Tekken 2 : In The Eyes of The Devil
Chapitre 2 : Unforgettable Scars.
Flashback
- « Père, père ! »
L'enfant arriva en courant vers celui qu'il nommait ainsi. Ce dernier le regarda avec un air de dédain et sembler mépriser celui qu'il était censé appeler fils.
- « Que veux-tu Kazuya ? Tu ne devrais pas être en train t'entraîner ? Plutôt que de me faire perdre mon temps ? »
A cela, l'enfant resta muet. Une fois encore son père venait de le réprimander d'être dans ses pattes...
- « Tu n'es vraiment qu'un misérable...A chaque fois que je te vois là à ne rien faire, je meurs d'envie de te briser le cou, tu le sais ça ? »S'énerva le père, la voix rempli d'amertume, tout en se tournant complètement vers son fils et en avançant de quelques pas vers lui, comme s'il allait mettre sa menace à exécution.
Le jeune garçon prit du recul, par précaution. Les larmes commençaient à monter. Et la boule qui lui nouait tous les jours l'estomac, se resserra de plus en plus, l'empêchant presque de respirer normalement.
Mais pourquoi, pourquoi bon sang son propre père lui parlait-il ainsi ?
Chaque jour pour lui était un Enfer, vivre avec un homme aussi méprisant et détestable.
Le quotidien de Kazuya était plus qu'infernal. C'était pire que de vivre avec Satan en personne.
En faite, malgré son jeune âge, Kazuya se doutait que ce que maudissait vraiment son père, c'était son existence.
- « Qu'est-ce que c'est que ce regard? Tu ne peux même pas encaisser ce genre de réflexion ?Tu resteras vraiment un chiot apeuré à mes yeux tant que tu auras un tel comportement ! »
Il était évident qu'il ne le traitait pas comme son fils. Même du haut de ses 5 ans, il le savait.
Et pourtant, il continuait d'essayer de monter à Heihachi qu'il voulait devenir un puissant guerrier lui aussi.
En vain...
- « Je voulais vous montrer la nouvelle technique que j'ai crée moi même ! » Fit-il en essayant de cacher sa peur , et en prenant un air enthousiaste, tel un enfant venant d'avoir de bons résultats à l'école.
Mais son père se mit à rire face à ses propos.
Un rire moqueur, rabaissant une fois encore son fils.
- « Toi ? Toi, tu as réussi à créer une technique ? Au vue de tes faibles performances lors des précédents entraînements, permet-moi d'en douter...
-Puisque je vous dis que si ! Je vous en prie regardez ! Cela fait des jours que j'y travaille ! » Insista-t-il.
Il voulait gagner le respect de son père, et par la même occasion, un peu plus d'attention et ne serait-ce qu'un peu de sentiments à son égard.
Heihachi cessa de rire et regarda la garçon. Il croisa le bras et resta le fixer attentivement.
- « Vas-y gamin...Montre moi ça ! »
C'est avec un sourire que Kazuya s'exécuta. Il se mit dans sa traditionnelle position de combat.
Et avant qu'il n'esquisse un geste, Heihachi se permit de lui faire un « petit » rappel à l'ordre.
- « Au fait petit n'oublie pas...Si tu m'as fait perdre mon temps inutilement avec des stupidités, je te préviens...Je ne donne pas cher de ta peau. » Émit son père d'un ton abyssale.
Kazuya ne put s'empêcher d'émettre un gloussement de crainte.
Il savait ce que ça voulait dire.
S'il échouait, Heihachi allait lui faire vivre un des pires entraînement qu'il n'ait jamais vécu. Cela se résumer à se faire frapper par son père le plus violemment possible.
Finissant ainsi comme une vieille poupée de chiffon sur laquelle on se serait défoulé.
La dernière remarque d'Heihachi sema le doute dans l'esprit de Kazuya qui n'était plus certain qu'il avait eu raison de vouloir montrer ce qu'il savait faire à son père.
Celui-ci commença d'ailleurs à s'impatienter.
- « Alors c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? T'aurais-je déstabilisé avec mes paroles ? Hahaha tu es vraiment faible pour te laisser atteindre si facilement. Faible, trouillard, pathétique...et j'en passe. Comment puis-je considérer un avorton comme toi comme mon fils ? »
Ces ultimes paroles firent l'effet d'un coup de poignard dans le cœur de Kazuya, qui n'avait même plus le cœur à tenter sa technique.
Il baissa les bras, encore choqué par les paroles de son père, qui s'approcha lentement.
- « Vraiment...Tu es une honte pour moi ! Je me serais bien passé de toi ! » Déclara t-il en attrapant son fils par le bras, le serrant d'une main ferme au point que le garçon se mit à pleurer, tout en tentant de se débattre. Ce qui amusa Heihachi. « Mais non, il a fallu que tu existes ! A croire que tu es là pour essayer de m'ennuyer le plus possible ! »
Il lança le garçon contre le mur avec une telle puissance que le bois craqua sous l'impact du coup porté. Celui-ci pleura, hurla de douleur et se roula par terre tant son dos lui faisait souffrir.
- « Ça fait mal, ça fait mal ! »
Les domestiques qui assistaient à la scène de loin avec effroi, préférèrent s'éloigner plutôt que d'assister à pareil spectacle.
A chaque fois que cela arrivait, ils prenaient leurs jambes à leurs cous de peur que Heihachi ne se défoulent sur eux après en avoir terminé avec Kazuya.
- « Déjà en train de pleurer ? Ça ne fait que commencer pourtant, misérable... » Renchérit son père.
Kazuya vit les domestiques s'éloigner et comprit qu'une fois encore...
...il serait seul face à son père...
...seul face à ce monstre qui appuya son pied contre les côtes de son fils toujours à terre et exerça une telle pression qu'elles se brisèrent...
Un autre hurlement fit écho dans le manoir Mishima...
...devenu lieu de torture pour tout ceux qui y vivaient.
End of Flashback
Osaka, Japon
- « Tu as dit, Mishima? »
Jun ne contenta de hocher la tête de haut en bas. Elle connaissait déjà les pensées de son père à ce sujet et savait pertinemment ce qu'il allait lui dire.
- « Il n'est pas question que tu y ailles, c'est beaucoup trop dangereux. »
Exactement ce qu'elle avait prédit.
- « Cela n'a rien de dangereux. Tout ce que je vais faire c'est chercher des preuves pour faire plonger cette société, rien de plus ! C'est mon devoir d'agir ainsi !
-Inconsciente ! Tu veux attirer l'attention des Mishimas sur nous ? Dois-je te rappeler ce que notre clan a enduré par le passé à cause d'eux ?
-Père c'était il y a bien longtemps. Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient désormais !
-Pas question ! Nous avons connu une aire de paix sans précédent depuis la dernière Guerre Sainte, ne vas pas gâcher ça !
-Je n'ai pas l'intention de ruiner quoique ce soit. Mais je ne vais pas rester là les bras croisés,sous prétexte que nos deux familles ont été en conflit par le passé, alors que pendant ce temps la Mishima Zaibatsu commet des atrocités partout à travers le monde !
-Le mot conflit est bien faible pour décrire ce qu'il s'est passé... » répondit tristement le père.
Suite à cela, plus aucun d'eux ne daigna à parler, repensant à l'histoire de ces deux clans caractérisés comme maudits.
Ces derniers s'étaient lancés dans une guerre longue de presque 100 ans, qui avait pris fin en même temps que l'ère Edo. Le clan Mishima et Kazama avaient toujours étaient réputés pour leur puissance et leur art martial.
Alors que le clan Mishima dominait plusieurs contrées en imposant leur tyrannie, le clan Kazama lui s'était toujours avéré plus, discret, de par leur nombre d'une part, mais aussi parce que cette famille bien que puissante et noble, avait toujours préféré resté en retrait de tout cela afin de perfectionner son art et atteindre un niveau de conscience jamais atteint jusque là.
Ces deux illustres familles entrèrent en guerre pour des raisons seulement connus par les leader de ces clans respectifs.
Cette histoire fut jusqu'à ce jour, gardée secrète, pour permettre aux membres de celles-ci de pouvoir enfin vivre en paix.
Seulement, le père de Jun et Jinzo se décida, quelques années plus tôt à leur dire la vérité, suite à la mort de leur mère, pensant que cette histoire devait être transmise aux générations futurs pour pouvoir créer un monde meilleur.
- « Je sais bien ce qui s'est passé autrefois... »Reprit doucement Jun « Seulement, nous n'avons pas à vivre caché dans la crainte de réveiller la haine que les Mishimas nous portent.
-Jun...
-Je ferai mon devoir. Je n'y vais pas en tant que Kazama mais en tant qu'employée de la WWWC, et en tant que femme qui vit pour mettre à bas les criminels de cette sorte. Ma décision est prise. »
Voyant la détermination de sa fille, le vieil homme dut malheureusement rendre les armes. Rien de ce qu'il dira ne la ferait changer d'avis, c'était une évidence.
Ainsi, il lui donna sa bénédiction, mais ne put s 'empêcher de lui donner un dernier avertissement.
- « Lorsque tu seras en contact avec la famille Mishima, je t'en prie Jun...non, je t'en supplie même...Fais extrêmement attention. Ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, absolument à tout. Y compris tuer. Alors, sois prudente quand tu te trouveras en leur compagnie. Car une fois que tu seras face à l'un d'eux, ta vie sera mise en jeu. »
A cela, Jinzo émit un simple bruit de gorge, comme s'il avait eu du mal à avaler sa salive et jeta un coup d'œil à sa sœur dont la détermination n'avait été en rien ébranlée.
- « Oui, je le sais. »
A cela, elle s'inclina et après un rapide échange, décida à rentrer chez elle pour commencer à préparer ses affaires.
Et alors qu'elle venait tout juste de sortir de la maison familiale, si l'on pouvait l'appeler comme ça, elle entendit son frère l'appeler.
- « Jun attend !
-Jinzo ?
-S'il te plaît grande sœur n'y va pas ! C'est trop dangereux ! » La supplia t-elle.
- « Il le faut. N'aies pas peur, il ne m'arrivera rien. » lui sourit-elle pour le rassurer. Mais elle vit rapidement qu'il semblait toujours aussi inquiet, notamment quand il ajouta.
- « Notre famille a déjà assez payé à cause de ces monstres. Je ne veux pas te perdre toi aussi ! »
Jun regarda longuement son frère, puis s'approcha de lui et le serra contre elle.
- « Il y a un moment dans la vie il nous faut faire un choix. Celui de rester statique, et d'attendre que les choses se passent, ou alors avancer, et faire la différence. Moi j'ai fait mon choix, et un jour viendra où tu devras faire le tien. Penses-y mon frère. »
Elle desserra son étreinte et reprit son chemin silencieusement. Tournant le dos à sa famille en ignorant leurs supplications.
Mais elle savait qu'elle faisait ce qui était juste, et pour rien au monde elle ne changerait d'avis. Quelque chose la poussait à aller à la rencontre de cette fameuse famille Mishima.
Jinzo revint à la maison, dépité et rejoignit son père, debout en silence devant la statue de Akisada Kazama.
- « Je n'ai pas réussi à la faire changer d'avis. »
Le vieil homme poussa un long soupir.
- « C'était prévisible. Ta sœur a toujours était têtue. Autant que l'était Tatsuya.
-Et on voit où cela l'a conduit. » Répondit sans ménagement Jinzo.
- « Ta sœur n'est pas comme Tatsuya l'était à cette époque. Elle a la tête sur les épaules. Je lui fais confiance. Elle ne se lancera pas dans une cause perdue. »
Jinzo regarda son père qui fixait toujours la statue.
- « Pourquoi n'avez-vous pas essayer de la retenir davantage ? Ça ne vous ressemble pas.
-Parce que je sais que quoique je lui aurais dit, elle ne serait pas revenue sur sa décision. En faite, j'ai même l'impression qu'elle même est poussée par une force inconnue.
-Vous parlez encore du Destin ?
-Possible...
-Auriez-vous eu une vision père ? Je sais que cela vous arrivez souvent par le passé.
-Les Kazamas ont toujours était doté d'un don de prémonition. Mais il est vrai que chez certain, ce pouvoir est plus important que chez d'autres. Pour ma part, j'ai toujours été capable de voir d'une certaine façon ce qui allait arriver dans le futur. Jun aussi détient ce don.
-Et c'est pour ça que vous l'avez laisser partir ? Parce que vous savez que ça va aller pour elle ? C'est ça ? » Demanda innocemment le frère.
- « Non Jinzo...Justement. Je crains que tout cela ne va très mal finir. J'y ai vu une issue particulièrement tragique. La mort se trouve au bout du chemin...
-Mais alors pourquoi ? » Demanda désespérément le jeune homme.
- « Je te l'ai dit...Jun a hérité elle aussi de ce don. Elle a du voir quelque chose que je n'ai pas vu et c'est pourquoi elle est autant déterminée à accomplir sa mission. Je m'en remet à elle et prie pour que mes visions soient erronées. » Annonça tristement le père en fermant les yeux.
A cela, il s'agenouilla à terre, toujours face à la statue, et murmura dans sa barbe.
- « Cher grand ancêtre, je vous en prie, faite que Jun nous revienne saine et sauve. »
Tokyo, Japon
Le temps était particulièrement pluvieux sur Tokyo. Un orage commença à gronder au loin, et s'approcha lentement de la ville inondée par cette pluie torrentielle.
Kazuya Mishima était seul dans son bureau, debout face à la grande baie vitrée. Il resta contempler la capitale japonaise de son building qui surplombé toute la ville. Bientôt elle lui appartiendrait, de même que le monde entier.
Mais une chose à la fois.
Kazuya devait d'abord trouver le moyen de mettre un terme à l'existence de ses ennemis qui faisaient tout pour contrarier ses plans de domination. Et alors qu'il était plongé dans ses pensées, il fut interrompu par quelqu'un qui frappa à sa porte.
- « Entrez. »
Entra alors un homme d'une faible carrure, vêtu d'un costume gris, et tenant un certain nombre de documents à la main. Ce dernier ne semblait pas rassurer à l'idée d'être face à son boss, qui imposait respect et crainte au sein même de sa société. L'homme se racla la gorge avant de prendre la parole, d'une voix légèrement marquée par une teinte d'appréhension.
- « Monsieur Mishima, je vous apporte les résultats réalisées par l'entreprise ce mois-ci. Une fois encore, nous sommes à l'origine de bénéfices s'élevant à plusieurs millions de yens. D'ici peu, nous pourrons investir comme vous l'avez ordonné, dans les nouveaux armements que nous ont proposé les russes le mois dernier.
-Je vois. » Fit le leader de l'entreprise en s'asseyant dans son immense fauteuil en cuire.
Bien que cela constituait une bonne nouvelle, il devait reconnaître que ses pensées étaient ailleurs. En effet depuis quelques semaines, plusieurs rumeurs circulaient au sujet de son défunt père. Quoiqu'il était difficile de parler de Heihachi comme quelqu'un de mort puisque les rumeurs stipulaient que ce dernier était revenu d'entre les morts.
Kazuya ne pouvait croire que son père avait survécu à leur dernier combat. Seulement, les Mishimas avait toujours eut la réputation d'être des gens coriaces. Mais de là, à survivre d'une chute d'une falaise. Impossible.
- « Très bien, contactez des à présent la société russe et dites leur que nous acceptons leur offre. De plus, vous... »
Mais il ne put terminer sa phrase qu'une autre personne fit irruption dans son bureau.
- « On ne t'a donc pas appris à frapper Bruce ? Tu sais pourtant que je déteste être interrompu. » Émit le leader d'une voix particulièrement grave.
L'homme qui venait d'entrer était Bruce Irvin, son garde du corps personnel, mais également le commandant en chef de ses équipes d'espionnage. Lui aussi, à l'instar de son chef, imposait respect auprès de ses subordonnés. Bruce Irvin était un combattant puissant et peu voulait avoir le malheur de devoir l'affronter.
Et malgré le ton abyssal que venait d'employer Kazuya, Bruce ne se laissa pas déstabiliser, contrairement au conseiller financier de Kazuya qui lui mourrait d'envie de quitter cette pièce.
- « Notre prisonnière refuse toujours de coopérer...Et nos équipe ne parviennent pas à mettre la main sur cette Michelle Chang.
-Quelle bande d'incapables. Ce n'est pourtant pas difficile de trouver une gamine ! » Râla Kazuya. « Il me faut ce pendentif ! A n'importe quel prix !
-Je vais dire à ces bons à rien de redoubler d'effort. Je vais me joindre aux investigations aussi.
-Oui tu ferais bien...Tu sais ce qui t'attends si tu échoues Bruce... »
Ce dernier acquiesça seulement, inutile d'argumenter avec Kazuya sur ce point. Surtout quand il était de cet humeur.
Tout ça pour un pendentif...
Même lui son bras droit ignorait la raison pour laquelle il avait besoin de cet objet apparemment mystique.
En faite, son patron ne lui confiait absolument rien, il se contenter de lui donner des ordres, lui indiquant de tuer telle ou telle personne. Mais ça s'arrêtait là. Il ignorait tout de Kazuya. Des lourds secrets de ce dernier. Et c'était peut-être mieux ainsi.
Voyant que Bruce restait planté là, Kazuya se douta qu'il avait autre chose à lui annoncer.
Quelque chose d'encore moins plaisant à entendre.
- « Si tu veux ajouter quelque chose, c'est maintenant. »
Bruce prit simplement la peine de se racler la gorge, et exposa ce qu'il avait à dire, d'une voix pas entièrement remplie d'assurance.
- « Les rumeurs concernant ton père... » Voyant l'oeil noir de Kazuya le fusiller du regard, Bruce se reprit immédiatement et corrigea ce que l'on pouvait considérer comme une grave erreur.
- « ...enfin Heihachi je veux dire, semblent être de plus en plus fondée. Certains de nos experts disent que l'une de nos sondes de surveillance l'aurait pris en photo il y a de ça quelques jours, quelque part sur le mont Asama. Mais la qualité des photos ne nous permet pas de dire avec certitude s'il s'agit bien de lui. »
Un long silence s'installa dans le pièce. Kazuya ne dit plus rien suite à cette annonce. Seule la rage pouvait se lire sur son visage. La première personne qui se trouvait sur son chemin à ce moment précis, risquait fortement d'y passer.
C'est pourquoi Bruce avertit le conseiller, qu'il valait mieux pour eux sortir avant que Kazuya n'abatte son courroux sur eux.
La porte se referma derrière eux.
Il fut enfin seul...
Seul avec lui même...
Et sa rage.
Il aurait donc survécu ? Ragea t-il intérieurement.
Le responsable de tous ses malheurs serait donc de retour dans le monde des mortels.
Il lui avait pourtant offert la mort qu'il méritait, plus que n'importe qui d'autre. Et non, il était toujours vivant.
Il avait l'impression d'entendre son rire satanique de là où il était. Jamais il ne le laisserait en paix donc ? Il n'était pas décidé à mourir ?
Il n'avait eu que ce qu'il méritait et il avait survécu. Il avait débarrassé le monde de la pire cruauté qui soit et pourtant, c'était comme si les dieux lui avait offert une seconde chance.
Comme s'il en était digne...Un homme capable de telles atrocités à l'encontre de son propre fils avait eu le droit de refaire partie du monde des vivants.
Où était la justice dans tout ça ?
Kazuya ne savait même plus qui maudire. Heihachi ? Le Destin ?
Sa haine ne cessait d'augmenter sans qu'il ne puisse rien n'y faire. La seule chose qu'il fit sur le coup, c'est hurler.
Un hurlement de rage intense, qui fit écho dans tout l'étage du building.
Bruce put l'entendre de là où il était, ce qui le fit presque sursauter.
- « Pas question que je retourne le voir avant plusieurs heures. » Murmura t-il.
D'autant qu'un second cri se fit entendre. Celui-ci plus violent.
- « Je te hais Heihachi Mishima ! » Hurla hors de lui le leader de la Mishima Zaibatsu, attrapant son bureau avec ses deux mains et le jetant à travers la baie vitrée.
Le meuble s'écroula pas moins de 100 mètres plus bas, manquant de blesser les passants dans la rue. Les gens regardèrent vers le gratte-ciel d'où celui-ci avait été jeté, se demandant ce qui avait bien pu se passer.
Le responsable lui, avait du mal a regagner son calme.
Sa vengeance n'était donc pas achevée. Tout était à recommencer. Même si pour l'instant les faits n'étaient qu'à l'état de rumeur, Kazuya savait maintenant que Heihachi avait sans aucun doute survécu.
Les Mishimas avaient toujours été réputé pour leur capacité à survivre à la mort. Jadis, durant l'ère Edo, ils étaient considérés comme des akumas immortels...
L'ère de la suprématie des Mishimas.
Histoire dont Kazuya avait vaguement entendu parler, dans son enfance.
Aujourd'hui si lointaine.
Flashback
Le sang coulait le long des lèvres du jeune garçon étendu sur le sol.
Les larmes tombèrent le long de ses joues et finirent leur course sur le plancher.
La douleur qu'il endurait, était invivable. Il aurait donné n'importe quoi pour que quelqu'un l'achève là, sur le champ.
Il ne supportait plus de vivre ce genre d'épisode.
A quelques mètres de lui, le responsable de son martyre, Heihachi, s'essuyait les mains immaculées de sang.
Du sang de son propre fils.
- « Dire que tu portes le nom de Mishima. Tu n'en es pas digne. Nous les Mishimas avons toujours étaient des guerriers fiers et valeureux. Mais toi...regarde-toi...tu es à terre comme un chiot apeuré. Tu me fais pitié mon pauvre Kazuya. »
Celui ne répondit pas, priant seulement pour que Heihachi le laisse tranquille.
- « Sache que nos ancêtres ont longtemps combattu contre d'autres guerriers, redoutables eux aussi. Mains aucun n'a fait le poids face à la puissance titanesque de notre clan. Nous détenions un pouvoir inégalable, Rien ne nous résistait, absolument rien. » Fit fièrement Heihachi comme s'il avait vécu à cette époque et combattu aux côtés de ses ancêtres.
Puis il ajouta « ce » détail auquel Kazuya regretta ne pas y avoir prêté plus attention...
- « Nous étions en possession d'un pouvoir équivalent celui des Dieux... et ce grâce à ce fameux pacte... »
Ce pacte qui allait tout changer.
Fin du Chapitre 2 : Unforgettable Scars.
