Hello ! Voici le deuxième chapitre, un peu court peut-être mais comme je l'ai dit dans le premier, c'est seulement le début, laissez-moi le temps de tout mettre en ordre etc, promis que les prochains chapitres seront plus longs, peut-être pas le trois mais ça va venir par la suite ;)
Et concernant Emily, rassurez-vous je ne l'oublie pas, elle sera d'ailleurs sûrement dans le prochain chapitre!
Merci pour les commentaires, j'espère qu'au fil du temps j'en aurais plus, ainsi que des lecteurs :3
N'oubliez pas de partager/fav/commenter/suivre ! xoxo.
Je pense qu'aujourd'hui sera un bon jour. La nuit dernière je me suis endormie avec Camille dans mes bras, trois ans à peine et déjà en train de ronfler, et ne parlons même pas du fait qu'elle ai pris toute la place en mode étoile de mer hein. Résultat je me suis réveillée à plusieurs reprises mais je ne pense pas être très fatiguée néanmoins.
Je me lève doucement du lit en prenant soin de ne pas réveiller mon enfant et me dirige vers la salle de bain. Je me douche tranquillement, puis, quand le tout fut terminé je me sèche et m'habille simplement avant de préparer le déjeuner qui est du lait accompagné d'une omelette. Mmh, Camille adore ça; telle mère telle fille, comme on dit.
"-Maman ?" j'entends de la chambre.
"-Dans la cuisine mon coeur !"
Deux secondes plus tard je la vois arriver dans son petit pyjama rose avec son doudou, elle se frotte les yeux et me regarde, debout en plein milieu de la salle...
"-Et bien qu'est-ce qui se passe ? Tu viens pas manger ?" lui dis-je curieusement tandis que'elle baisse la tête. Là je me demande vraiment ce qu'elle a, je m'approche donc vers elle et m'accroupis pour pouvoir être à sa hauteur, je lui soulève le monton à l'aide de mon doigt et fronce les sourcils.
"-Qu'est-ce qu'il y a Camille ?" je demande doucement.
"-J'ai fait un mauvais rêve." elle dit simplement, m'attendant à plus de détails je me tais, mais elle n'a pas l'air de vouloir m'en donner plus à ce que je vois, alors je décide de la forcer un peu.
"-Et alors, de quoi était-il ?"
"-Toi."
"-Moi ?"
"-Et Bryan."
A l'entente de ce prénom je me fige. Bryan. Le seul nom que je ne voulais plus jamais entendre et encore moins de la bouche de ma fille. Bryan Carver est mon ex-mari, ex car j'ai divorcer avec lui, il me battait pendant des années et je ne pouvais rien faire contre ça, il m'insultait de tout les noms et le pire c'est qu'il faisait ça sans aucune raisons, je ne lui ai jamais rien fait à part le chérir comme un homme doit l'être. En me levant le matin, la première chose à laquelle je pensais à faire était de le nourir, l'après-midi et le soir c'était pareil, il m'interdisait de sortir, va savoir pourquoi. Quand je le faisait pour pouvoir voir un minimum ma famille ou bien mes amies il me frappait à coup de ceinture, il ne les supportait pas, sûrement car ils me disaient de le quitter mais je ne pouvais pas de toute façon, j'avais trop peur, il m'aurait fouetter à mort. Au début de notre relation il n'était pas comme ça, bien sûr, je pouvais voir qu'il m'aimait, on riait et plaisantait ensemble comme un couple normal le ferait, puis il m'a demandé en mariage et j'ai faîte la plus grosse erreur de ma vie, j'en étais tellement amoureuse que ça m'a complètement rendu aveugle. Les premiers mois en tant que mariés étaient plus ou moins ordinaire, mise à part le fait qu'il sortait tous les soirs, je ne comprenais pas ce qu'il allait faire jusqu'au jour où on m'a dit l'avoir vu dans un club de striptease. Il se tapait des meufs chaque soir en ne se préoccupant même pas que sa femme l'attendait à la maison, avec un dîner complet préparer de ses propres mains. Parfois même je dînait seule, m'endormait seule et me réveillait seule. Puis quand il a sû que je savais il m'a isolée du monde en m'enfermant pendant que lui s'amusait à droite et à gauche. Jusqu'au jour où pour une fois il est rentré tôt, complètement bourré, je n'ai pas osée lui parler ou quoique ce soit, je n'ai pas bouger du coin de la chambre, j'étais seulement assise mais il en a décidé autrement. Il m'a tirée vers le lit et a commencé à me déshabiller, j'avais une idée de ce qu'il était en train de faire alors je me débattait de toute mes forces, mais j'en avais malheureusement pas assez alors je continuais de pleurer et crier, espérant qu'on me vienne en aide mais il s'est rien passé. Personne n'est venu, personne n'a ouvert la porte à coup de pied comme dans les films, personne ne la dégagé de moi, il s'est juste rien passé. Ce pervers et psychopathe m'a juste violée pendant des heures, c'est tout. Le lendemain j'avais terriblement mal, je pleurais toujours mais en silence, ayant eu peur de ce qu'il aurait pu me faire car il était conscient de ce qu'il m'avait fait et il s'en foutait. Il m'avait interdit de prendre la pilule du lendemain, il m'avait dit que je devais vivre avec ce fardot pendant toute ma vie, que quand je verrais cette 'merde' arriver -d'après ses mots- je pourrais voir à quel point j'étais faible. Et il avait eu raison. Je ne voulais pas mettre en vie cet enfant, je ne le pouvais pas, j'ai même fait une tentation de suicide mais ce connard m'en a empêché. Puis le dix-huit mai j'ai accouché d'une fille aux yeux bleus, ma tête me disait de la détestait mais mon coeur ne cessait de me répéter que ce n'était pas la faute de ce pauvre bébé, alors j'ai pris soin d'elle et l'ai protégée des coup de l'homme qui lui servait de père, je ne voulais pas qu'il l'a touche, je préférais mille fois mieux prendre les attaques à sa place. Bryan me battait devant ma fille alors qu'elle n'avait à peine deux ans. Il m'en a fallu de l'aide pour lui échapper et pouvoir faire ce que j'avais à faire, c'est-à-dire divorcer et disparaître à jamais pendant que lui pourrissait dans une cellule, et je remercierai jamais assez la mère de Spencer pour ça.
Depuis, j'ai peur de ce que les hommes pourraient être derrière leur sage visage. Je me suis jurer de ne plus jamais approcher un homme amoureusement. Pour ma propre sécurité mais surtout pour celle de Camille. Nous deux avons été traumatisées pendant un long temps et je ne referais jamais l'erreur de nous mettre en danger, c'est une promesse.
Je me remets debout et l'entraîne avec moi sur le canapé du salon.
"-Raconte à maman ce mauvais rêve bébé." lui dis-je en lui caressant la tête.
"-C'était exactement ce qu'il s'est passé y a un an maman."
J'inspire profondément pour ensuite expiré, ce qui me permet de rester calme. Je ne veux pas que ma fille de trois ans se remémore de tels choses horribles. Je n'accepte pas qu'elle se souvienne de sa mère se faisant battre par son père. Elle mérite tout sauf ça, je veux qu'elle ai une enfance comme toutes les autres, je veux simplement qu'elle soit heureuse, pas qu'elle reste bloquer sur le passé, ce n'est pas comme ça que je veux qu'elle grandisse et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle ne le fasse pas.
"-Oublie ça Camille, c'est juste un mauvais rêve mon coeur, tout est simplement un mauvais rêve. Tu en feras un certain nombre dans ta vie mais souvient-toi que tout cela ne sont que des cauchemars qui finiront par s'envoler un beau jour et que tu seras heureuse une bonne fois pour toute."
"-Tu m'le promets ?" elle me demande en me regardant de ses beaux yeux bleus remplis de chaudes larmes.
"-Je te le promets."
"-Je t'aime." me dit-elle, je souris et commence à la chatouiller.
"-C'est vrai mon coeur ?" elle rigole de toute ses forces par cause de mes chatouillements et je souris encore plus à la vue que j'ai devant moi.
"-O-Ou... oui !" elle réussit enfin à dire, j'arrête me chatouilles et lui fait un bon gros câlin.
"-Je t'aime aussi Camilleuuh."
"-Alisoneuuh." elle dit sachant très bien que je n'aime pas ça, quand elle m'appelle par mon prénom à la place de maman.
"-Oh oh, tu tiens pas à ta vie toi dis-moi ?" je dis à moitié curieuse et sérieuse.
Elle secoue vite la tête et court vers la salle de bain avant que je puisse l'attraper de nouveau pour la faire mourir de rire.
xxx
"-Arrête de t'inquiéter Ali, ça va lui passer." m'assure Hanna.
Nous étions justement chez elle, dans l'appartement qu'elle partage avec Caleb qui, celui-ci, n'est pas là en ce moment; sûrement au travail. Caleb est médecin à l'hôpital de Philadelphie.
Je leur ai raconté sur ce qu'il s'est passé plus tôt dans la matinée, sur le fait que Camille aie fait un cauchemar sur Bryan, et bien sûr elles m'ont assuré que c'est normal, que ça pourrait arriver qu'elle fasse ce genre de rêves mais ça n'aide pas vraiment à vrai dire. Car, malgré ce que je lui ai dit, j'ai constamment peur moi aussi. J'ai peur que ces images de moi me faisant battre reste gravés à jamais dans sa mémoire et que ça la traumatise pour le reste de sa vie. Elle a besoin de passée au dessus de ça, elle n'a que trois ans !
"-Han, je ne peux pas arrêter de m'inquiéter pour elle, c'est pas normal de me demander ça !"
"-T'as toutes les raisons d'être effrayée Alison," commence Spencer, "mais comprend que ça ne fait pas bien longtemps que cela s'est passé, de plus ce n'est qu'une gamine, je te rassure que c'est normal, bientôt elle oubliera tout ceci et elle ira bien, je te le promets."
"-Peut-être pas."
"-Alison !" les trois filles ensemble s'exclament.
"-Non !" je crie à mon tour. Je prend une grande respiration et continue, plus calmement cette fois, "je le sais car c'est exactement ce que je vis chaque jour et nuit et ça ne part pas, les cauchemars sont toujours aussi présents la nuit, puis le jour j'ai peur qu'une catastrophe arrive, j'ai peur de rencontrer une personne qui me rappellera ce monstre de Carver et qui m'emprisonnera comme lui le faisait. Et le pire, c'est qu'au fond je suis encore emprisonnée, il y a ses paroles et mouvements qui me hante h24, je n'arrive pas à les détruire, j'ai tout essayer pour ça mais je n'y arrive pas, même après tout ce temps passé. Alors imaginez ma fille ? Ça la suivra toute sa vie comme c'est en train de me suivre." je termine et lutte contre mes larmes qui hurlent de pouvoir sortir, pour enfin s'échapper comme prévu.
Mes meilleures amies ne disent rien, peut-être elles essayent de comprendre la situation; je ne leur ai jamais dit pour ça, j'espérais ne pas avoir à le faire mais je n'en peux plus. Elles ont besoin de savoir que leur amie n'est pas toujours souriante à l'intérieur comme elle est à l'extérieur. Bien sûr Camille me rend heureuse tous les jours, toutes les heures pour même y arriver à toutes les minutes mais je serai à jamais traumatisé et effrayée.
"-On est désolée Ali..." articule Spencer en me prenant la main.
"-Pourquoi ne pas nous l'avoir dit plutôt chérie ?" prononce à son tour Aria.
"-Je sais pas, franchement je pensais ne pas avoir à le faire, je ne voulais pas vous faire paniquer."
"-Alison, tu te dois de tout nous dire à propos de tes sentiments sur ce fait, nous sommes tes meilleures amies, on sera toujours là pour toi, quoiqu'il arrive, ok?"
"-Je sais Han, promis je vous dirais tout si quelques chose m'arrive. Quelque soit la chose."
"-Tu n'es pas obligée," interviens Spence, "t'es autorisée à avoir tes propres sentiments, mais pour ce qui concerne ça Ali, tu dois nous faire savoir si tu vas mal pour qu'on puisse t'aider, d'accord ?"
J'hoche la tête. Hanna se lève d'un bond de la chaise qu'elle occupait jusqu'à maintenant et ne regarde, on la regarde nous aussi attentivement en fronçant les sourcils attendant de comprendre ce qu'elle fait.
"-Eh bien...?" elle dit, je me tourne vers les filles qui, elles, se posent aussi des questions, "câlin groupé bande d'idiotes ! Venez là." elle s'exclame et on rigole par notre stupidité car on a souvent l'habitude de faire ça. On se lève et on s'enfonce toutes ensembles dans une étreinte, tel à l'ancienne. Mmh, souvenirs...
Oh et il faut que je vous dise que tout ça n'est que de l'imagination pure inventer ! Je ne prévois rien avant de commencer d'écrire, ça me vient au fur et à mesure, ainsi que les mots utilisés etc. Parfois même je m'arrête en pleins texte par manque d'imagination et reprend un jour ou bien même quelques jours plus tard, quand ça revient. C'est d'ailleurs pour ça que je ne poste pas un chapitre par jour, désolée mais j'essayerai d'au moins en poster un par semaine si j'y arrive avec les cours :) Bisous xoxo.
Et merci de me lire!
