Voici la dernière partie de jeu de maître. En espérant que cette suite de Initiation de Jane/Lisbon qui a été également poster ici, pourra vous plaire.

Bonne fin de lecture et surtout n'hésitez pas faire part de vos commentaires.


Le maître en art de la manipulation est passé maître en l'art du jeu. De quel genre me demanderez-vous ? A votre avis ? Nos initiations que chacun a mutuellement soumis à l'autre, n'étaient ni plus ni moins comparables à des rituels de passage que nous avons réussi, sans faire preuve de prétention, admirablement bien. Quel souvenir renversant quand j'y pense ! Ma mémoire en garde encore des images que celle-ci me projette lorsqu'un détail qui paraît insignifiant me les rappelle. Je n'aurais jamais cru que je prendrais goût à jouer ainsi avec cet idéal camarade de jeu qui reste si prévenant malgré ce que nous nous sommes mis à explorer tous les deux. Certains diraient que j'ai perdu mon sens commun, me laissant vilainement influencer par ce sacré Patrick Jane. Oui, je l'avoue. J'ai cédé, me joignant à la soudaine envie que ni l'un ni l'autre ne ressentaient à priori. Mon stimulant mentaliste avait raison. Chaque humain abrite une part sombre. La sienne comme la mienne se mélange à merveille dont la teinte en vient à devenir plus profonde, éclatante, irrésistiblement attirante. Le rouge est mis.

Cela fait quatre mois que nous avons recours à des pratiques peu conventionnelles auxquelles je ne songeais pas forcément poursuivre, Patrick y compris. Nous nous sommes pris au jeu, à prendre au sens propre, et je reconnais qu'une dépendance s'est créé au fil des semaines qui se sont déjà écoulées. Le mauvais penchant pour l'alcool que je suis parvenue à vaincre avec volonté me paraît mieux facile à éradiquer avec le recul que cette nouvelle faiblesse qui accapare mon corps, esprit surtout et heureusement lorsque je suis seule chez moi. Mes pensées vagabondent. Oh ! Je me trompe. Il n'y a pas que là. Ça me revient ! C'est arrivé dans mon bureau au CBI mais une fois. Enfin, je crois. Ce fut très bref comme une vision éclaire qui frappa ma mémoire. Grâce à ma conscience professionnelle qui domine, je pus reprendre le dessus et faire disparaître l'image embarrassante. Après tout, je suis un agent qui a la tête sur les épaules, fiable, supervisant une équipe. Par contre, je me retrouve dépossédée de mon autorité quand monsieur Jane est au contrôle des commandes. A force d'essayer de me faire obéir sur le terrain, étant sa supérieure, houspillant souvent lorsqu'il se montre obstiné, têtu, indiscipliné, l'indispensable consultant prend finalement sa revanche, celle de dominer quand il endosse son rôle. Je lui dois bien. Ceux qui me connaissent, diraient que ceci ne me ressemble pas. C'est vrai ! Mais Teresa a davantage d'ascendant sur l'agent Lisbon lorsque la danse de la soumission est menée par le stupéfiant, irremplaçable mentaliste. Qui aurait pu penser que celui-ci serait capable d'un tel vice ? Aucun. Même pas moi et je n'en reviens toujours pas. Qu'est-ce qu'on devrait dire me concernant ? La bouche béante, hébété. Voilà ! Cette expression. Quant à la mienne à cette heure, elle reflète le plaisir de goûter au péché de la luxure. Mmmmm !


Je suis allongée sur le ventre, encore une fois et souvent, remplissant le rôle de la soumise, ne m'en plaignant, je dois le confesser vu ce que mon dominateur me fait endurer délicieusement. Le drap a été rabattu jusqu'à l'extrémité du lit afin que la tâche de celui-ci soit simplifiée dans le but, je suis sûre, de pouvoir m'observer sans défense à cet instant. Mes bras sont tendus en direction de la tête, les poignets non ligotés, décision intelligemment prise afin de me faire à nouveau résister à la tentation de ne pas gesticuler alors que j'en aurais la pleine liberté. Ce choix est bien plus pervers qu'il n'y paraît, le sadisme dans toute sa splendeur. Je ne dois pas bouger, dois patienter docilement, ne pas ouvrir les yeux qui n'ont pas été bandés également, une épreuve difficile imposée. Cela dure depuis plusieurs secondes et rien n'a commencé. Mon corps attend un contact physique car mes muscles tirent tant je suis raide comme un bout de bois à force de maintenir la position. J'aimerais battre des pieds mais je m'y résigne, ma volonté m'encourageant à tenir. Tout ce que je sens est la chaleur ambiante de la chambre qui se profuse, me couvrant de son voile invisible qui permet de conserver la température confortable de ma peau. Pourvu que cette attente ne dure !

« -Que fais-tu, Patrick ? Je vais bientôt m'impatienter. Pitié ! Que le jeu débute ! Viens à moi ! »

Je suis assis dans le fauteuil, le dossier calé contre le mur, jambes croisées, mon index droit posé sur ma lèvre inférieure qui par moment la frotte presque inconsciemment, ayant les yeux rivés sur Teresa d'une manière hypnotique comme si mon esprit se trouvait dans un état méditatif ce qui m'arrive fréquemment lorsque je réfléchis principalement lors d'enquêtes criminelles, songeant de quelle façon telle affaire va bien pouvoir être dénouée, procédant à une analyse mentale concernant les suspects à démasquer. A cette seconde, dans la chambre de ma promise, j'ai prévu de la faire languir encore, profitant de contempler ses jolies petites courbes sous la lumière tamisée de la lampe de chevet qui les embellit. Je me tiens quant à moi, tapi dans l'ombre, n'étant que pour l'instant spectateur dont l'expression de mon visage est pensive, imperturbable, faisant tapoter cette fois-ci mon index sur ma bouche, restant sérieux. Mon regard la convoite de bas en haut, la déshabille intégralement, secrètement sans émettre un son, couronnant le silence roi bien que ce couronnement ne soit qu'éphémère. Je teste sa patience, sachant qu'elle râle intérieurement à l'épreuve que je lui ai soumis ce qui m'enchante, jubilant de ma gentille torture mentale. Je retire ensuite ma veste, la pose sur l'accoudoir, continue à l'observer, satisfait qu'elle résiste à l'envie de remuer, sentant que ça la démange puisque ma chère Teresa souffre d'immobilisme depuis environ plus d'une minute. Toujours jambes croisées, coude droit sur l'accoudoir, l'avant-bras levé, j'ai cessé de tapoter sur ma bouche et de me servir de ma main gauche afin que mes doigts déboutonnent trois boutons de plus ce qui fait au total cinq boutons déboutonnés. Je remédie au déboutonnage de mon gilet sans le ôter, les traits de mon visage conserve son sérieux, mon regard s'intensifie, le rend intimidant, me prépare à l'action, me mettant en condition. Cette puissance créatrice qui naît intérieurement, me stimule, m'enthousiaste, me motive, m'excite comme un enfant qui s'apprête à jouer mais concernant mon jeu, celui-ci n'est pas adapté à tout âge, les règles étant destinées à des joueurs de catégorie EXPERT DU DOMAINE. Je ne suis pas décidé pour que le jeu démarre maintenant car c'est trop tôt. J'ai envie de prolonger son attente afin d'assister à la progression de son agacement. Son corps se rebellera contre son immobilité, bougeant quelques membres discrètement pour ne pas admettre que l'épreuve lui est difficilement supportable. Je veux sentir son désir s'accroître, percevoir ses muscles se contracter par l'énervement dont j'en devinerais la cause qui sera celle d'une excitation déjà présente, contrainte de contrôler malgré sa généralisation. Entre l'interdiction de gigoter, de parler, je me demande si elle tiendra trois minutes de plus. Pourtant, Teresa n'a pas le choix. La punition que je lui réserverais sera de faire perdurer son attente, l'abstenant de tout contact physique. Je pourrais ainsi me régaler en observant son corps se tordre de cette cruelle inactivité imposée. Oserais-je lui infliger un pareil supplice ? Si oui, quel diable suis-je ! Mon index se remet à frotter ma lèvre inférieure, réfléchissant à la façon dont je vais agir vis-à-vis de ma jolie soumise. Attendons un petit instant ! Le fruit doit mûrir pour que je puisse le cueillir à point afin de pouvoir goûter à sa succulente chair délicate, juteuse, fruitée dont le jus sucré coulera au fond de ma gorge, savourant l'exquis péché auquel j'ai succombé à plusieurs reprises.

Je compte les secondes qui s'écoulent dans ma tête, les yeux fermés, assis sagement, les bras croisés. Tic, tac, tic, tac… Concentré, je visionne dans mon esprit ces secondes qui déferlent, souriant à ce paisible sentiment qui me permet de patienter. Je décroise les bras par la suite, ma tête s'incline en arrière, ma bouche s'entrouvre un peu, ma main droite s'aiguille vers mon torse sur lequel le bout de mes doigts sillonne superficiellement, part des pectoraux, descendant légèrement en dessous. Je fantasme alors à la façon dont elle pourrait me toucher quand le bout de mes doigts monte, descend, monte, descend, surtout lorsque cette partie sue par l'échauffement de nos deux corps. J'imagine quand ma peau ruisselle, son humidité qui s'imbibe sur ses seins, colle ensuite contre mon épiderme, sentant les pointes rosées qui ont fleuri. Le bout des doigts répète mon doux frôlement que je m'auto-procure improprement sous ma chemise qui me fait sourire de mon audace. Une musique me revient, une chanson que ma chérie aime, extraite de la bande originale du film The Virgin Suicides, que j'ai découvert lorsque nous avions, au début, fait l'amour ainsi que ce film que j'avais trouvé si poignant, bien après. J'écoute dans ma tête Playground Love.


I'm a high school lover, and you're my favorite flavor

Je suis un lycéen amoureux, et tu es mon parfum préféré.

Love is all, all my soul

L'amour est tout, toute mon âme.

You're my playground love

Tu es mon Amour de cour de récré.

Yet my hands are shaking

Pourtant mes mains tremblent.

I feel my body remains, time's no matter, I'm on fire

Je sens mon corps subsister, peu importe, je suis sur la braise.

On the playground, love.

Dans la cour de récré de l'Amour.

You're the piece of gold the flashes on my soul.

Tu es la pièce d'or qui fait éclater toute mon âme.

Extra time, on the ground.

Prolongation sur le terrain.

You're my playground love.

Tu es mon Amour de cour de récré.

Anytime, anywhere,

N'importe quand, quoi qu'il en soit,

You're my playground love.

Tu es mon Amour de récré.


Très significatif pour moi. Ma tendre Teresa, je vais bientôt mettre fin à ce qui te paraît interminable, cette endurante, lassante attente que je te fais subir. Mon sourire s'élargit, étant amusé de la voir domptée, dénaturant son tempérament d'agent seulement et heureusement lors de nos jeux d'amour. Docile es-tu ! Que j'aime ça ! Ma main quitte mon torse, glisse sur le tissu de ma chemise, descend vers la ceinture, s'arrête une brève seconde, poursuit sa descente sur la braguette, ma paume appuie dessus avant de se poser sur ma cuisse droite. Sans marquer de temps mort, la main, remonte jusqu'à mon torse, l'effleurant uniquement avec le majeur que je porte à ma bouche pour l'embrasser. Je stoppe, rouvre les yeux, deux minutes sont passées. Je la regarde, elle ne bouge pas, félicitant son endurance dans ma tête. Je me lève, passant juste rapidement, cette fois-ci, à nouveau, mon index dans l'ouverture de ma chemise, marche en direction du lit, m'approche de mon adorée, la contemple une fois encore mais furtivement, m'assois à côté d'elle, son corps réagit à ma présence puis lentement dirige ma main vers son dos sur lequel je la pose, débutant la douce caresse qui chemine jusqu'au creux de ses reins. Ses muscles se décontractent, la raideur disparaît, son corps rentre dans la phase de relaxation.

-Mmm ! Enfin te voilà.

Je chuchote.

-Chuuuut ! Ne dis rien. Laisses-toi aller à mes caresses.

Teresa étire ses bras avec largesse, se détend, les yeux clos, l'expression sereine, enchantée de ma douceur.

« -Je suis sûr que tu vas apprécier mon exploration. »

Que c'est agréable de sentir sa main me caresser le long de la colonne vertébrale ! Ma peau frémit déjà alors que ce n'est que le début. La caresse se répète de bas en haut, de haut en bas, ce qui m'apaise après m'être crispée dû à cette infernale attente même si celle-ci n'a duré que quelques minutes mais cet immobilisme m'était vraiment inconfortable. Je sais que Patrick essayait de provoquer mon impatience, tentant de me faire enrager intérieurement. Deux ou trois minutes de plus, cette canaille y parvenait. Je déteste être manipulée. Cependant, tout dépend du genre de manipulation. Celui dont il use à mon égard en dehors de son métier de consultant lorsque nous jouons en nocturne, attise mon excitation, me laissant manipuler sans contester. Serais-je devenue tant docile ? Quand le maître l'exige, je ne peux que m'y plier et dieu sait que j'aime ça. Je me rends compte que je suis vraiment une esclave de l'amour, non enchaînée pourtant. Raisonnement en totale opposition mais souvent une femme amoureuse est contradictoire. Sa main insiste à présent le long des lombaires, caressant lentement, à répétition également, le bout des doigts frôle ensuite ma peau et sens son immixtion sous mon slip noir en dentelle où un effleurement est réalisé sur le moyen fessier avant de descendre sur le grand, une opération qui ne s'approfondit pas. Sa douceur agit sur moi comme un calmant, effet souhaité, réussi, afin que ses caresses puissent facilement m'apprivoiser.

« -Tu peux être tranquille Patrick. Je le suis. »

Sa main s'est maintenant positionnée sur le tissu du slip, descend puis le bout de ses doigts exécute une brève caresse au bas de la fesse gauche, découverte par l'échancrure, prolonge sur l'arrière de la cuisse ainsi que sur la jambe. Le bout des doigts remonte, pratiquant un frôlement qui fait frissonner mon épiderme nerveusement et reproduit pareillement sur la partie de droite. Je sais que ce préliminaire n'est qu'une préparation de mon corps comparé à ce qui m'est réservé. Peu de seconde après, sa main caresse à nouveau mon dos, remonte vers la nuque, redescend au creux des reins, contourne ma hanche gauche, monte légèrement en direction de la courbe de ma taille dessinée, redescend encore, baissant petitement sur le côté du slip. Je soupire, étire davantage les bras, les yeux toujours clos puis rapidement sa bouche vient murmurer à mon oreille droite, la plus disponible, étant exposée, approchable. Je redoute cette manière qu'il a de s'adresser à moi, voix suave, chaleureuse, charmeuse, son souffle tiède, enveloppant, utilisant comme arme suprême, une extrême, envoûtante douceur qui m'émoustille chaque fois ce qui fait baisser ma garde.

« -Quelle tactique ingénieuse, monsieur Jane ! »

-Ouvre les yeux et retourne-toi.

Sans brusquer le mouvement, mon corps se tourne, mes seins reprennent forme, les tétons qui étaient comprimés se redressent avec indécence sous son œil pétillant de convoitise dont l'iris s'est assombrie étrangement. Je trouve Patrick plus sérieux que d'habitude dont l'expression me serait à la limite intimidante. Elle en est presque inquiétante. Mon cœur palpite de nervosité mais aussi de désir, le voyant allégé de sa veste, le petit gilet ouvert ainsi que ces cinq boutons de sa chemise dont la minime ouverture dévoile la fine musculature des pectoraux, sa peau au toucher si doux. D'ailleurs, tout est doux chez lui. Je regarde son visage de chérubin, ses boucles d'ange dont quelques-unes retombent sur son front, ses yeux couleur d'un ciel azur, ses lèvres aimantes, avenantes, douces et ses mains vers lesquelles mon regard se dirige qui sont si bienfaitrices.

« -Comme j'ai envie qu'elles me touchent ! Celles-ci me procurent tant de plaisir ! »

Ses yeux se baissent vers ma poitrine, les écarquillent, il sourit avec espièglerie, les yeux remplis de coquinerie, détaillent le reste de mon corps puis fixent mes seins dont les tétons les saluent fièrement.

-Très mignon ce que je vois là !

J'esquisse un sourire timide, rougissant un peu et joue les effarouchés.

-Enfin ! Monsieur Jane ! Comment osez-vous ?

Son sourire s'élargit malicieusement, son regard ne me quitte pas, son visage affichant un air de cet éternel gamin facétieux ce que je préfère à celui qui s'était révélé sur sa figure précédemment.

-Vous jouez bien le jeu, très chère ! puis Patrick se rapproche de moi, se déplaçant sur le lit, son corps s'incline en ma direction, son visage s'approche du mien et tient ses lèvres à proximité des miennes, remarquant dans son regard que les pupilles se sont dilatées.

Son expression redevient sérieuse, m'impressionne puis chuchote de la même manière.

-Sauras-tu maintenir ton jeu quand je me montrerai audacieux, mettant en péril la décence ?

A cet instant, pour la première fois, son ton, air m'intimide, comme une petite fille craintive, sensible. Ma gorge s'assèche, ma bouche reste entrouverte moyennement, mon pouls s'accélère, ma tête se vide, cela me statufie. Mes yeux se concentrent alors uniquement sur ses lèvres qui baisent chastement les miennes, sa lèvre inférieure effleure ma lèvre supérieure, associant le bout de sa langue subtilement. A l'impact, je referme les yeux, sentant ensuite sa lèvre inférieure se caresser sur celle de même niveau, recommençant le frôlement avec ma lèvre supérieure. Tout en procédant ainsi, Patrick murmure une seconde fois plus chaudement.

-Que dis-tu de cet échange ?

Je réponds d'une voix faible, émoustillée, ressentant une légère excitation naître au creux de mon ventre.

-Goûteux et sensuel. puis souris nerveusement. Vous êtes décidément plein de surprise, monsieur Jane!

Sa bouche emprisonne ma lèvre supérieure brièvement, la relâche, humide, mon excitation s'étend jusque dans mon estomac. Patrick incarne un rôle qui me déroute, me fascine, m'excite violemment. Oooh ! La zone de tous les dangers est en train d'être franchie.

« -Attention à toi, Teresa ! » me met en garde ma bonne conscience.

« -Mais si le maître du jeu veut m'y entraîner, je ne pourrais emprunter l'issue de secours car je suis bien trop vulnérable face à son pouvoir de dominateur. »

« -Agent Lisbon ! N'avez-vous pas honte d'obéir à vos bas instincts par pure faiblesse ? Honorez votre autorité, que diable ! » s'insurge ma conscience.

« -S'il abuse de ce type d'atout, malheureusement, je serais au regret de vous décevoir, n'étant pas assez combative lorsque mon mentaliste attaque de cette façon. Je suis vaincue à l'avance, croyez-moi ! La preuve ! Voyez par vous-même ! »

Mon manipulateur de génie, chuchote contre mes lèvres entrouvertes.

-Je crois qu'en effet, je suis quelqu'un qui peut surprendre. Tu l'as constaté depuis des années sur le terrain mais en ce qui concerne l'intimité, je suis plein de ressources.

Son regard s'est intensifié, ses bras se placent de chaque côté de mon corps, son souffle tiède se dépose sur ma bouche dont la sienne se met à jouer avec la mienne, me torturant déjà. Comment peut-il avoir une telle emprise sur moi ? Karma, Karma ! Les actions commises, paroles exprimées, attitudes adoptées envers autrui a un effet boomerang. Il subit mon autorité, je subis sa domination. Si c'est là ma punition, alors que je sois punie. Je ne me révolterais pas puisque ça n'en sera que davantage délicieux. Mmmm ! Karma ! Ses lèvres me tentent à peu de distance, s'éloignent légèrement quand les miennes s'apprêtent à les toucher, un amusement qui fait agrandir son sourire lorsque le jeu est répété. Je râle ouvertement mais sa taquinerie continue, n'excédant toutefois pas une minute. Geindre s'avère parfois une solution efficace. Sa bouche revient à ma lèvre supérieure sur laquelle elle se caresse durant quelques secondes puis le reproduit sur la lèvre inférieure. Mon bras se soulève, ma main s'oriente vers son visage, se pose sur sa joue droite, la caresse, basculant l'effleurage de ma bouche à un baiser complet. Je l'embrasse voracement, ayant besoin de me rassasier de son amour comme si étrangement j'étais sexuellement anorexique ce qui n'est évidemment pas le cas mais cette attente infligée à décuplé mon appétit. Ce résultat donné est bien sûr volontaire et c'est la raison pour laquelle Patrick a tendance à me faire languir afin de me conduire vers cet état qui me rend affamée. Il sait de quelle manière manœuvrer. Bravo ! Ça fonctionne ! J'ai faim. Sa bouche m'offre cette occasion de me nourrir copieusement. J'embouche sa lèvre supérieure, la suce, relâche, resuce, relâche, suce, jette mon dévolu sur sa lèvre inférieure, répète l'opération, l'aspirant avec vivacité cette fois. Je le prive presque de son souffle, ne laissant aucun répit à ses lèvres sur lesquelles les miennes pressent. Sa bouche se détache brusquement, son visage s'éloigne, mes bras retombent, je le regarde, l'expression déboussolée, les yeux hagards, brillants du plaisir éprouvé, essayant de récupérer son oxygène. Je souris modérément pour ne pas montrer ma jubilation ressentie, optant en apparence pour un triomphe modeste.

« -Un point de marqué, monsieur Jane. Tu ne t'attendais pas à ce que je passe à la défense.

Méfie-toi de l'eau calme ! Quand tu ne t'y attends pas, elle te précipite dans ses profondeurs. »

Hypocritement, je lui demande s'il va bien. Il expire un long souffle, ouvre la bouche, exorbite les yeux puis sourit en s'extasiant.

-Tu m'as bien eu ! Waouh ! Quelle fougue !

-Ah ! Oui ? réagissant innocemment, le sourire aux lèvres.

-Oh, oui ! et me scrute. Belle attaque !

-Vraiment ? poursuivant la comédie.

-Bien sûr ! puis rit.

-Quoi ?

-C'est très amusant de voir que tu veux rivaliser.

Je fronce les sourcils.

-Pas du tout !

-Si.

-Non.

-Tu aimes que je te domine mais tu ne supportes pas être défiée. Donc, tu te mets en position de concurrente afin de pouvoir marquer des points.

Mon sourire s'élargit nerveusement, hausse les sourcils, répondant en m'en défendant.

-C'est complètement faux !

Son index droit me pointe, ses yeux rieurs se plissent, souriant avec malice.

-Tu ne peux pas me mentir.

Et non. C'est un véritable détecteur de mensonges.

-Mais je ne mens pas. détournant brièvement le regard machinalement.

-Ah, ah !

Je ferme les yeux, grimace, je suis réellement une mauvaise menteuse. Je les rouvre immédiatement, le regarde à nouveau, l'admettant.

-Bon ! D'accord ! Je l'avoue. Satisfait ?

Son sourire s'efface peu à peu, ses pupilles se dilatent une deuxième fois, l'iris se pare encore de cette couleur sombre, son visage se rapproche du mien, sa bouche s'entrouvre, s'approche également et proche de la mienne, il murmure sereinement, la respiration régularisée.

-Voyons si je suis capable de me mesurer à mon tour suite à ce fougueux baiser !

Je me tiens alors sur mes gardes, m'interrogeant à propos de ce que ce vilain petit malin va bien pouvoir tenter.

-As-tu froid ? me le demandant avec douceur, ayant l'air de se préoccuper de mon bien-être.

-Non. Ça va. La chambre est agréablement chauffée.

-Tant mieux ! le disant d'une façon souriante, avec espièglerie.

Ce dont il a voulu s'assurer n'est pas désintéressé car ses attentions sont calculées.

« -J'arrive moi aussi à te percer. Avec le temps, j'ai pu te cerner, Patrick Jane. Cependant, je me tiens prête, disposée. A toi de jouer ! »

Sa lèvre inférieure se pose sur la mienne, traîne en remontant jusqu'à ma lèvre supérieure, répétant en se servant de sa lèvre supérieure. Pour plus de confort, son corps se couche sur le mien, son torse comprime ma poitrine, le bout de sa langue s'immisce dans ma bouche, s'enfonce méthodiquement, la combat énergiquement pendant quelques secondes seulement. Sa langue pousse contre la mienne, tourbillonne autour, se retire, ses lèvres reviennent à la charge, m'embrassent avidement, son muscle vivant s'introduit à nouveau, son ardeur s'avive, le bout de la langue presse fortement, darde la mienne qui pousse également. Sa douceur intervient peu après, son muscle tiède caresse la mienne du bout, tourne autour lentement puis sans rompre le contact, sa bouche relaye, réalisant un court sucement et la désemprisonne délicatement. Je souris béatement, les yeux fermés, affichant une expression ivre, désorientée. Néanmoins, je parviens à articuler ces mots, réagissant pareillement.

-Waouh ! Patrick. prononçant son prénom en m'extasiant. Quel baiser, dis-moi ! agrandissant mon sourire, me sentant euphorique dû à ce baiser qui agit en moi comme un aphrodisiaque.

Son visage se rapproche, il m'embrasse au coin de la bouche puis chuchote.

-Donnant, donnant !

-Vilain petit sournois !

-N'est-ce pas !

Sa figure se déplace vers mon ventre, se penche au-dessus, sa tête se tourne en ma direction, ses lèvres étirent un joyeux sourire et plongent. Celles-ci encerclent le nombril, déposant des petits baisers circulaires, s'entrouvrent, se frottent horizontalement, appuient avec force, aspirent doucement, se caressent sur le nombril qui est humidifié. La caresse de sa bouche s'étend plus haut vers la taille, redescend de l'autre côté, recommence trois fois de suite verticalement, utilisant le bout de la langue d'une manière modérée. Je ferme les yeux, entrouvre à mon tour les lèvres, soupire de plaisir, ma poitrine se gonfle, enfonçant ma tête dans l'oreiller. La bouche de Patrick stoppe ses allers-retours, se dirigeant alors entre mes seins. Sa lèvre inférieure se vautre jusqu'à ma gorge, rejoint la lèvre supérieure puis se referme sur une fine parcelle de peau qui est libérée instantanément. Je penche la tête en arrière, le crâne s'enfonce plus profondément, soupirant à nouveau. En peu de seconde, je sens sa bouche planer au-dessus de la mienne, son corps s'installe, le tissu de ses habits frotte légèrement ma peau, sentant également la naissance mesurée d'une érection contre mon slip. Ce contact m'émoustille, provoque le galop de mon pouls, entendant le cognement de mon cœur qui résonne dans ma tête ainsi qu'un chuchotement.

-Tu te souviens de tout à l'heure lorsque nous nous trouvions dans le salon, allongés près de la cheminée ?

-Oui. répondant, la respiration haletante.

-Mes doigts ont arpenté les boutons de ta blouse de couleur camel au toucher de soie, les déboutonnant un par un. tout en racontant le récit des débuts des préliminaires, le bout de ses doigts effleure ma taille, faisant encore frémir mon épiderme, employant une tonalité de voix beaucoup plus suave qui éveille mes sens. Ils se sont ensuite faufilés, écartant la blouse, mes lèvres ont embrassé ton ventre qui s'est creusé comme il y a peine quatre secondes.

J'inspire profondément, expire bruyamment, la tête me tourne malgré que je sois couchée, le sang afflue dans mon cerveau tandis que le bout de ses doigts frôle le bas-ventre à présent.

-Puis elles ont remonté en se traînant avant de s'arrêter à ton soutien-gorge noir. Mon corps s'est redressé, mon visage s'est approché du tien afin que ma bouche puisse f…. .

Patrick passe à la pratique en élevant mes lèvres du bout des siennes, j'entrouvre les miennes, permettant ainsi à sa lèvre supérieure de les soulever sans s'attarder, de s'incruster, procédant de la même façon, inversant. Il m'enivre, les muscles du bas-ventre s'étranglent d'excitation, ma nuque est chaude, la chaleur se répand. Patrick murmure près de mon menton.

-Tu te souviens ?

J'avale ma salive difficilement due à l'assèchement de ma gorge, répondant d'une manière frêle.

-Oui. et soupire.

-Ça aussi ?

J'ouvre les yeux temporairement, baisse mon regard en direction du sien qui me fixe à ce moment d'une façon pénétrante, intensive puis cible sa bouche qui baise pudiquement le téton gauche, se caresse sur, le réveillant. Le rythme est lent, le mouvement adroit, la sensation est exquise, j'émets un, mmm ! Ses lèvres s'entrouvrent sur le téton qui s'épanouit, durcit, sa lèvre supérieure effleure à plusieurs reprises le bout, augmentant le durcissement petit à petit. Je tourne la tête vers la gauche, respire avec sonorité, due aux battements de mon cœur qui pulsent à soixante-dix kilomètres à l'heure. Mes deux dents de devant s'enfoncent dans ma lèvre inférieure lorsque la bouche de Patrick l'enfourne furtivement, aspirant d'un coup sec le bout avant de le faire ressortir. Ses lèvres s'occupent ensuite du téton droit, l'excitant similairement. Un second mmm ! s'échappe de ma bouche et le pince cette fois-ci quand la sienne aspire plus sèchement. Ma tête se repositionne au centre de l'oreiller, s'incline en arrière puis murmure faiblement, étirant un sourire de bienheureuse causé comme par une drogue.

J'ouvre les yeux temporairement, baisse mon regard en direction du sien qui me fixe à ce moment d'une façon pénétrante, intensive puis cible sa bouche qui baise pudiquement le téton gauche, se caresse sur, le réveillant. Le rythme est lent, le mouvement adroit, la sensation est exquise, j'émets un, mmm ! Ses lèvres s'entrouvrent sur le téton qui s'épanouit, durcit, sa lèvre supérieure effleure à plusieurs reprises le bout, augmentant le durcissement petit à petit. Je tourne la tête vers la gauche, respire avec sonorité, due aux battements de mon cœur qui pulsent à soixante-dix kilomètres à l'heure. Mes deux dents de devant s'enfoncent dans ma lèvre inférieure lorsque la bouche de Patrick l'enfourne furtivement, aspirant d'un coup sec le bout avant de le faire ressortir. Ses lèvres s'occupent ensuite du téton droit, l'excitant similairement.

Un second mmm ! s'échappe de ma bouche et le pince cette fois-ci quand la sienne aspire plus sèchement. Ma tête se repositionne au centre de l'oreiller, s'incline en arrière puis murmure faiblement, étirant un sourire de bienheureuse causé comme par une drogue.

-C'est si bon.

Le téton droit ressort à son tour de sa bouche, mouillé également et sens son visage réapparaître face au mien ainsi que la proximité de ses lèvres.

-Aussi bon qu'il y a quarante minutes ?

-Tu as une horloge dans la tête ?

Sur ma bouche, Patrick répond suavement.

-Oui. puis m'embrasse brièvement.

Mes lèvres libérées, j'ouvre les yeux et corrige l'étape des premiers préliminaires.

-N'en n'as-tu pas sauté une ? le regardant dans les yeux tandis que les miens voient flous.

-Laquelle dis-moi ? me le demandant sur un ton chaud qui trouble mes sens encore plus.

Je maintiens mon sourire afin de minimiser cette expression béate qui s'est aussi dessinée sur ma figure.

-Tes mains se sont d'abord introduites sous les bonnets du soutien-gorge…..

-Et elles ont malaxé comme ceci, doucement.

Ses lèvres baisent les miennes avec délicatesse, baisent à nouveau, reproduisant la malaxation, palpation de mes seins d'une manière nettement plus studieuse.

-Merci de ce rappel. le disant sans modifier son timbre de voix, étirant un sourire malicieux.

Je perçois alors à travers son air fripon, que celui-ci transpire la ruse. Je dessaoule de mon ivresse momentanément, le fixe suspicieusement ce qui provoque l'élargissement de son sourire coquin, jouant les étonnés.

-Quoi ?

-Vilain galopin !

Patrick sourit gaiement, son regard expressif pétille d'espièglerie, répétant en articulant.

-Vilain galopin ?

Je hoche la tête.

-Ooooh ! Un petit nom qui promet !

-Je le crois aussi. affichant un sourire en coin de bouche.

-C'est ce que nous allons voir !

Il m'embrasse, s'impliquant davantage, le bout de ses doigts continue le malaxage de ma poitrine toujours délicatement alors que mes doigts vont s'engouffrer dans ses cheveux aux boucles d'or. Je récupère un regain d'énergie, mes lèvres se mêlent ardemment aux siennes, le galvanise, sa langue s'insère dans ma bouche, le baiser devient plus vif, les doigts stoppent la malaxation, ses mains viennent se poser sur mon visage comme pour se raccrocher à quelque chose puis dégage sa langue dardée.

-Déboutonne les autres boutons de ma chemise, ma douce. me le réclamant chaudement.

Patrick prend appui sur ses bras toniques, son torse se surélève, m'accordant l'espace nécessaire pour procéder au déboutonnage complet. Une fois terminé, il se relève, le torse est à moitié dévoilé, enlève son gilet qui tombe à terre, conservant sa chemise blanche fluide que j'aimerais tant lui ôter mais cet ordre, hélas, ne m'a pas été donné.

Debout sur le côté gauche du lit, il me regarde, concentré comme si mon maître du jeu rentrait dans un état de réflexion concernant probablement le développement des opérations. Une lueur jaillit dans ses pupilles qui ondulent, mouvement comparable à une danse voluptueuse que mes yeux fixent, hypnotisés, assistant rapidement au desserrage de la boucle de sa ceinture que ses doigts font ensuite passer entre les passants de son pantalon lentement. Celle-ci est enroulée autour de sa main, son regard intrusif ne quitte pas le mien, je ne l'ai jamais autant trouvé désirable.