. Il savait bien qu'ils auraient pu commettre un crime sans laisser la Marque, pour une raison quelconque, mais aucun autre meurtre semblable ne s'était produit dans le monde sorcier.
Il s'était alors tourné vers le monde Moldu et ses nombreux tueurs en série sanguinaires. Il avait réussi à obtenir un poste aux archives, où il pouvait éplucher les journaux à volonté, afin d'essayer d'y déceler une annonce macabre narrant un crime qui aurait pu être semblable à celui de Nymphadora Tonks.
Il cherchait sans cesse chaque jour, mais il ne trouvait rien, ou pas grand-chose. Les seules pistes qu'il arrivait à trouver étaient sans issue : les tueurs qui tuaient d'une manière semblable étaient soit en prison, soit en asile psychiatrique. Quelques uns courraient encore. Mais lorsqu'il lisait les procès, aucun n'avait eu un rapport avec Tonks. La mort de Tonks avait elle aussi ébranlée le monde Moldu, bien que les sorciers aient pris soin de cacher tout rapport entre Tonks et le monde magique. Les enquêteurs ne trouvaient rien.
Rien, ça Remus le savait. Il s'était lié d'amitié avec des enquêteurs et des policiers, et il leur demandait souvent s'ils découvraient que ce soit.
« La mort de ta pauvre Nymphadora est un vrai mystère, Remus. C'est une affaire classée, désolés. Aucun timbré n'a entendu parler d'elle » ne cessaient-ils de lui dire.
Ce qui le renvoyait inéluctablement vers le monde magique. Mais rien là-bas non plus. Il tournait en rond. Mais il n'abandonnait pas. Il persévérait, attendant avec impatience le jour où il trouverait, où un indice le mènerait vers LE tueur. Enfin les tueurs, vu qu'ils avaient été sans conteste plusieurs.
Chaque jour était rempli de recherches, entre les heures de travail. Il trouverait un jour ou l'autre celui qui avait fait ça, celui qui lui avait ôté sa Nymphadora, et il se vengerait. Il lui ferait payer.
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Il avait encore cherché toute la journée, sous les réprimandes de ses collègues qui lui disaient sans cesse qu'il finirait par en devenir fou. Il était dix-huit heures, et il était fatigué. Il n'avait qu'une envie, rentrer chez lui.
- Remus, tu passes chez moi ? demanda un jeune homme d'environ vingt-cinq ans.
- Pas ce soir, Jack.
- Tu as encore fais des recherches ? Tu vas finir par connaître les journaux parus depuis des décennies sur le bout des doigts. Tu devrais laisser tomber. Je dis ça pour ton bien.
- Oui, je sais. Mais je ne peux pas, ça serait comme…
- Salir sa mémoire.
- Oui, c'est ça, répondit Lupin.
- Bon, et bien, passe une bonne soirée.
- A demain, Jack.
- A demain, Remus, et garde le moral, hein ?
- Ouais, ouais…
Remus ramassa ses affaires, salua les autres, et sortit du grand bâtiment où il travaillait. Ce soir, il aurait du voir Marc et Catherine, un couple d'amis policiers qui était en congés. Mais il n'avait envie de voir personne. Il les appellerait, et décommanderait leur rendez-vous.
Il marchait tranquillement dans les rues ensoleillées. L'été venait de commencer. « C'est la fin de l'année, à Poudlard » songea-t-il. Le monde sorcier lui manquait un peu, mais il préférait ça. Il n'avait plus rien à faire dans ce monde. Mener un combat, pour quoi ? Pour « la paix dans le monde » ? Mais quelle paix ? Lui, il ne sera jamais en paix.
Une brise légère soufflait dans la ville encore bruyante et animée. Lupin arriva enfin chez lui. Il sourit, heureux d'être enfin de retour dans le cocon qu'était sa petite maison. Il s'arrêta un instant dans son jardin, pour contempler les arbres remplis de fruits. Puis, il entra, le chant des oiseaux l'accompagnant.
Il déposa sa mallette, et se dirigea dans la cuisine. Un endroit qu'il s'efforçait de trouver comme les autres, mais il avait un certain malaise à y pénétrer. Certes, il avait déménagé, ce n'était plus la même, mais le fait que ce soit le même genre de pièce, ça, ça le mettait mal à l'aise.
Il bu un verre d'eau, et se dirigea vers le calendrier. Plus que dix jours avant la prochaine pleine Lune. Coup de chance pour lui, il était en week-end. Avec un peu de chance, il arriverait à récupérer et à aller au travail lundi. Evidement, il ne pouvait pas trop s'absenter. Et surtout, il ne pouvait pas dire pourquoi il devait s'absenter aux alentours de la pleine Lune.
Il retira son manteau, et se dirigea dans l'entrée pour l'accrocher au porte manteau. Soudain, un bruit dans le salon attira son attention. Il sortit immédiatement sa baguette de la poche intérieure de son manteau, et avança avec prudence dans le salon. Il avait fini par devenir quasiment aussi paranoïaque que Maugrey. Puis, il entra dans le salon, sa baguette tendue.
- Hey, du calme ! s'exclama une jeune fille qui était accroupie au milieu du salon, en train de ramasser le cadre qu'elle avait fait tomber.
Lupin garda sa baguette tendue vers la jeune personne, le regard furieux.
Elle se releva, et il tomba sur une jeune femme ravissante, qu'il eut du mal à reconnaître à première vue.
- Her… Hermione Granger ?
- Vous connaissez beaucoup d'autres Hermione, professeur ? demanda la jeune femme d'un sourire gêné.
- Non, en effet, dit-il dans un rire de soulagement, en baissant sa baguette.
- Je suis désolée, dit-elle, je suis entrée alors que vous n'étiez pas là. Désolée, professeur.
- Ce n'est rien, ce n'est rien… et arrête de m'appeler professeur, s'il te plait.
- Pardon. L'habitude.
- Tout ça a changé, Miss Granger, répondit Lupin dans un sourire.
Il n'avait pas revu Hermione depuis son départ. Sans doute avait-il voulu l'éviter, ne serait-ce qu'inconsciemment. Et elle, elle n'avait jamais osé le revoir. Elle se sentait coupable. Coupable de la mort de Nymphadora.
Si elle ne s'était pas faite enlevée, s'ils n'avaient pas du la rechercher un soir de plus, Lupin ne serait jamais parti sans Tonks, et elle serait toujours en vie. Et même si Hermione savait que ce n'était pas vraiment de sa faute, elle avait toujours eu un sentiment de culpabilité en repensant à Lupin. Et le revoir, après deux ans, la mettait quelque peu mal à l'aise. Car elle savait qu'il comprenait qu'elle se sentait coupable.
- Cela fait longtemps que je ne t'avais pas vue, Hermione, dit Lupin, d'un ton aimable, en l'invitant à s'asseoir sur un fauteuil.
- Oui, c'est vrai. En fait, je pensais que vous ne seriez pas très content en me voyant, à cause de… de…
- De Nymphadora ? Non, non, tu n'as pas à t'en vouloir. Tu sais, ce n'est pas ta faute.
Hermione ne répondit rien.
- Tu as bien changé, depuis deux ans, dit Lupin.
Ses cheveux avaient poussé, et elle avait pris quelques centimètres. Mais dans le fond, elle avait toujours le même visage adorable, et ses cheveux étaient toujours autant ébouriffés.
- Oui, un peu. Vous aussi, pro… Remus.
- Alors, puis-je savoir pourquoi tu viens subitement me rendre visite après deux ans d'absence ? Tu veux un thé peut-être ? Un café ? Un verre d'eau ? Du jus d'orange ?
- Un café suffira, merci beaucoup.
Il se leva, disparu une minute dans la cuisine, et revint avec deux tasses qu'il posa sur la table basse du salon.
- Bon. Je sais que cela ne va pas vous plaire, mais en fait, je viens pour l'Ordre, dit Hermione, les yeux rivés sur sa tasse.
Lupin manqua de renverser son café, mais se contrôla, et avala le café brûlant d'une traite.
- C'est Harry qui aurait du venir vous voir, mais… mais en fait, il n'a pas pu. Il est en réunion avec l'Ordre. Alors, je me suis dit que je pourrais en profiter pour venir vous voir.
Lupin ne répondit rien, et se contenta de la regarder, le regard interrogateur.
- J'espère que ma présence ne vous…
- Non, elle ne me dérange pas. Cesse de te tourmenter avec ta culpabilité. Mais, pourquoi l'Ordre t'envoie me voir ? J'espère qu'ils n'osent pas réclamer mon aide ?
- Et bien, en fait, si, c'est un peu ça… dit Hermione, en relevant le visage.
- Non, répondit Lupin d'un ton catégorique.
- Remus, laissez-moi tout vous expliquer ! Vous prendrez votre décision après !
- Je refuse de les aider. Sirius, Dumbledore… Nymphadora ! Ce n'en est pas assez ? s'exclama-t-il.
- Je sais, je sais, répondit Hermione, le regard implorant. Mais laissez-moi au moins parler ! Vous serez libre de refuser !
Remus réfléchit un instant, puis dit :
- Très bien, je t'écoute, Hermione.
La jeune fille avala le reste de son café, posa la tasse, croisa ses jambes, et commença son explication.
- Il s'avère que vous êtes le seul à pouvoir nous aider. Le seul, et pour différentes raisons. Il s'agit de s'infiltrer parmi les loups-garous qui sont avec Vold…
- QUOI ?
Remus Lupin avait crié. Son visage était écarlate.
- Maudit soit l'Ordre du Phénix et Voldemort ! Me demander de m'infiltrer chez les loups-garous ?
- Je sais, je sais, ne vous énervez pas, cette décision n'émane pas de moi !
- C'est très courageux de ta part de t'être déplacée pour venir m'annoncer ça, dit Lupin d'un air abattu.
Hermione poussa un soupir.
- Tout le monde sait que vous avez quitté l'Ordre et que jamais vous ne voudrez y retourner. Tout le monde, même les Mangemorts.
- Alors pourquoi vouloir me ramener ? demanda Lupin.
- Justement ! Imaginez le scénario : « Remus Lupin, déchiré par… par la mort de la femme qu'il aimait, sombre du côté du mal, et décide de s'allier aux Mangemorts. Il décide alors de rejoindre les loups-garous, Greyback… et ensuite il devient un espion pour l'Ordre du Phénix ». Bien sûr, la fin de l'histoire, personne à part l'Ordre ne le sait.
Remus Lupin semblait sur le point d'exploser.
- Désolée, je sais que c'est un peu désapproprié de ma part de venir vous dire ça, comme si de rien n'était… mais c'est ce pour quoi l'Ordre m'envoie. Voilà.
Lupin réfléchit l'espace d'une minute, puis répondit dans un sourire ironique :
- Et ils ont cru que j'allais accepter ?
- Peut-être, répondit Hermione. Je suis d'accord, c'est un peu abusé de leur part. Mais bon, je ne fais que transmettre le message.
- Alors tu vas leur transmettre la réponse : non.
- Attendez, Remus. On m'a quand même chargé d'essayer de vous convaincre.
- Tu n'oserais pas, Hermione ?
- Vous ne savez pas tout. En fait… en fait, nous ne sommes pas sûr, mais je crois que nous avons quelque chose qui vous intéresserait. Bien sûr, si vous acceptez d'aider l'Ordre, vous pourrez évoluer dans votre enquête…
- Mon enquête ? Nymphadora ? Vous avez quelque chose ?
Hermione sortit une photo de sa robe, et la tendit, retournée, vers Lupin.
- Attention, ce n'est pas joli à voir, dit-elle.
Lupin attrapa la photo, et la retourna. Une grimace d'horreur se dessina sur son visage. Sur la photo, on pouvait voir différents membres de l'Ordre et des Guérisseurs s'affairer autour d'un homme. D'un homme mort.
Lupin détourna la photo de ses yeux.
- Qui est-ce ? demanda-t-il à faible voix.
- C'était Thomas Mustang. Il avait rejoint l'Ordre quelques mois auparavant.
Remus comprit tout de suite comment l'Ordre comptait le ramener : Thomas Mustang avait été tué presque de la même manière que Nymphadora. La violence était extrême sur cette photo, et Remus la tendit à Hermione, le visage blême.
- Pas de Marque des Ténèbres. Impossible que ce soit un Moldu, il avait encore sa baguette à la main quand il s'est fait attaquer. La magie laisse des traces. Vous pourrez découvrir le reste de l'enquête au Square Grimmaurd.
Lupin avait le cœur qui battait à cent à l'heure dans sa poitrine. Ce meurtre était quelque peu différent de celui de Nymphadora, mais pourtant si semblable. A cet instant, il haïssait l'Ordre : ils lui faisaient du chantage. Un chantage cruel.
- Ils osent me faire ça ? Ils osent me faire du chantage, comme ça ? Me tendre la carotte ? « Tiens, viens nous aider mon petit Remus, va jouer au loup et on t'aidera à coincer le meurtrier de ta petite Tonks ! Sois gentil ! ».
Hermione baissa les yeux.
- C'est assez moche, en effet, répondit-elle. Je comprendrais tout à fait que vous refusiez. Je n'ai pas trop envie de vous convaincre plus que ça. Mais si vous voulez quand même me suivre, sachez que la photo est vraie. Thomas a vraiment été assassiné. Tout le monde a pensé à… à Nymphadora en le découvrant.
Lupin se leva, et prit une grande inspiration.
- Et voilà que mes pistes retournent vers le monde magique, dit-il. Je sais que si j'accepte, je pourrais peut-être coincer cette ordure qui a tué Nymphadora, mais je me suis juré de ne plus participer à tout ça.
Hermione se leva, et s'approcha de Lupin.
- Une dernière chose… si vous acceptez, nous ferons tout notre possible pour vous aider à coincer le meurtrier. Ce nouveau crime nous a apporté plus d'indices.
Lupin se retourna vivement vers Hermione, et la saisit par le bras. Il tremblait, et se mit à parler, d'une voix froide :
- Est-ce que… tu as déjà rêvé… ?
- Ou… oui, répondit Hermione, surprise et paniquée.
- Je parle de rêves… pas de rêves comme tu l'entends. Je parle de cauchemars. Des cauchemars où tu vois la personne que tu aimes mourir, des cauchemars où tu imagines, que dis-je, où tu vois comment elle est morte. Des cauchemars où tu l'entends t'appeler au secours, où tu ne peux rien faire, à part la voir mourir dans son propre sang ! Et la personne qui fait ça, dans ton rêve, tu ne la vois jamais.
Hermione était paralysée de peur. Lupin exprimait tant de haine et de tristesse en disant ça.
- Non, tu n'as jamais rêvé de ça, Hermione. Peut-être par contre que tu as fait des rêves où tu me vois en train de te crier dessus, de te dire que c'est toi la coupable. Peut-être que tu as fait ces rêves-là, mais à tort. Tu n'es pas la coupable. Personne ne sait qui est le coupable. Mais dès lors que tu feras les cauchemars que je fais depuis deux ans, tu ne verras plus le monde de la même manière.
Il la relâcha, et se tourna vers la fenêtre, qu'il ouvrit.
- Je suis désolée, dit Hermione, au bord des larmes.
Remus resta silencieux quelques instants, contemplant le ciel. Il se calmait.
- Pardonne-moi, j'ai été brutal. Ce n'est pas de toi que vient l'idée de me ramener. Désolé.
- Ce… ce n'est rien, répondit la jeune femme.
- Tu sais que tu es devenue plus belle qu'avant ? Tu seras bientôt aussi belle que ma Nymphadora, dit Lupin, toujours le regard vers le ciel.
Hermione n'osa pas répondre.
- Reviens demain matin, à la première heure. Je vais réfléchir cette nuit.
Hermione acquiesça, et répondit :
- Pas de problème, Remus. Passez une bonne soirée.
- Toi aussi, Hermione. A demain.
Puis, elle transplana.
Ce soir là, Remus ne mangea pas. Il avait l'estomac noué. Son âme était comme déchirée en deux : devait-il accepter ? Il pesait le pour et le contre, mais était toujours incertain. La nuit fut bien pire : impossible de fermer l'œil. De plus, s'il dormait, il ferait encore des cauchemars. Et cette nuit serait pire. Il réfléchissait.
Les heures passaient, il écoutait la trotteuse décompter les secondes, tout en se demandant ce qu'il devait faire. Puis, il finit par se décider. Ce choix ne lui plaisait guère, mais si cela pouvait lui permettre de trouver… et puis, peut-être que la réponse se trouvait finalement chez les Mangemorts… après des heures d'insomnie, il avait choisi. Il se leva à l'aube. Il était environ six heures du matin Il faisait chaud. Il s'habilla léger, et décida de prendre son petit déjeuner sur la terrasse. Il aurait du reprendre le travail à neuf heures.
Puis, quelques instants plus tard, Hermione transplana dans le jardin, derrière des buissons, au cas où un Moldu matinal soit en train d'épier le jardin de son voisin.
Elle s'avança vers lui :
- Bonjour, vous êtes bien matinal. Bien dormi ?
- On peut voir ça comme ça, répondit-il. Un toast ?
- Volontiers.
Elle s'assit en face de lui, et croqua dans un toast.
- Vous avez réfléchit, Remus ?
Il avala son bol de thé, et répondit :
- C'est d'accord.
- D'accord ?
- Oui. Je sais que je me l'étais juré… de ne pas revenir vers l'Ordre… mais si j'ai une chance de retrouver celui qui a tué Nymphadora, alors… alors je vais tenter le coup. Ca ne m'enchante pas du tout de rendre service à l'Ordre, et de leur servir de chien-chien espion chez les loups-garous, mais, après tout, c'est un de mes seuls espoirs pour retrouver le meurtrier.
Hermione le regarda fixement.
- Vous en êtes sûr ? Je veux dire, ça ne sera pas trop dur, pour vous ? De retourner là-bas… ?
- Si, ça le sera. Mais… je vais sortir de l'ombre. Pour Nymphadora.
Hermione avala un dernier toast, et sourit.
- Vous êtes courageux, professeur.
- Je le ferai pour toi, aussi. Que tu ne te sois pas déplacée pour rien. De si bon matin, en plus.
Il posa ses couverts, et lui sourit.
- Vous verrez, tout ira bien, dit Hermione. Si vous voulez, vous pourrez toujours refuser au dernier moment.
- Oui, je verrai. Quel chantage, quand même. Ils m'étonneront toujours. Je suis pressé de savoir de qui provient cette idée…
Lupin tendit sa main à Hermione par-dessus la table. Elle fut étonnée, et attrapa sa main. Il la serra.
- Heureux de te revoir, Hermione. A présent, nous allons travailler ensemble. Et je vais rejoindre tous les autres. Enfin, il ne faudra pas me demander autre chose. Cela ne veut pas dire que je vais redevenir un membre à part entière…
Elle acquiesça, et il lui sourit de nouveau.
Mais au fond, il avait le cœur lourd. Il avait cédé au chantage de l'Ordre… l'Ordre qu'il maudissait depuis deux ans… mais s'il pouvait avancer dans ses recherches… il s'en voulu d'avoir accepté. Mais c'était trop tard, il n'allait pas lâcher Hermione d'un simple « non, finalement, je refuse ».
- Et bien, il est temps d'y aller. Mais avant de partir, j'aurais besoin de prévenir mon bureau pour…
- Ne vous inquiétez pas professeur, on s'en chargera.
- Très bien… et Hermione, je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler professeur.
- Oui, désolée, répondit-elle en souriant.
Lupin sourit à Hermione, et avant de partir préparer ses affaires, il lui dit :
- Tu n'as pas changée, Hermione.
A suivre...
Et voilà. J'espère que ça vous plait. Je
remercie encore tous mes lecteurs, et je remercie d'avance mes
reviewers ! N'oubliez pas, les reviews font toujours
plaisir, et ça me motivera pour la suite. Sans faire de chantage XD ! Lol.
Merci encore à tous, et à bientôt pour la
suite, j'espère !
