Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.

C'est moi :D. Je ne sais pas si des gens l'attendaient, mais si ça intéresse. Voici le deuxième chapitre de Domination. Vous avez du retard par apport à retard, vu que je suis déjà au sixième chapitre (au moins, j'ai de l'avance en cas de panne) Les choses continuent à se corcer pour les nations, et ça ne fait que commencer. Bonne lecture!

Chapitre 2 : Inquiétude

-Alfred, tu es là ?

Canada venait de rentrer dans la maison de son frère ainé. Elle était étrangement calme. D'habitude, il y avait toujours du bruit. Il aimait bien le silence, mais là il aurait clairement préféré entendre du bruit. Peut-être était-ce lié aux agressions d'Angleterre, France et Japon deux jours plus tôt, le premier et le dernier étaient toujours dans les vapes d'ailleurs, mais il se sentait oppressé.

-Amérique ?

Il trouva enfin son frère, assis sur l'une des chaises de sa cuisine. Il semblait pensif, et n'avait pas l'air d'avoir remarqué sa présence. Lorsque son frère l'appela, l'Américain sursauta. Une étrange lueur passa alors dans ses yeux, et Matthew eut l'impression de voir ses cheveux changer de couleur. Il secoua la tête, il perdait la tête ce n'était pas possible. Il alla s'assoir à côté de son ainé.

-Je ne t'avais pas entendu, Mattie. Tu vas bien ?

-Je m'inquiète pour Arthur.

-Il n'est toujours pas réveillé, hein ?

Canada secoua négativement la tête. Il savait que Francis était très inquiet pour la santé de son rival. Même si les frères Kirkland, Liam avait fini par être mis au courant, assuraient qu'il allait refaire surface, il ne se sentait pas rassuré. Quant à Japon… Chine refusait de donner plus de détails sur son état de santé. Deux pays attaqués en l'espace d'une journée, ça faisait peur quand même.

-Tu ne t'inquiètes pas trop pour Kiku ?

-Bien sûr que si, il serra les dents, mais je sais qu'il va s'en sortir. Ils sont solides.

-Pourquoi ont-ils été attaqués à ton avis ? Interrogea le plus jeune.

-Je n'en sais rien. Alfred détourna les yeux, en réprimant un tremblement.

-Tu n'as pas peur ?

-… Je ne risque rien, ne t'inquiète pas.

Il avait dit ça sur un ton badin. Matthew soupira. Au fond, pourquoi il lui avait demandé ça ? Alfred était l'Hyperpuissance du monde. Pour lui, rien ni personne ne pourra lui résister. Il était un héros, il le répétait suffisamment souvent. Ils continuèrent à discuter, soudain l'Américain se raidit. Canada lui parla, mais il ne réagit pas. Soudain, Alfred se tordit de douleur et s'effondra sur le sol.

-ALFRED !

Seul, il était seul dans cet univers sombre. Il essayait en vain de se repérer, mais il n'y arrivait pas. Il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Il avait très peur, car il sentait qu'un grand danger planait. Il continua d'avancer dans le noir, quand soudain il trébucha et eut l'impression de sombrer dans un puits sans fond. Il finit par atterrir sur quelque chose de dur et se retrouva coller au sol.

« Au secours ! »

Il ne reçut aucune réponse. Comme toutes les fois où il avait essayé d'appeler à l'aide. Il se sentait tellement seul. Et il voyait l'Autre parler à ceux qui lui étaient proches. Les pauvres ne se doutaient de rien, il lui parlait comme s'il s'agissait de lui. Il avait envie de leur crier de fuir, de ne pas le laisser s'approcher d'eux ! Mais à chaque fois qu'il criait, seul l'écho lui répondait.

« Mais qu'est-ce qui m'arrive… Pourquoi je ne peux rien faire… »

Soudain, une forme apparue devant-lui. C'était son portrait craché à quelques exceptions près. Un sourire diabolique ornait ses lèvres. Il s'approcha de la nation collée au sol, et la souleva très facilement par le col. Il le regarda d'un air supérieur, et la nation soutint son regard. Pas question de se laisser intimider, non mais oh ! L'autre éclata de rire, et dit d'un air méprisant.

-Je vois que tu n'as toujours pas perdu ta combativité. Ce n'est qu'une question de temps je suppose.

-Qui es-tu ?

-Je suis toi voyons. Tu ne le vois donc pas ?

-C'est faux ! Tu ne peux pas être moi. Sors de mon corps immédiatement !

-Ton corps ? Si c'était vraiment le tient, ils se seraient aperçus depuis longtemps de ma supercherie. Au lieu de ça, tout le monde continue à faire comme si de rien n'était. N'est-ce pas la preuve que nous ne formons qu'une seule et même personne ?

-… Ils finiront par s'apercevoir que quelque chose ne va pas.

-Certes. Mais dans ce cas comment réagiraient-ils dans ce cas-là ? Je vais te faire une petite démonstration. Voyons-voir comment il réagira.

-Non ! Laisse-le tranquille !

La nation sauta sur son geôlier qui s'apprêtait à blesser la nation qui se trouvait dans la même pièce que son corps. Soudain, la nation prisonnière senti le sol s'ouvrir sous ses pieds et se mit à tomber dans ce qui lui semblait être un véritable gouffre. Pendant ce temps, des images peu radieuses de son passé défilait devant lui. Et toujours cette voix doucereuse qui lui susurrait qu'il n'aurait jamais dû exister, car sa présence n'était que synonyme de souffrance pour tous ceux s'attachant à lui.

-M'enfin Lulu, tu es fou ! Ton Troll a bien failli m'arracher le bras !

-Tu n'as qu'à dire moins de bêtises, répliqua le Norvégien d'un ton froid, et ne m'appelle pas Lulu. Combien de fois devrais-je te le dire ?

-T'as voulu me tuer, c'est ça hein ? Scanda le Danois qui n'avait rien écouté.

Suède avait décidé de faire des travaux dans la maison qu'il occupait avec Finlande et Sealand. Tino avait invité les trois autres Nordiques à se joindre à eux pour leur prêter main forte. Danemark était surtout venu pour enquiquiner Berwald, Lukas parce qu'il n'avait rien d'autre à faire. Islande lui, s'était contenté de suivre Norvège. Et là, le magicien de la glace venait d'attaquer le géant danois, sans doute une de ses remarques qui ne lui avait pas plût.

-Niels, tais-toi. Le Suédois assena un coup de poing sur le crâne de son rival.

-Hey, doucement toi ! J'te rappelle que je suis venu pour t'aider, alors essaye de te contrôler !

-Si tu es venu, c'est uniquement pour m'embêter. Crétin.

-Peut-être, et alors ? Je suis venu quand même !

Les deux géants du grand Nord se mirent à se battre sous le regard blasé de Lukas. Ces deux-là étaient incorrigibles. Parfois, il se demandait comment il arrivait à les supporter. Voilà longtemps qu'il aurait pût les calmer définitivement à l'aide de son compagnon vert barbu. L'arrivée de Tino, Peter et Johann stoppa nette la dispute. Le Finlandais avait l'air plutôt inquiet.

-Qu'est-ce qu'il y a ? S'inquiéta le plus grand des Nordiques.

-Une réunion urgente de la communauté mondiale a été décidée pour demain. Apparemment, il se passe des choses graves dans le monde.

-Une nation a encore été attaquée ? Ou alors ça concerne la situation mondiale ?

-Il ne l'a pas précisé Niels.

-Oh dit maman, je peux venir avec vous ? Je ne vous dérangerais pas, promit. Je veux juste voir Raivis.

-Se sera des discussions de grandes personnes Sealand, tu risques de t'ennuyer là-bas. Reste plutôt avec Lukas et Johann.

-NAN ! Je veux voir Lettonie !

Danemark ne pût s'empêcher de faire une remarque sur l'entêtement de ce gamin. Ce à quoi Suède répondit qu'il ne fallait pas chercher bien loin pour savoir d'où ça lui venait. Pendant ce temps, Finlande arriva à un compromis avec son fils adoptif. Il voulait bien l'emmener, mais il resterait sage pendant toute la réunion. Il ne voulait pas l'entendre jusqu'à ce qu'ils soient sortis de la salle, sinon il sévirait. L'enfant hocha la tête pour dire qu'il avait compris.

-J'espère bien, parce que tu n'auras qu'une seule chance.

-…

Pendant ce temps, du côté d'Alfred et Matthew. Canada avait paniqué en voyant son frère qui restait obstinément sur le sol. Il avait soupiré de soulagement, lorsqu'il avait fini par se relever. Lorsqu'il lui demanda ce qu'il c'était passé, il lui répondit qu'il n'en savait rien. Mais que le héros allait bien, il n'y avait aucune inquiétude à avoir. Son frère ne fut pas convaincu, mais préféra ne rien dire. Matthew voulu appeler Francis et les frères d'Arthur, mais Amérique réussi à l'en dissuader. Il le prit dans se bras pour le réconforter. Le plus jeune le laissa faire, percevant quand même un léger tremblement chez son frère.

-Rien, arrête de t'inquiéter. Lui avait-il répondu laconiquement.

Peut-être aurait-il dû s'inquiéter justement. Mais Canada était comme les autres. Il n'était pas capable de prévoir l'avenir. Et les seules personnes qui aurait pût le renseigner sur l'identité de celui qui avait attaqué deux nations, étaient victimes elles-mêmes. Tous les autres pays continuaient de s'interroger sur l'identité de cet agresseur invisible.

Quelques jours plus tard, à New-York, la réunion des membres de l'ONU allait bientôt commencer. Comme prévu, Peter était là, il était en train de discuter avec Lettonie. Le jeune Letton n'avait pas l'air dans son assiette, pourtant le Russe était installé à l'autre extrémité de la table. Entre ses deux sœurs. Etais-ce à cause à cause de ces précédentes attaques ? Toutes les autres nations avaient aussi l'air inquiet.

-France, puis-je savoir ce qu'il fabrique ici ? Allemagne désigna Gwenaël, installé à côté du Français.

- Arthy étant toujours dans les vapes, c'est moi qui représente le Royaume-Uni. Je suis le plus vieux de nous trois, c'est normal. Pourquoi ? Je te dérange ? Ça bouscule tes habitudes de voir un rouquin ? Répliqua L'Écossais sur le ton de la provocation.

Ludwig préféra ne pas répondre. Il savait que l'Écossais n'avait pas encore pardonné ses actions de la Seconde Guerre Mondiale. Il commençait tout juste, mais il restait du boulot. Francis posa une main sur le bras de son cousin pour le calmer. Quant à Irlande, il regardait son jeune frère faire, une lueur amusée dans les yeux. Il n'aimait pas Ludwig.

-Bon, l'Allemand soupira déjà fatigué, nous pouvons commencer je suppose. Comme vous devez le savoir, quelque chose ou quelqu'un prend un malin plaisir à attaquer des pays. Deux d'entre nous ont déjà été blessés. Nous devons essayer de réunir des informations sur cet agresseur avant qu'il ne recommence.

-Non mais genre, Allemagne, pourquoi tu ne laisse pas Francis parler ? C'est vrai quoi, c'est genre, totalement, le seul témoin que nous ayons, quoi. Interrompit Pologne.

Le Polonais, assis à côté de son ami Lituanien, darda un regard interrogateur sur France. Tous les autres suivirent son regard, tandis qu'un Allemand levait les yeux au ciel, et qu'un invité indésirable émettait un « Kesese ! » Visiblement très amusé de voir son frère interrompu de cette manière.

-Je n'ai pas grand-chose à vous raconte, je ne l'ai pas très bien vu. Tout ce que je peux vous dire, qu'il doit maitriser la magie. Des pouffements le firent taire.

-Tu vas bientôt nous dire que c'était un magicien ? Tu passes trop de temps avec les frères Britanniques mon pauvre.

-QU'EST-CE QU'ILS ONT LES FRERES BRITANNIQUES ! Brailla Ecosse.

-Laisse tomber brother, c'est comme ça à chaque fois. Le temporisa Liam.

-Je suis d'accord avec Brésil, ce n'est pas absolument pas le moment de plaisanter.

-Je ne plaisante pas Autriche, laissez-moi finir au moins. Protesta Francis.

-Allemagne, fait le taire qu'on passe à autre chose !

-Ceci est une est une discussion sérieuse, ce n'est pas le moment de dire des âneries.

France leva les yeux au plafond, tandis que l'Ecossais se retenait difficilement de dire haut et fort ce qu'il pensait, et que Liam poussait un soupir blasé. Les Nordiques, même Norvège ne dirent rien, pourtant eux aussi connaissaient la magie. Francis termina quand même son récit, puis se rassit sur sa chaise.

-Vééé, c'est terrible, Angleterre n'a rien pût faire contre lui. Qu'est-ce qu'on va faire fratello ? Et s'il nous attaque ?

-Angleterre n'est pas le plus fort d'entre nous. Lança Irlande.

-Tout ceci n'est qu'un ramassis de fadaises sans queue ni tête.

Puis tout le monde y alla de son petit commentaire. Ce fut bientôt un brouhaha monstre et quelques bagarres débutèrent. C'est ce moment là que choisi France pour s'intéresser à Alfred. Il était sagement assis sur sa chaise, profondément perdu dans ses pensées. Etrange, il se serait plutôt attendu à l'entendre crier un truc genre « LE HEROS SAUVERA LE MONDE ! » Mais là, rien du tout. Il mit ça sur son inquiétude pour Arthur et Kiku, les deux grands absents de cette réunion. Soudain, quelqu'un osa dire que tout ça c'était du pipeau. Le « ARUUUUUUUUUU ! » qui suivit les fit tous taire, et un petit Chinois très en colère grimpa sur la table.

-Qui a osé dire que l'attaque de Japon n'est qu'un canular ? Qu'il se dénonce aru ! Il brandit son wok, prêt à s'en servir pour assommer quelqu'un.

Bien sûr personne ne se désigna. Et chacun repris ses chicaneries avec une autre nation. Personne ne remarqua le départ de Norvège, peut-être que la situation le fatiguait. Au bout d'un quart d'heure d'égosillement, Allemagne réussi à faire taire tout ce beau monde. Il fut décidé d'une petite pause dans cette réunion aussi inutile que les autres. Sealand pris la main de Raivis et l'entraina à l'écart. Il savait que Finlande lui avait demandé de rester prêt de lui ou d'un des pays scandinaves, mais Lettonie était son ami. Il pouvait bien passer du temps avec lui.

- Allez vient, allons jouer un peu.

-Les pauses ne durent pas longtemps, tu sais. Nota le brun.

-Pas grave ! On reviendra à temps pour la réunion.

Comme à son habitude, la jeune nation se laissa entrainer par la micro-nation. Ils s'éloignèrent imprudemment des Nordiques, et s'enfoncèrent dans le bâtiment. Au bout de quelques minutes de marche, ils ressentirent soudain un frisson glacé dans leurs dos. Leur corps se paralysa, et un rire machiavélique retenti.

-Ce n'est pas prudent de s'éloigner comme ça des grandes personnes. Qui sait sur qui vous pouvez tomber. Mais ne vous en faites pas, vous êtes entre mes mains. Sa langue claqua comme un fouet, les effrayant tous deux.

-Qui… Commença Sealand.

-Au fait, vous pouvez crier et appeler au secours autant que vous voulez. J'ai fait en sorte à ce que personne ne nous entende.

Ils ne reconnaissaient pas cette voix. Pourtant, seule une nation pouvait pénétrer dans cette partie du QG. Mais de qui s'agissait-il ? Si seulement ils pouvaient tourner la tête. Mais leurs corps refusaient obstinément de bouger. Ils entendirent des bruits de pas, et l'Autre posa une main sur leur tête. Lettonie ne pût retenir un frisson de peur, tandis qu'il caressait leurs masses chevelues. Leur assaillant prononça des paroles dans une langue inconnue d'une voix doucereuse. Les corps des deux nations s'amollirent.

-Vous servirez d'exemple. Ils apprendront à me craindre comme leur pire cauchemar.

Les deux petits corps s'effondrèrent. L'Autre les retint par le col, avant de les laisser tomber mollement sur le sol. Il les domina de toute sa hauteur, et esquissa un sourire mauvais. Avec ça pas de doute, ils commenceront à le craindre. Il était quand même capable d'en attaquer deux d'un coup, au cœur du QG de l'ONU.

-Dormez bien les petits. Peut-être quelqu'un daignera-t-il de venir vous chercher. Il tourna les talons, et s'en alla.

Allemagne n'était pas très content. Ils avaient pourtant décidé de d'accorder dix minutes de pause, c'est tout. Alors pourquoi y en avait-il qui avait mis un quart d'heure avant de revenir ? Et il manquait encore Lettonie et la jeune micro-nation qui trainait généralement dans les jambes des pays Scandinaves. Finlande était en train de râler à l'encontre de son fils adoptif. Il avait dû se perdre dans le QG. Il lui avait pourtant dit de ne pas s'éloigner.

-Norvège, tu es dans les derniers à être revenu. Tu es sûr de ne pas l'avoir vu ? Questionna-t-il en se tournant vers Lukas.

Mais ni Norvège, ni aucune autre des nations retardataires ne l'avait vu. Alfred laissa échapper son rire particulier, et assura Tino que son fils adoptif ne risquait pas de quitter le QG sans être vu par les gardes dehors. Et que s'il n'était pas revenu à la fin de la réunion, il irait le chercher et le retrouverait.

-I'M A HEROS !

-Tu es surtout un petit crétin ! Répliqua une nation.

La réunion se passa, et ni Sealand, ni Raivis ne refirent surface. On organisa des groupes de recherche, et on les retrouva sans connaissance, à l'endroit même où leur attaquant les avait abandonnés. Ils étaient toujours vivants. Mais les trois magiciens présents sentirent des traces de magie. Gwenaël aurait même juré que c'étaient les mêmes que celles qu'il avait senti chez Arthur. France ne sentait rien, mais une faible aura magique commençait à l'entourer.

-Alors, que penses-tu de ça ? Ces abrutis ne sont toujours pas capables de m'identifier.

La nation prisonnière grogna un peu, et essaya de bouger. Mais des liens invisibles retenaient fermement. Il avait assisté impuissants à toutes les actions du démon. Il aurait tant aimé pouvoir les aider, où au moins les prévenir. Mais il savait que c'était peine perdue. Tout ce qu'il pouvait faire c'était regarder, et espérer que quelqu'un comprenne. L'Autre lui releva brutalement le visage pour le forcer à le regarder.

-Je te le dit. Tant que Japon et Angleterre seront dans les vapes, je pourrais faire tout ce que je voudrais, sans crainte. Il me suffira juste de ne laisser aucun témoin derrière moi. Simple, n'est-ce pas ?

La nation de répondit pas. Des images douloureuses commençaient à défiler dans son esprit. Des images de son passé. Des images des crimes que pourrait commettre l'autre avec son corps. Des larmes commencèrent à perler sur ses paupières, il ferma les yeux pour les retenir.

-Ils devraient me remercier, tu ne crois pas ? Après tout, je leur rends un fier service.

-Tait-toi… Il savait ce qu'il allait dire, il le lui avait répété suffisamment de fois.

-Pourquoi ? Tu ne supportes pas d'entendre la vérité sur toi ? Tu ne supportes pas de savoir que tu pourrais être responsable des souffrances de ceux qui sont proches de toi !

-SILENCE ! LAISSE-MOI !

L'autre ne se fit absolument pas prier. Il disparut soudainement, laissant le pays captif, prisonnier de sa douleur.

Plusieurs heures plus tard, au Japon. Dans un hôpital de Tokyo.

-Tu crois qu'il va bientôt se réveiller Chine ?

-Je l'espère Taïwan-aru.

-Il n'a vraiment pas l'air bien…

Taïwan et Chine étaient réunis autours de Japon. Le Nippon avait le teint très pâle. On l'avait amené en catastrophe, et il n'avait pas bougé depuis. La famille asiatique se reléguait pour veiller sur lui, Hong-Kong et Corée étaient partis chercher des boissons à la cafétéria. Yao et Meï-Li étaient restés dans la chambre de Kiku.

- Le coupable doit être très rapide. Personne ne l'a vu sortir de la pièce… Rumina Chine.

-Peut-être que Japon nous en dira plus.

- J'espère. Je lui apprendrais à s'en prendre à une nation aru !

Chine était peut-être en froid avec son petit frère adoptif, mais ça ne l'empêchait pas de se montrer très protecteur quand il lui arrivait quelque chose. Le coupable n'avait qu'à bien se tenir. Lorsqu'il lui mettrait la main dessus, il lui ferait passer un sale quart d'heure ! Taïwan elle se contentait de s'inquiéter pour son frère. Elle était arrivée quelques minutes après que le jeune Japonais ait été emmené à l'hôpital. Yao lui avait tout expliqué d'une voix blanche et, sans lui laisser le temps d'assimiler les informations, l'avait trainée avec lui. Corée et Chao étaient arrivés peu après.

-Chine ? Fit Hong-Kong en entrant dans la pièce.

-Oui ?

-Les médecins disent que les visites sont finies. Nous devons quitter la chambre.

Les quatre Asiatiques sortirent. Laissant, à regret, leur frère tout seul. La nuit tomba, et Japon ouvrit lentement les yeux. Pourquoi était-il dans une chambre d'hôpital ? Tous ses souvenirs lui revinrent alors. Oui, c'est vrai… Il…

-Alors, on est réveillé Kiku.

Japon chercha qui lui avait parlé, et croisa un regard rouge sang. L'inconnu était replié dans un coin sombre de la pièce, et son visage n'était éclairé que par quelques lueurs argentées qui provenaient de la fenêtre. Mais il le reconnu quand même. C'était lui ! Celui qui l'avait attaqué !

-Quel dommage que tu puisses me dénoncer. Le petit jeu s'arrêterait maintenant. Il s'approcha du Nippon, et une lueur sanglante s'échappa de ses mains.

-Que…

-Non, ne t'en fait pas. Je ne vais pas te tuer, ça ne serait pas drôle sinon. Je vais juste t'empêcher de prononcer le moindre mot.

Il posa délicatement la main sur le visage de Japon. La nation qui occupait normalement ce corps ne pourrait pas intervenir. Il avait pris plus de précautions que la dernière fois. Le pays captif ne pourrait rien pour Kiku. Des filets de lumières rougeâtres parcoururent le corps du brun pendant un long moment. Puis, le démon disparu. Tout redevint calme, comme s'il n'avait jamais été là.


Alors? Qu'en pensez-vous? Canada a déjà été avancé comme coupable potentiel (j'aimerais bien savoir pourquoi d'ailleurs?) Vous avez d'autres propositions?